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Québec 2018 – ces scopes de l’Institut Neoquébec dévoilent le vrai visage des partis politiques

Baba-Idriss FOFANA

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NEO-QUEBEC

En général, les politiciens ont la bouche mielleuse quand il s’agit de parler de diversité ou de « minorité visible » au Québec. À chaque occasion, certaines formations politiques québécoises essayent de démontrer ou de se donner une image d’ouverture à l’endroit de cette catégorie de personne, surtout les Neoquébécois. Mais lorsque vient la course électorale pour accéder au pouvoir, à des fonctions stratégiques, c’est là qu’on découvre le vrai visage des politiciens sur la « fameuse diversité ».

Si vous avez lu le « Scope » 3 de l’Institut Neoquébec (INEQ) de juin dernier, intitulé « Diversité néoquébécoise : minorités visibles », vous l’aurez compris. Les partis politiques du Québec ont un problème avec la « diversité » dans son ensemble. Le mot est large, mais entendez par là : minorités visibles, membres LGBTQ+, handicapé-e-s, minorités ethnoculturelles. On se rend souvent compte que ce groupe de gens ne compte vraiment pas pour certaines affaires.

Voilà que nous sommes à moins d’un mois du déclenchement de la campagne électorale. L’Assemblée nationale du Québec sera dissoute le 29 août prochain. Sauf cataclysme, cela suppose que le prochain premier ministre des Québécois et des Neoquébécois sera connu au soir du scrutin du 1er octobre 2018. Malheureusement, comme l’a constaté l’Institut Neoquébec, aucun des quatre principaux partis politiques représentés à l’assemblée nationale n’a encore réussi à combler, à ce jour, les 125 candidatures représentant les circonscriptions électorales provinciales.

Le recrutement de candidats issus de la diversité (minorités visibles, membres LGBTQ+, handicapé-e-s, minorités ethnoculturelles) a pris du plomb dans l’aile.

Ce constat de l’INEQ est assez évocateur dans sa 3ème mise à jour du Scope Diversité NeoQuébec. « Pour ce scope “diversité neoquébécoise : minorités visibles” – inédit jusque là – nous nous étions donnés pour objectif de proposer une mise tous les 15 jours. Nous avons malencontreusement été contraint d’allonger le délai entre deux publications, dû au fait que ledit recrutement est stagnant. Entre la dernière mise à jour (26 mai 2018) et celle que nous vous proposons aujourd’hui (12 juin 2018), le seul fait notable à retenir est l’annonce de … deux (2) candidatures nouvelles : Farida Sam pour le PQ et Mohammed Barhone pour le PLQ. En dehors de cela, rien de nouveau », peut-on lire dans la publication de l’Institut Neoquébec.

Recrutement dans les partis politiques, une « incompréhension » ?

Malgré sa 4ème mise à jour en juillet, l’INEQ révèle des chiffres qui donnent froid dans le dos. « Au Parti libéral de Philippe Couillard, en date du 25 juillet, le PLQ ne compte que 04 candidatures « minorités visibles » parmi les 82 déjà investies. Au parti de François Legault, Coalition avenir Québec (CAC), sur les 61 candidats déjà investis, seulement 09 sont issus de la « minorités visibles ». Au Parti québécois (PQ) de Jean-François Lisée, Sur 73 candidatures confirmées, seules 05 sont attribuées à des Néoquébécois. Seulement Québec solidaire (QS) est en tête, avec 13 candidatures « minorités visibles » sur 91 investitures ».

« Depuis la dernière mise-à-jour du « Scope Diversité » il n’y a pas eu du nouveau, excepté la confirmation de Frantz Benjamin comme candidat du PLQ dans Viau. Ceci dit, il est probable que des candidatures nouvelles apparaissent, mais c’est sans véritable conséquence sur les chiffres du scope ».

– Ekwalla Cyrille, Fondateur Institut Neoquébec

Faut-il croire que les quatre grandes formations politiques au Québec vont nous surprendre d’ici le 29 août? Comme le souligne Ekwalla Cyrille, Journaliste, Fondateur et Administrateur de l’Institut Neoquébec, « il est probable que des candidatures nouvelles apparaissent, mais c’est sans véritable conséquence sur les chiffres du scope ».

Lire aussi: le maire de Québec demande 5000 immigrants chaque année au prochain premier ministre

À la question de comprendre pourquoi une telle ‘’réticence’’ à l’endroit des minorités visible lorsqu’il s’agit de les recruter, l’administrateur de l’INEQ pense plutôt qu’il s’agirait d’une « incompréhension » de part et d’autre. « Pour ce qui concerne le recrutement, je ne parlerai pas de « réticence » mais d’une incompréhension entre les partis politiques d’une part et les Neoquébécois de l’autre. C’est comme un tango et il faut être deux pour le danser », confie Ekwalla Cyrille.

Pour lui, les Neoquébécois (minorités visibles et personnes racisées), ce groupe, ne constitue pas encore une « clientèle politique » pouvant établir un rapport de force. « Il faut y travailler et c’est ce que quelques-uns font tous les jours en s’impliquant, en analysant, en commentant, en participant. En nous faisant voir et entendre, le recrutement se fera plus ‘’facilement’’ », croit savoir M. Ekwalla.

L’implication des minorités visibles en politique, Selon le fondateur de Neoquébec*, « n’est qu’une partie de la solution » pour leur recrutement dans les différents partis politiques. Toutefois, il estime qu’en comparaison aux échéances précédentes, des efforts ont été fait par les partis politiques.

Qu’à cela ne tienne! Si les « minorités visibles » doivent faire du ‘’bruit’’ avant d’être considérées comme des « majorités visibles », n’allons-nous pas assister à un désordre? Au demeurant, les politiciens ont la grande responsabilité de faire en sorte que les partis politiques soient le reflet de la diversité québécoise. C’est ensemble que les uns et les autres bâtiront le Québec, c’est de cela qu’il s’agit!

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*Neoquébec est à la base un média global, qui s’adresse aux Québecois-es en général et aux Neoquébécois-es en particulier. C’est aussi un espace pour entendre et faire entendre la voix de ces autres Québecois-es, les Neoquébécois-es.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Faut-il brûler Revenu Québec ?

Wissem Haddar

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On ne le dira jamais assez. Revenu Québec est devenu l’os dans la gorge des Québécois.e.s. Les agents font la pluie et le beau temps. Bref, quand de simples agents d’une régie financière deviennent des demi-dieux, des sangsues, un contribuable n’y peut rien pour se défaire…  Et ce ne sont pas vos plaintes qui vous sauveront la vie. C’est de la poudre aux yeux!

Revenu Québec doit-il exister ou disparaître ? La question mérite d’être posées à tout.e.s les Québécois.e.s grâce à qui le Québec continue d’exister. L’agence gouvernementale chargée de la perception des impôts et des taxes dans la Belle Province n’a plus bonne presse de par la faute de certains agents aux comportements moyenâgeux. 

Non seulement, des agents se bandent les muscles en faisant recours à des méthodes de recouvrement musclées. Bien plus, ces derniers menaces ou ferment carrément des entreprises pour se consoler. La raison : tout simplement parce qu’ils semblent avoir le dernier mot. Le contribuable n’est qu’un fait valoir. 

Ça bande les muscles contre le contribuable…

Alors qu’on nous laisse entendre que « tout citoyen a le droit de déposer une plainte sans craindre de représailles, s’il est insatisfait du traitement de son dossier ou du service qu’il a reçu, et le droit d’obtenir des explications relatives à toute décision concernant son dossier ». 

Nombre de Québécois.e.s s’interrogent [encore] sur le fondement de l’existence du département des plaintes à Revenu Québec. Car, si les plaintes ne peuvent prospérer, à quoi cela sert de débourser de l’énergie pour quelque chose dont le résultat est connu d’avance ? 

Revenu Québec se fait rabrouer constamment par le Protecteur du citoyen pour son comportement vis-à-vis des contribuables. Mais l’agence ne fait rien pour arranger les choses. Cela est inadmissible.

Renseignez-vous dans votre entourage, vous comprendrez que rares sont ceux qui ont porté plainte contre des agents zélés de Revenu Québec et qui ont eu gain de cause. Entre avril 2017 et mars 2018, le [fameux] Bureau de la protection des droits de la clientèle de l’agence gouvernementale a reçu quelque 8 300 plaintes. 

De ces chiffres, selon ce que rapporte le site Internet Le Conseiller, « le Bureau se réjouit de ce que le nombre de demandes d’intervention et de plaintes enregistrées a chuté de 21,2 % au cours de la dernière année et de 40,3 % en l’espace de trois ans, c’est-à-dire depuis le dépôt, en septembre 2015, d’un rapport très critique du Protecteur du citoyen envers certaines pratiques des employés de l’agence ».

A chaque jour suffit sa peine à Revenu Québec

On est à se demander si ces chiffres sont réellement vrais, d’autant plus que Revenu Québec est très critiqué par les Québécois. Qu’est-ce qui empêcherait l’Agence de tronquer les chiffres pour se donner une bonne conscience? Surtout que la “chute des plaintes” est censée être à son avantage. Si non, la “chute des plaintes” pourrait aussi s’expliquer par “la déception des plaignants” à qui on ne donne jamais raison face aux agents véreux. Et pourtant!

Dans les coulisses, certains agents confient que Revenu Québec n’a pas de marge de manoeuvre ou des mesures proprement dites à l’encontre des agents. Alors, si tel est le cas, cela suppose que les agents qui s’adonnent aux pratiques malveillantes sont de connivence avec les hauts responsables de Revenu Québec. Cela doit cesser!

Si cette agence vit pour détruire la vie de contribuables québécois.e.s, alors il va falloir vite mettre fin à ses jours.

On ne peut pas accepter que revenu Québec nous malmène sur toute la ligne. Hier, novembre 2018, c’était le vol d’une mallette contenant des renseignements confidentiels sur 18 contribuables. Aujourd’hui, août 2019, on nous parle d’un autre vol de données personnelles de 23 000 employés actuels et passés de Revenu Québec. Et demain ?

Si cette agence vit pour détruire la vie de contribuables québécois.e.s, alors il va falloir vite mettre fin à ses jours. En attendant qu’il ne soit trop tard. Huit ans de tort, ça suffit!!!

À lire : Renonciation ou annulation de dettes : des agents de Revenu Québec abusent…

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Renonciation ou annulation de dettes : des agents de Revenu Québec abusent de l’article 94.1

Wissem Haddar

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Tout paraît beau pour croire. L’article 94.1 de la loi sur l’administration fiscale (LAF), devrait en réalité permettre au ministre du Revenu de renoncer à des intérêts, à une pénalité ou à des frais payables par une personne à la suite de l’application d’une loi fiscale ou encore d’annuler de telles sommes, et ce, en totalité ou en partie. Mais entre une loi et son application, il y a des hommes qui ne sont pas forcément à la hauteur.

L’écrivain français Honoré de Balzac disait que « Les lois sont des toiles d’araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites ». C’est le cas de dénoncer certains abus de pouvoir auxquels on assiste à Revenu Québec (RQ). Depuis la venue au pouvoir du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ), les choses semblent s’empirer.

Alors que l’article 94.1 de la loi sur l’administration fiscale donne un “pouvoir discrétionnaire” au ministre du Revenu quant à la possibilité de renoncer à des intérêts, à une pénalité ou à des frais ou d’annuler de telles sommes, on est porté à croire que les agents et la haute direction du département de la Direction générale du recouvrement (DGR) utilise ce “pouvoir discrétionnaire” pour faire du tort à des entrepreneurs. Ils préfèrent fermer des entreprises endettées que d’annuler ou d’alléger leur dette.

Quand des agents font la pluie et le beau temps à Revenu Québec

Selon plusieurs témoignages reçus par des chefs d’entreprises qu’on ne nommera pas ici, lorsque les agents de la DGR sont de bonnes humeurs, ils décident d’accorder aux entreprises cet “avantage” d’annulation des intérêts et pénalités. Mais quand ils sont de mauvaises humeurs, parce que vous avez portez plainte contre un agent, soyez sûr que votre entreprise ne bénéficie pas du “pouvoir discrétionnaire” du ministre du Revenu pour l’annulation des intérêts et des pénalités à l’encontre de votre entreprise. Cela s’appelle aussi de l’injustice au Québec.

Quand des agents commis à l’application de la loi font la pluie et le beau temps, il va sans dire que le Québec a encore du chemin à faire pour devenir une Nation. L’actuel premier ministre François Legault ne devrait pas se contenter que de placer des hommes à la tête de Régies financières qui n’ont d’autres objectifs que de se remplir les poches sous sa gouverne. M. Legault n’a t-il pas promis de faire mieux que M. Couillard?

À lire : Revenu Québec : Ça délivre l’Attestation de conformité à la tête du client

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Youssef Chahed, le destin d’un Tunisien présidentiable

Wissem Haddar

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Youssef Chahed, actuel chef du gouvernement de la Tunisie, rallie plusieurs familles politiques aux idéologies contrastées auxquelles adhère une majorité du peuple.

Dans un désir d’assainir l’environnement politique, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi 18 juin, une série d’amendements modifiant le code électoral de la Tunisie. Ce pays d’Afrique du Nord situé sur la côte méditerranéenne file tout droit vers l’élection de son cinquième président de la République en novembre 2019. Alors que les regards sont tournés vers l’actuel chef de l’exécutif, tout porte à croire Youssef Chahed incarne le nouveau visage de la Tunisie moderne.

Un vent nouveau soufflera sur la démocratie tunisienne, bientôt. Le président sortant, Béji Caïd Essebsi, 92 ans, n’est pas candidat à sa réélection. Heureusement, le fondateur du parti Nidaa Tounes a eu le nez creux deux ans après sa prise de pouvoir. En proposant Youssef Chahed (43 ans), en remplacement d’Habib Essid (70 ans), en qualité de chef de gouvernement, il venait de miser sur une nouvelle « génération gagnante », éduquée, formée.

Nouvelle génération gagnante, éduquée, formée…

Le choix des députés de Nidaa Tounes, d’Ennahdha, de l’Union patriotique libre, d’Afek Tounes et du bloc Al Horra s’était concrétisé. Le 26 août 2016, celui qui a fondé Al Joumhouri au lendemain de la « révolution tunisienne » ou « révolution de jasmin » qui balaya Ben Ali a fini par convaincre bon nombre de Tunisiens. Surtout ceux qui aspirent à un autre modèle de gestion des affaires de l’État. Sa « grande guerre » contre la corruption qui gangrène la vie de ses concitoyens est encore vive dans les mémoires.

C’est peu de le dire. Youssef Chahed, actuel chef du gouvernement tunisien, a tissé sa toile par le travail depuis sa prise de fonction le 27 août 2016. Ce docteur en agroéconomie qui a porté haut le drapeau tunisien dans plusieurs pays du monde est un « technocrate » achevé. En trois ans, l’homme a réussi à imprimer sa marque à la tête du pays. Que ce soit dans le domaine de l’Éducation, des Infrastructures, des Réformes sociales, du Tourisme, de la Diplomatie etc., Chahed a su mettre « les petits plats dans les grands » à la Kasbah.

« Quand on commence à lancer des pierres sur un arbre, c’est qu’il est en train de porter ses fruits. »

L’acharnement au travail du N°1 de l’exécutif tunisien lui a valu à maintes reprises des questions sur une éventuelle candidature aux élections présidentielles de novembre 2019. Mais Youssef Chahed, qui a toujours mis les intérêts de son peuple en avant, n’est jamais « tombé dans le piège » de ceux qui voulaient sans doute lui couper l’herbe sous le pied. On pourrait même dire qu’il n’a jamais voulu parler de son intention d’être candidat ou pas, tout simplement, parce qu’il ne fallait pas perdre de vue ce pour quoi il avait été choisi pour diriger le gouvernement. « Le destin n’aime pas qu’on embrouille son fil », disait le poète français Jean Cocteau.

Aujourd’hui, faut-il douter des capacités de Youssef Chahed à diriger des hommes, un peuple ? De Al Joumhouri au gouvernement, le natif de Tunis a su gravir les échelons. À deux mois du dépôt des candidatures pour les Législatives et la Présidentielle, Chahed vient d’être porté aux commandes du mouvement Tahya Tounes.

En attendant le choix des candidats ou du moins « le choix de Chahed » par le Conseil national du parti, il est clair que l’actuel Chef de gouvernement sera plus combattu que par le passé. Mais comme le dit un proverbe africain, « Quand on commence à lancer des pierres sur un arbre, c’est qu’il est en train de porter ses fruits ».

Après tout, faut-il s’empêcher de dire que le chef du gouvernement est en route vers le palais présidentiel de Carthage? Il a le profil. Il incarne la nouvelle classe de dirigeant. Bien plus, il rallie plusieurs familles politiques aux idéologies contrastées auxquelles adhère une majorité du peuple si l’on en croit aux derniers sondages. Avec Youssef Chahed, quoi de plus normal que de présager un « avenir radieux » qui se dessine pour les Tunisiens épris de changement.

Wissem

À lire : Le ministre des Affaires étrangères rencontre les Tunisiens à Montréal

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