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Quitter l’Unesco, c’est opter pour la guerre

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Comme un couperet, les États-Unis ont annoncé, jeudi 12 octobre, leur retrait de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Entendez par là : UNESCO.

Appelons les choses par leur nom : Ce retrait des États-Unis de l’Unesco – après l’accord de Paris sur le climat – signifie clairement que le pays de Donald Trump ne se reconnait plus dans les valeurs et les principes, de l’une de ses institutions phares, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples. Sous prétexte que l’Unesco serait « anti-israélienne ».

Et il n’en fallait pas plus ! Quelques heures après l’annonce américaine, Israël a, à son tour, annoncé son prochain retrait de l’institution, la qualifiant de       « théâtre de l’absurde où l’on déforme l’histoire, au lieu de la préserver ». Pourquoi ? Le crime de lèse-majesté de l’Unesco, c’est l’admission de la Palestine en son sein en 2011 ; c’est d’avoir déclaré la ville de Hébron, en Cisjordanie, « zone protégée » du patrimoine mondial.

C’est donc pour des intérêts partisans que les États-Unis ont décidé, envers et contre tous, de suspendre d’abord ses contributions financières à l’organisation et ensuite, venir annoncer leur retrait pour « demeurer observateur ». Le « gendarme du monde » est-il si manipulable par les lobbies israéliens?

En tout état de cause, cette posture porte à croire que les USA n’entendent plus « contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ». C’est bien cela les fondamentaux de l’Unesco. C’est bien triste.

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Chroniques

Twitter : le compte du nouveau premier ministre Legault n’est pas authentifié

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Chronique – Le premier ministre du Québec n’est plus Philippe Couillard. Depuis le 1er octobre dernier, le numéro un des Québécois se nomme François Legault. C’est lui qui a gagné les élections en remportant une majorité des sièges 74/125 à l’Assemblée nationale. Depuis lors, ces faits et gestes sont suivis par le monde entier depuis les réseaux sociaux, notamment Twitter et Facebook.

Officiellement, c’est vers la mi-octobre que François Legault deviendra premier ministre reconnu du Québec. Son assermentation n’est qu’une question de formalité. Mais d’ici là, la machine caquiste devrait être en marche afin que tout soit au point.

Pour l’instant, on ne parle que de formation du gouvernement, des éventuelles nominations de ministres ou d’aménagement des bureaux du tout nouveau premier ministre du Québec. Pendant ce temps, les gens défilent sur les pages sociales du premier ministre désigné du Québec. C’est à travers les réseaux sociaux que le reste du monde entier verra qui est le premier ministre du Québec. C’est à travers ce nouveau canal d’information que lui-même pourrait donner la primeur de ce qu’il fait ou compte entreprendre pour la “Belle Province” et ses populations. On devrait s’attendre à une “vraie identité virtuelle’’ du premier ministre, à une “page vraie” de M. Legault.

Depuis sa victoire aux élections provinciales, les abonnements au compte Twitter « moche », de François Legault se multiplient.

De plus en plus, les dirigeants du monde ont tendance à marquer les réseaux sociaux. Certains les utilisent comme moyen de rapprochement vers les populations à travers des messages ou en rendant compte de leurs activités. Twitter, Facebook – pour ne citer que ces deux médias sociaux -, sont des plateformes , de nos jours, des journalistes recueillent et collectent de l’information en plus des canaux traditionnels. D’ailleurs, Donald Trump est un exemple parfait des dirigeants qui diffusent sur leurs comptes Twitter de l’information, considérés comme crédible par les médias. À l’heure des infox (fakenews), ces pages officielles certifiées authentiques par les plateformes font la différence.

De l’authenticité de la page Facebook ou du compte Twitter d’un dirigeant

Lorsqu’on se rend sur le compte Twitter de M. Legault, la seule chose qui a changé, c’est son statut de « Premier ministre désigné du Québec ». En dehors de ça, Twitter nous apprend que le compte du premier ministre n’est pas une « page certifiée ». Elle n’est donc actuellement « pas authentique ». Pourtant, la page Facebook officielle de François Legault est certifiée authentique par la compagnie de Mark Zuckerberg.

 

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Sur Twitter, comme Facebook, un « compte certifié » se reconnaît par un « badge bleu ». Il apparaît à côté du nom sur le profil du compte et à côté du nom du compte dans les résultats de recherche. « Ce badge est toujours de la même couleur et placé au même endroit, quelles que soient les couleurs du thème ou du profil qui personnalisent le compte », précise le réseau social Twitter.

« Les badges certifiés doivent être attribués par Twitter. Par conséquent, tout compte arborant un badge sur sa photo de profil ou d’arrière‑plan, ou à tout autre endroit, laissant ainsi supposer qu’il s’agit d’un compte certifié, peut faire l’objet d’une suspension définitive »

– Service assistance Twitter.

En conséquence, selon Twitter, « le badge bleu permet d’assurer aux utilisateurs l’authenticité d’un compte d’intérêt public ». Le compte Twitter de François Legault, désormais premier ministre, n’est-il pas d’intérêt public? Au juste, qui gère la page officieuse de M. Legault? Est-ce le premier ministre lui-même ou un gestionnaire de communauté de la Coalition avenir Québec (CAQ) ? Or, il se trouve que le parti d’où est issu le nouveau premier ministre tient un compte certifié sur Twitter.

N’importe qui peut se créer une page au nom de François Legault

Si vous vous rendez sur le compte Twitter de Philippe Couillard, premier ministre sortant, vous verrez qu’il porte un badge bleu. Même si le compte de M. Couillard n’est pas encore actualisé, vous pouvez lire ceci : « Député de Roberval, chef du Parti libéral du Québec et premier ministre du Québec. Compte animé par l’équipe des communications ». Il en est de même pour le premier ministre du Canada. Sur le compte Twitter certifié de Justin Trudeau, il est marqué : « Compte géré par le 23e premier ministre du Canada et personnel ».

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À défaut d’avoir une présentation claire sur la section « à propos » du compte Twitter du premier ministre désigné du Québec, il apparaît « indispensable » à l’équipe de François Legault de faire une demande d’authentification dudit compte Twitter. Cela y va de l’image du premier ministre, première personnalité du Québec et de la crédibilité des informations ou messages diffusés, pris en compte par les médias et les journalistes.

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Québec 2018 : Quatre visages politiques à la conquête de 6 millions d’électeurs

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Capture d'écran 📸Radio-Canada

La campagne électorale des élections générales québécoises de 2018, initialement prévue le 29 août, a été déclenchée jeudi 23 août par le premier ministre Philippe Couillard, candidat à sa propre succession, au moyen d’un décret signé par le lieutenant-gouverneur du Québec.

Cette joute électorale devrait durer 39 jours pour aboutir à l’élection de 125 députés et un premier ministre à la tête du Québec pour un mandat de quatre ans.

Si officiellement 22 partis politiques ont été autorisés à prendre part aux élections provinciales, seulement quatre d’entre eux sont les plus médiatisés. Au nombre de ceux-ci : la Coalition avenir Québec (CAQ) dirigée par François Legault, le Parti libéral du Québec (PLQ) de Philippe Couillard, le Parti québécois (PQ) conduit par Jean-François Lisée et Québec solidaire représentée par Manon Massé.

Manon-Nadeau, Couillard, Lisée et Legault ont 39 jours, d’ici le 1er octobre, pour convaincre les Québécoises et les Québécois de leur capacité à gouverner le Québec.

Comme il fallait s’y attendre, depuis 24 heures, les principaux challenger ont affiché leurs couleurs. Dans les rues des villes Québécoises, les poteaux et panneaux ont été bombardés des affiches de campagne. Le point d’orgue de cette bataille visuelle, ce sont les autocars flambant neufs qui vont devoir parcourir le Québec à l’effigie des leaders de la CAQ, du PLQ, du PQ et de QS. À ce propos, il se trouve que le Parti québécois s’est démarqué en optant pour l’art affiché sur l’autobus de campagne. Mais en plus, l’autobus du Parti québécois n’est « Sérieusement » pas Québécois!

« Contrairement au Parti libéral, la CAQ et Québec solidaire, le Parti québécois sillonnera les routes du Québec durant la campagne électorale dans un autobus construit au Manitoba »

– Journal Le Soleil

Bref, le plus important serait sans doute de parvenir à convaincre les 6,1 millions d’électrices et électeurs dans une population d’un peu plus de 8 millions d’habitants, faire élire le maximum de candidats et candidates dans les 125 circonscriptions électorales du Québec. Et pour mieux conquérir les cœurs, les prétendants au poste de premier ministre multiplient les promesses à l’endroit des populations.

L’éducation et la famille au centre des promesses politiques

Ce vendredi, au deuxième jour de la campagne, la CAQ a même annoncé son intention d’en finir avec les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), si elle est portée au pouvoir le 1er octobre. Pendant ce temps, le PLQ promettait entre 150 et 300 $ par enfant par année, dépendamment de leur revenu, si les libéraux étaient réélus.

Au même moment, le PQ continuait de faire les yeux doux aux familles, en annonçant une mesure qui pourrait faciliter l’achat des fournitures scolaires aux parents d’élèves du primaire et du secondaire. De son côté, QS veut rendre l’école gratuit jusqu’à l’âge de 17 ans. Alors que les libéraux avancent l’idée de rendre les garderies gratuites pour les enfants de 4 ans, les caquistes souhaitent revoir le coût des garderies pour revenir au tarif unique de 8,05 $ par jour et même rendre l’école obligatoire de 4 à 18 ans.

Même s’il s’agit de promesses électorales, les principaux partis politiques essayent tant bien que mal en ce début de campagne de démontrer la place qu’occupe l’éducation et la famille dans leur programme de gouvernement et projet de société. Il reviendra donc aux populations québécoises de savoir lire entre les lignes avant de confier leur sort à un homme ou une femme au soir du 1er octobre prochain. Autrement dit, ce serait la désolation pour les quatre prochaines années.

À Lire aussi : Québec : 375 femmes candidates pour 125 postes de députée en 2018

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Capture d'écran 📸Radio-Canada
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Québec 2018 – ces scopes de l’Institut Neoquébec dévoilent le vrai visage des partis politiques

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NEO-QUEBEC

En général, les politiciens ont la bouche mielleuse quand il s’agit de parler de diversité ou de « minorité visible » au Québec. À chaque occasion, certaines formations politiques québécoises essayent de démontrer ou de se donner une image d’ouverture à l’endroit de cette catégorie de personne, surtout les Neoquébécois. Mais lorsque vient la course électorale pour accéder au pouvoir, à des fonctions stratégiques, c’est là qu’on découvre le vrai visage des politiciens sur la « fameuse diversité ».

Si vous avez lu le « Scope » 3 de l’Institut Neoquébec (INEQ) de juin dernier, intitulé « Diversité néoquébécoise : minorités visibles », vous l’aurez compris. Les partis politiques du Québec ont un problème avec la « diversité » dans son ensemble. Le mot est large, mais entendez par là : minorités visibles, membres LGBTQ+, handicapé-e-s, minorités ethnoculturelles. On se rend souvent compte que ce groupe de gens ne compte vraiment pas pour certaines affaires.

Voilà que nous sommes à moins d’un mois du déclenchement de la campagne électorale. L’Assemblée nationale du Québec sera dissoute le 29 août prochain. Sauf cataclysme, cela suppose que le prochain premier ministre des Québécois et des Neoquébécois sera connu au soir du scrutin du 1er octobre 2018. Malheureusement, comme l’a constaté l’Institut Neoquébec, aucun des quatre principaux partis politiques représentés à l’assemblée nationale n’a encore réussi à combler, à ce jour, les 125 candidatures représentant les circonscriptions électorales provinciales.

Le recrutement de candidats issus de la diversité (minorités visibles, membres LGBTQ+, handicapé-e-s, minorités ethnoculturelles) a pris du plomb dans l’aile.

Ce constat de l’INEQ est assez évocateur dans sa 3ème mise à jour du Scope Diversité NeoQuébec. « Pour ce scope “diversité neoquébécoise : minorités visibles” – inédit jusque là – nous nous étions donnés pour objectif de proposer une mise tous les 15 jours. Nous avons malencontreusement été contraint d’allonger le délai entre deux publications, dû au fait que ledit recrutement est stagnant. Entre la dernière mise à jour (26 mai 2018) et celle que nous vous proposons aujourd’hui (12 juin 2018), le seul fait notable à retenir est l’annonce de … deux (2) candidatures nouvelles : Farida Sam pour le PQ et Mohammed Barhone pour le PLQ. En dehors de cela, rien de nouveau », peut-on lire dans la publication de l’Institut Neoquébec.

Recrutement dans les partis politiques, une « incompréhension » ?

Malgré sa 4ème mise à jour en juillet, l’INEQ révèle des chiffres qui donnent froid dans le dos. « Au Parti libéral de Philippe Couillard, en date du 25 juillet, le PLQ ne compte que 04 candidatures « minorités visibles » parmi les 82 déjà investies. Au parti de François Legault, Coalition avenir Québec (CAC), sur les 61 candidats déjà investis, seulement 09 sont issus de la « minorités visibles ». Au Parti québécois (PQ) de Jean-François Lisée, Sur 73 candidatures confirmées, seules 05 sont attribuées à des Néoquébécois. Seulement Québec solidaire (QS) est en tête, avec 13 candidatures « minorités visibles » sur 91 investitures ».

« Depuis la dernière mise-à-jour du « Scope Diversité » il n’y a pas eu du nouveau, excepté la confirmation de Frantz Benjamin comme candidat du PLQ dans Viau. Ceci dit, il est probable que des candidatures nouvelles apparaissent, mais c’est sans véritable conséquence sur les chiffres du scope ».

– Ekwalla Cyrille, Fondateur Institut Neoquébec

Faut-il croire que les quatre grandes formations politiques au Québec vont nous surprendre d’ici le 29 août? Comme le souligne Ekwalla Cyrille, Journaliste, Fondateur et Administrateur de l’Institut Neoquébec, « il est probable que des candidatures nouvelles apparaissent, mais c’est sans véritable conséquence sur les chiffres du scope ».

Lire aussi: le maire de Québec demande 5000 immigrants chaque année au prochain premier ministre

À la question de comprendre pourquoi une telle ‘’réticence’’ à l’endroit des minorités visible lorsqu’il s’agit de les recruter, l’administrateur de l’INEQ pense plutôt qu’il s’agirait d’une « incompréhension » de part et d’autre. « Pour ce qui concerne le recrutement, je ne parlerai pas de « réticence » mais d’une incompréhension entre les partis politiques d’une part et les Neoquébécois de l’autre. C’est comme un tango et il faut être deux pour le danser », confie Ekwalla Cyrille.

Pour lui, les Neoquébécois (minorités visibles et personnes racisées), ce groupe, ne constitue pas encore une « clientèle politique » pouvant établir un rapport de force. « Il faut y travailler et c’est ce que quelques-uns font tous les jours en s’impliquant, en analysant, en commentant, en participant. En nous faisant voir et entendre, le recrutement se fera plus ‘’facilement’’ », croit savoir M. Ekwalla.

L’implication des minorités visibles en politique, Selon le fondateur de Neoquébec*, « n’est qu’une partie de la solution » pour leur recrutement dans les différents partis politiques. Toutefois, il estime qu’en comparaison aux échéances précédentes, des efforts ont été fait par les partis politiques.

Qu’à cela ne tienne! Si les « minorités visibles » doivent faire du ‘’bruit’’ avant d’être considérées comme des « majorités visibles », n’allons-nous pas assister à un désordre? Au demeurant, les politiciens ont la grande responsabilité de faire en sorte que les partis politiques soient le reflet de la diversité québécoise. C’est ensemble que les uns et les autres bâtiront le Québec, c’est de cela qu’il s’agit!

— —

*Neoquébec est à la base un média global, qui s’adresse aux Québecois-es en général et aux Neoquébécois-es en particulier. C’est aussi un espace pour entendre et faire entendre la voix de ces autres Québecois-es, les Neoquébécois-es.

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