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Économie

Québec, le secteur des grains demande l’aide des deux gouvernements

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Aujourd’hui, 30 juillet 2018, les Producteurs de grains du Québec (PGQ) ont tiré la sonnette d’alarme suite à l’enveloppe de 12 milliards $ accordée par l’administration Trump aux agriculteurs américains.

La guerre commerciale entre les États-Unis et ses partenaires continue de créer des surenchères des deux côtés du ring.

Depuis l’établissement des nouveaux tarifs douaniers, le secteur agricole américain a enregistré des pertes qui s’élèvent à 11 milliards de dollars selon les estimations de l’administration Trump, et à 13 milliards selon celles des agriculteurs.

Après l’aide financière annoncée par le président américain pour soutenir le secteur, les agriculteurs québécois expriment de nouveau leurs craintes de la concurrence déloyale.

Ils réitèrent notamment leurs demandes qui visent à faire face aux répercussions futures des surtaxations imposées par les États-Unis.

Le PGQ a mis en exergue dans son communiqué de presse en date d’aujourd’hui, les différences entre les aides du gouvernement américain et celle du Québec.

Alors que le soutien de base pour le maïs et le soya dans la province est estimé à 47 $ par hectare entre 2016 et 2018, celui des États-Unis se chiffre à 80 $ par hectare.

Quant à l’assurance récolte, entre 2010 et 2016, celle des États-Unis est 10 fois plus élevée que celle des agriculteurs québécois.

« Ces subventions américaines menacent d’amplifier l’instabilité et la chute des prix mondiaux, en plus de creuser directement l’écart du soutien gouvernemental qui favorise nos concurrents. Les coupes récentes dans les programmes et les protections offertes placent les producteurs d’ici dans une situation de grande vulnérabilité. » M. Christian Overbeek, président du PGQ.

Le PGQ a rappelé que ses demandes demeurent les mêmes. Il avait appelé il y a quelques années à renforcer le secteur en mettant « en place des programmes de sécurité du revenu et de gestion des risques. »

Le PGQ avait en outre demandé, le 13 juin dernier, aux partis politiques « de s’engager à réaliser les actions suivantes au cours de la prochaine législature:

  •     Améliorer les programmes de sécurité du revenu, notamment en matière de protection financière contre les cycles prolongés de bas prix du grain;
  •     Mettre en place des mesures de compensation de l’asymétrie des normes et programmes qui défavorisent la production québécoise, notamment face à la concurrence étrangère;
  •     Mettre en place un groupe de travail sur la compétitivité du secteur des grains mandaté pour formuler des recommandations au gouvernement. »

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Économie

Ralentissement de l’économie canadienne en 2019

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Le pouvoir d’achat du Canadien va baisser en 2019 selon une étude du Conference Board du Canada. Le ralentissement de l’économie canadienne causera aussi la hausse des taux d’intérêt et un refroidissement du marché immobilier.

Plusieurs facteurs sont à l’origine des prévisions économiques peu optimistes révélées par le Conference Board du Canada ce mardi 18 décembre.

Grosso modo, les difficultés par lesquelles passe le secteur de l’énergie ainsi que la décroissance de l’emploi auront pour effet le recul du PIB par rapport à l’année passée. Le think tank canadien estime que le PIB s’élèvera à 1,9% en 2019. Il connaîtra ainsi un recul par rapport aux prévisions chiffrées à 2,1%.

« Les dépenses de consommation ont été le moteur de la croissance économique au cours des dernières années, mais les Canadiens resserrent les cordons de leur bourse. En 2019, la croissance économique dépendra d’un climat d’affaires amélioré et d’un meilleur rendement du secteur hors énergie. » Matthew Stewart, directeur, Prévisions nationales chez Conference Board du Canada.

Pourquoi le Canada ne pourra plus tabler sur le secteur de l’énergie?

Concernant le pétrole, la chute des prix et les difficultés au niveau de la capacité pipelinière continueront de ralentir l’investissement dans le secteur de l’énergie. Si pour l’Alberta 2019 sera la deuxième année au cours de laquelle elle doit faire face à la diminution des investissements, la Colombie-Britannique connaîtra de meilleurs jours.

En effet, selon le Conference Board, les investissements dans l’énergie augmenteront grâce au LNG Canada, le projet d’exploitation de gaz naturel, et le pipeline Coastal Gas Link. Par ailleurs la contribution du secteur demeurera faible.

La pénurie de main d’œuvre se fera sentir

Les départs en retraite des baby-boomers est la première cause de la pénurie de main d’œuvre. Celle-ci touche différents secteurs à l’échelle nationale. Aux dires du think tank la reprise de croissance de l’emploi, enregistrée durant les derniers mois de 2018, n’a pas eu grand effet. S’ajoute à cela le ralentissement de la croissance des salaires.

Par ailleurs le Conference Board du Canada reste positif car deux facteurs pourront impacter positivement l’économie canadienne. La signature du nouvel Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) et les nouvelles mesures fédérales pourront booster les investissements et les exportations hors énergie en 2019. De plus la concurrence entre les entreprises pour attirer les travailleurs pourra engendrer une hausse des salaires.

Lire aussi : Montréal, forte hausse du nombre de travailleurs

Source : Note de conjoncture canadienne

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Économie

Montréal, forte hausse du nombre de travailleurs

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Selon les chiffres de Revenu Québec le taux de croissance de Montréal est le plus haut par rapport à toutes les villes de la province.

Un rapport publié ce mardi, 18 décembre, par Statistique Québec, révèle que le nombre des travailleurs continuent d’augmenter en 2016-2017. Cette hausse est marquée notamment par une augmentation du revenu d’emploi médian. En 2017, celui-ci a observé une forte hausse dans les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Variation du nombre de travailleurs de 25 à 64 ans, MRC du Québec, 2016-2017. Crédit photo Institut de la statistique du Québec

La croissance du nombre de travailleurs a été enregistrée dans un peu plus de la moitié des villes de la province. Sachant que le rapport s’adresse aux travailleurs âgés de 25 à 64 ans, la hausse a été observée dans les régions à forte croissance démographique.

La Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine s’est démarquée par sa croissance du nombre de travailleurs (+ 2,4 %), et aussi par celle du revenu d’emploi médian, qui a augmenté de 10,0 %.

Lire aussi : Professions culturelles : les femmes prennent le pouvoir au Québec

En parallèle, la décroissance a touché, en 2017, les villes confrontées à un vieillissement accéléré de la population. Par exemple, à Pontiac et Minganie, la baisse du nombre de travailleurs a atteint respectivement -3,3 % et – 3,6 %.

De meilleurs résultats à Montréal

En 2017, le nombre des travailleurs a augmenté considérablement à Mirabel (4,8 %), Montcalm (2,7 %) et La Rivière-du-Nord (2,3%).

En outre, Montréal a affiché presque deux fois le taux de croissance par rapport à l’ensemble du Québec (1,0 %). En effet, le taux d’augmentation du nombre de travailleurs dans la métropole s’élève à 1,9%. Cette croissance se maintient depuis 2011.

Lire aussi : Québec : égalité et parité homme femme, accomplissements et défis

Source : Bulletin Flash. Évolution du marché du travail dans les MRC

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Tourisme

Air Canada se démarque par sa classe affaires

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Les voyageurs de la classe affaires ont été nombreux en 2018 à choisir la compagnie nationale comme étant le meilleur transporteur en Amérique du Nord.

Les avis des voyageurs classe affaires ont accordé le meilleur classement à Air Canada à travers notamment différents médias. Selon le sondage de la société de recherche canadienne Ipsos Reid 92 % des voyageurs d’affaires préfèrent voyager à bord d’Air Canada. Il s’agit du 27e sondage annuel qui cible les clients ayant effectué au moins six vols aller-retour pour affaires au cours des 12 derniers mois.

Les clients de la compagnie ont témoigné de leurs satisfactions à propos de l’horaire, du programme de fidélisation et du service clientèle.  De plus « 96 % des personnes interrogées ont l’intention de choisir Air Canada pour leurs voyages d’affaires intérieurs. »

Ainsi, le transporteur national continue de jouir d’une bonne réputation. De plus son nombre de voyageurs est en hausse depuis cinq ans.

Les magazines spécialisés ont eu aussi choisi Air Canada

Lucie Guillemette, vice-présidente générale et chef des Affaires commerciales à Air Canada a indiqué en outre que « l’écart actuel entre les voyageurs assidus préférant Air Canada et les concurrents intérieurs est le plus important depuis 2014. »

« Et nous nous réjouissons particulièrement de savoir que cette tendance est répandue dans toutes les régions canadiennes », poursuit-elle.

De son côté le magazine Business Traveler a révélé que ses lecteurs ont élu Air Canada « meilleur transporteur aérien international en Amérique du Nord et meilleur transporteur aérien en Amérique du Nord. » À ce propos la compagnie se démarque en outre par son expérience en vol.

Mme Guillemette a rajouté notamment que Skytrax, un organisme de notation de transporteurs aériens internationaux, décrit Air Canada comme étant le seul transporteur international quatre étoiles en Amérique du Nord.

En plus de la qualité de service, la compagnie excelle par son infrastructure. En effet, les rédacteurs de Frequent Business Traveler ont désigné la Suite Signature Air Canada de l’aéroport Toronto-Pearson meilleure suite de transporteur aérien des Amériques.

Lire aussi : Air Canada bat aujourd’hui un nouveau record de transport de passagers

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