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Vendredi fou et Cyberlundi : Postes Canada panique face à la grève tournante

Baba-Idriss FOFANA

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En plus de promettre une « vraie médiation », le rétablissement des conventions collectives, incluants les avantages sociaux, Postes Canada a proposé de verser 1 000 $  aux employés représentés par le syndicat (STTP) si aucun arrêt de travail n’est déclenché d’ici la fin de la période de restriction, du lundi 19 novembre au 31 janvier 2019.

Les 50 000 employés de Postes Canada vont-ils mettre de l’eau dans leur vin pour les Fêtes? Face à la grève tournante déclenchée depuis le 22 octobre dernier, la direction de Postes Canada a proposé, lundi, au Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), « une période de restriction comme ultime mesure afin d’assurer les livraisons des Fêtes ».

« En raison des grèves tournantes, des accumulations qui en résultent et des énormes volumes du Vendredi fou et du Cyberlundi qui arriveront dans les prochains jours, nous faisons tout ce qui est possible pour travailler avec le syndicat d’urgence, afin de livrer la joie des Fêtes aux Canadiens », a déclaré dans un communiqué Jessica McDonald, présidente du Conseil d’administration et présidente-directrice générale par intérim de Postes Canada.

La pression monte de tous les côtés…

Ce revirement de Postes Canada intervient une semaine après un « cri de détresse » d’un géant de la vente en ligne eBay, qui appelait le fédéral à intervenir dans le conflit de travail à l’approche du Vendredi fou et du Cyberlundi.

Selon Postes Canada, si le STTP mettait fin à ses grèves, la Société allait pouvoir « commencer à réduire les énormes accumulations » qui compromettent, à ses yeux, la saison des Fêtes, qui est d’une importance capitale pour d’innombrables petites entreprises, détaillants et organismes de bienfaisance. « Pendant la période de restriction, avait-elle souhaité, le STTP ne ferait pas la grève et ne mènerait aucun autre moyen de pression et la Société n’imposerait pas de lock-out ».

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Postes Canada a pourtant misé « gros » en jouant cette carte. En plus de la « reprise immédiate de la médiation » avec un médiateur nommé par le gouvernement et approuvé par les deux parties, la Société propose un paiement spécial allant jusqu’à 1000 $ versé aux employés représentés par le STTP à la fin de janvier, si aucun arrêt de travail n’est déclenché d’ici la fin de la période de restriction. Mais aussi, « le rétablissement des deux conventions collectives du STTP, incluant tous les avantages sociaux, pour la durée de la période de restriction ».

Entre propositions, ultimatum et « mauvaise foi »!

Soulignant l’urgence que Postes Canada reprenne ses activités normales, « étant donné les centaines de remorques remplies de colis s’accumulent déjà dans ses installations et les répercussions croissantes pour les clients et les détaillants canadiens », la société a prevenu le STTP de ce que cette proposition sera valide jusqu’au lundi 19 novembre à 17 h.

En attendant la réaction du président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Mike Palecek, des grévistes continuaient à dénoncer la « mauvaise foi » de Postes Canada. En entrevue ce lundi matin sur ICI RDI, peu après l’annonce de Postes Canada, Lise-Lyne Gelineau, présidente du STTP, section locale de Montréal, a émis des doutes sur les « bonnes intentions » de la société, qui aurait attendu la « dernière minute » pour faire de telles propositions.

À lire aussi : Postes Canada en grève, les PME lancent l’alarme

Bien avant, le premier ministre Trudeau avait laissé entendre que le conflit qui oppose Postes Canada à ses syndiqués devrait trouver une issue avant la période achalandée des Fêtes. Sans quoi, le fédéral menace d’intervenir. « La période de Noël et des Fêtes est arrivée. Les entreprises et les familles canadiennes dépendent de Postes Canada, et nous demandons aux deux parties de ce conflit de travail de résoudre leurs différends rapidement et de conclure une entente », avait twitté Justin Trudeau.

Finalement, aux dernières nouvelles, quelques heures avant la fin de l’ultimatum de Postes Canada, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes aurait decliné l’offre de la direction.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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PRTCE : le gouvernement canadien aide des nouveaux arrivants formés à l’étranger à faire reconnaître leurs qualifications

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Dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), le gouvernement du Canada annonce un projet visant à aider les nouveaux arrivants à Milton, en Ontario, formés à l’étranger à faire reconnaître leurs titres de compétences afin d’assurer une main-d’œuvre qualifiée, concurrentielle et inclusive.

Les nouveaux arrivants qualifiés sont souvent confrontés à des difficultés particulières lorsqu’il s’agit de trouver du travail dans leur domaine en raison d’un manque de reconnaissance de leurs études et de leur formation acquise à l’étranger.

Jeudi, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, Patty Hajdu, a annoncé un nouveau projet visant à aider environ 100 nouveaux arrivants formés à l’étranger à Milton, en Ontario, à faire reconnaître leurs titres de compétences. « Notre succès dépend de l’égalité des chances de réussite de chacun, y compris des nouveaux arrivants. Les aider à faire reconnaître leurs titres de compétences étrangers leur permettra d’exercer leur profession au sein de notre main-d’œuvre, ce qui profitera à notre économie ainsi qu’à notre population », a reconnu Mme Hajdu.

Création d’un portail d’évaluation des titres de compétences…

Le gouvernement du Canada versera 650 000 $ au Canadian Welding Bureau Group (Groupe CWB) cours des deux prochaines années pour créer un portail d’évaluation des titres de compétences professionnelles en soudage pour les nouveaux arrivants (le portail). Le Groupe CWB fournira aux professionnels du soudage formés à l’étranger des outils liés à l’emploi et à la formation, et des conseils sur la meilleure façon de faire reconnaître des titres de compétences.  

« Grâce à cet investissement, nous nous assurons de ne laisser aucun talent inexploité. Lorsque nous donnons aux nouveaux arrivants une juste chance de réussir au Canada, notre économie et notre classe moyenne prospèrent. »

– Patty Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail

Cet investissement est réalisé dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), qui fournit des fonds aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux organismes de réglementation, aux associations nationales et aux organismes d’évaluation des titres de compétences.

Le PRTCE accorde des prêts aux nouveaux arrivants!

Le PRTCE accorde également des prêts aux nouveaux arrivants qualifiés pour les aider à payer les dépenses liées à la reconnaissance de leurs compétences et de leur formation et offre des services de soutien à l’emploi afin de les aider à obtenir leur première expérience de travail au Canada dans leur domaine.

À lire : L’intégration professionnelle des immigrants, une clé de réussite que le Québec tarde à tourner

Rappelons que les nouveaux immigrants (15 à 64 ans) présentent un taux d’emploi plus faible (62,2 %) que les non-immigrants (71,7 %). (Statistique Canada, Recensement de 2016). De plus, les nouvelles arrivantes issues de minorités visibles présentent un taux de chômage plus élevé (14,4 %) que leurs homologues masculins (10,2 %). (Statistique Canada, Nouveaux arrivants au Canada de 2011 à 2016)

À lire aussi : Ouverture du guichet unique en ligne pour la reconnaissance des compétences des immigrants au Québec

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Canada : Un nouveau service télé multilingue

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La télé canadienne sera polyglotte. Un nouveau service permettra aux Canadiens dans plusieurs régions de regarder les programmes et les nouvelles dans leurs langues maternelles.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé ce jeudi, 23 mai, qu’il a accordé à Rogers Media une licence afin d’exploiter un service national de télévision à caractère multiethnique offrant des émissions dans 20 langues.

Ce nouveau service remplacera le service existant d’OMNI Regional de Rogers. Il sera offert sur tous les forfaits de télévision numérique de base partout au Canada. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique du CRTC visant à mieux représenter la diversité multiculturelle au Canada.

À partir du 1er septembre 2020, les Canadiens auront accès aux nouvelles des quatre coins du pays et à la programmation parlés en 20 langues tierces.

Ce service desservira la Colombie-Britannique, les Prairies, l’Ontario et le Canada atlantique ainsi que le Québec.

« Pouvoir regarder du contenu dans leur langue maternelle donne à un grand nombre de personnes un sentiment d’appartenance, facilite la participation à la vie civique et à notre démocratie, et permet de s’assurer que la diversité du Canada soit représentée dans notre système de radiodiffusion », a souligné Ian Scott, président et dirigeant principal, CRTC.

Au Québec, Rogers :

  • diffusera au moins trois heures par semaine de programmation originale et locale à caractère ethnique de langue française;
  • diffusera au moins une heure et demie de programmation originale et locale de langue française;
  • diffusera au moins 30 minutes par semaine de programmation locale et originale de langue anglaise;
  • consacrera au moins 90 % de sa grille-horaire à la présentation d’une programmation à caractère ethnique et 60 % de sa grille-horaire à une programmation en langues tierces.

Lire aussi : Aimeriez-vous regarder une télé verticale?

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Boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, Santé Canada met de l’ordre pour limiter les dégâts!

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Un an après la mort par noyade de la jeune Athéna Gervais, suite à une consommation excessive de FCKD UP [boisson sucrée alcoolisée contenant 11,9 % d’alcool], Santé Canada a décidé de limiter la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles. Un nouveau règlement est immédiatement entré en vigueur ce jeudi 23 mai 2019.

Fin de règne des boissons sucrées à haute teneur en alcool! Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, a annoncé aujourd’hui un nouveau règlement qui limite la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en contenants à portion individuelle.

Ce règlement, a-t-on appris, a pour but de protéger les Canadiens, surtout les jeunes, contre les risques immédiats associés à ces boissons, notamment la surconsommation non intentionnelle et l’intoxication aiguë à l’alcool. « Étant donné la gravité du risque, ce règlement entre en vigueur immédiatement, et il n’y aura aucune période de transition », a déclaré Ginette Petitpas.

Passer à l’action pour aider à protéger les Canadiens!

Santé Canada révèle que les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, qui forment une nouvelle classe de boissons en pleine croissance au Canada, présentent un risque pour la santé des Canadiens, en particulier les jeunes, qui va en augmentant.

À lire : Décès d’Athéna Gervais : « Jeunesse sacrifiée et femmes ciblées » au Québec ?

Ces boissons ont une forte teneur en alcool, et un contenant à portion individuelle peut équivaloir à jusqu’à quatre verres standard. Elles sont souvent très sucrées; il est donc très facile pour les gens, surtout les jeunes, de consommer sans le vouloir de grandes quantités d’alcool dans un laps de temps très court, ce qui peut causer des méfaits graves liés à l’alcool.

« Au Canada, les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ont causé de nombreuses hospitalisations et au moins deux décès depuis un an et demi. C’est tout à fait tragique. »

– Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la Santé

Au dire de la ministre Taylor, Santé Canada est passé à l’action pour « aider à protéger les Canadiens », en particulier les jeunes, contre la surconsommation non intentionnelle d’alcool car, prévient-elle, une consommation excessive d’alcool peut causer des méfaits liés à l’alcool, y compris l’intoxication alcoolique aiguë et la mort.

Boissons alcoolisées : mise en garde aux femmes et aux hommes!

Selon le nouveau règlement, la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ne doit pas dépasser 25,6 mL (l’équivalent de 1,5 verre standard) si leur contenant a un volume de 1 000 mL ou moins.

De nombreuses autres boissons alcoolisées offertes en portions individuelles sur le marché, comme les panachés et la bière, sont vendues dans des contenants de 1 à 1,5 verre standard. Le standard de consommation de 1,5 verre par jour est en dessous des limites recommandées pour les femmes et la consommation de deux portions reste toujours conforme aux recommandations lors des occasions spéciales, soit 3 boissons.  Ces quantités sont conformes aux  Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada selon lesquelles les femmes ne devraient pas consommer plus de deux verres standard par jour et les hommes, plus de trois.

À lire aussi : Au Québec, quand ta santé dépend du dépanneur…

Pour rappel, Santé Canada a mené des consultations sur le projet de règlement du 22 décembre 2018 au 5 février 2019. Au total, 60 commentaires ont été soumis par la population (28), des organismes gouvernementaux (17), des acteurs du domaine de la santé (9) et des acteurs de l’industrie (6).

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