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Projet de loi sur la laïcité : un « recul historique » pour les droits fondamentaux au Québec ?

Baba-Idriss FOFANA

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Des exemples de signes religieux visés par le projet de loi sur la laïcité de l'État.

Depuis le dépôt jeudi du nouveau projet de loi sur la laïcité (PL 21) par le ministre de l’immigration, Québec fait face à de sévères critiques de la part d’hommes politiques, de religieux, et surtout d’organisations syndicales issues de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui qualifient PL 21 de « recul historique pour les droits fondamentaux » dans l’histoire de la province.

En droit, la laïcité serait le « principe de séparation dans l’État de la société civile et de la société religieuse » et « d’impartialité ou de neutralité de l’État à l’égard des confessions religieuses ». Le projet de loi sur la laïcité de l’État présenté par le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ), se distingue à travers quatre grands principes à savoir : La séparation de l’État et de la religion, La neutralité religieuse de l’État, L’égalité des citoyennes et des citoyens et La liberté de conscience et de religion.

Des enseignantes dans le viseur du projet de loi sur la laïcité

Sauf que, PL 21 prévoit que certaines personnes en position d’autorité, comme les procureurs, les policiers, les enseignants et les directeurs des écoles primaires et secondaires publiques, ne pourront pas porter de signes religieux (hijab) dans l’exercice de leurs fonctions. C’est à ce chapitre qu’il semble y avoir problème. En recourant aux clauses dérogatoires, aux yeux de la FAE, le ministre de l’Immigration Jolin-Barrette ne ferait pas que bafouer les droits fondamentaux des Québécoises et Québécois, « il les suspend ».

« La laïcité, c’est que l’État protège la liberté de religion pour tous les Québécois et ne contraigne pas les citoyens à se conformer à ce que la majorité veut. »

– Ihsaan Gardee, DG du bureau québécois du Conseil national des musulmans canadiens (CNMC)

Pour la Fédération autonome de l’enseignement, qui représente 43 000 enseignantes et enseignants, en s’attaquant à la liberté de religion, M. Barrette s’attaque à l’État de droit. « Non seulement son projet de loi bafoue la liberté de religion et de conscience, mais il menace aussi les conditions de travail des enseignantes et enseignants », a dénoncé Sylvain Mallette, président de la FAE. « En ouvrant leur contrat de travail pour y imposer sa volonté d’interdire le port de signes religieux, le gouvernement de François Legault pose un geste lourd de conséquences », a-t-il poursuivi.

Alors que la FAE dit continuer de « défendre le droit au travail » de ses membres, la Commission scolaire English-Montreal (CSEM) a annoncé, avant même le dépôt du projet de loi sur la laïcité, qu’elle ne se pliera pas à la loi.

Trudeau s’interroge sur la légitimation de la discrimination!


Manifestation en 2013 à Montréal contre un projet de loi sur la laïcité.

En attendant, la Fédération dit avoir mandaté ses procureurs pour analyser en profondeur ledit projet de loi sur la laïcité de l’État. Car, d’après la FAE, celui-ci contient « plusieurs incohérences », comme le fait que les établissements d’enseignement privés ne seront pas assujettis à la loi. « Le gouvernement Legault donne toutefois raison à la Fédération autonome de l’enseignement, puisqu’il admet, en recourant aux clauses dérogatoires, qu’il contrevient aux Chartes québécoise et canadienne, comme nous l’avons soulevé plus tôt cette semaine », a martelé M. Mallette.

À lire : Laïcité : après la Ville de Montréal, le crucifix sera retiré du Salon bleu à Québec

Pour le premier ministre du Canada, « c’est impensable qu’une société libre [rendrait légitime] la discrimination contre quiconque, basée sur la religion ». Le premier des Canadiens a laissé entendre, selon TVA Nouvelles, que le projet de loi déposé par Québec ne reflète pas les valeurs canadiennes. M. Trudeau rappel d’ailleurs que « le Canada est un pays laïque qui respecte profondément les libertés individuelles, y compris la liberté d’expression, la liberté de conscience et de religion ».

Des emplois menacés… vers des « citoyens de seconde classe » ?

Même le principal opposant à Justin Trudeau, le chef du Parti conservateur du Canada (PCC) Andrew Scheer, a affirmé qu’il ne présenterait « jamais un projet de loi tel que celui déposé par Québec au niveau fédéral » s’il était élu premier ministre du Canada en octobre 2019. Le chef du Nouveau parti démocratique du Canada (NPD), Jagmeet Singh, s’est dit « attristé » à la suite du dépôt du projet de la loi sur la laïcité. Il soutient que des « jeunes au Québec ne pourront pas exercer le métier dont ils rêvent » si PL 21 devient une réalité.

Parlant de métier, la mairesse de la première grande ville du Québec et la deuxième ville la plus peuplée du Canada, s’est montrée inquiète pour l’emploi et l’intégration des nouveaux arrivants à Montréal. « Ce projet de loi, s’il est adopté dans sa forme actuelle, va limiter les possibilités d’emploi. Et c’est surtout à Montréal que cet impact se fera sentir. (..) plusieurs acteurs des milieux des affaires et universitaires s’inquiètent des répercussions sur notre capacité à attirer des talents », a déclaré Valérie Plante, lors d’un point de point de presse tenu jeudi, après le dépôt de PL 21.

D’ici là, le CNMC met en garde de ce que le projet de loi sur la laïcité de l’État déposée par le gouvernement caquiste rendra les musulmans du Québec et autres communautés minoritaires, « citoyens de seconde classe ». D’autant plus que cette législation interdira le port du hijab dans la fonction publique québécoise, sachant qu’un « nombre écrasant » de personnes seront touchées, notamment des femmes musulmanes.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Walk4Friendship, la 11e marche la plus importante de Montréal pour encourager l’inclusion des personnes ayant des besoins spéciaux

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Le Cercle de l’amitié est un organisme qui favorise l’amitié et encourage l’inclusion des personnes ayant des besoins spéciaux. Et ce dimanche, l’organisme tiendra sa 11e Walk4Friendship, sa marche pour l’amitié !

Chaque année, cette marche de 2 km attire des centaines de personnes venues soutenir une collectivité inclusive dans laquelle les capacités uniques de chaque individu sont valorisées. L’objectif de la marche est d’amasser 600 000 $ pour permettre au Cercle de l’amitié d’offrir une programmation novatrice et inclusive tout au long de l’année.

Cette activité de collecte de fonds annuelle est amusante et parfaite pour toute la famille. Elle commencera par la réalisation d’une murale sur la pratique de l’inclusion par un artiste pop itinérant et l’animation sera réalisée par Lee Haberkorn de Virgin Radio. 

Après la marche, les participants pourront prendre part à une fête et se réchauffer avec des bouchées et des boissons chaudes. Ils pourront aussi participer à une multitude d’activités excitantes telles que des jeux technologiques, des tatouages à l’aérographe, du maquillage, des caricatures, de l’artisanat, des espaces sensoriels, la murale sur l’inclusion et plus encore !

Et pour mettre le public dans l’ambiance, le DJ Joe Volfman, un athlète et DJ atteint de paralysie cérébrale y sera de la partie! De plus, la Grande Roue s’est associée au Cercle de l’amitié pour offrir des tours gratuits à tous les participants qui amassent 100 $ ou plus.

Date : Le dimanche 3 novembre

Heure : 11 h 30

Emplacement : Au pied de la tour de l’Horloge, dans le Vieux-Port  

Depuis 2001, le Cercle de l’amitié accompli sa mission en menant des actions comme :

  • Enrichir la vie de centaines de jeunes ayant des besoins spéciaux en leur offrant des programmes sociaux et récréatifs quotidiens axés sur leurs capacités et en leur donnant l’occasion de nouer de vraies amitiés.
  • Donner du pouvoir à des milliers d’adolescents en les jumelant à des pairs qui ont des besoins spéciaux et en leur donnant l’occasion de faire une différence et d’apprécier les capacités uniques de leurs amis spéciaux.
  • Organiser des ateliers, des conférences, des retraites, des programmes et des événements pour les familles ayant des besoins spéciaux.
  • Sensibiliser sur l’inclusion par le biais d’événements, de campagnes sur les médias sociaux et de projet collaboratif avec les écoles, les entreprises et les organismes qui partagent nos valeurs.

La Walk4Friendship, un travail en chiffres :

Le cercle de l’amitié soutient actuellement 300 personnes ayant des besoins spéciaux et leur famille et a une incidence sur plus de 400 bénévoles chaque année. Les participants et participantes sont âgés de 5 à 39 ans. 

Plusieurs programmes : cercle du dimanche, yoga, art, sports, musique, cuisine, karaté, danse, théâtre, club d’anniversaire, camps d’été, d’hiver et de printemps, programmes des fêtes et événements familiaux. 

Pour rappel, les programmes sont inclusifs et ouverts à tous les Montréalais ayant des besoins spéciaux. 

Source : The Friendship Circle

À lire : Alphas connectés : un Mouvement pour réduire la détresse chez les jeunes québécois

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Fiscalité municipale : un Partenariat 2020-2024 pour des municipalités et des régions encore plus fortes

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C’est à l’Assemblée nationale du Québec que l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et ses partenaires municipaux ont signé le nouveau « Partenariat 2020-2024 pour des municipalités et des régions encore plus fortes » avec le gouvernement. Premier acte d’une réforme globale de la fiscalité municipale.

L’entente intervenue est l’initiative la plus franche des 15 dernières années en faveur de la prévisibilité et de la diversification des revenus des gouvernements de proximité.

Une “bonne entente” pour l’ensemble des municipalités

Après des mois de négociation, la solidarité du monde municipal a permis de décrocher une entente qui reprend l’essentiel des demandes de l’UMQ. « Aujourd’hui, c’est un grand jour pour les municipalités. Ce n’était pas joué d’avance, mais à force de discussions avec nos partenaires, nous sommes arrivés à dégager une voie de passage. Nous pouvons nous dire « mission accomplie ». Voilà le résultat de deux ans de travail dont nous pouvons être fiers », a déclaré d’entrée de jeu monsieur Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville, à sa sortie de la cérémonie de signature qui se déroulait à la salle du Conseil législatif de l’Hôtel du Parlement.

L’UMQ se félicite qu’avec le nouveau « Partenariat 2020-2024 pour des municipalités et des régions en plus fortes », ce sont toutes les municipalités qui y gagnent, qu’importe leur taille ou leur région. 

« Il y en a pour tout le monde dans cette entente. D’abord, le gouvernement du Québec reconnaît pour la première fois le rôle des gouvernements de proximité comme moteurs de création de richesses. Le partage de la croissance d’un point de la TVQ arrimera le monde municipal à une importante source de revenu autonome et encouragera le développement économique. Autre priorité de négociation, l’augmentation du partage des redevances sur les ressources naturelles permettra de valoriser les régions du Québec. Au total, c’est plus de 3 milliards $ d’argent neuf qui iront aux municipalités », a ajouté Monsieur Cusson, qui y voit également la reconnaissance de l’importance de l’autonomie municipale.

Plus de 3 milliards $ d’argent neuf qui iront aux municipalités pour la fiscalité municipale…

Outre les gains sur les priorités de négociations de l’UMQ, la création du Fonds Régions et Ruralité, qui bénéficiera d’une nouvelle enveloppe de 224,5 millions $, et la bonification du programme d’aide à la voirie locale, sont aussi de bonnes nouvelles pour les gouvernements de proximité.

L’UMQ constate que la conclusion de l’entente est le résultat de l’influence de son travail de sensibilisation et d’argumentation en faveur d’une réforme de la fiscalité municipale et de l’importance des gouvernements de proximité dans le quotidien des citoyennes et des citoyens.

« L’UMQ a été la première à tirer la sonnette d’alarme sur l’avenir de l’impôt foncier. On le sait, cet outil est dépassé et fait reposer un poids de plus en plus insoutenable sur les épaules des contribuables et des entreprises. Les responsabilités du monde municipal sont en croissance et les revenus sont en baisse. C’est mathématique. Malgré les qualités de l’entente, il reste du travail à faire », a conclu le président de l’UMQ.

Source : UMQ

À lire : Eau potable : Québec baissera de moitié la norme de concentration maximale de plomb

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Eau potable : Québec baissera de moitié la norme de concentration maximale de plomb

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À la suite de l’annonce du gouvernement du Québec d’abaisser de moitié la norme de concentration maximale de plomb acceptable dans l’eau potable et de revoir les méthodes d’échantillonnage, conformément aux recommandations de Santé Canada, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) insiste sur l’importance d’assurer la qualité de l’eau potable que consomment les citoyennes et citoyens. 

L’UMQ annonce qu’elle offre sa collaboration à l’élaboration de la stratégie d’intervention gouvernementale à cet effet dans les prochains mois. « La qualité de l’eau potable est une priorité pour les gouvernements de proximité, qui assument la responsabilité du réseau public de conduites d’eau. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les municipalités sont à pied d’œuvre jour après jour et investissent déjà pour moderniser leur réseau d’aqueduc », a déclaré le président de l’UMQ et maire de Drummondville, monsieur Alexandre Cusson.

L’eau potable qui sort des usines de traitement est exempte de plomb!

L’Union tient à rassurer la population : l’eau potable qui sort des usines de traitement est exempte de plomb et d’excellente qualité. Ce sont plutôt les composantes physiques de la plomberie qui peuvent occasionner le problème de contamination qui affecte certains quartiers dans un nombre limité de municipalités aux prises avec un réseau d’aqueduc vieillissant.

Cette problématique est complexe puisque la responsabilité des conduites d’eau est partagée entre les propriétaires privés, les institutions, les municipalités et les autres paliers de gouvernement. Le plan d’action que devront mettre en place les municipalités pour réduire la présence de plomb dans l’eau potable permettra par ailleurs de mieux documenter l’état de la situation sur leur territoire et d’agir en ce sens.

« Au cours des quatre prochaines années, ce sont plus de 8 milliards $ qui seront investis par les municipalités dans leurs conduites d’eau, en collaboration avec les autres paliers de gouvernement. »

– Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville

« Afin que la stratégie d’intervention gouvernementale porte ses fruits et atteigne les résultats escomptés, il s’avère essentiel que Québec établisse, avec les partenaires municipaux, un calendrier de mise en œuvre et un cadre financier qui tiennent compte des différentes réalités municipales en termes de ressources humaines, matérielles et financières, tout en gardant le cap sur l’objectif de maintenir et d’améliorer la qualité de l’eau potable au Québec », a conclu M. Cusson.

L’UMQ, la voix des gouvernements de proximité

Depuis maintenant 100 ans, l’UMQ rassemble les gouvernements de proximité de toutes les régions du Québec. Sa mission est d’exercer un leadership fort pour des gouvernements de proximité autonomes et efficaces. Elle mobilise l’expertise municipale, accompagne ses membres dans l’exercice de leurs compétences et valorise la démocratie municipale. Ses membres, qui représentent plus de 85% de la population et du territoire du Québec, sont regroupés en caucus d’affinité : municipalités locales, municipalités de centralité, cités régionales, grandes villes et municipalités de la Métropole.

Source : Union des municipalités du Québec

À lire : Ce quizz te permettra d’évaluer ta consommation d’eau

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