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Éducation

Quebec va accompagner 225 000 élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage

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Dans le but de mieux accompagner les quelque 225 000 élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA) qui fréquentent actuellement le réseau scolaire, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a annoncé mardi 4 juin plusieurs mesures importantes.

Un investissement de 70 millions de dollars [et l’ajout de près de 850 enseignants, professionnels et ressources de soutien professionnelles] est prévu dans le réseau scolaire en vue de la prochaine rentrée. « Au Québec, à l’heure actuelle, seulement le tiers des élèves handicapés ou en difficultés d’apprentissage obtiennent un diplôme d’études secondaires après 7 ans. Si rien n’est fait pour inverser la tendance, 150 000 élèves pourraient ne pas obtenir leur diplôme d’études secondaires. Comme ministre de l’Éducation et comme prof, je ne peux m’y résigner », a déclaré le ministre Roberge.

Un plancher de services dans les écoles

Pour favoriser la persévérance et la réussite scolaires de tous les élèves, un seuil minimal de services  doit être offert dans chaque école ou centre par des ressources qualifiées. Cela se traduira par l’ajout de près de 650 ressources professionnelles, enseignantes ou techniques, à travers la province. Le fait de bonifier les services de soutien facilitera la détection et l’intervention précoces, ce qui permettra de répondre plus efficacement aux besoins des élèves en difficulté. Cet investissement se chiffre à 47 millions de dollars.

Ajout de 150 classes spéciales dans le réseau scolaire

Grâce à une aide financière de 20 millions de dollars pour la prochaine année, le réseau scolaire pourra se doter de 150 classes spéciales supplémentaires et d’environ 200 ressources professionnelles supplémentaires. Considérant le nombre restreint d’élèves qu’elles accueillent et les ressources spécialisées supplémentaires dont elles disposent, ces classes permettront de mieux soutenir et accompagner certains élèves ayant des besoins particuliers qui ne peuvent être pris en compte dans une classe régulière.

Déploiement de cliniques mobiles en régions éloignées

Dans le but de favoriser le dépistage précoce des difficultés d’apprentissage et de mieux outiller les milieux scolaires en régions éloignées, des cliniques mobiles composées notamment d’orthophonistes, d’ergothérapeutes, d’orthopédagogues et de psychoéducateurs seront également mises en place. Un montant de 3 millions de dollars est ainsi alloué et sera réparti dans trois régions, soit l’Ouest, le Nord et l’Est.

Rappelons que Le budget 2019-2020 prévoit, pour les cinq années et à compter de 2019-2020, 338 millions de dollars pour ces trois mesures. Cette somme se répartit ainsi :

  • ressources de soutien supplémentaires : 235 millions de dollars;
  • ajout de classes spéciales : 100 millions de dollars;
  • déploiement de cliniques mobiles : 3 millions de dollars en 2019-2020.

À lire : Semaine québécoise des personnes handicapées : un appel à l’action pour bâtir une société plus inclusive!

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  1. Pingback: En situation de handicap, 250 000 personnes pourraient intégrer le marché du travail au Québec - Avant Premiere Mtl

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Éducation

Formation générale au Cégep : « évitons le nivellement par le bas »

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À la suite des propos tenus en début de semaine par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, quant à une éventuelle modernisation de la formation générale dans les cégeps, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) tient à rappeler l’importance de défendre une vision large de la réussite éducative qui englobe l’ensemble du développement de la personne et qui ne se réduit pas à une approche comptable axée strictement sur le taux de diplomation.

Certains propos tenus dans les médias cette semaine laissent entendre qu’il faut « moderniser » et rendre plus « attrayante » la formation générale pour augmenter le taux de diplomation, en particulier les cours de français et de philosophie. 

« Il s’agit d’une équation simpliste sans fondement qui ressemble à s’y méprendre à du nivellement par le bas : les établissements collégiaux appartiennent à l’enseignement supérieur qui suppose une complexité des savoirs, qu’on se destine au milieu du travail ou aux études universitaires. », affirme Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

Une formation incontournable pour mener à la réussite éducative!

La formation générale fournit précisément un socle commun de connaissances et d’aptitudes qui préparent à la citoyenneté : il s’agit d’un apport considérable au développement de la personne qui enrichit considérablement l’ensemble de la société québécoise. 

« La formation générale est incontournable pour mener à la réussite éducative puisqu’elle forme des citoyennes et des citoyens outillés de façon assez large et durable pour comprendre la société dans laquelle ils vivent et être en mesure d’y contribuer et de s’adapter aux changements », explique Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

Les enseignantes et les enseignants des cégeps, experts disciplinaires et pédagogiques, sont au cœur des processus de révision, d’implantation et d’évaluation des programmes et la responsabilité de la qualité de l’enseignement leur incombe. 

« Les enseignantes et les enseignants ne sont pas déconnectés de la société et la question de la mise à jour de la formation fait partie de leur quotidien. Leur expertise ainsi que l’autonomie professionnelle dont ils jouissent leur offrent la latitude nécessaire pour rendre les cours plus  » attrayants  » à l’intérieur des balises ministérielles. Présenter les cours comme des entités figées, donc désuètes, c’est méconnaître le dynamisme de la vie pédagogique enseignante. », conclut Yves de Repentigny.

Source : FNEEQ-CSN

À lire : La Fédération des cégeps célèbre ses 50 ans

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Éducation

Autorisations d’enseigner : Québec doit mettre en place un dispositif de reconnaissance des acquis scolaires…

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Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec

Le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) a rendu public, lundi 5 août, son avis sur les modifications au Règlement sur les autorisations d’enseigner, produit à la demande du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. 

La refonte du projet de règlement à l’étude constitue un effort important, selon le CSE, pour clarifier les normes concernant l’accès à l’exercice de la profession enseignante par la prise en compte de la complexité des diverses situations que vivent tant les candidates et les candidats à cette profession que les employeurs. Cet avis porte sur les éléments que le Conseil juge essentiels de considérer afin de guider le choix et la nature des modifications à apporter à ce règlement.

Des autorisations provisoires d’enseigner aux titulaires d’un DEC en Techniques d’éducation à l’enfance?

Dans cet avis, le Conseil souligne notamment l’importance de mettre en place un dispositif de reconnaissance des acquis (RAC) scolaires et expérientiels commun basé sur le Référentiel de compétences professionnelles pour la formation du personnel enseignant. De plus, le Conseil recommande de rendre temporaire et non permanente la mesure visant à délivrer, sous condition, une autorisation provisoire de dispenser le service de l’éducation préscolaire aux titulaires d’un diplôme d’études collégiales en techniques d’éducation à l’enfance.

Pour le Conseil, l’accompagnement professionnel du personnel enseignant en début de carrière s’avère essentiel; il l’est encore davantage dans un contexte où certaines commissions scolaires éprouvent des difficultés de recrutement et doivent engager des enseignantes et des enseignants qui n’ont pas encore terminé leur formation à l’enseignement. 

« La diversification des voies d’accès à la profession enseignante doit également signifier un plus grand accompagnement du personnel enseignant. L’avis du Conseil repose sur le droit des élèves des secteurs public et privé de recevoir un enseignement de qualité. »

– Maryse Lassonde, présidente du Conseil supérieur de l’éducation

Dans ce contexte, une plus grande attention devrait être accordée à l’insertion professionnelle du personnel enseignant, quelle que soit la voie d’accès à la profession. L’insertion professionnelle devrait également être structurée dans une perspective de diversification de la carrière enseignante, pour que la fonction d’accompagnement des nouveaux enseignants soit reconnue, que la mise en place de mesures d’accompagnement soit favorisée et qu’un savoir‑faire en la matière soit développé par les membres du personnel enseignant et qu’il soit partagé entre eux.

À lire : Enseignement à la maison : les recommandations des parents foulées aux pieds ?

Enfin, le Conseil réaffirme l’importance de la formation continue du personnel enseignant tout au long de sa carrière et réitère l’intérêt d’envisager la profession enseignante de manière plus large, pour y incorporer des fonctions à la fois d’enseignement, d’accompagnement de stagiaires et de pairs, de développement pédagogique, de coordination de projets collectifs ainsi que de collaboration à la recherche scientifique. 

L’ensemble de ces fonctions contribue à enrichir les compétences professionnelles du personnel enseignant, à en favoriser la diffusion et le partage et, par le fait même, à contribuer à la valorisation de la profession enseignante.

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Éducation

Enseignement à la maison : les recommandations des parents foulées aux pieds par Québec ?

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Conférence de presse des étudiants participant à l’enseignement à la maison (Groupe CNW/Regroupement des associations de parents impliqués dans l'enseignement à la maison)

Le regroupement des associations de parents éducateurs du Québec, tout en se félicitant de la décision du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, de repousser de deux ans la mise en place d’examens que son ministère veut imposer aux enfants qui reçoivent leur enseignement à la maison, est déçu du refus du ministre de revoir les fondements de son projet de règlement, critiqué autant par les parents que par le Protecteur du citoyen. 

Pour le Regroupement, ce que le ministre présente comme un “assouplissement” n’est en fait qu’un report de l’entrée en vigueur d’une partie dudit règlement. « En continuant d’insister pour que le projet d’apprentissage des matières obligatoires que suivent nos enfants soit calqué sur ce qui se fait à l’école et en imposant les méthodes d’évaluation propres au milieu scolaire traditionnel, nous croyons fermement que le règlement publié ce matin par le ministre contredit la lettre et l’esprit de la loi 144 », laisse-t-on entendre.

Le Regroupement estime que les changements que le ministère apporte avec l’adoption de ce nouveau règlement sont pour la plupart “inapplicables et réduisent la capacité des parents d’offrir à leurs enfants une éducation à la maison de qualité”, conforme à leurs valeurs et qui respecte les capacités de chacun des enfants inscrits dans ce programme. 

Tout en rappelant que la loi 144  a été adoptée après des consultations exhaustives autant auprès des experts en la matière et des principaux intéressés que sont les parents, le Regroupement dit offrir sa “collaboration pleine et entière” au ministre afin de s’assurer que les ressources qui doivent être mises en place par les commissions scolaires durant la prochaine année scolaire le soient, tel que la loi les y oblige, afin de donner à cette expérience éducative toutes les chances possibles de réussite.

L’enseignement à la maison et les exigences du ministre…

S’il s’avérait que des changements deviennent nécessaires parce que la progression de l’apprentissage des matières obligatoires n’est pas satisfaisante, indique le Regroupement, “nous serons les premiers intéressés à revoir le fonctionnement du programme afin que nos enfants en sortent gagnants”.

D’ici là, le regroupement des associations de parents éducateurs du Québec exhorte le ministre de l’Éducation de “convoquer le plus rapidement possible” la Table de concertation nationale, créée par la loi et qui a pour objet de conseiller le ministre en la matière. 

« Précisons à nouveau que la loi et ses règlements, tels qu’adoptés sous le précédent gouvernement, prévoyait déjà l’enseignement de matières dites de base, comme la langue maternelle, la langue seconde, les mathématiques, les sciences et l’histoire. Le nouveau règlement n’y change rien, ni ne règle le problème des écoles religieuses dites illégales qui n’existent plus », martèle le Regroupement.

Pour plus d’information, voir le communiqué de presse du 8 mai 2019

Source : Regroupement des associations de parents impliqués dans l’enseignement à la maison

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