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Culture

Psychédélique Marilou : Psychanalyse d’une époque

Saoud Maherzi

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La pièce Psychédélique Marilou, écrite par Pierre-Michel Tremblay et mise en scène par Philippe Lambert, fait le procès en douceur d’une épopée libertaire qui s’est reconvertie dans le marché néolibérale.

C’est l’histoire d’une famille moderne, bourgeoise ancrée dans l’intellectualité soucieuse et criarde de ceux qui ont le temps de penser, et qui plonge dans une crise intergénérationnelle. Le père quitte la politique parce qu’elle ne tient pas ses promesses pour ouvrir une boutique de vélo haut de gamme. La mère animatrice de radio, ex-actrice ratée, décroche une entrevue avec son idole artistique qui, s’avérant humiliante, lâche tout pour quelques mois. La fille, Marilou, est en maîtrise d’anthropologie et sa thèse sur l’héritage de la culture hippie n’avance pas, parce que c’est « de la marde ». Et au milieu, la présence d’une légende des années Woodstock, promoteur du LSD, Timothy Leary. Tout ce beau monde finit à San Francisco, où le déclic aura lieu pour le meilleur et pour le pire.

Le jeu d’acteur est sensible, saisissant le sujet dans toute sa dimension, tantôt tragique frivolité, tantôt frivole tragédie. La mise en scène est enivrante et se colle à merveille au thème psychédélique, en agençant un jeu de lumière grisant et deux musiciens présents sur scène habillés façon hippie, les cheveux longs, les chemises colorées. L’intrigue et les dialogues rendent compte de la névrose post-euphorique de notre époque du capitalisme néolibéral et du franglais, où l’on s’étonne que la déconstruction ait tout détruit du vieux monde, où l’on se retrouve en fait sans repères. Où, pour soigner sa crise, il faut s’isoler pour ne penser qu’à soi, divorcer parce que l’autre « bande mou », parce qu’au fond les fondations étaient molles aussi. Pour retrouver un peu de spiritualité, on fait du yoga simulant la sérénité, « Namaste, esti ». Et pour pallier à la dépression, le magasinage compulsif bien sûr. Le libertaire a envahi la société en enterrant les hippies, se mêlant au marché libéral. Et pour se subvertir à la normalité aliénante, il faut faire l’inattendu, « un trip de lucidité ».

Psychédélique Marilou fait une psychanalyse avec humour et dérision de la vie moderne occidentale d’après Mai 68, d’après Woodstock, d’après la Révolution Tranquille, de son vide de sens et de sa confusion. Comme un lendemain de veille, on se rend compte qu’il reste des lourdingues encore saouls, enivrés par l’illusion.

Au final, le salut ne serait-il pas dans un retour à la spiritualité ancestrale d’un lavage de pied franciscain ? (Inside joke)

Crédit photo:

Diplômé de HEC Montréal, Saoud a écrit depuis 2013 dans divers médias. Il dédie le plus clair de son temps libre à la lecture, l’écriture et à la boxe trouvant une cohérence dans l'unité de ces activités. "Find what you love and let it kill you" - Bukowski

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Culture

50 000 dollars pour les festivités du Jour de l’An à Québec

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Le gouvernement du Québec a annoncé, vendredi 28 décembre 2018, l’octroie d’une aide financière de 50 000 $ à l’organisme Action promotion Grande Allée pour la tenue du Jour de l’An à Québec.

Durant quatre jours, du 28 décembre au 1er janvier 2019, la Grande Allée deviendra piétonnière et aura des airs de fête. Au son de la musique traditionnelle, les visiteurs pourront, entre autres, prendre place dans la grande roue et se rassembler aux nombreux bars extérieurs ou sur les terrasses chauffées.

Le 31 décembre sera la soirée de la grande célébration avec de la musique techno, des spectacles son et lumière avec des éléments pyrotechniques, sans oublier le grand décompte.

« Le gouvernement du Québec est fier d’appuyer cette fête qui souligne le passage à la nouvelle année dans la capitale nationale. Celle-ci embrasse la tendance actuelle des grandes villes du monde de faire du nouvel an une occasion de se réunir et de festoyer », a déclaré Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.

Un rendez-vous à ne pas manquer pour 2019!

Au dire de la vice-première ministre du Québec, les organisateurs travaillent depuis plusieurs mois [forts de l’expérience acquise par le passé] pour offrir à la population et aux visiteurs une programmation des plus enlevantes le Jour de l’An. « C’est un rendez-vous à ne pas manquer pour célébrer le début de l’année 2019! », souligne Mme Guilbault.

À lire aussi : Où célébrer 2019 à Montréal ?

L’aide financière accordée provient du Fonds de développement économique de la région de la Capitale-Nationale (FDERCN) du Secrétariat à la Capitale-Nationale. Doté d’une enveloppe annuelle de près de 5,8 M$, le FDERCN vise à soutenir la réalisation de projets ayant des répercussions sur le développement économique et le rayonnement de la région de la Capitale-Nationale.

Source : Cabinet de la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique

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Culture

Marcel Barbeau. En mouvement, une exposition majeure à voir au Musée national

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Photos : MNBAQ, Idra Labrie (Groupe CNW/Musée national des beaux-arts du Québec)

Jusqu’au 6 janvier prochain, le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) présente : Marcel Barbeau. En mouvement. Cette rétrospective met en lumière le travail d’une figure notoire de l’art contemporain du Québec.

L’exposition consacrée à Marcel Barbeau (1925-2016), un artiste audacieux, engagé et sans compromis, offre un panorama exceptionnel de la production de l’artiste, à travers plus d’une centaine d’œuvres, reflet d’une carrière particulièrement foisonnante s’étalant sur sept décennies.

Il s’agit de la plus importante exposition jamais réalisée sur l’artiste embrassant l’ensemble de sa carrière — du milieu des années 1940 jusqu’à sa toute dernière production — élucidant les périodes marquantes de sa trajectoire pour ainsi jeter un regard attentif et frais sur cette démarche essentielle, bien que méconnue.

Marcel Barbeau, l’éternel explorateur!

Barbeau fut à l’amorce de nombreux courants d’avant-garde et de tendances artistiques au pays : il s’avère un contributeur essentiel aux premiers développements de l’abstraction picturale (années 1940 et 1950) et est internationalement reconnu pour sa contribution à l’art optique (années 1960).

Son rôle, dans le développement de la performance transdisciplinaire, a d’ailleurs été reconnu à l’été 2013, à Paris, avec sa participation à l’événement international Nouvelles vagues, organisé par le Palais de Tokyo.

Porté par une étonnante audace créative, investi d’une insatiable curiosité esthétique, Barbeau ne s’est jamais contraint à une seule orientation ou forme d’expression que ce soit. Au fil du temps, son attrait pluridisciplinaire s’est exprimé dans des disciplines artistiques aussi variées que le dessin, la peinture, le collage et la sculpture, ainsi qu’au sein de performances picturales réalisées avec des comédiens, des musiciens et des danseurs.

L’artiste fait figure de précurseur quant au décloisonnement des frontières artistiques. Adoptant très tôt une posture de chercheur dans l’évolution de sa démarche, Barbeau s’est ainsi engagé dans une voie artistique singulière, exempte de tout compromis, renouvelant sans cesse sa production. Cette façon de créer fait de lui un artiste inclassable, intemporel et vibrant d’actualité.

Source : Musée national des beaux-arts du Québec

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Noël : le Musée de la civilisation se plonge dans l’esprit des Fêtes

Fait main – Hand Made, au Musée des beaux-arts du Québec

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Culture

Les paddocks du circuit Gilles-Villeneuve raflent un prix d’Excellence

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Les nouveaux paddocks du circuit Gilles-Villeneuve, conçus par Les Architectes FABG, ont reçu le prix d’Excellence en architecture du Canadian Architect. L’agence montréalaise a su mettre en valeur un espace urbain dont les installations ont marqué l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale.

L’édition 2019 de la course célèbre aussi son 40e anniversaire

Les travaux des nouveaux paddocks avaient débuté officiellement juillet dernier et devront se terminer le 30 avril 2019. Selon la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD), le projet respecte les échéanciers, ce qui représente en soi une prouesse technique qui a été soulignée lors de la 51e édition de la compétition du Canadian Architect.

«Ce prix d’excellence en architecture s’ajoute à la fierté que nous avons d’accueillir le Grand Prix du Canada chaque année. » Ronald Cyr, Directeur général SPJD.

Le public de la formule 1 suivra la compétition à partir d’une installation qui s’est démarquée par sa créativité et son caractère écologique. Les paddocks sont en effet munis de panneaux photovoltaïques et d’espaces verts.

« Notre désir était de créer un bâtiment moderne qui s’imbrique parfaitement dans l’environnement naturel du parc Jean-Drapeau », a expliqué Éric Gauthier,architecte associé chez Les Architectes FABG. L’objectif de l’agence est atteint car ce critère a été de salué par le jury.

Un prix mérité pour diverses aspects fonctionnels et esthétiques  

L’annonce de ce beau titre a paru notamment dans le journal de référence de l’Institut Royal d’Architecture du Canada le 7décembre dernier.

Le jury a sélectionné le projet pour entre autres les aspects suivants :

  • La logistique complexe du projet devant être complété en 10 mois ;
  • La signature architecturale iconique dont la trame du plafond qui rappelle les lignes graphiques d’Expo 67;
  • Et le choix de matériaux locaux et axés sur le développement durable

À savoir : Le projet sera réalisé grâce à un investissement de 59M $, dont 41M $ proviennent de la Ville de Montréal et 18M$ du Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH).

Lire aussi : Montréal et la Formule qui électrocute les Montréalais [Chronique]

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