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Politique provinciale

Québec prolonge son Plan d’action contre l’intimidation

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Mathieu Lacombe, ministre de la famille, a annoncé ce mardi, 7 mai, la prolongation du plan d’action Ensemble contre l’intimidation, une responsabilité partagée pour la période 2019-2020.

Le premier plan d’action concerté contre l’intimidation s’est déroulé dans la période 2015-2018.

Québec a décidé aujourd’hui de continuer cette lutte qui inclut notamment la cyberintimidation jusqu’à 2020 afin d’élaborer un nouveau plan.

Milieu scolaire, 75% des travailleuses victimes de violence

Dans le cadre de la prolongation des actions contre ces fléaux, M. Mathieu Lacombe a lancé un appel de candidatures pour le prix Ensemble contre l’intimidation et une démarche de consultation publique sur les enjeux actuels en matière de prévention et de lutte contre l’intimidation.

La démarche a pour but d’impliquer la population dans la mise en œuvre de solutions afin de prévenir et éradiquer ce type de violence qui touche particulièrement les jeunes.

Une démarche qui se veut non partisane

M. Lacombe a précisé que les mécanismes de la consultation seront élaborés en collaboration avec les représentants des partis de l’opposition.

Selon Christine Labrie, députée de Sherbrooke, il est important que la démarche donne la parole aux jeunes.

« Ce sont eux les premiers concernés par l’intimidation. Ils sont donc les plus à même de savoir comment la prévenir, tant à l’école que sur les réseaux sociaux », a-t-elle expliqué.

De son côté, Véronique Hivon, députée de Joliette, a souligné l’importance d’inclure particulièrement les populations vulnérables, comme les personnes atteintes d’une déficience.

À savoir : Le prix Ensemble contre l’intimidation honore chaque année une personne, une organisation et une école ou une commission scolaire qui se sont illustrées par leurs actions dans leur milieu. L’appel de candidatures est lancé dès aujourd’hui et prendra fin le 19 juin 2019.

Lire aussi : L’intimidation : Québec récompense les trois meilleurs combattants du fléau

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Économie

Fête nationale et fête du Canada : ouvert ou fermé le 24 juin et le 1er juillet ?

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Le ministère de l’Économie et de l’Innovation rappelle aux commerçants et aux consommateurs que les commerces de détail de biens (magasins, boutiques, points de vente, marchés et autres) doivent fermer leurs portes au public le lundi 24 juin 2019, à l’occasion de la fête nationale du Québec, et le lundi 1er juillet 2019, à l’occasion de la fête du Canada.

La Loi et le Règlement n’imposent pas de restrictions quant au nombre d’employés de même qu’aux heures et aux jours d’ouverture des restaurants, des stations-services, des librairies, des antiquaires ainsi que des fleuristes le jour de la fête nationale du Québec et de la fête du Canada.

24 juin, fête nationale du Québec

Les établissements d’alimentation de petite surface, c’est-à-dire ceux dont la surface de vente est de 375 mètres carrés ou moins (épiceries, dépanneurs, fruiteries, boucheries, certaines succursales de la Société des alcools du Québec et autres), pourront ouvrir leurs portes au public sans restriction de personnel toute la journée le 24 juin 2019 et entre 8 h et 21 h le 1er juillet 2019.

Quant aux établissements d’alimentation de grande surface, c’est-à-dire ceux dont la surface de vente est de plus de 375 mètres carrés, ils ne pourront pas ouvrir leurs portes au public le 24 juin 2019, mais pourront le faire sans restriction de personnel entre 8 h et 21 h le 1er juillet 2019.

1er juillet, fête du Canada

Les pharmacies pourront ouvrir le 24 juin 2019 à la condition qu’au plus quatre personnes, à l’exclusion de celles affectées uniquement à l’officine du pharmacien, assurent le fonctionnement de la partie commerciale. Elles pourront ouvrir sans restriction de personnel entre 8 h et 21 h le 1er juillet 2019.

Soulignons que la Loi et le Règlement ne s’appliquent pas aux commerces de services (comme les salons de coiffure), ni aux bureaux, ni aux salles de spectacles, ni aux entreprises manufacturières.

Infraction pénale en cas de non-respect…

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation rappelle que le commerçant qui contrevient à la Loi en admettant le public dans son établissement ou en annonçant que le public pourra y être admis commet une infraction pénale et est passible d’une amende minimale de 1 500 $. De même, le responsable d’un centre commercial qui consent à ce que l’un de ses locataires enfreigne la Loi commet lui aussi une infraction pénale et est passible de la même amende.

À lire : Journée nationale des patriotes : Ouvert ou fermé?

Veuillez noter que les bureaux du ministère de l’Économie et de l’Innovation seront fermés le 24 juin 2019 et le 1er juillet 2019. Si vous désirez dénoncer un commerce qui enfreint la Loi, vous pouvez communiquer avec la police municipale. Vous pouvez également y effectuer un achat et transmettre un reçu au Ministère présentant la date et l’heure.

Pour plus de renseignements sur les heures et les jours d’ouverture des établissements commerciaux, consultez le www.economie.gouv.qc.ca/commerce ou composez le 514 499-2176 ou le 1 800 539-7078.

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Actualités

La CAQ mène le Québec droit dans le mur, prévient Manon Massé

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À l’occasion de la fin de session parlementaire, Québec solidaire a dressé ce vendredi matin son bilan. Si Gabriel Nadeau-Dubois parle de « trahison de la classe moyenne », pour les promesses non tenues, Manon Massé laisse entendre qu’avec la CAQ, « le Québec fonce droit dans le mur encore plus vite qu’avec les libéraux ».

Pour les porte-parole de Québec solidaire, deux constats s’imposent : le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) a non seulement démontré son absence totale de leadership en matière environnementale, il a également rompu ses promesses économiques en menant une guerre contre la classe moyenne québécoise.

« François Legault sent la pression »

« On a dit que l’environnement allait être notre priorité numéro un, et nous avons tenu promesse. François Legault sent la pression. Il a été forcé de répondre à nos questions quasiment tous les jours de la session parlementaire, et son parti a fini par se sentir obligé de convoquer ses troupes pour ébaucher un simili-plan environnemental à la va-vite. Mais la CAQ a échoué tous les tests. Avec eux, le Québec fonce droit dans le mur encore plus vite qu’avec les libéraux. La climato-passivité du gouvernement met notre avenir et celui de nos jeunes qui sont dans la rue chaque vendredi en danger », a martelé Mme Massé.

Celle qui a représenté Québec solidaire aux débats des chefs d’octobre 2018 a lancé un ultimatum au premier ministre Legault avant de menacer de « bouleverser son travail » à l’Assemblée nationale et dans la rue.

« On a lancé un ultimatum à M. Legault : son gouvernement doit déposer un plan de réduction des GES pour atteindre les cibles de GIEC, faire valider ce plan par un expert indépendant et mettre fin à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois d’ici le 1er octobre 2020, sans quoi il devra payer un prix politique important. Nous n’avons pas peur de bouleverser son travail à l’Assemblée nationale et dans la rue, car nous avons l’appui de la population », a prévenu Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques.

Il n’y a pas qu’en matière d’environnement que la CAQ n’a pas fait ses preuves, estime Gabriel Nadeau-Dubois (GND). Sur le plan économique, le député de Gouin soutient que François Legault a « brisé ses promesses » en laissant tomber la classe moyenne qui travaille fort au détriment des multinationales.

« Pendant toute la campagne électorale, le premier ministre n’a pas arrêté de promettre des jobs payantes. Il s’est présenté comme le grand champion de la classe moyenne. Le retournement est pour le moins spectaculaire. Depuis Duplessis, jamais nous n’avons vu un premier ministre être aussi peu gêné de prendre le camp des multinationales contre la classe moyenne », a déploré le leader parlementaire de Québec solidaire.

Sur « la planète Legault », les Québécois gagnent trop d’argent…

GND a dénoncé « la planète de François Legault » sur laquelle le PDG d’Alcoa mérite un salaire de 13 millions de $ US, et le PDG d’Investissement Québec le million par année. « Sur la planète de François Legault, les Québécoises et les Québécois gagnent trop d’argent, mais le PDG d’Alcoa, lui, mérite son salaire à 13 millions de $ US, et le PDG d’Investissement Québec mérite son million par année. Main dans la main avec ses amis PDG, François Legault est en guerre contre la classe moyenne », a-t-il critiqué.

À lire : Tarification sociale des transports, QS insiste sur l’importance de la gratuité

Pendant ce temps, le gouvernement Legault veut utiliser le bâillon, une procédure spéciale pour faire adopter les projets de loi sur la laïcité (PL21) et l’immigration (PL9) face aux parlementaires qui feraient « obstruction » aux travaux en Commission.

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Politique provinciale

Vaccination : les pharmaciens québécois pourront administrer et prescrire des vaccins

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Québec a déposé aujourd’hui, jeudi 13 juin, le Projet de loi 31 (PL 31) afin de permettre notamment aux pharmaciens d’administrer et de prescrire des vaccins. Les pharmaciens québécois, étant les seuls en Amérique du Nord à ne pas avoir l’autorisation de vacciner, qualifie le dépôt de PL 31 comme « une avancée » et « une excellente nouvelle » pour la population.

« L’objectif n’est pas de transformer les pharmacies en centrales de vaccination, mais de profiter de la présence du patient vulnérable pour lui proposer d’y recourir sur place », souligne Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Il ajoute que cette mesure intensifiera « la collaboration entre les pharmaciens et les autres professionnels de la santé », et apportera « une offre complémentaire » à celle déjà offerte dans beaucoup de pharmacies, par des infirmières.

En plus de la vaccination, selon l’Ordre, ce projet de loi offre plusieurs avenues intéressantes. Notamment, il permettra aux médecins de demander une consultation aux pharmaciens afin de revoir la médication et de cesser certains médicaments au besoin. Il permettra également aux pharmaciens d’ajuster et de prolonger les ordonnances de tout prescripteur habilité à prescrire des médicaments.

La vaccination, l’une des mesures les plus rentables en santé publique

En 2015-2016, seuls 24 % des malades chroniques de 18 à 59 ans avaient reçu le vaccin contre la grippe au Québec, un pourcentage bien en deçà de la cible de 80 % et un score décevant lorsqu’on sait que la vaccination est l’une des mesures les plus rentables en matière de santé publique. Partout au Canada et à travers le monde, le fait d’autoriser les pharmaciens à vacciner a contribué à améliorer l’atteinte des cibles.

« L’ouverture est bien présente au Collège des médecins du Québec, notre partenaire principal dans le dossier, et nous avons une volonté commune de développer des modèles de pratique et de collaboration qui pourront bien servir les Québécois. Le pharmacien est formé pour en faire davantage et améliorer l’accès aux soins de santé à la population. Nous espérons en venir avec des propositions bien concrètes dans les prochains mois. »

– Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec

Le projet de loi déposé aujourd’hui constitue « un pas en avant » pour l’accès aux soins de santé des patients. Ces changements législatifs à venir constituent une première étape. D’autres modifications, de nature réglementaire cette fois-ci, sont actuellement en discussion.

Les travaux visent entre autres l’ajout de conditions pouvant être traitées par le pharmacien et des mesures visant à faciliter l’ajustement d’ordonnances. En surplus, un modèle d’exercice avancé et de pratique collaborative selon certains critères d’éligibilité comme une formation de niveau maîtrise ou la reconnaissance d’acquis expérientiels est à l’étude.

Rappelons que l’Ordre des pharmaciens du Québec a pour mission de veiller à la protection du public en encourageant les pratiques pharmaceutiques de qualité et en faisant la promotion de l’usage approprié des médicaments au sein de la société. Il regroupe plus de 9000 pharmaciens :

  • Plus de 6700 d’entre eux exercent à titre de salarié ou de propriétaire dans près de 1900 pharmacies privées et plus de 1600 pratiquent au sein des établissements publics de santé du Québec.
  • Plus de 800 pharmaciens œuvrent notamment à titre d’enseignant ou pour des organismes publics, associatifs ou communautaires.

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