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Éducation

Prévention en milieu scolaire : un programme éducatif sensibilise à la santé et la sécurité du travail au Québec

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Depuis 17 ans, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) administre le programme Éducation à la prévention en milieu scolaire au Québec, dénommé « Sécurité Premier emploi et Défi prévention jeunesse ».

Jusqu’au 15 novembre prochain, la CNESST invite les établissements d’enseignements primaires, secondaires et Cégep du Québec à soumettre des projets qui visent à conscientiser les jeunes à l’importance de la prévention, tant dans leur premier emploi que dans la vie de tous les jours. Par ce programme, la CNESST espère les voir développer une culture de la prévention qui les suivra dans toutes les sphères de leur vie.

Développer une culture de la prévention

Dès le 25 septembre, les écoles secondaires, les centres de formation professionnelle et les cégeps pourront soumettre des projets pour le volet Sécurité Premier emploi. Ce volet vise à informer les jeunes de leurs droits et de leurs responsabilités dès leurs premières expériences de travail. L’aide financière accordée pour un projet admissible est de 300 $.

Un programme, deux volets

À cette même date, les écoles primaires pourront soumettre des projets pour le volet Défi prévention jeunesse. Celui-ci vise à aider les jeunes à détecter les risques dans leurs activités quotidiennes pour les sensibiliser à la prévention par la réalisation de projets en milieu scolaire. L’aide financière accordée pour un projet admissible est de 150 $.

Êtes-vous admissible?

Pour être admissible, le projet doit être lié à un premier emploi, cibler un risque présent en milieu scolaire ou être en lien avec l’une des lois du travail, en plus de susciter la participation active des élèves.

Pourquoi participer au programme ?

  • Pour recevoir une aide financière pour réaliser le projet dans votre école.
  • Pour donner aux jeunes les moyens de reconnaître et de prévenir les risques pouvant affecter la santé et la sécurité.
  • Pour inculquer aux jeunes le réflexe de ​ « prévention » avant qu’ils arrivent sur le marché du travail.
  • Pour sensibiliser les jeunes aux droits et aux responsabilités en matière de travail.

Choisissez le volet qui s’adresse à votre groupe d’élèves :

Ne sont pas admissibles les projets qui :

  • découlent de programmes ou d’initiatives d’autres ministères ou organismes (par exemple les projets portant sur la protection de l’environnement, la sexualité, le tabagisme, la toxicomanie, les exercices d’incendie, etc.)
  • visent à faire exécuter des travaux d’entretien, de réparation ou d’amélioration des infrastructures de l’établissement
  • ne demandent pas la participation active des élèves lors de leur réalisation

Comment démontrer que vous avez réalisé votre projet?

Au cours de l’année, les responsables de projets sont invités à remplir le formulaire de bilan de projet. Les établissements scolaires qui ne fourniront pas tous les bilans de projet ne pourront pas soumettre un nouveau projet en 2018-2019.

Lire aussi: Sexualité : des cours obligatoires au primaire, à quel prix ?

Quelques chiffres sur  le programme de prévention en milieu scolaire

Pour rappel, le programme Éducation à la prévention en milieu scolaire existe depuis 17 ans. Au cours de la dernière année scolaire uniquement, plus de 1 140 projets ont été réalisés et plus de 240 000 jeunes ont été touchés. Ceux-ci étaient issus de 572 écoles du Québec.

Source : CNESST

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Éducation

Garderie éducative : 2 500 nouvelles places seront subventionnées au Québec

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Photo : Fbiyay

Pour mieux répondre aux besoins de garde des familles et pour permettre au plus grand nombre possible d’enfants d’avoir accès à une place subventionnée dans un service de garderie éducatif à l’enfance, le gouvernement du Québec annonce la mise en œuvre de « mesures concrètes ».

Un appel de projets devrait être lancé bientôt pour répondre notamment aux besoins urgents de certaines clientèles. Il s’agit de 2 500 nouvelles places subventionnées qui seront octroyées « rapidement et qui seront destinées en priorité » à des poupons, pour créer de nouveaux groupes dans des installations existantes et pour répondre aux besoins des parents-étudiants.

42 000 enfants sur la liste d’attente….

Selon le ministre de la Famille, en ce moment, près de 11 000 places subventionnées en installation octroyées en 2011 et 2013 ne sont toujours pas créées et la réalisation de bon nombre d’entre elles est jugée incertaine. M. Lacombe entend prendre les moyens nécessaires pour accélérer la réalisation de ces places dans le but de les rendre disponibles le plus rapidement possible.

« Environ 42 000 enfants sont présentement en attente d’une place sur le guichet unique La Place 0-5. Pendant ce temps, l’offre de près de 11 000 places tarde à se concrétiser. Notre gouvernement choisit de passer à l’action et de mettre en place un plan concret pour redresser cette situation, qui dure depuis trop longtemps. »

– Mathieu Lacombe, ministre de la Famille

D’après le ministre, chaque demandeur doit donc s’engager formellement à concrétiser son projet de service de garde dans un délai maximal de 24 mois et à franchir une étape charnière après 6 mois. « Si l’une de ces conditions n’est pas respectée, les places seront récupérées, puis offertes de nouveau. Ce délai est nécessaire et raisonnable, considérant qu’en moyenne le temps de réalisation est de 18 à 24 mois », a-t-il prévenu.

À lire aussi : Garderie éducative : près de 1700 nouvelles places subventionnées à travers le Québec

Au printemps prochain, le ministère de la Famille annonce qu’une mise à jour des cartes du modèle d’estimation de la demande et de l’offre de services de garde éducatifs à l’enfance sera effectuée en fonction des données actualisées. Cela permettra d’obtenir une évaluation encore plus juste des taux de couverture de la demande de places en services de garde éducatifs à l’enfance sur tout le territoire québécois.

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Maternelle 4 ans : « le ministre fait fausse route », croit la Centrale des syndicats du Québec

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La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente plus de 200 000 membres, dont près de 130 000 dans le secteur public, déplore que le ministre de l’Éducation persiste à vouloir implanter la maternelle 4 ans « mur à mur » au Québec malgré les nombreuses voix divergentes.

Le projet de loi no 5 modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans a été déposé jeudi matin à l’Assemblée nationale du Québec. Pour la vice-présidente de la CSQ, Line Camerlain, le gouvernement caquiste, en s’entêtant à vouloir rendre la maternelle universelle, ne s’attaque pas aux vraies priorités en éducation. « Nous invitons une fois de plus le ministre Jean-François Roberge à tenir compte de tous les enjeux et de la position des acteurs du milieu », a-t-elle souhaité.

Prioriser les besoins plus pressants en éducation…

Line Camerlain rappelle que la maternelle 4 ans est pertinente comme mesure éducative et préventive pour les enfants issus de milieux défavorisés qui ne fréquentent aucun service éducatif, mais le déploiement universel n’est pas nécessaire. En effet, le modèle actuel, composé du réseau éducatif à la petite enfance, complété par la maternelle 4 ans en milieu défavorisé, a déjà fait ses preuves. « C’est pourquoi la CSQ continue de soutenir le déploiement des maternelles 4 ans quand il se fait en milieu défavorisé pour rejoindre les enfants qui ne fréquentent aucun service éducatif à la petite enfance », ajoute la vice-présidente de la Centrale.

À lire aussi : Maternelle 4 ans au Québec ? la majorité des parents préfèrent plutôt le CPE

La CSQ reproche au ministre de ne pas prioriser des besoins plus pressants en éducation. D’après la centrale syndicale, « les sommes dont dispose le gouvernement seraient mieux utilisées pour les services aux enfants, par exemple en favorisant une meilleure transition entre la petite enfance et l’école, notamment avec la présence d’intervenants pivots responsables de coordonner les actions de chacun lors de la transition, en abolissant la modulation des tarifs pour les services éducatifs à la petite enfance et en ajoutant des ressources spécialisées en petite enfance et à l’école pour non seulement repérer les difficultés des enfants, mais aussi pour les prendre en charge rapidement », souligne-t-on dans une déclaration.

Le ministre de l’Éducation “rate sa cible” avec ce projet de loi!

Avec le projet de loi no 5, Mme Camerlain croit savoir que le gouvernement rate la cible. Car, selon elle, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge présente ce projet de loi dans un contexte où notre système public d’éducation a de très grands besoins. « Si, comme nous, il a comme priorité les enfants, il doit plutôt consolider ce qui fait notre renommée : une offre de services éducatifs à la petite enfance qui ont fait leurs preuves, complétée par la maternelle 4 ans en milieu défavorisé », souligne la vice-présidente de la CSQ, qui rappel qu’on estime à 500 millions de dollars le manque à gagner seulement pour revenir au niveau d’investissement de 2010 en éducation.

À lire aussi : Réussite scolaire : Québec exige deux récréations d’au moins 20 minutes par jour au primaire dès la rentrée 2019

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Réussite scolaire : Québec exige deux récréations d’au moins 20 minutes par jour au primaire dès la rentrée 2019

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Afin de favoriser le développement global, la santé et la réussite scolaire des élèves du primaire du Québec, les écoles devront offrir quotidiennement deux périodes de récréation d’au moins 20 minutes chacune, et ce, dès la prochaine rentrée scolaire 2019.

Le Régime pédagogique de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire sera modifié pour que les enfants profitent d’un minimum de 20 minutes de récréation le matin et l’après-midi. « À compter de la prochaine rentrée scolaire, nous voulons que tous les élèves du primaire du Québec profitent chaque jour de deux récréations d’au moins 20 minutes chacune », a annoncé mardi 12 février Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

« Les enfants ont besoin de jouer dehors, de bouger et de se détendre pour bien réussir à l’école »

Selon M. Roberge, cette mesure [l’instauration de deux recréations de 20 mn par jour] témoigne de la volonté du gouvernement Legault de favoriser la réussite scolaire au Québec en tenant compte de tous les aspects qui l’influencent. Car pour lui, les enfants ont besoin de jouer dehors, de bouger et de se détendre pour bien réussir à l’école. « Nous sommes fiers de mettre les conditions en place pour qu’ils puissent développer leur plein potentiel. Avec cette annonce, nous donnons également suite à un engagement de longue date de notre formation politique », se réjouit le ministre de l’Éducation.

Actuellement, le Régime pédagogique de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire ne précise pas la durée des deux périodes de détente.

Cette mesure a pour objectif de soutenir le développement global, la santé et la réussite éducative des élèves de l’enseignement primaire et de fournir des balises plus claires concernant les périodes de détente dont ces élèves devraient bénéficier. Ces périodes de détente devraient donc permettre aux enfants de jouer librement à l’extérieur et d’être actifs physiquement, ce qui devrait, sans doute, favoriser un climat scolaire sain ainsi que la concentration en classe.

La réussite scolaire dépend d’une foule de facteurs!

Abondant dans le même sens, Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, soutient que « la réussite scolaire dépend d’une foule de facteurs. Pour elle, il ne fait aucun doute que des récréations d’au moins 20 minutes favoriseront la mémoire et l’attention des enfants, sans parler de leur motivation et de leur plaisir d’aller à l’école! « Évidemment, le travail, le dépassement de soi et un accompagnement de qualité sont des incontournables, mais je suis très heureuse de constater que mon gouvernement considère l’importance de bouger comme un élément déterminant », souligne Mme Charest.

À lire aussi : « Continuons d’encourager nos jeunes à poursuivre leurs études »

À en croire le ministère de l’Éducation, cette nouvelle mesure sera particulièrement favorable au respect du droit de tous les élèves de bénéficier des périodes de détente, notamment des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage pour qui cet espace de socialisation et de développement de l’autonomie est particulièrement important. D’ailleurs, « les effets bénéfiques des récréations sont largement documentés », a-t-on appris.

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