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Politique provinciale

Québec : la CAQ laisse tomber les communautés autochtones ?

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Les libéraux critiques l’absence de vision du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) envers les communautés autochtones résidant sur le territoire québécois.

Le député de D’Arcy-McGee et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires autochtones, David Birnbaum, dit avoir interpellé vendredi matin à l’Assemblée nationale la ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours, sur l’absence de vision du gouvernement caquiste pour améliorer les liens avec les communautés autochtones résidant sur le territoire du Québec et pour mieux répondre à leurs défis ainsi qu’aux opportunités d’épanouissement et de développement économique.

Mme D’Amours, « floue et ambiguë » dans ses réponses!

« J’ai demandé à la ministre quel était le plan et quelle était la vision du gouvernement caquiste pour accompagner et appuyer les peuples autochtones vers un avenir plus prospère et plus prometteur. Lors de nos échanges, Mme D’Amours a livré peu de détails sur la vision de son gouvernement, encore moins d’engagements concrets et moins de résultats. Le peuple autochtone mérite tellement mieux! », soutient David Birnbaum, député de D’Arcy-McGee et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires autochtones.

À lire : Peuples autochtones, Peuples marginalisés au Canada…

Dans ses réponses, au dire de M. Birnbaum, la ministre D’Amours est restée « floue et ambiguë ». Le député de D’Arcy-McGee dit craindre de voir le projet de CHSLD, promis depuis des années dans le cadre du Projet Tortue, ne plus voir le jour. « La ministre n’a également pas donné la position officielle du gouvernement sur le projet de loi fédéral C-92 touchant les services aux jeunes autochtones dont la juridiction sera partagée avec le provincial. De plus, Mme D’Amours n’a pas confirmé qu’elle allait soumettre son agenda complet sur le site www.transparence.gouv.qc.ca, un geste de transparence auquel les citoyens s’attendent », souligne le porte-parole libéral en matière d’affaires autochtones.

« Les nations autochtones du Québec ont perdu en influence et en sensibilité »

Pour enfoncer le clou, David Birnbaum révèle que depuis le début de son mandat, la ministre n’exerce aucun leadership tant du côté des différentes communautés qu’au sein du Conseil de ministres. « Il a été possible de le constater lors de la crise du suicide au Nunavik, lors des négociations entourant le projet Apuiat et lors de l’Assemblée politique annuelle de la Nation algonquine Anishinabeg. Aucune action n’a été mise en place pour soutenir les communautés qu’elle représente », déplore-t-il.

À lire : Les jeunes Autochtones du Québec se dotent d’un outil pour prendre en charge leur avenir

Clairement, croit savoir le député libéral, les nations autochtones du Québec ont perdu en influence et en sensibilité au sein du Conseil des ministres et du bureau du premier ministre depuis le 1er octobre 2018. Le Parti libéral du Québec dit être connu pour « ses résultats et sa présence sur le terrain » et M. Birnbaum souhaite que le gouvernement maintienne l’écoute destinée aux différentes communautés autochtones du Québec.

Source : le Parti libéral du Québec

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FIQ : bataille juridique pour éradiquer le temps supplémentaire obligatoire au Québec

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La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec —  FIQ plaide aujourd’hui, lundi 9 septembre, pour que le Tribunal administratif du travail (TAT) révise la décision qu’il avait rendue le 25 avril dernier en ce qui à trait au temps supplémentaire obligatoire (TSO). 

Dans cette décision, le TAT avait refusé d’exercer sa compétence à l’égard des établissements qui ont recours au TSO comme mode de gestion. La FIQ avait aussitôt manifesté sa volonté de contester et avait déposé une demande de révision administrative le 27 mai.

Le TSO perdure malgré les promesses

Malgré les multiples représentations de la FIQ auprès du gouvernement, le recours systématique au TSO est encore d’actualité. Les membres de la FIQ sont extrêmement en colère et veulent que le tribunal tranche pour responsabiliser les établissements de santé à cet égard.

« Les professionnelles en soins ont lancé un cri d’alarme le 8 avril dernier. Nous ne cessons de le répéter, le TSO a des conséquences désastreuses sur les professionnelles en soins et sur la qualité et la sécurité des soins. Quand est-ce que le Tribunal va intervenir auprès des employeurs pour garantir des services de qualité à la population comme il le fait auprès des syndicats ? Cette situation est carrément injuste et nos membres ne se sentent pas respectées ! », déclare Nancy Bédard, présidente de la FIQ.

La règle du deux poids, deux mesures dénoncée par la FIQ

Rappelons que le 5 avril 2019 une juge du TAT avait enfin reconnu que le TSO devait être utilisé lors de situations urgentes et exceptionnelles. Dans sa décision, le TAT avait indiqué clairement l’engagement du CPNSSS de prendre les moyens pour éviter de faire appel au TSO le 8 avril, lors de la journée sans TSO des professionnelles en soins.

« Comment se fait-il que les employeurs aient collaboré cette journée-là et que désormais ils ne soient plus capables de mettre en place des mécanismes pour éviter le recours au TSO ? Devant l’absence de volonté, le recours au TAT est incontournable. Nous allons poursuivre cette bataille juridique dans l’intérêt de tous, de la population et des professionnelles en soins. », ajoute Nancy Bédard.

Pour rappel, la Fédération représente 76 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, soit la grande majorité des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques œuvrant dans les établissements de santé et de services sociaux québécois.

Source : Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec

À lire : Des infirmières excédées des heures supplémentaires, Québec appelle les retraités à la rescousse

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Protection des renseignements personnels : la CAQ craint d’entendre Revenu Québec, selon le PQ

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François Legault, premier ministre du Québec depuis octobre 2018.

Dans la foulée de plusieurs épisodes préoccupants de fuites de données, le député de René‑Lévesque, leader parlementaire et porte-parole du Parti Québécois en matière de finances, Martin Ouellet, reste perplexe devant la position du gouvernement quant à la tenue d’une commission parlementaire sur la protection des renseignements personnels; contre toute logique, le domaine public n’y serait pas entendu.  

« Dès que Desjardins a annoncé que quelque 2,7 millions de ses membres avaient été victimes d’une fuite de données, nous nous sommes demandé de quelle façon les parlementaires pourraient contribuer à mieux protéger l’information personnelle des Québécois. Il était urgent d’agir; nous avons même proposé au gouvernement la tenue d’une commission parlementaire spéciale, en juillet, mais il l’a alors jugée prématurée », a rappelé Martin Ouellet.

Depuis, d’autres institutions d’importance, comme Capital One et Equifax, ont elles aussi avoué s’être fait voler de l’information concernant leurs clients. Et se sont ajoutés à ce triste bilan, plus récemment, Revenu Québec et le Secrétariat du Conseil du trésor. Mais pas question, pour le gouvernement, de se pencher sur ce qui s’est passé à l’interne. « Même à huis clos, la CAQ refuse d’entendre Revenu Québec! Que craint‑elle, exactement? », a demandé le porte‑parole.

« Les Québécois ont besoin de retrouver un sentiment de sécurité »

« L’enjeu de la protection des données est complexe, global, et il touche toutes les institutions, qu’elles soient publiques ou privées. Plus personne ne se sent à l’abri d’un vol d’identité, et la confiance des citoyens est à son plus bas. Or, il y a certainement des façons de diminuer les risques. Nous avons, tout au moins, le devoir d’en discuter, et pas seulement à moitié », a poursuivi le député.

Martin Ouellet insiste : il ne s’agit pas de trouver un coupable, mais plutôt des solutions. « L’important, c’est que les Québécois retrouvent un certain sentiment de sécurité. Les députés ont des questions à poser en leur nom, et les institutions, les autorités réglementaires, les experts ont certainement des réponses, des idées, des suggestions à partager. Toutefois, ce n’est pas que l’affaire des entreprises; l’État doit lui aussi prendre part à l’exercice », a‑t‑il insisté.

Une autre séance de travail de la Commission des finances publiques (CFP) aura bientôt lieu afin de poursuivre les discussions à propos de la tenue d’une commission parlementaire sur la protection des données personnelles. Le Parti Québécois continuera à plaider pour qu’on y entende Revenu Québec et le Secrétariat du Conseil du trésor.

Source : Aile parlementaire du Parti Québécois

À lire : Vol de renseignements personnels : Québec annonce l’encadrement des agences de crédit

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Déploiement historique des services d’immigration dans les régions du Québec

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Le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI), Simon Jolin-Barrette, accompagné du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la Mauricie, Jean Boulet, a annoncé un déploiement historique du ministère de l’Immigration dans toutes les régions du Québec ainsi qu’une bonification des services offerts aux entreprises. 

Ces nouvelles mesures représentent un investissement majeur de 8,3 millions de dollars du MIDI. Les nouveaux employés du MIDI s’installeront dans les bureaux de Services Québec et les centres locaux d’emploi. Leur travail s’exercera en complémentarité avec celui des employés du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Déploiement sans précédent du MIDI dans les régions

Déploiement institutionnel

Le Ministère ouvrira 40 nouveaux points de services du MIDI partout au Québec pour un grand total de 61. Ces antennes s’intégreront aux bureaux existants de Services Québec et seront réparties dans les Directions régionales du MIDI. Le Ministère ajoute également deux nouvelles Directions régionales pour un total de six. Avec ce réseau bonifié, le Ministère sera présent dans plus de 50 villes, dans l’ensemble des régions administratives du Québec, afin de répondre aux besoins des entreprises et des régions.

Déploiement de ressources humaines

Afin d’assurer une présence suffisante en région et de mieux servir les différents partenaires, le Ministère ajoute 111 employés sur le territoire. Au total, ce sont 162 employés du MIDI qui offriront des services dans toutes les régions du Québec. Le déploiement du réseau offrira aux entrepreneurs un accès facile et rapide à un employé du Ministère.

Bonification des services aux entreprises en immigration

Pour assurer les nouveaux services aux entreprises, le Ministère crée le nouveau poste de conseiller en immigration régionale. Ces conseillers offriront des services personnalisés et de proximité aux entreprises. Leur nouveau mandat consistera notamment à :

  • informer les entreprises et les accompagner dans les différents programmes existants d’immigration permanente ou temporaire et les aides financières disponibles ;
  • traiter les demandes des entreprises directement en région ;
  • guider les employeurs qui souhaitent utiliser le « Portail employeurs » disponible sur la plateforme Arrima ;
  • soutenir les agents d’aide à l’intégration pour accompagner les personnes immigrantes.

Ces services s’ajoutent à l’offre gouvernementale existante, notamment à celle du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS) et du ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI), qui travaillent ensemble pour répondre aux besoins des entreprises.

À lire : Seuils d’immigration : Québec met de l’eau dans son vin et opte pour plus de nouveaux arrivants

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