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Société

Québec, les banques alimentaires ont du mal à répondre à la demande

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Le bilan des banques alimentaires annonce une nouvelle année assez dure à gérer.

Selon la grande guignolée des médias, depuis quelques années, se sont ajoutées aux personnes qui ont recours à l’aide alimentaires, les catégories de salariés et de travailleurs. À partir de 2017, cette augmentation a engendré la hausse de 5 % des demandes d’aide alimentaire mensuelles. Les statistiques de 2017 ont révélé que 47,4 % des banques ont vécu des situations de pénurie. Cela a entraîné des grandes perturbations dans la gestion de la demande.

Voici les chiffres clés dévoilés aujourd’hui, 5 décembre, par la grande guignolée des médias :

  • 3,8 % ont dû fermer plus tôt ou ne pas ouvrir durant certaines journées;
  • 7,9 % ont dû renvoyer chez eux des gens sans leur offrir de nourriture;
  • 14,1 % ont dû solliciter l’assistance d’un autre comptoir alimentaire;
  • 45,5 % ont dû donner moins de denrées;
  • 49,6 % ont dû acheter davantage de denrées que d’habitude.

« En novembre, nous n’avons plus de nourriture à remettre, nos tablettes sont vides. La guignolée des médias nous permet d’offrir des services pendant une bonne partie de l’année, mais pas durant les 12 mois en entier. » Jeanne Breton, de la Société de Saint-Vincent de Paul.

Collecte des dons pour les banques alimentaires

L’organisme dévoile cette réalité dans le cadre du lancement de sa collecte de rue annuelle. L’action débute ce jeudi, 6 décembre, à travers plus de 350 de points de collecte au Québec.

À Montréal, 150 endroits seront ouverts de 6 h à 10 h et de 15 h à 18 h afin de recevoir vos dons pour Moisson Montréal, Jeunesse au Soleil et la Société de Saint-Vincent de Paul.

L’action continue jusqu’au 24 décembre dans plus de 600 lieux de collecte dont 340 pharmacies Jean Coutu, 210 supermarchés Provigo et Maxi et 55 bureaux de Via Capitale.

Lire aussi : Québec : 45 000 prestataires d’aide sociale victimes de « chasse aux pauvres »

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Société

Montréal inclusive, un premier plan d’action en matière d’immigration et d’intégration des nouveaux arrivants

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Intitulé Montréal inclusive, le premier plan d’action 2018-2021 visant l’intégration des nouveaux arrivants à Montréal a été dévoilé, mercredi 5 décembre dernier, par la mairesse Valérie Plante. Elle était accompagnée de Magda Popeanu, vice-présidente et responsable de l’habitation, de la gestion et planification immobilière, et de la diversité montréalaise au comité exécutif de la Ville.

Le plan d’action Montréal inclusive 2018-2021 s’inscrit en conformité avec l’attribution du statut de métropole, qui reconnaît le rôle-clé de Montréal en matière d’immigration, d’inclusion et d’intégration ainsi que sa capacité d’intervention de proximité. « J’en suis convaincue : l’immigration enrichit la métropole en élargissant ses horizons et en créant des milieux de vie dynamiques à l’échelle de tous les arrondissements », a déclaré Valérie Plante.

Le rôle de Montréal dans l’immigration au Québec

Montréal inclusive, est le fruit de consultations avec les acteurs du milieu de l’immigration et des personnes immigrantes, tout en s’inspirant des meilleures pratiques de partout dans le monde. Ce plan d’action triennal regroupe une trentaine d’actions sous quatre grands axes.

« Avec la mise en œuvre de ce plan, l’administration municipale réunit les conditions gagnantes qui permettront d’accélérer le processus d’intégration des nouveaux arrivants afin de maximiser leur pleine participation à la vie montréalaise. »


            – Valérie Plante, mairesse de Montréal

Le premier axe du plan vise à rendre l’administration municipale exemplaire en étant ouverte, sécuritaire et inclusive. Le deuxième axe porte sur une offre de service intégrée et accessible alors que le troisième s’adresse aux acteurs de l’emploi et à la société civile afin de bonifier leurs capacités d’accueil et d’inclusion. Le dernier axe vise à assurer la protection et l’accès à des services aux migrants sans statut ou à statut précaire.

À lire aussi : Seuil d’immigration : Québec passe à l’acte, Trudeau met en garde…

À terme, l’administration municipale souhaite augmenter la participation des nouveaux immigrants à la vie économique, assurer le respect de leurs droits, réduire l’écart entre leur taux de chômage et celui des natifs et améliorer leur accès à des logements de qualité et abordables.

De ville sanctuaire à ville responsable…

Capture d’écran du Plan d’action Montréal inclusive 2018-2021.

Ainsi, « la Ville a pris la décision de ne plus parler de Montréal en termes de ville sanctuaire, mais plutôt parler de ville responsable et engagée en mettant l’emphase sur des actions sur le terrain pour protéger l’ensemble de la population montréalaise, quel que soit le statut, sans peur », a expliqué Mme Popeanu.

Au dire de la mairesse Plante, Montréal a l’ambition d’agir de façon exemplaire et mobilisatrice. Avec ce tout nouveau plan d’action, la Ville compte déployer les meilleures initiatives et les outils les mieux adaptés « pour que tous les immigrants et immigrantes puissent pleinement s’épanouir et recevoir l’accueil dont ils ont rêvé à leur arrivée dans notre belle et grande ville ».

À lire aussi : Le Canada veut accueillir 330 000 immigrants économiques en 2019

Pour rappel, depuis plus de 25 ans, Montréal a mis en place des orientations, des politiques et des pratiques pour assurer l’intégration et la participation des citoyens et citoyennes de diverses origines à toutes les sphères de la vie municipale.

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Éducation

Garderie éducative : près de 1700 nouvelles places subventionnées à travers le Québec

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Dans le but de mieux répondre aux besoins des familles en matière de services de garde éducatifs à l’enfance, le ministère de la Famille veut aller de l’avant avec la création de 1 691 nouvelles places subventionnées en installation.

De ce nombre, 1 207 places seront créées dans les Centres de la petite enfance (CPE) et 484 places dans les garderies subventionnées. Ces nouvelles places seront réparties dans 19 territoires de bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial et onze régions du Québec. « La priorité de notre nouveau gouvernement est d’en faire plus pour les familles québécoises. Ainsi, nous développerons le réseau de services de garde éducatifs à l’enfance pour qu’il réponde adéquatement aux besoins des tout-petits et de leur famille », a annoncé Mathieu Lacombe, ministre de la Famille, lors d’une visite du CPE Au pays de Cornemuse.

Cette annonce fait suite à un appel de projets ciblé lancé dans le cadre de la démarche de révision de l’offre de services de garde éducatifs à l’enfance. Cet exercice visait, semble-t-il, à mieux répondre aux besoins identifiés sur des territoires en déficit de places et dans certains milieux défavorisés.

Un « premier pas » vers la réalisation des engagements de la CAQ?

Au dire du ministre Lacombe, « cette annonce n’est qu’un premier pas », puisque le gouvernement Legault s’est engagé à déployer des milliers de places afin de réaliser ses engagements en matière de service de garde éducatifs à l’enfance. « De concert avec nos partenaires, nous travaillons également à promouvoir la qualité des services de garde éducatifs à l’enfance afin qu’au Québec, chaque enfant puisse développer son plein potentiel », a ajouté Mathieu Lacombe.

Rappelons que la démarche de révision de l’offre de services de garde éducatifs à l’enfance a été amorcée en 2017 par le ministère de la Famille, sous le gouvernement libéral. Elle vise principalement à assurer la pérennité du réseau et à mieux répondre aux besoins de garde des parents dans l’ensemble des régions du Québec.

À lire aussi :

Appel de projets – Ciblé 2018

Révision de l’offre de services de garde éducatifs à l’enfance

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Éducation

Taxe scolaire : un taux unique et plus bas au Québec à quel prix ?

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Le nouveau gouvernement du Québec a déposé, jeudi, un projet de loi qui vise l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire applicable au Québec. Les caquistes soutiennent que cette taxe scolaire sera basée sur le taux le plus bas en 2018-2019.

Afin de mettre fin aux « iniquités entre les contribuables, qui ont été tolérées par les gouvernements précédents », le ministre des Finances, Eric Girard, a présenté à l’Assemblée nationale, le projet de loi no 3, Loi visant l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire. « Nous faisons (…) un premier pas pour corriger une injustice que nous dénonçons depuis un moment déjà, ce qui entraînera, à terme, une baisse de taxe scolaire pour presque tous les Québécois », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.

Une baisse graduelle du taux de taxe scolaire

Le gouvernement, dans son projet de loi, propose une baisse graduelle du taux de taxe scolaire, jusqu’à ce que le taux le plus bas actuellement observé s’applique à l’ensemble des contribuables du Québec. Le coût de cette réforme sera réparti dans le temps. Il entend allouer graduellement les sommes nécessaires à la baisse du taux de la taxe scolaire, et une subvention d’équilibre fiscal qui sera versée au réseau scolaire public pour combler la réduction de leur revenu de taxation scolaire et pour maintenir le financement des écoles du Québec.

« Avec le dépôt de ce projet de loi, nous assurons aux Québécois une baisse de leur fardeau fiscal, tout en préservant l’intégrité des budgets des écoles du Québec et des services qu’elles fournissent aux élèves. » – Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur

Au dire de M. Girard, ce projet de loi sur la taxation scolaire illustre clairement la volonté du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) de tenir les promesses faites à tous les Québécois et Québécoises et d’agir promptement pour remettre de l’argent dans leurs poches.

Pendant que le premier ministre François Legault avance que l’éducation est au centre des priorités de son gouvernement. L’opposition officielle estime que le projet de loi 3, Loi visant l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire, sera aux dépens des services aux élèves. 

« Un projet de loi aux dépens des services aux élèves »

« Mais avec ce projet de loi, le réseau de l’éducation serait privé de plus de 700 millions de dollars annuellement en services aux élèves », ont critiqué dans un communiqué conjoint, Carlos J. Leitão et Marwah Rizqy, respectivement porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances et d’enseignement supérieur.

« Le ministre des Finances, Éric Girard, dit vouloir réduire le fardeau fiscal des contribuables. En uniformisant la taxe scolaire, ce n’est pas le fardeau fiscal qu’il va réduire, c’est la qualité de l’éducation offerte à nos enfants. » – Carlos J. Leitão, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances

Au dire de l’ex-parti au pouvoir, le gouvernement de la CAQ doit garantir les budgets et le maintien des services pour nos écoles. Car pour eux, ce manque à gagner sera récurrent année après année, alors que « la mise à jour économique ne prévoit absolument rien pour compenser la perte de revenus du réseau de l’éducation ».

À lire aussi : Éducation – Pédagogie numérique, l’école 42 à Paris inspire le Québec

S’agissant de la promesse de création des maternelles à quatre ans pour tous, la CAQ prévoyait un investissement de 1,2 milliard pour l’année 2019-2020. Mais, les libéraux soutiennent que ce budget est inférieur aux investissements de plus de 1,5 milliard dans les infrastructures scolaires pour l’année en cours. « Le principal problème du milieu scolaire c’est un financement stable, des écoles saines et rénovées et des professionnels pour aider nos jeunes à réussir! », fait valoir de son côté, Marwah Rizqy.

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