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Économie

Ralentissement de l’économie canadienne en 2019

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Le pouvoir d’achat du Canadien va baisser en 2019 selon une étude du Conference Board du Canada. Le ralentissement de l’économie canadienne causera aussi la hausse des taux d’intérêt et un refroidissement du marché immobilier.

Plusieurs facteurs sont à l’origine des prévisions économiques peu optimistes révélées par le Conference Board du Canada ce mardi 18 décembre.

Grosso modo, les difficultés par lesquelles passe le secteur de l’énergie ainsi que la décroissance de l’emploi auront pour effet le recul du PIB par rapport à l’année passée. Le think tank canadien estime que le PIB s’élèvera à 1,9% en 2019. Il connaîtra ainsi un recul par rapport aux prévisions chiffrées à 2,1%.

« Les dépenses de consommation ont été le moteur de la croissance économique au cours des dernières années, mais les Canadiens resserrent les cordons de leur bourse. En 2019, la croissance économique dépendra d’un climat d’affaires amélioré et d’un meilleur rendement du secteur hors énergie. » Matthew Stewart, directeur, Prévisions nationales chez Conference Board du Canada.

Pourquoi le Canada ne pourra plus tabler sur le secteur de l’énergie?

Concernant le pétrole, la chute des prix et les difficultés au niveau de la capacité pipelinière continueront de ralentir l’investissement dans le secteur de l’énergie. Si pour l’Alberta 2019 sera la deuxième année au cours de laquelle elle doit faire face à la diminution des investissements, la Colombie-Britannique connaîtra de meilleurs jours.

En effet, selon le Conference Board, les investissements dans l’énergie augmenteront grâce au LNG Canada, le projet d’exploitation de gaz naturel, et le pipeline Coastal Gas Link. Par ailleurs la contribution du secteur demeurera faible.

La pénurie de main d’œuvre se fera sentir

Les départs en retraite des baby-boomers est la première cause de la pénurie de main d’œuvre. Celle-ci touche différents secteurs à l’échelle nationale. Aux dires du think tank la reprise de croissance de l’emploi, enregistrée durant les derniers mois de 2018, n’a pas eu grand effet. S’ajoute à cela le ralentissement de la croissance des salaires.

Par ailleurs le Conference Board du Canada reste positif car deux facteurs pourront impacter positivement l’économie canadienne. La signature du nouvel Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) et les nouvelles mesures fédérales pourront booster les investissements et les exportations hors énergie en 2019. De plus la concurrence entre les entreprises pour attirer les travailleurs pourra engendrer une hausse des salaires.

Lire aussi : Montréal, forte hausse du nombre de travailleurs

Source : Note de conjoncture canadienne

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  1. Pingback: Vitalité économique : une municipalité de Québec en tête, Montréal à la traîne… -

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Économie

Planification : le Québec pourrait connaître un âge d’or économique s’il accueillait davantage d’immigrants

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La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) a présenté mercredi 14 août son mémoire intitulé Planifier l’immigration pour répondre aux besoins du Québec devant la Commission des relations avec les citoyens. La CCMM encourage le gouvernement québécois a accueilli plus d’immigrants dans la Belle Province canadiennes.

La croissance soutenue de l’économie du Québec et de sa métropole ainsi que l’effervescence du marché du travail, combinées à l’important resserrement démographique, mettent plus que jamais en relief les défis auxquels font face les employeurs en matière d’embauche. 

Afin d’atteindre les objectifs de croissance ambitieux qu’a fixés le premier ministre du Québec, il importe de s’assurer que tous les outils nécessaires, dont l’immigration, sont mis à contribution. La Chambre estime qu’il est essentiel que le gouvernement élabore une planification de l’immigration en phase avec les besoins de l’économie québécoise.

Rehausser significativement les seuils d’immigration 

« Nous sommes possiblement à l’aube d’un âge d’or économique pour le Québec. La croissance économique au Québec et dans sa métropole est robuste, elle surpasse même celle du reste du Canada. Le taux de chômage est également inférieur lorsqu’on compare Montréal aux autres métropoles canadiennes. Les entreprises investissent et les salaires sont en progression. Cette situation est extrêmement positive, et pourrait s’améliorer davantage si le gouvernement adoptait des mesures ambitieuses pour résoudre les enjeux de main-d’œuvre », a déclaré Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

« À cet effet, la hausse des seuils est prioritaire pour soutenir cet élan économique. Pour la Chambre, l’accueil de 60 000 immigrants par année est un seuil minimal à atteindre, dans un premier temps, afin de répondre aux besoins du marché du travail. Nous recommandons de rehausser ensuite le nombre d’immigrants reçus dans une proportion qui permettra de maintenir le poids démographique du Québec dans le Canada », a indiqué M. Leblanc.

Étrangers temporaires, étudiants internationaux : un bassin de candidats stratégiques…

« Les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants internationaux constituent un bassin de candidats stratégiques au fort potentiel d’intégration. La Chambre invite le gouvernement à miser en priorité sur ces talents qui se trouvent déjà en sol québécois, en facilitant la transition de leur statut temporaire au statut permanent. Pour y parvenir, il faudra s’assurer d’avoir les ressources humaines et financières adéquates pour traiter rapidement les dossiers reçus », a expliqué Michel Leblanc.

Impliquer le milieu des affaires pour identifier les besoins du marché

« La Chambre a pris position à plusieurs reprises au cours des dernières années pour une sélection des immigrants en fonction des réalités du marché du travail. Le gouvernement a récemment pris des décisions qui abondent dans ce sens. D’abord avec la mise en place de la plateforme Arrima, basée sur la déclaration d’intérêt, puis avec la création du Parcours d’accompagnement personnalisé. Toutefois, pour que ce système soit pleinement efficace, la grille de sélection doit refléter fidèlement les besoins en constante évolution de l’économie. Le milieu des affaires est très bien placé pour identifier ces enjeux. Nous encourageons le gouvernement à mettre à profit ces connaissances lors de consultations semi-annuelles auprès des parties prenantes pour ensuite faire, chaque année, une révision des critères de sélection », a poursuivi M. Leblanc.

Faciliter l’intégration

« La Chambre s’implique activement dans l’intégration des nouveaux arrivants par l’entremise de son programme de maillage professionnel, Interconnexion, ainsi que par son programme de francisation, « J’apprends le français ». Le succès de ces deux initiatives appuyées par le gouvernement du Québec est éloquent et démontre l’importance de poursuivre les efforts en matière d’intégration et de francisation », a mentionné Michel Leblanc. 

« Le taux de surqualification des personnes immigrantes du Québec — qui frôle les 63 % — est l’un des plus élevés au Canada. C’est en occupant un poste à la hauteur de leurs qualifications que ces nouveaux arrivants seront en mesure de contribuer à la croissance de l’économie. Par conséquent, il est prioritaire de faciliter la reconnaissance des acquis, notamment par la mise en place de voies d’accréditation accélérée par les divers ordres professionnels », a ajouté M. Leblanc.

Bien positionner le Québec

« Montréal accueille plus de 85 % des nouveaux arrivants qui s’installent au Québec. Elle est reconnue pour sa diversité, qui représente certainement l’un des ingrédients essentiels à son dynamisme et à son rayonnement sur la scène internationale. Il est indispensable de redoubler d’efforts pour sensibiliser la population et les entreprises à l’importance stratégique de s’ouvrir aux talents étrangers afin d’assurer la compétitivité de nos entreprises. De plus, la Chambre estime que le gouvernement doit envoyer un message clair sur la scène internationale afin de souligner notre ouverture à l’immigration et de positionner le Québec comme destination idéale pour les talents disposés à immigrer ici », a conclu Michel Leblanc.

Consultez le mémoire de la Chambre ici.

Source : CCMM

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Vol de renseignements personnels : après Desjardins, Québec annonce l’encadrement des agences de crédit

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Le ministre des Finances, Eric Girard, a annoncé mercredi 14 août son intention de déposer un projet de loi dans la foulée du vol de renseignements personnels chez Desjardins.

Avec ce projet de loi, le ministre souhaite introduire un encadrement des agences de crédit et offrir le gel ou le verrou du crédit, à l’instar de ce qui se fait présentement ailleurs dans le monde. Les modifications législatives proposées viseront ainsi à améliorer la protection des données financières des citoyens. « Nous avons l’intention de mettre en place des mesures visant à accroître la protection des informations financières de tous les Québécois et Québécoises », a annoncé Eric Girard.

De plus, le ministre a annoncé qu’il a convenu avec le Mouvement Desjardins de resserrer sa gouvernance et sa gestion de risques dans le cadre du bilan amorcé en collaboration avec l’Autorité des marchés financiers. « L’incident chez Desjardins est regrettable, et je comprends que les Québécois soient inquiets. Nous sommes conscients qu’ils attendent du gouvernement des améliorations », a-t-il déploré.

Equifax face aux Vols de renseignements personnels...

Le ministre a tenu à rassurer les membres de Desjardins concernés et la population en général. En effet, la situation est gérée de façon adéquate par l’institution financière, sous l’œil attentif de l’Autorité des marchés financiers. Il a rappelé que les actifs financiers des membres sont garantis en cas de fraude. Il constate aussi l’inscription en grand nombre des membres de Desjardins aux services d’Equifax, ce qui contribuera à la prévention des fraudes. On ne rapporte d’ailleurs aucune augmentation des cas de fraude chez Desjardins depuis le vol de données.

Le ministre est d’avis que l’institution coopérative a réagi rapidement et de façon responsable en offrant notamment à ses membres un plan de protection et d’assistance gratuit contre le vol d’identité. Il dit comprendre par ailleurs l’inquiétude et l’insatisfaction des clients concernés, et c’est pourquoi il considère que des changements législatifs doivent être apportés.

À lire : Desjardins : les données personnelles de près de 3 millions de clients volées par un employé

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Économie

Les exportations internationales de marchandises du Québec ont augmenté de 2,2 %

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Les exportations internationales de marchandises du Québec, désaisonnalisées, en dollars constants, affichent une hausse de 2,2 % en juin 2019 relativement au mois précédent (- 0,1 % en mai 2019). C’est ce que révèle l’information diffusée aujourd’hui, mercredi 14 août, par l’Institut de la statistique du Québec sur le commerce international de marchandises.

Les principaux produits qui expliquent cette hausse sont les machines et le matériel pour le commerce et les industries de services (+ 65,3 %), le groupe de l’aluminium et de ses alliages sous forme brute (+ 47,8 %) ainsi que les moteurs d’aéronefs (+ 24,4 %). Toutefois, les exportations de mazout lourd (- 47,8 %), d’aéronefs (- 33,8 %) et de pâte de bois (- 28,8 %) enregistrent les baisses les plus importantes en juin.

Au cours de la première moitié de l’année 2019, les exportations internationales de marchandises du Québec en dollars constants ont crû de 0,4 % relativement à la période correspondante de l’année précédente.

Diminution de 2,8 % des importations internationales de marchandises du Québec en juin 2019

Les importations internationales de marchandises du Québec, désaisonnalisées, en dollars constants, diminuent de 2,8 % en juin 2019 relativement au mois précédent (- 5,1 % en mai 2019). Les principaux produits qui contribuent à cette baisse sont la bauxite et l’oxyde d’aluminium (- 59,3 %), le pétrole brut (- 23,6 %), les pièces pour aéronefs et autre matériel aérospatial (- 18,4 %) et les produits pharmaceutiques et médicinaux (- 17,8 %).

À l’inverse, les importations québécoises de minerais et de concentrés de cuivre (+ 176,0 %), de formes primaires et de produits semi-ouvrés de métaux non ferreux et de leurs alliages (+ 135,1 %), d’aéronefs (+ 99,4 %) et de voitures automobiles et de leurs châssis (+ 7,8 %) sont en hausse.

Au cours des six premiers mois de 2019, en regard de la même période de l’année précédente, les importations internationales de marchandises du Québec en dollars constants ont connu une croissance de 3,3 %.

La situation au Canada

Selon les informations publiées par Statistique Canada le 2 août dernier, une baisse de 1,5 % des exportations canadiennes de marchandises, désaisonnalisées, en dollars constants, est observée en juin 2019 relativement au mois précédent (+ 2,8 % en mai 2019). Les importations canadiennes de marchandises fléchissent, quant à elles, de 3,9 % en juin 2019 (+ 1,8 % en mai 2019).

Au cours des six premiers mois de l’année 2019, comparativement à la même période de 2018, les exportations de marchandises du Canada ont augmenté de 2,2 % et les importations canadiennes de marchandises ont crû de 0,5 %.

Source : Institut de la statistique du Québec

À lire : AECG : la France dit oui à la levée des barrières tarifaires entre le Canada et l’Union européenne

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