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Québec : 45 000 prestataires d’aide sociale victimes de « chasse aux pauvres »

Baba-Idriss FOFANA

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Suite au dévoilement du rapport de la protectrice du citoyen, Québec solidaire (QS) n’a pas tardé a embouché la trompette de la critique à l’égard du gouvernement du Québec, qui ne ferait pas mieux pour sortir les prestataires d’aide sociale de la précarité.

« Environ 45 000 prestataires de l’aide financière de dernier recours ne bénéficient pas de ce remboursement parce qu’ils ne produisent pas de déclaration de revenus. Conséquemment, ce crédit n’atteint pas pleinement son objectif de venir en aide aux personnes les plus démunies », a déploré Marie Rinfret, protectrice du citoyen, signalant dans un rapport rendu public jeudi 29 novembre, plusieurs manquements à la Loi sur la justice administrative par des ministères et organismes québécois.

Des failles dans le système social québécois ?

Ainsi, le député d’Hochelaga-Maisonneuve et responsable en matière de justice sociale et de sécurité publique de Québec solidaire, Alexandre Leduc, a enjoint le gouvernement Legault d’agir rapidement pour permettre aux 45 000 prestataires de l’aide sociale actuellement privés du crédit d’impôt pour solidarité de toucher l’ensemble de leurs prestations.

« Le Protecteur du citoyen préconise la mise en place d’un versement automatique permettant à ces personnes d’obtenir le crédit d’impôt auquel elles ont droit. Cette façon de faire serait plus adaptée à la réalité de ces personnes vulnérables. » – Marie Rinfret, protectrice du citoyen

« Après des années de « chasse aux pauvres » menée par les gouvernements Marois et Couillard, les prestataires de l’aide sociale sont fragilisés: ce que la protectrice du citoyen révèle, c’est que le crédit d’impôt, censé leur venir en aide, n’atteint pas ses objectifs », a dénoncé M. Leduc, tout en demandant au gouvernement Legault de « passer en mode solution ».

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Selon lui, le ministère des Finances, Revenu Québec et le ministère du Travail, de l’Emploi et des Services sociaux devraient « s’asseoir ensemble » et donner rapidement suite à la recommandation de la protectrice du citoyen à l’effet de « mettre en place une mesure automatique de la composante TVQ versée à même le chèque d’aide sociale, comme c’était le cas avant 2011 ».

Patients soignés à domicile, pas mieux lotis…

En matière de santé, alors que la protectrice du citoyen fait cas d’une diminution du nombre d’heures de service attribuées et soulevé l’introduction de nouveaux critères d’exclusion, l’élu de QS s’est inquiété du sort des patients soignés à domicile et dont la situation se dégrade. Alexandre Leduc croit savoir que le ministère de la Santé a « raté » son coup.

« Dans plusieurs établissements, le personnel peine à suffire à la tâche. Il en résulte que des services comme les bains et les soins d’hygiène buccale sont reportés. Il va sans dire que cela cause d’importants préjudices à des personnes très vulnérables ». – Marie Rinfret, protectrice du citoyen

« Alors qu’on prévoyait, une augmentation de 15% du nombre de gens desservis en soutien à domicile de longue durée dans le plan stratégique 2015-2020, à deux ans de l’échéance, on en est à moins de 2% d’augmentation! », a déploré le député d’Hochelaga-Maisonneuve, tout en souhaitant que Danielle McCann, ministre québécoise de la santé présente « le plus rapidement possible un plan de redressement et concrétiser l’engagement de François Legault de mieux desservir les aîné.e.s ».

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Réouverture d’une grande affaire de contrefaçons d’œuvres de Rodin

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L’affaire a commencé en 2001 lorsque le musée Rodin a déposé plainte concernant la circulation de copies illégales réalisées à partir des œuvres du sculpteur français.

Les reproductions des sculptures « Le penseur », « Le baiser », « La main de Dieu » et d’autres œuvres, ont été exposées et vendues à l’étranger comme étant des originaux.

Selon l’AFP, quatre hommes et la société italienne « Gruppo mondiale » ont comparu devant la cour d’appel de Paris, ce mercredi, 20 février. Le nombre des reproductions est impressionnant. On estime que 1.700 pièces ont été tirées à partir de 52 oeuvres de l’artiste.

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AQAADI : lueur d’espoir pour les 18 000 dossiers d’immigration annulés par Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Suite à la décision du gouvernement du Québec d’annuler « 18 000 dossiers d’immigration » pour cause d’une réforme de l’Immigration à travers le nouveau projet de loi PL9, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI) a décidé, mercredi, d’attaquer en justice cette décision qu’elle juge « illégale ». Elle souhaite que Québec revienne à de meilleur sentiment en traitant avec « urgence » ce dossier.

L’affaire des 18 139 dossiers fait grand bruit non seulement au Québec mais ailleurs dans le monde. Estimés à entre 50 000 et 60 000 personnes, ces candidats à l’immigration ont vu leur « rêve brisé » depuis quelques jours. Cette décision qualifiée « d’inhumaine et d’inacceptable » a été rejetée à l’unanimité par l’opposition québécoise depuis l’introduction du projet de loi PL9 le 7 février dernier par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

Le projet de loi PL9 de la discorde…

Le 14 février dernier, dans une lettre ouverte adressée au ministre québécois de l’Immigration, 94 avocats en droit de l’immigration issus de de l’AQAADI, s’étaient opposés à la volonté du gouvernement Legault de jeter 18 000 dossiers d’immigration à la poubelle, tout en l’invitant à changer d’avis. « Dans le meilleur intérêt de tous, nous vous demandons officiellement de traiter ces dossiers, de rassurer la population, et ce, tout en travaillant ensemble à parfaire le nouveau système sans préjudicier nos candidats actuels. Qu’on en prenne plus ou qu’on en prenne moins, avant toute chose, l’important c’est d’en prendre soin », avaient suggéré les avocats signataires.

« Le PL9 vise à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ; à offrir les bases légales nécessaires pour améliorer la francisation, l’intégration et l’adéquation entre les besoins de main-d’œuvre du Québec et le profil des candidats sélectionnés. »

Le ministre Québécois de l’Immigration, Simon Jolin Barrette, avait émis une « fin de non-recevoir » à cette requête des avocats, voulant plutôt contacter les candidats pour leur fait part des programmes disponibles notamment le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et la déclaration d’intérêt à travers le portail Arrima. Or, d’après les révélations de M. Barrette, plus de 91 000 personnes ont fait une demande d’immigration par le biais d’Arrima sans avoir reçu un retour de la part du MIDI en six mois. Et ce, pendant que le Québec fait face à une pénurie de main-d’oeuvre sans « précédent ».

18 000 dossiers d’immigration «encombrants»

Au départ, le gouvernement s’était engagé à payer 19 millions de dollars pour se débarrasser des 18 000 dossiers d’immigration devenus « encombrants » pour mettre en branle la réforme promise par la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais les avocats en droit de l’Immigration, tout comme les partis d’opposition, ont soutenu qu’il est « plus judicieux d’investir » ce même montant pour « étudier rapidement » les dossiers en question.

À lire aussi : Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Pour forcer le gouvernement a traité les 18 000 dossiers, l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration a décidé de le poursuivre devant la justice. Est-ce que ce recours est déjà un « soulagement » pour les personnes concernées? Sans connaître l’issue de cette bataille judiciaire qui va se déclencher, tout porte à croire que Québec est tiraillé de tous les côtés sur sa nouvelle vision de l’immigration.

Rappelons qu’au lendemain du dépôt du projet de loi PL9 sur l’immigration par le gouvernement dirigé par François Legault, le gouvernement fédéral dirigé par Justin Trudeau a dit « non » à Québec qui réclamait plus de pouvoir en matière de sélection des immigrants.

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STM : les salariés des services d’entretien sommés de cesser tout ralentissement de travail

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À la suite de l’audience publique tenue les 14 et 15 février derniers, le Tribunal administratif du travail (TAT) déclare que le ralentissement de travail et d’activités exercé par les employés des services d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) est illégal.

Le Syndicat du transport de Montréal (qui représente les personnes salariées des services d’entretien), ainsi que ses membres, ses représentants ou ses mandataires ont été sommés de prendre « immédiatement » les mesures requises pour que cesse tout ralentissement de travail et d’activités concerté. De plus, TAT ordonne que les membres du Syndicat fournissent le travail habituel requis par l’employeur en exécutant toutes et chacune de leurs tâches usuelles, sans moyen de pression.     

Le Tribunal retient que les données présentées par l’employeur démontrent une diminution du nombre d’autobus disponibles, et ce, malgré le nombre d’heures travaillées supérieur à celui des autres années.

Par exemple, le 4 février dernier, sur 1800 autobus de la STM, 1 270 étaient disponibles alors que 1 424 sont requis en cette période de l’année. Le 8 février également, le directeur général de la STM, Luc Tremblay, avait reconnu à l’émission Gravel le matin, que près du tiers de tous les autobus de la STM sont en réparation.

Le Tribunal précise dans sa décision que le procureur syndical a fait un travail considérable pour mettre en relief les différents éléments susceptibles d’affecter le nombre d’autobus en circulation. Cette preuve pourrait expliquer une certaine variation, mais pas de l’ampleur de celle qui est constatée.

À lire aussi : Métro de Montréal : un renfort de 153 nouvelles voitures de type Azur

Enfin, le Tribunal autorise le dépôt de sa décision au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal et il rappelle aux parties que ce dépôt confère à l’ordonnance le même effet que s’il s’agissait d’un jugement de la Cour. Le défaut de s’y conformer peut-être sanctionné par une procédure d’outrage au Tribunal.

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