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Le POT au Canada

Produits à base de cannabis : le Canada envisage une réglementation stricte

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Santé Canada a lancé, jeudi 20 décembre et ce jusqu’au 20 février 2019, des consultations publiques sur la réglementation stricte des produits à base de cannabis, afin d’empêcher que le crime organisé continue d’en tirer profit et d’éviter que ces produits additionnels se retrouvent entre les mains des jeunes Canadiens.

Deux mois après la légalisation du cannabis, le 17 octobre 2018, les experts formant le Groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du cannabis ont recommandé au gouvernement canadien de permettre la vente légale d’une gamme diversifiée de produits du cannabis afin de supplanter le marché illégal et d’assujettir ces produits à des contrôles réglementaires stricts.

Les Canadiens invités à donner leur avis sur le projet…

Les Canadiens et les intervenants [qui le souhaitent] sont invités à donner leur avis jusqu’au 20 février 2019. Les soumissions par écrit et les commentaires en ligne sont acceptés par Santé Canada. Le projet de règlement sur le cannabis comestible, les extraits de cannabis et le cannabis pour usage topique, annoncé jeudi, sera publié dans la Partie I de la Gazette du Canada le 22 décembre 2018.

« Ce projet de règlement découlant de la Loi sur le cannabis contribue à l’atteinte de nos objectifs globaux de garder le cannabis hors de la portée des jeunes et de protéger la santé et la sécurité publiques. Nous sommes impatients de connaître l’opinion des Canadiens de partout au pays. »


  – Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé

Le ministère explique que ces consultations reposent sur l’approche fondée sur la santé publique du gouvernement du Canada en matière du cannabis, qui vise à mieux protéger la santé et la sécurité des Canadiens. La vente légale de ces produits devrait être autorisée en vertu de la Loi sur le cannabis au plus tard le 17 octobre 2019.

Plus facile d’acheter du cannabis que des cigarettes!

Au dire de Santé Canada, l’ancienne approche concernant le cannabis ne fonctionnait pas. Puisqu’elle permettait aux criminels et au crime organisé d’en tirer profit et n’empêchait pas que le cannabis se retrouve dans les mains des jeunes canadiens. « Souvent, reconnaît le ministère, il était plus facile pour nos enfants d’acheter du cannabis que des cigarettes ».

Le ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé souligne que la priorité absolue du gouvernement du Canada est d’assurer la santé et la sécurité des Canadiens.

« En instaurant un cadre réglementaire strict pour ces nouveaux produits à base de cannabis, nous empêchons les criminels et le crime organisé de réaliser des profits. J’encourage tous les Canadiens intéressés à se prononcer sur le projet de règlement. »


  – Bill Blair, ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé

En plus de la consultation en ligne, Santé Canada entend organiser des tables rondes régionales et des webinaires pour expliquer les mesures réglementaires envisagées et recueillir des commentaires partout au pays. Le Ministère compte par ailleurs de « collaborer étroitement » avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, des partenaires autochtones et des organismes communautaires afin de mieux informer le public sur le cannabis et sa consommation.

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Actualités

Canada : Sommet national sur le cannabis à l’Assemblée des Premières Nations

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L’Assemblée des Premières Nations (APN) va tenir son tout premier Sommet national sur le cannabis les 4 et 5 septembre 2019 à Vancouver, en Colombie-Britannique, plus précisément sur le territoire des nations Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh. 

Des centaines de délégués se rassembleront pour échanger au sujet des plus récentes données et recherches entourant les Premières Nations et le cannabis. Il sera notamment question d’enjeux clés liés à des thèmes tels que la compétence en matière de vente et de réglementation, les effets sur la santé et sur le développement social, ainsi que le développement économique.  

Le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, prononcera une allocution d’ouverture devant les délégués le 4 septembre, vers 9 h 30.

Le Sommet se déroulera à l’hôtel Westin Bayshore, situé au 1601, Bayshore Drive. Le gouvernement fédéral a adopté la Loi sur le cannabis et la législation connexe en 2018 et la légalité du cannabis est maintenant chose faite. Toutefois, de nombreux enjeux et questions concernant les Premières Nations et le cannabis n’ont toujours pas été traités adéquatement. 

Un Sommet national sur le cannabis pour parler des écarts dans les lois!

Le tout premier Sommet national sur le cannabis de l’APN représentera l’un des plus exhaustifs exercices d’évaluation des enjeux et des objectifs à atteindre à s’être tenus à ce jour. 

Les délégués qui participeront au Sommet national sur le cannabis auront l’occasion d’entendre un certain nombre de conférenciers réputés parler de nombreux sujets touchant aux écarts que l’on retrouve dans les lois sur les cannabis, aux possibilités économiques, ainsi qu’à la compétence et la gouvernance en la matière chez les Premières Nations. 

Le Sommet contribuera à faire avancer le dialogue entourant les Premières Nations et le cannabis, y compris l’ensemble des approches et perspectives en matière de légalisation du cannabis. Un ordre du jour complet est disponible sur le site Web de l’APN, à l’adresse www.afn.ca.

À lire : L’INSPQ contre la commercialisation d’une gamme élargie de produits de cannabis

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Cannabis : l’Institut national de santé publique contre la commercialisation d’une gamme élargie de produits au Québec

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Le choix d’autoriser à l’échelle industrielle la commercialisation d’une gamme élargie de produits du cannabis qui sont relativement peu connus du public et beaucoup moins consommés par les usagers que la forme fumée, pose plusieurs risques pour la santé et la sécurité publiques selon l’Institut national de santé publique du Québec. 

C’est ce qu’il énonce dans un mémoire déposé dans le cadre des consultations du gouvernement du Québec concernant le Projet de règlement : Autres catégories de cannabis qui peuvent être vendues par la Société québécoise du cannabis et certaines normes relatives à la composition et aux caractéristiques du cannabis.

Pour l’Institut, l’un des risques les plus importants est celui d’une augmentation de la consommation de THC dans la population à un niveau qui n’aurait pas été atteint sans l’introduction de ces nouveaux produits. Des risques liés aux effets retardés et difficiles à anticiper de la consommation de produits comestibles de cannabis; à la consommation involontaire des produits comestibles du cannabis et à la consommation des extraits de cannabis à haute teneur en THC sont également prévisibles.

« Dans une optique de protection de la santé publique, le gouvernement du Québec aurait pu interdire la mise en vente des nouveaux produits du cannabis, y compris les boissons. Il fait toutefois preuve de prudence en proposant des restrictions règlementaires visant les produits qui pourront être vendus par la Société québécoise du cannabis. À cet égard, le monopole d’État jouera un rôle crucial dans l’encadrement de l’accès à ces nouveaux produits », dit François Gagnon, conseiller scientifique à l’Institut.

L’Institut suggère toutefois des bonifications au Règlement proposé :

  • N’autoriser que la vente de produits comestibles, y compris les boissons, qui soient reconnaissables par le goût caractéristique du cannabis.
  • Interdire la vente de toute boisson au cannabis qui soit sucrée ou ayant l’apparence des boissons de consommation populaires (par exemple, de type boissons gazeuses ou jus de fruits).
  • Confier au Comité de vigilance, une organisation indépendante, le mandat d’entériner l’appréciation faite par la Société québécoise du cannabis de la conformité des produits et extraits qu’elle offrira à la définition d’« attrayant pour les mineurs ».

L’expertise de l’Institut dans le dossier du cannabis s’appuie sur ses activités de surveillance et de vigie, de protection, de prévention et de promotion de la santé. Elle s’est également construite à partir des expertises développées en matière de règlementation de l’alcool et du tabac, en réduction des méfaits associés aux substances psychoactives illicites, ainsi qu’en développement de politiques publiques favorables à la santé.

Une version PDF du mémoire est disponible à l’adresse suivante : www.inspq.qc.ca/publications/2582.

Source : INSPQ

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Canada, habitudes de consommation du pot chez les femmes et les hommes

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Une étude publiée ce jeudi, 15 août, par Statistique Canada met en exergue les différences d’habitudes de consommation du pot par les hommes et les femmes au Canada.

Près de cinq millions de Canadiens ont déclaré avoir consommé du cannabis au deuxième trimestre de 2019. Le nombre des consommateurs est ainsi resté inchangé par rapport à l’année passée, c’est-à-dire avant la légalisation du cannabis, entrée en vigueur le 17 octobre 2018.

L’étude a dévoilé notamment que dans cette proportion les hommes (21 %) ont consommé plus fréquemment que les femmes (12 %) durant cette période.

De plus la gente masculine est plus susceptible de consommer du cannabis tous les jours comparé aux femmes.

Fréquence et méthodes

Alors que fumer demeure le mode de consommation du cannabis le plus populaire (les hommes (68 %) et les femmes (62 %)), des disparités ont été révélées par Statistique Canada. Les voici :

  • Les hommes sont plus susceptibles d’acheter du cannabis, tandis que les femmes sont plus susceptibles d’en obtenir gratuitement par l’intermédiaire de membres de la famille et d’amis
  • 22 % des femmes versus 11 % des hommes ont déclaré que le soutien aux ventes est un facteur important, alors qu’une proportion plus élevée d’hommes accordent une plus grande importance à l’anonymat et à la discrétion (19 % des hommes par rapport à 12 % des femmes) et à la disponibilité de la souche de cannabis préférée (20 % des hommes par rapport à 11 % des femmes)
  • La consommation de cannabis séché (fleurs ou feuilles) et de haschisch est plus répandue chez les hommes que chez les femmes
  • Le quart des hommes (25 %) et 16 % des femmes pensent qu’ils consommeront du cannabis au cours des trois prochains mois, soit une proportion plus élevée que les 21 % d’hommes et les 12 % de femmes qui en consommaient actuellement

Lire aussi : Friandises au cannabis : l’interdiction de vente au Québec, une victoire pour le marché noir ?

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