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Politique

Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Baba-Idriss FOFANA

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Depuis l’annonce de l’annulation de 18 000 demandes d’immigration en souffrance, le 25 janvier dernier, le gouvernement de François Legault, qui a promis une réforme de l’Immigration au Québec à travers son projet de loi N°9, fait l’objet de critique de part et d’autre. Face à quoi, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) s’est engagé à contacter les candidats évincés pour les informer des programmes disponibles, notamment pour le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et Arrima.

La décision du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) d’annuler 18 000 dossiers d’immigration en attente fait des vagues. Des candidats [à l’immigration] en question aux hommes politiques québécois issus de l’opposition en passant par des avocats en immigration, c’est un « mécontentement total ». Le Parti libéral du Québec (PLQ) n’a pas hésité a parlé d’un projet de loi « inhumain » la semaine dernière. « L’amateurisme du gouvernement Legault se fait de plus en plus sentir », a twitté Dominique Anglade, députée de Saint-Henri-Saint-Anne, critique officielle en matière d’économie et d’immigration au PLQ.

Le « nouveau visage » de l’Immigration au Québec…

Tout comme l’ancien parti au pouvoir, le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) dénoncent le « nouveau visage » de l’Immigration du gouvernement Legault. « M. Legault a rêvé pendant 15 ans de devenir PM [premier ministre]. Est-il fier que l’un des premiers gestes que son gouvernement va poser, c’est de briser le rêve d’intégration de milliers de Québécois-es? », s’interroge Manon Massé, députée de Ste-Marie-St-Jacques et porte-parole de QS, ex-candidate au poste de premier ministre.

À lire aussi : Immigration : Québec élimine 18 000 dossiers d’environ 60 000 personnes ?

De son côté, Catherine Fournier, chargée des questions d’immigration au PQ, estime que « la moindre des choses serait de traiter les dossiers des milliers de demandeurs qui sont DÉJÀ au Québec, qui parlent DÉJÀ français et qui ont DÉJÀ un travail ». « Ces gens ne devraient pas avoir à subir cette incertitude et à replonger dans cette bureaucratie », écrit la jeune élue péquiste de Marie Victorin sur son compte Twitter.

Un peu de « respect et de dignité » pour les 18 000 dossiers!

Malgré tout, le ministre québécois de l’Immigration Simon Jolin-Barrette n’entend pas reculer sur l’annulation des 18 000 dossiers en cause. Après avoir annoncé le remboursement des frais de CSQ [Certificat de sélection du Québec], le MIDI compte cette fois-ci contacter les candidats évincés afin de les informer des programmes disponibles et des nouvelles règles.

À en croire M. Barrette, « ces derniers pourront voir leur dossier placé traité en ‘’priorité’’, s’ils remplissent les trois conditions à savoir : être déjà sur place au Québec, parler français et avoir un emploi depuis au moins un an », a-t-il laissé entendre mardi lors d’une mêlée de presse après le dépôt du projet de loi sur la reforme de l’Immigration. « Au lieu d’utiliser 19 millions de dollars pour rembourser les CSQ, monsieur Jolin-Barrette devrait plutôt embaucher des fonctionnaires au Ministère pour traiter les dossiers et accorder à ces gens-là le respect et la dignité auxquels ils ont droit », propose pour sa part Andrés Fontecilla, député de Laurier-Dorion, responsable QS en matière d’immigration.

Malgré tout, le gouvernement Legault veut aller de l’avant…

Sachant qu’un dossier de candidature à l’immigration peut inclure plus d’une personne, les 18 000 dossiers pourraient toucher entre 50 à 60 000 personnes. Du total des dossiers rejetés, le MIDI avance que 3 700 dossiers visent près de 5 700 personnes ayant déjà un statut de travailleur temporaire au Québec. « NE PAS traiter les 18 000 dossiers touchant 50 000 personnes est une erreur d’un point vue économique et humain », persiste à dire Mme Anglade sur son compte twitter.

À lire aussi : Arrima Québec : ouverture du portail d’immigration en ligne

À cette allure qui du gouvernement, des avocats en droit de l’immigration ou de l’opposition québécoise l’emportera? En attendant, tout porte à croire que cette nouvelle affaire « hante et tourmente » le gouvernement Legault, qui depuis son entrée en scène en octobre 2018, fait face à de nombreuses critiques en matière de gouvernance et de réforme dans plusieurs secteurs : immigration, éducation etc.

À lire aussi : Immigration au Québec, la CAQ veut tout changer…

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Politique fédérale

Élections canadiennes : Obama demande de voter Trudeau le 21 octobre 2019 pour le progrès…

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L’ex-président américain Barack Obama a donné son appui mercredi 16 octobre 2019 au premier ministre sortant Justin Trudeau en vue de sa réélection le 21 octobre prochain, à l’occasion des élections canadiennes générales.

À cinq jour des élections canadiennes, le 44ème président des États-Unis, Barack Obama a brisé le silence pour demander aux Canadiens de voter le chef du Parti libéral du Canada (PLC) Justin Trudeau. « Je suis fier d’avoir travaillé avec Justin Trudeau en tant que président », a-t-il écrit dans un tweet. 

« C’est un leader travaillant, efficace, qui s’attaque à des enjeux importants comme les changements climatiques », ajouté M. Obama qui avait offert son appui à Emmanuel Macron lors du dernier tour de la présidentielle française du 7 mai 2017.

Obama et Trudeau à Montréal, une image vaut 1000 mots….

Selon l’ancien président américain, « le monde a besoin d’un leadership progressiste actuellement, et j’espère, a-t-il souligné, que nos voisins au nord vont l’appuyer pour un autre mandat ».

« Merci mon ami. Nous travaillons très fort pour que les choses continuent à progresser », a salué en retour, Justin Trudeau sur son compte twitter.

Obama et Trudeau dans un petit restaurant de Montréal, Liverpool House, le 6 juin 2017.

De son côté, le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a semblé réagir à l’appui de Barack Obama à Justin Trudeau par un haussement d’épaules, selon les propos rapportés par Radio-Canada. « J’ai des millions de Canadiens qui m’appuient, je ne me préoccupe pas de l’opinion d’anciens leaders étrangers », a-t-il lancé. Cette intervention constitue-t-elle une forme d’ingérence étrangère?, a demandé Radio-Canada à M. Scheer. « Ce sera aux Canadiens d’en juger lundi », a-t-il répondu.

Andrew Scheer, le chef du parti conservateur frustré ?

Rappelons qu’en juin 2017, le président Barack Obama et le premier ministre Justin Trudeau s’étaient retrouvés dans un petit restaurant de Montréal, Liverpool House, sur la rue Notre-Dame Ouest, dans la Petite-Bourgogne. Cette image de deux amis, détendues à table -, accompagnée de ces quelques mots : « Comment amener de jeunes leaders à agir dans leur communauté ? Merci @BarackObama d’être venu dans ma ville pour nous livrer vos réflexions », tweeté par M. Trudeau a fait le tour du monde.

À lire : #ObamaMTL, ces à-côtés passés à côté !

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Politique fédérale

Élection fédérale 2019 : en quatre jours, 4 700 000 d’électeurs canadiens ont voté par anticipation

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Le directeur général des élections du Canada, Stéphane Perrault, a publié le nombre estimatif d’électeurs ayant voté lors des quatre jours de vote par anticipation à l’élection fédérale en cours.

Les bureaux de vote par anticipation étaient ouverts du vendredi 11 octobre au lundi 14 octobre. Pour la première fois, ils étaient ouverts pendant 12 h chaque jour, de 9 h à 21 h.

Selon les données préliminaires, quelque 4 700 000 d’électeurs ont voté par anticipation à cette élection générale. Ce chiffre représente une augmentation de 29 % par rapport au total de l’élection générale de 2015, où 3 657 415 électeurs avaient voté par anticipation.

Il convient de noter que ces données sont estimatives. Certains bureaux de vote n’ont peut-être pas encore communiqué leurs résultats.

« De plus en plus de Canadiens choisissent de voter avant le jour de l’élection », a souligné M. Perrault. « Les heures d’ouverture prolongées ont permis à un plus grand nombre d’électeurs de voter par anticipation. Je tiens à remercier les directeurs du scrutin pour leur planification minutieuse, ainsi que les milliers de travailleurs électoraux sans qui rien de cela n’aurait été possible. »

Lundi 21 octobre 2019 : dernière chance de participer à l’élection fédérale…

M. Perrault a également mentionné qu’Élections Canada porte une attention particulière aux électeurs du Manitoba qui n’ont peut-être pas pu profiter du vote par anticipation en raison des intempéries des derniers jours. 

« Nous augmenterons le nombre de ressources à l’échelle locale et nous ajusterons les services offerts le lundi 21 octobre au besoin. Notre priorité absolue est de veiller à ce que les électeurs du Manitoba puissent voter. »

– Stéphane Perrault, DG Elections du Canada

Une répartition du nombre estimé d’électeurs ayant voté par anticipation, par province ou territoire et par circonscription, pour chacune des 338 circonscriptions, est en cours de calcul et sera bientôt disponible sur elections.ca.

Rappelons que Elections Canada est un organisme indépendant et non partisan qui relève directement du Parlement.

Pour obtenir des mises à jour, abonnez-vous à notre service de nouvelles à elections.ca.

Source : Elections Canada

À lire : Canada 2019 : une élection générale fédérale est en cours

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Actualités

DEO, ce Québécois d’origine gabonaise devient président du PQ

Baba-Idriss FOFANA

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À 45 ans, Dieudonné Ella Oyono (DEO) a été choisi pour diriger la présidence du Parti québécois (PQ). De président du conseil exécutif du PQ dans Pointe-aux-Trembles, DEO succèdera officiellement à Gabrielle Lemieux, présidente sortante du conseil exécutif national dudit parti, lors du prochain congrès extraordinaire du parti le 10 novembre 2019.

Il est sans doute une étoile montante au sein du Parti québécois. Lui, c’est Dieudonné Ella Oyono. L’auteur de Comment tomber en amour avec son nouveau pays? est passé haut les mains le 10 octobre dernier lors de l’élection du président du PQ. « Cette victoire est une marque de confiance totale des membres du Parti qui croient en mon leadership, mon pragmatisme et ma capacité à rassembler », a-t-il commenté.

Confiance, Leadership, Pragmatisme…

Seul candidat en lice, DEO avait placé sa campagne sous le sceau du « rassemblement » des indépendantistes pour la « reconquête » du pouvoir d’État en 2022. Et cette candidature a séduit plus d’un au parti bleu. « Je suis très heureux d’arriver à la tête d’un grand parti qui offre une alternative crédible au statu quo du fédéralisme c’est-à-dire l’indépendance. Un projet de société emballant et rassembleur pour relever les défis de notre temps dont la crise climatique », a confié M. Oyono à Avant-Première MTL au soir de sa victoire.

« Les défis sont nombreux : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022. »

– Dieudonné Ella Oyono, président élu du Parti québécois

Celui qui prend la tête du PQ est loin d’être un parvenu sur la scène. Arrivé au Québec en 2001 pour poursuivre un doctorat en économie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), DEO a franchi plusieurs autres étapes de sa vie québécoise en 18 ans.

Que peut DEO à la tête de la présidence du PQ ?

Avant d’être désigné président du comité de la diversité du Parti québécois en 2018, et candidat du PQ dans Saint-Henri-Saint-Anne, il a exercé pendant 10 ans en tant qu’économiste au gouvernement du Québec. Alors qu’il est actuellement commissaire au développement économique à la Ville de Montréal en plus d’être chargé de cours en économie à l’Université du Québec à Montréal, M. Oyono vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc.

En attendant son officialisation à la tête de la présidence du PQ le 10 novembre prochain, Dieudonné Ella Oyono annonce déjà les couleurs de sa mandature : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022.

DEO parviendra-t-il à relever ce défi en trois ans, sachant que le PQ bat de l’aile depuis les dernières élections provinciales du 1er octobre 2018 ? Seul le temps nous le dira!

À lire : Dieudonné Ella Oyono : Moi président du Parti québécois ?

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