Suivez-nous

Économie

Entrepreneuriat: ces profils qui ont cassé la baraque au Canada

Baba-Idriss FOFANA

Publié

le

Stéphan (à gauche) et Freddy (à droite) co-fondateurs de Squares Union. Crédits: Avant Première

Quitter sa patrie pour un autre pays n’a jamais été aussi facile. Surtout lorsqu’il est question d’immigration – qu’elle soit légale ou illégale –, il y a un risque. S’il est vrai que chaque pays a ses propres réalités, il n’en demeure moins vrai que l’épineuse question de l’intégration (à tous les niveaux) est la réalité la plus évidente, quel que soit le pays où l’aventurier vise à s’installer. Face aux barrières sociétales, faut-il, pour autant, abandonner ou croiser le fer, aller au charbon ? Dans ce ‘’dossier-portraits’’, vous aurez des réponses avec deux jeunes Camerounais que nous avons rencontré au sein de l’incubateur « District 3 Innovation Center » au centre-ville de Montréal.

Freddy Ghislain Noumeyi fait partie de ces centaines de milliers de jeunes qui ont quitté la terre natale pour le Canada. C’est en 2008 que ce Camerounais d’origine a foulé le sol canadien. Avec un Bachelor en administration en poche, il avait sans doute cru qu’il pouvait décrocher un très bon emploi dans son domaine. « Après mon université au Cameroun, je me retrouve au Canada en 2008. Je me pose les questions comme tout jeune immigrant », nous confie l’ex-organisateur de soirée au Sainte-Thérèse Night-club.

Du rêve…

Très tôt, Freddy se voit entrer à HEC Montréal pour faire un certificat d’accès aux professions comptables. Voilà qu’une autre vie universitaire venait s’ajouter à ce qu’il avait déjà fini au Cameroun. Ayant le flair entrepreneurial depuis son jeune âge et adepte du ballon ovale, il parvient à intégrer l’équipe de Rugby du Québec. Freddy passe de belle saison, il se fait un peu d’argent et n’hésite pas à se payer des vacances en retournant au Cameroun. « Je passe une très belle saison. Je fais un peu d’argent, je retourne au pays, je m’amuse bien », raconte celui qui, à 17 ans, était Maître-nageur au centre climatique de Dschang (Cameroun).
De retour du ‘’bled’’ (jargon employé par les immigrants pour designer l’Afrique en étant à l’extérieur), la vie de M. Noumeyi va prendre une autre tournure : « (…) Mais, je me posais la question si je devais continuer de jouer au rugby alors que j’avoisinais la trentaine. Je me suis dit, tiens ! Je suis à la fin de ma carrière sportive, il faudrait que je me repose ». Ainsi, l’homme décide de mettre une croix sur le rugby. Il se trouve un emploi. Cette fois, il devient gérant d’un dépanneur et en même temps, d’une station-service du côté du Plateau Mont-Royal, à Montréal.
Alors qu’il revoyait plusieurs de ses amis et anciens collègues qui venaient faire le plein de carburant, il fait la connaissance d’un certain Jasmin Valade. Ce dernier, entrepreneur dans l’âme, lui parle de la vente de devises étrangères, notamment en Afrique. De cette causerie, Freddy se retrouve en Afrique (au Cameroun), comme démarcheur pour la compagnie de M. Valade. « Pendant quatre mois, il me ‘’brief’’ sur ce qu’on pouvait faire ensemble. Je deviens celui qui va démarcher l’Afrique pour eux. On négocie, je prends des rendez-vous avec des banquiers africains ; et on se rend au Cameroun », se souvient encore Freddy Ghislain Noumeyi.

…à la galère !

Lorsqu’il revient de sa mission, M. Noumeyi fait une proposition de partenariat de travail avec la compagnie de M. Valade basée à Toronto (Ontario). Malheureusement, l’idée ne sera pas acceptée. Mais, Freddy ne baisse pas les bras. Au contraire, l’homme croit encore, en ses chances dans l’entrepreneuriat au Canada. Ainsi, il ne « dormait plus », d’après lui. Il ne manquait aucune occasion de rencontres ‘’d’idées entrepreneuriales’’. Mais pour lui, il ne suffisait pas seulement d’avoir les idées ; il fallait aussi des moyens financiers pour subsister avant d’entreprendre quoi que ce soit. Comme dirait le passage biblique : « Aide-toi et le ciel t’aidera ».
Faisant sien de cette parole, le jeune immigrant Camerounais se lance, corps et âme, dans plusieurs emplois qui nécessitait une certaine main-d’œuvre. Du service à la clientèle, en passant par le chauffeur de taxi ‘’Uber’’, Freddy ira même jusqu’à passer un été complet au nord du Québec, dans la forêt boréale, pour planter des arbres. « J’applique avec la compagnie ‘’La forêt de demain’’. On me répond en mars en me disant : Est-ce que tu es capable ? Je leur réponds en disant que je viens de l’Afrique et que chez moi, je cultivais des champs de maïs à portée de vue, sans chaussures, ni matériel.», raconte M. Noumeyi avec un brin de sourire.
À l’en croire, cette épisode ‘’inoubliable de sa vie’’ – dans ses débuts au Canada – a été « une très belle expérience » pour lui. Car, souligne-t-il « ça continue à forger mon caractère » : un caractère qui le conduit vers son destin d’entrepreneur. Et lorsqu’il rencontre Stéphan Dowouo, les choses vont encore prendre une autre allure. Et comment ? D’autant que tout n’a pas été facile pour ce dernier, le destin a quand même réussi à les réunir.

De l’espoir…

Camerounais d’origine, comme Freddy, Stéphan débarque au Canada en 2011. En quittant le Cameroun en 2009, l’homme s’en allait poursuivre ses études en France. Effectivement, après quelques années, M. Dowouo obtient le Master 1 en Finance et un Master 2 en Contrôle de Gestion sous les bords de la Seine. Malgré ces deux sésames en poche, il ne croyait pas vraiment en l’avenir en France : « Après mes études en France, j’ai travaillé pendant un certain temps. Je me suis rendu compte, plus tard, qu’il n’y avait pas d’avenir pour les immigrants dans ce pays. Dans le métro, je rencontrais beaucoup de personne qui sont en France depuis 40 ans, qui ont fait les mêmes études que moi ; mais qui n’avait pas une situation enviable ».
Cette situation peu reluisante amène Stéphan à ‘’faire les yeux doux’’ au Canada. Puis, c’est le Québec qui finit par le séduire dans sa tentative de quitter l’hexagone en 2011. « Lorsque j’ai eu l’information qu’au niveau du Québec, il y avait plus d’opportunités, je me suis renseigné et j’ai décidé de quitter la France pour le Canada. En venant au Québec, je m’étais préparé à faire mon doctorat en science comptable. J’avais même été admis à HEC », révèle Stéphan Dowouo, celui-là même qui envisageait de devenir enseignant dans une université canadienne. Et pourtant… Lorsqu’il arrive au Canada, au Québec, Stéphan se rend compte que ce n’est pas les mêmes réalités comme en France : « Arrivé sur place, j’ai compris que ce n’était pas la même dynamique comme en Europe ». Il décide alors de se reconvertir en devenant comptable, allant jusqu’à décrocher le titre CPA (Comptable professionnel agrée) : un titre qui va quand même nourrir son homme pendant un certain temps, jusqu’à ce qu’il soit confronté à un problème : « Chemin faisant, je me suis confronté au problème que les migrants rencontrent, en général, dans le domaine du transfert d’argent en Afrique : Il était impossible de pouvoir envoyer de l’argent en ligne en Afrique. Suite à quoi, l’idée m’est venue de créer une entreprise dans ce domaine ».

… au succès !

C’est en caressant l’idée de créer son entreprise dans le domaine du transfert de fonds qu’il rencontre son compatriote Freddy Ghislain Noumeyi, par le biais d’une personne que les deux avaient en commun. Chemin faisant, Freddy et Stéphan se découvraient. Et ils se rendaient comptent, les uns les autres, qu’ils avaient des intérêts en commun. Ils décident alors de créer leur startup. Dénommée ‘’Squares Union’’, cette entreprise de transfert de fonds en ligne existe depuis trois ans, maintenant.         « Elle offre des services de transfert de fonds, des paiements de facture, des recharges téléphoniques sur des corridors occidentaux vers l’Afrique », nous confient deux des trois co-fondateurs de ‘’Squares Union’’ dans une grande interview.

Cette année, leur entreprise qui est en ‘’forte progression’’, à travers le Canada et l’Afrique, a été consacré ‘’meilleur startup de l’année 2017’’ du Gala d’excellence ‘’Vision & Inspiration’’ du Réseau Entrepreneur et professionnel africain (REPAF), à Montréal. Puis désignée, il y a six mois, comme ‘’deuxième meilleure startup FinTech canadienne’’. Si ces jeunes entrepreneurs se disent fiers de ces distinctions, toutefois, ils ne cachent pas à qui voudrait les entendre : « Tous ces lauriers ne sont pas tombés du ciel ». Pour eux, « c’est la somme de trois années de travail acharné », qui leur a permis de pouvoir se présenter sur une estrade au Canada. Comme quoi, seule le travail paye. Car, c’est au bout de plusieurs « sacrifices, de dévouement, d’engagement et de la persévérance » que la compagnie ‘’Squares Union’’ est née – à partir des propres fonds de ceux qui l’on pensé – avant d’être portée sur les fonts baptismaux.

Local de Squares Union/Crédit photo: Avant Première

Local de Squares Union/Crédit photo: Avant Première

Crédit photo: Avant Première

Crédit photo: Avant Première

 

 

 

 

 

 

[Encadré] – Désespérer, c’est mourir 

En lisant, entre les lignes, on se rend à l’évidence que Stephan et Freddy en ont vu ‘’des vertes et des pas mûres’’, sur leur chemin. Du Cameroun en passant par la France pour atterrir au Canada, de l’eau a coulé sous les ponts.

Malgré les barrières – auxquelles feront toujours face tout immigrant qui quitte son pays – ils n’y sont pas allés de mains mortes pour se frayer un chemin de réussite au Canada. Un succès qui se voit et se ressent déjà à partir de plusieurs pays d’Afrique et du monde. C’est pourquoi, ces deux jeunes Camerounais tentent d’encourager leurs frères et sœurs immigrants(es) qui ne croient plus en eux. Sachant bien qu’il y a « ce qu’on croit avant d’immigrer et la réalité du terrain », les co-fondateurs de ‘’Squares Union’’ exhortent les immigrants Africains à ne pas dormir sur leur laurier. « Je ne suis pas la personne qui connaît tout, qui a la science infuse. Comme on le dit, d’aucuns immigrent au Canada mais ils sont encore en Afrique. Pourquoi ? Parce que lorsqu’ils arrivent au Canada, ils sont chez eux, ils ne sortent pas, ils ne participent pas à des rencontres, ni à des 5 à 7. Pourtant, c’est en allant au contact des autres qu’on peut se bâtir des réseaux. Il faut un changement de paradigme, il faut communiquer, parler avec les gens pour comprendre certains codes de la société canadienne », instruit Freddy Ghislain Noumeyi. Au dire du Co-fondateur et Vice-président des opérations de ‘’Squares union’’, ”l’autre nom du désespoir n’est rien d’autre que la mort”. « Pour moi, celui qui désespère est mort. Il ne faut pas se le cacher. Ça ne pardonne pas. Il faut savoir s’entourer de bonne personne : c’est la clé du succès au Canada », martèle M. Noumeyi.

Tout comme lui, Stéphan Dowouo croit savoir que tout immigrant doit ‘’se mettre dans la tête’’ qu’en quittant sa patrie pour un autre pays, l’échec ne doit pas être au programme. « Je regardais juste derrière moi et je voyais ma femme, mes enfants, mes frères et sœurs, ma famille qui me regardaient aussi. Je n’avais pas le choix que de me battre. Si on vient au Canada après avoir traversé ces océans et mers, on a une obligation de succès. Que ce soit à l’école, au travail, en affaires, l’échec n’est pas au programme », assure M. Dowouo, Co-fondateur et Président de ‘’Squares Union’’. Abondant dans le même sens que Freddy, Stéphan révèle, pour sa part, que les barrières auxquelles font face les immigrants en général, au Canada, sont entre autres : la discrimination, le manque de contact et le manque de réseau. « Or, dira-t-il, ce ne sont pas des choses insurmontables ». « Car, malgré tout, poursuit le co-fondateur de ‘’Squares union’’, il y a plus d’opportunités au Canada qu’ailleurs. Après avoir été en Europe, je sais de quoi je parle ». Ceci étant dit, il n’y a qu’une chose à faire : se fixer des objectifs, prendre son courage à deux mains et se donner les moyens de les atteindre.

Crédit photo:
Stéphan (à gauche) et Freddy (à droite) co-fondateurs de Squares Union. Crédits: Avant Première

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

Face à Uber, Québec verse 250 millions $ aux titulaires de permis de taxi

Redaction Avant Premiere

Publié

le

Photo libre de droit

Alors que l’industrie du taxi subit de profondes transformations causées par des avancées technologiques et par l’évolution constante de la mobilité durable, notamment avec l’entrée de Uber au Québec, les détenteurs de permis de taxi sont de plus en plus frustrés. Mais le gouvernement québécois vient de redonner le sourire aux chauffeurs de taxi avec une indemnisation à hauteur de 250 millions de dollars.

En mars 2018, par l’entremise de son Plan économique, le gouvernement prévoyait le versement de compensations pour la perte de valeur des permis de propriétaire de taxi, liée à la transformation de l’industrie. Le gouvernement réaffirmait alors son soutien à l’industrie du taxi et invitait ses représentants à poursuivre les discussions au sein du groupe de travail présentement à l’œuvre afin de trouver des solutions qui permettront de moderniser ce secteur, qui traverse actuellement une période importante de changement.

1 – Toute personne ou société qui est titulaire d’un permis de propriétaire de taxi régulier ou spécialisé renouvelable en date du 27 mars 2018 aura droit à une allocation forfaitaire de 1 000 $ par permis de propriétaire de taxi dont elle était titulaire à cette date.

Vendredi, le ministre des Finances, Carlos J. Leitão, et le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, André Fortin ont confirmé le versement de compensations totalisant 250 millions de dollars aux propriétaires de taxis pour la perte de valeur de leurs permis afin de les aider à poursuivre la transition vers la modernisation de l’industrie.

2 – Pour les titulaires de permis dans les agglomérations de taxi des régions de Montréal, de Québec et de Gatineau, où les pertes de valeurs des permis de propriétaires de taxi constatées ont été plus importantes, un soutien additionnel variant entre 2 800 $ et 45 700 $ sera octroyé pour chaque permis de taxi délivré.

« L’industrie du taxi vit de profondes transformations. Cette situation a des répercussions sur les chauffeurs, les propriétaires et leurs familles, et nous en sommes pleinement conscients. À la suite des discussions du groupe de travail, nous confirmons aujourd’hui (vendredi, 17 août 2018, ndlr) les modalités concernant le versement de l’aide financière annoncée lors du dernier budget pour soutenir l’industrie du transport par taxi. Nous proposons aujourd’hui des solutions durables qui permettront à l’industrie de relever les défis auxquels elle est confrontée et les défis liés aux nouvelles réalités du marché du transport des personnes », a déclaré Carlos J. Leitão.

3 – Dans le cas où un même permis aurait fait l’objet d’une ou de plusieurs transactions entre le 1er avril 2014 et le 27 mars 2018, le montant d’aide additionnelle sera partagé entre les propriétaires successifs du permis au prorata de la durée de détention du permis.

En plus des 250 M$ (1000 $ à 46 700 $ par permis de taxi), le gouvernement annonce :

  • les modalités d’un nouveau Programme de soutien à la modernisation de l’industrie du taxi, ainsi que les bonifications apportées au Programme d’aide aux véhicules collectifs accessibles;
  • la fusion des agglomérations de taxi de Québec, de L’AncienneLorette, de SaintAugustindeDesmaures et de la réserve indienne de Wendake, d’une part, et des agglomérations de taxi des villes de SaintJérôme et de Prévost, d’autre part.

Québec accompagne la transformation de l’industrie du taxi

« Aujourd’hui, nous donnons suite à notre engagement de soutenir financièrement les propriétaires qui ont investi dans leur entreprise. À l’ère de la Politique de mobilité durable, nous avons la ferme volonté d’accompagner l’industrie du taxi dans sa transformation et de soutenir sa modernisation », a indiqué André Fortin, ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports.

Par ailleurs, le gouvernement souhaite procéder en deux étapes pour accélérer le versement aux titulaires admissibles. Dans un premier temps, le versement d’une aide financière totalisant 190 millions de dollars sera effectué au cours des prochaines semaines pour près de 6 200 titulaires d’un seul permis de propriétaire de taxi. Par la suite, des travaux additionnels devront être terminés avant de pouvoir procéder au versement des 60 millions de dollars restants aux quelque 870 titulaires de plusieurs permis, selon les mêmes modalités.

Crédit photo:
Photo libre de droit
Lire la suite

Économie

Immigration Québec, ARRIMA va faciliter le recrutement des travailleurs qualifiés

Redaction Avant Premiere

Publié

le

Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI)

Suite de l’entrée en vigueur du nouveau Règlement et de la Loi sur l’immigration au Québec le 2 août dernier, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) a annoncé, vendredi, la finalisation de son nouveau système basé sur la déclaration d’intérêt, Arrima. Le lancement est prévu en septembre prochain.

Par “Arrima”, entendez par “arrimage”. Ce nouveau système est destiné à gérer les demandes de sélection par le MIDI, afin d’inviter en continu, et de façon rapide et efficace, des travailleuses et des travailleurs qualifiés dont le profil répond, notamment, aux besoins des entreprises dans les différentes régions du Québec.

Arrima met fin au système du « premier arrivé, premier servi »

Plus précisément, « Arrima » permettra de constituer une banque de déclarations d’intérêt provenant de personnes désirant immigrer au Québec dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés. À partir de cette banque, le Ministère invitera les personnes qui répondent le mieux aux besoins du Québec à présenter leur demande de sélection permanente.

Mettant fin au système de réception des demandes basé sur le principe du « premier arrivé, premier servi », le nouveau système vise à :

  • Réduire le temps consacré au traitement des demandes;
  • Accélérer l’arrivée des personnes qui auront été sélectionnées.

Le Ministère a procédé à plusieurs tests de performance et d’utilisation et effectue actuellement les derniers ajustements afin d’assurer une meilleure expérience client aux utilisateurs de la plateforme, et ce, dès son ouverture.

Pour votre immigration, ce qu’il faut retenir !

  • Court, moderne, original et distinctif, le nom Arrima fait référence au mot arrimage, qui signifie « harmoniser ». C’est exactement ce que permettra le nouveau système d’immigration basé sur la déclaration d’intérêt pour s’assurer d’un meilleur arrimage entre les profils de personnes immigrantes et les besoins du Québec et de ses régions.
  • En se basant sur une technologie plus moderne pour la création de son nouveau système, le Ministère vise à offrir une meilleure expérience client aux personnes désirant immigrer au Québec, tout au long des différentes phases de déploiement.
  • La déclaration d’intérêt permet à toutes les personnes intéressées à immigrer au Québec de déclarer leur intérêt à tout moment, gratuitement. Le formulaire de déclaration d’intérêt demande des informations sur les points suivants :
    • renseignements personnels;
    • coordonnées;
    • situation familiale;
    • statut au Québec;
    • scolarité;
    • parcours professionnel;
    • offre d’emploi validée par le Ministère, le cas échéant;
    • connaissances linguistiques;
    • renseignements complémentaires.
  • Les invitations seront établies à partir de critères définissant le profil des personnes en matière d’employabilité, notamment la connaissance du français, l’âge, le domaine de formation, l’expérience de travail et le niveau de scolarité.

 

Pour plus de renseignements sur le nouveau système d’immigration basé sur la déclaration d’intérêt, consultez le site du Ministère : www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/informations/actualites/actualites-2018/index.html.

Crédit photo:
Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI)
Lire la suite

Économie

Transport collectif, Mobilité Montréal annonce des mesures tarifaires et d’atténuation

Redaction Avant Premiere

Publié

le

Capture d'écran/Mobilité Montréal

Pour la période 2018-2019, Mobilité Montréal investira 45,8 millions de dollars pour des mesures tarifaires et d’atténuation en transport collectif. L’annonce a été faite, jeudi 16 août, par le ministre des Transports, André Fortin, en compagnie de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, du maire de Laval, Marc Demers, du maire de Saint-Lambert et président du CA du Réseau de transport de Longueuil, Pierre Brodeur, à l’issue d’une rencontre du comité technique de Mobilité Montréal.

Cet investissement « majeur » de 45,8 millions de dollars permettra de renouveler des mesures qui ont démontré leur efficacité et d’en ajouter quelques nouvelles. À cela, il faut mentionner l’ajout de services sur des lignes d’autobus du Réseau de transport de Longueuil et de la Société de transport de Laval et l’ajout de places au stationnement incitatif de Mont-Saint-Hilaire. Des sommes sont aussi prévues pour le maintien de mesures tarifaires incitatives, dont l’offre de mois de transport collectif gratuits à l’achat d’un abonnement annuel.

De nombreux travaux d’envergure dans des secteurs stratégiques, dont les projets majeurs de Turcot, du nouveau pont Champlain et de l’autoroute Bonaventure, font l’objet d’une coordination serrée.

Afin de limiter les répercussions des travaux sur la fluidité de la circulation, Mobilité Montréal mise sur une concertation rigoureuse des membres du comité technique appuyés par les travaux de divers autres comités de coordination et de microcoordination, de même que sur une réponse positive des usagers de la route quant à la planification de leurs déplacements et à leur choix de modes de transport autres que le voiturage en solo.

“De nombreux chantiers sont en cours afin d’améliorer notre réseau et de mettre en place le plus grand projet d’électrification des transports jamais vu au Québec”

–  André Fortin, ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports et coprésident du comité directeur de Mobilité Montréal.

À en croire le M. Fortin, ces travaux peuvent perturber les déplacements quotidiens, et c’est pourquoi il souhaite une coordination afin de faciliter la vie des automobilistes et des usagers du transport en commun de la grande région de Montréal.  « Nous nous sommes engagés à redonner du temps aux familles, et c’est exactement ce que les mesures d’atténuation en transports collectif annoncées aujourd’hui vont nous permettre de faire. », a ajouté le ministre québécois des Transports.

Travaux du REM, mesure d’atténuation tarifaires !

Le ministre Fortin a profité de la tribune de Mobilité Montréal pour annoncer que le gouvernement du Québec financera des mesures d’atténuation tarifaires pour les usagers du train de banlieue de la ligne Deux-Montagnes touchés par les travaux du Réseau express métropolitain (REM).

Les réductions tarifaires pourront atteindre jusqu’à 30 % du tarif actuel de l’abonnement annuel ou du titre mensuel selon le type de titre détenu par les usagers. Ces mesures visent à favoriser le maintien des habitudes de déplacement en transport collectif malgré les perturbations sur le réseau.

Pour en savoir davantage sur l’ensemble des mesures, visitez le lien suivant : https://www.transports.gouv.qc.ca/fr/salle-de-presse/nouvelles/Documents/2018-08-16/mesures-attenuations.pdf

 

Crédit photo:
Capture d'écran/Mobilité Montréal
Lire la suite

en-avant

X
X