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Économie

Plus de 900 000 nouveaux emplois ont été créés depuis novembre 2015 au Canada

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Depuis 2015, le gouvernement Trudeau dit axer ses efforts sur « le renforcement et la croissance » de la classe moyenne et sur l’offre d’une « aide véritable » aux « personnes qui travaillent fort » pour en faire partie. Ce plan aurait permis la création de plus de 900 000 nouveaux emplois au Canada depuis que les libéraux sont au pouvoir.

Les travailleurs canadiens seraient parmi les plus scolarisés et les plus qualifiés au monde. À travers le budget de 2019, présenté le 19 mars dernier, le gouvernement dit veiller à ce que les compétences des Canadiens demeurent « pertinentes » afin qu’ils puissent « bâtir de bonnes carrières » et profiter de l’économie croissante du Canada.

Aider à trouver et à conserver de bons emplois

La prochaine étape du plan du gouvernement libéral vise à « s’assurer que la classe moyenne bénéficie de la croissance économique du pays ». Il devrait aider, nous dit-on, plus de Canadiens à se trouver un logement abordable, à se préparer à occuper de bons emplois bien rémunérés, à pouvoir prendre leur retraite en toute confiance et à obtenir des médicaments sur ordonnance abordables dont ils ont besoin.

De passage mardi à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, la ministre de la Santé, l’honorable Ginette Petitpas Taylor a mis en relief la façon dont les investissements prévus dans le budget de 2019 aiderait les Canadiens à trouver et à garder de bons emplois dans un marché du travail qui change rapidement et dans une économie mondiale de plus en plus compétitive.

7 mesures pour appuyer étudiants et travailleurs canadiens :

  • Aider les travailleurs à acquérir de nouvelles compétences en créant la nouvelle Allocation canadienne pour la formation, qui fournira aux travailleurs une aide financière au titre du coût d’une formation ainsi qu’une aide au revenu pendant la formation pouvant aller jusqu’à quatre semaines tous les quatre ans, et qui prévoit, avec la collaboration des provinces et des territoires, l’instauration de dispositions relatives aux congés permettant aux travailleurs de s’absenter du travail pour suivre une formation sans mettre à risque leur sécurité d’emploi.
  • Rendre les études postsecondaires plus abordables en réduisant les taux intérêts sur les prêts d’études canadiens et les prêts canadiens aux apprentis, et en faisant en sorte que les prêts d’études n’accumulent pas d’intérêts au cours du délai de grâce de six mois après qu’un étudiant emprunteur de prêts d’études termine ses études.
  • Offrir aux jeunes Canadiens plus d’occasions d’apprentissage intégré à l’emploi en permettant d’offrir jusqu’à 84 000 nouveaux stages pratiques pour les étudiants par année d’ici 2023-2024, une étape importante vers l’objectif que tous les étudiants qui souhaitent acquérir une expérience pertinente applicable au monde du travail puissent faire un stage pratique.
  • Améliorer le soutien pour la formation d’apprenti, ce qui encouragera un plus grand nombre de personnes à envisager de suivre une formation et de travailler dans les métiers spécialisés.
  • Créer des occasions intéressantes, par l’entremise du nouveau Service jeunesse Canada, pour que les jeunes canadiens puissent acquérir de nouvelles compétences et de l’expérience de leader tout en contribuant au bien-être de leur communauté.
  • Soutenir l’éducation postsecondaire chez les personnes autochtones avec des mesures conçues pour aider les étudiants inuits, métis et des Premières Nations à acquérir les compétences et l’expérience dont ils ont besoin pour réussir, ce qui mènera à une plus forte croissance économique au profit de tous les Canadiens.
  • Créer pour les jeunes canadiens des possibilités de voyager, de travailler et d’étudier à l’étranger et d’acquérir des compétences dont ils ont besoin pour réussir dans une économie mondialisée.

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Monde du travail

Barry Callebaut : grève à la plus importante usine de chocolat au Québec

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Une grève de 36 heures a été déclenchée à 13 h aujourd’hui par les 365 travailleuses et travailleurs de l’usine de chocolat Barry Callebaut. 

« Notre employeur se cache derrière le centre de décision de Chicago et refuse de s’avancer sur des demandes importantes comme l’embauche de plus de personnel ou l’affichage systématique de tous les postes », déplore Roland Piché, président du Syndicat des salariés de Barry Callebaut Canada inc. (usine de Saint-Hyacinthe) – CSN. 

Ce dernier précise qu’une série de demandes normatives sont toujours en suspens, alors que la question salariale n’a pas encore été abordée. Devant cette lenteur dans la négociation, qui s’étire depuis avril, les 365 syndiqué-es ont voté à 95 % pour le déclenchement d’une grève au moment jugé opportun.

Selon le syndicat, « Barry Callebaut tergiverse sur des questions normatives alors que ses affaires vont plutôt bien » et que la pénurie de main-d’œuvre devrait l’inciter à rendre ses conditions de travail plus attractives. « Il est grand temps que Barry Callebaut négocie sérieusement », insiste Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce (FC-CSN).

Aucune difficulté financière à Barry Callebaut ?

Saint-Hyacinthe est la seule usine intégrée de Barry Callebaut en Amérique et la grande majorité de sa production de chocolat est exportée aux États-Unis. Or, la situation est favorable sur le marché américain, puisque la faiblesse de notre dollar fait en sorte qu’une même vente aux États-Unis vaut plus en dollar canadien que pendant la période où il y avait une parité entre nos monnaies.

Depuis plusieurs années, Barry Callebaut paye son sucre 35 % moins cher que ses concurrents américains, si l’on se fie à l’Institut canadien du sucre. Cerise sur le sundae au chocolat, le nouvel ALENA 2.0, qui devrait entrer en vigueur vers 2020, va permettre au Canada d’exporter aux États-Unis une plus grande quantité de produits contenant du sucre sans aucun tarif douanier.

La multinationale suisse Barry Callebaut est présente dans 30 pays et génère un chiffre d’affaires de plus de 9 milliards de dollars canadiens en vendant du chocolat à d’autres entreprises. Un produit chocolaté sur quatre qui est consommé dans le monde passe par ses usines. Barry Callebaut est le principal responsable de l’important surplus commercial du Québec dans le secteur du chocolat.

Source : Fédération du commerce (FC-CSN)

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Chroniques

Faut-il brûler Revenu Québec ?

Wissem Haddar

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On ne le dira jamais assez. Revenu Québec est devenu l’os dans la gorge des Québécois.e.s. Les agents font la pluie et le beau temps. Bref, quand de simples agents d’une régie financière deviennent des demi-dieux, des sangsues, un contribuable n’y peut rien pour se défaire…  Et ce ne sont pas vos plaintes qui vous sauveront la vie. C’est de la poudre aux yeux!

Revenu Québec doit-il exister ou disparaître ? La question mérite d’être posées à tout.e.s les Québécois.e.s grâce à qui le Québec continue d’exister. L’agence gouvernementale chargée de la perception des impôts et des taxes dans la Belle Province n’a plus bonne presse de par la faute de certains agents aux comportements moyenâgeux. 

Non seulement, des agents se bandent les muscles en faisant recours à des méthodes de recouvrement musclées. Bien plus, ces derniers menaces ou ferment carrément des entreprises pour se consoler. La raison : tout simplement parce qu’ils semblent avoir le dernier mot. Le contribuable n’est qu’un fait valoir. 

Ça bande les muscles contre le contribuable…

Alors qu’on nous laisse entendre que « tout citoyen a le droit de déposer une plainte sans craindre de représailles, s’il est insatisfait du traitement de son dossier ou du service qu’il a reçu, et le droit d’obtenir des explications relatives à toute décision concernant son dossier ». 

Nombre de Québécois.e.s s’interrogent [encore] sur le fondement de l’existence du département des plaintes à Revenu Québec. Car, si les plaintes ne peuvent prospérer, à quoi cela sert de débourser de l’énergie pour quelque chose dont le résultat est connu d’avance ? 

Revenu Québec se fait rabrouer constamment par le Protecteur du citoyen pour son comportement vis-à-vis des contribuables. Mais l’agence ne fait rien pour arranger les choses. Cela est inadmissible.

Renseignez-vous dans votre entourage, vous comprendrez que rares sont ceux qui ont porté plainte contre des agents zélés de Revenu Québec et qui ont eu gain de cause. Entre avril 2017 et mars 2018, le [fameux] Bureau de la protection des droits de la clientèle de l’agence gouvernementale a reçu quelque 8 300 plaintes. 

De ces chiffres, selon ce que rapporte le site Internet Le Conseiller, « le Bureau se réjouit de ce que le nombre de demandes d’intervention et de plaintes enregistrées a chuté de 21,2 % au cours de la dernière année et de 40,3 % en l’espace de trois ans, c’est-à-dire depuis le dépôt, en septembre 2015, d’un rapport très critique du Protecteur du citoyen envers certaines pratiques des employés de l’agence ».

A chaque jour suffit sa peine à Revenu Québec

On est à se demander si ces chiffres sont réellement vrais, d’autant plus que Revenu Québec est très critiqué par les Québécois. Qu’est-ce qui empêcherait l’Agence de tronquer les chiffres pour se donner une bonne conscience? Surtout que la “chute des plaintes” est censée être à son avantage. Si non, la “chute des plaintes” pourrait aussi s’expliquer par “la déception des plaignants” à qui on ne donne jamais raison face aux agents véreux. Et pourtant!

Dans les coulisses, certains agents confient que Revenu Québec n’a pas de marge de manoeuvre ou des mesures proprement dites à l’encontre des agents. Alors, si tel est le cas, cela suppose que les agents qui s’adonnent aux pratiques malveillantes sont de connivence avec les hauts responsables de Revenu Québec. Cela doit cesser!

Si cette agence vit pour détruire la vie de contribuables québécois.e.s, alors il va falloir vite mettre fin à ses jours.

On ne peut pas accepter que revenu Québec nous malmène sur toute la ligne. Hier, novembre 2018, c’était le vol d’une mallette contenant des renseignements confidentiels sur 18 contribuables. Aujourd’hui, août 2019, on nous parle d’un autre vol de données personnelles de 23 000 employés actuels et passés de Revenu Québec. Et demain ?

Si cette agence vit pour détruire la vie de contribuables québécois.e.s, alors il va falloir vite mettre fin à ses jours. En attendant qu’il ne soit trop tard. Huit ans de tort, ça suffit!!!

À lire : Renonciation ou annulation de dettes : des agents de Revenu Québec abusent…

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Monde du travail

Contestation de l’assurance-emploi : le retour du tribunal tripartite salué par les organisations syndicales

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Les organisations syndicales FTQ, CSN, CSQ et CSD applaudissent la décision du gouvernement fédéral de remettre sur les rails le tribunal tripartite d’appel de contestation de l’assurance-emploi pour 2021. 

Ce tribunal, selon les organisations syndicales, avait été aboli par l’ancien gouvernement conservateur par pure idéologie. Sur ce tribunal décisionnel tripartite, maintenant appelé Commissions d’appel de l’assurance-emploi, siègeront des représentants du gouvernement, des employeurs et des organisations syndicales.

Dans un rapport publié en 2017, la firme KPMG, chargée d’évaluer le travail du Tribunal de la sécurité sociale (TSS) des conservateurs, avait conclu à l’inefficacité de ce dernier quant aux délais d’attente, à l’équité, à la transparence, à l’accessibilité et à la protection des chômeurs et chômeuses, en plus d’être plus couteux que l’ancien système.

Le gouvernement fédéral de rétablir le tribunal tripartite de contestation de l’assurance-emploi

« Face à ce constat d’échec, il devenait plus qu’important que l’actuel gouvernement agisse positivement afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs ayant perdu leur emploi d’être enfin traités de façon équitable, avec justice et respect, même si nous aurions préféré que cette nouvelle réforme soit effective plus rapidement », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

« La CSN partage l’avis de la FTQ et aurait souhaité que l’on redonne une voix aux travailleuses et aux travailleurs plus rapidement. Toujours sur la question de l’assurance-emploi, la CSN tient à rappeler que l’important problème du « trou noir » n’est toujours pas réglé, ce qui prive des milliers de personnes de prestations dans certaines régions », a soutenu Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Le problème du « trou noir » n’est pas réglé!

« Rappelons que le régime d’assurance-emploi est financé à 100 % par les employés et les employeurs, poursuit Luc Beauregard, vice-président de la CSQ. Il est donc souhaitable que les représentants de ces derniers soient impliqués dans les décisions et puissent être directement informés de l’évolution des problématiques liés à l’application du régime. De plus, la participation de représentants du milieu assure que la réalité de chaque région soit prise en compte. »

« La décision de ramener les tribunaux d’appel tripartites ne tombe pas du ciel, elle survient après une intense campagne des centrales syndicales et des groupes de femmes et de défense des chômeurs en vue de réformer le Tribunal de la sécurité sociale pour que les personnes en chômage qui vont en appel d’une décision en matière d’assurance-emploi retrouvent une instance plus conviviale, où ils sont entendus par des membres de la communauté issus des parties prenantes du régime d’assurance-emploi, et non par des personnes dont la nomination dépend de leur allégeance politique. C’est une victoire pour les chômeurs et les chômeuses », conclut le président de la CSD, Luc Vachon.

Source : FTQ, CSN, CSQ, CSD

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