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Politique provinciale

Réforme de l’immigration au Québec : les trois « conditions incontournables » du PLQ avant adoption du PL9

Baba-Idriss FOFANA

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Au centre, Dominique Anglade, députée de Saint-Henri-Sainte-Anne et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'économie et d'immigration

Considérant le peu de temps disponible d’ici l’ajournement des travaux en juin et l’importance du sujet sur la réforme de l’immigration, l’opposition officielle (Parti libéral du Québec : PLQ) a présenté ses « trois conditions incontournables » afin de souscrire à l’adoption du Projet de loi 9 (PL9) d’ici la fin de la présente session parlementaire.

Dans un premier temps, l’opposition officielle demande au ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette, de « s’engager fermement à ce que les 18 000 dossiers d’immigration en attente soient tous traités et que les articles qui prévoyaient leur annulation soient retirés du projet de loi ». « Le ministre doit revenir sur sa décision antiéconomique qui ne répond d’aucune façon aux besoins des entreprises », plaident les libéraux.

Le traitement de tous les 18 000 dossiers d’immigration…

Dans un deuxième temps, l’opposition officielle demande « l’abolition des conditions à la résidence permanente ». Cet aspect du projet de loi a été dénoncé, selon elle, par plusieurs groupes entendus en commission parlementaire, notamment l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI), la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) et le Barreau du Québec.

L’abolition des conditions à la résidence permanente…

En plus d’être un poids supplémentaire sur les épaules des nouveaux arrivants qui souhaitent venir travailler ici, soutient l’opposition officielle, ces conditions risquent de compromettre leur intégration. « Il existe également des inquiétudes quant au poids administratif que ces conditions pourraient imposer aux entreprises qui sont touchées directement par l’article 10 du projet de loi », souligne-t-on.

Faciliter l’embauche des nouveaux arrivants…

Enfin, l’opposition officielle disait attendre de ce projet de loi (PL9) qu’il facilite la vie des entrepreneurs qui embauchent de nouveaux arrivants. Or, déplore-elle, actuellement, le projet de loi 9 fait tout le contraire et impose un fardeau administratif supplémentaire aux entreprises. « Cet aspect doit absolument être corrigé », a martelé Dominique Anglade, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie et d’immigration, qui souhaite « travailler de concert » avec le ministre Barrette pour faire cheminer l’étude dudit projet, « car, dit-elle, l’incertitude actuelle n’est profitable à personne ».

À lire : L’intégration professionnelle des immigrants, une clé de réussite que le Québec tarde à tourner

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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DEO, ce Québécois d’origine gabonaise devient président du PQ

Baba-Idriss FOFANA

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À 45 ans, Dieudonné Ella Oyono (DEO) a été choisi pour diriger la présidence du Parti québécois (PQ). De président du conseil exécutif du PQ dans Pointe-aux-Trembles, DEO succèdera officiellement à Gabrielle Lemieux, présidente sortante du conseil exécutif national dudit parti, lors du prochain congrès extraordinaire du parti le 10 novembre 2019.

Il est sans doute une étoile montante au sein du Parti québécois. Lui, c’est Dieudonné Ella Oyono. L’auteur de Comment tomber en amour avec son nouveau pays? est passé haut les mains le 10 octobre dernier lors de l’élection du président du PQ. « Cette victoire est une marque de confiance totale des membres du Parti qui croient en mon leadership, mon pragmatisme et ma capacité à rassembler », a-t-il commenté.

Confiance, Leadership, Pragmatisme…

Seul candidat en lice, DEO avait placé sa campagne sous le sceau du « rassemblement » des indépendantistes pour la « reconquête » du pouvoir d’État en 2022. Et cette candidature a séduit plus d’un au parti bleu. « Je suis très heureux d’arriver à la tête d’un grand parti qui offre une alternative crédible au statu quo du fédéralisme c’est-à-dire l’indépendance. Un projet de société emballant et rassembleur pour relever les défis de notre temps dont la crise climatique », a confié M. Oyono à Avant-Première MTL au soir de sa victoire.

« Les défis sont nombreux : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022. »

– Dieudonné Ella Oyono, président élu du Parti québécois

Celui qui prend la tête du PQ est loin d’être un parvenu sur la scène. Arrivé au Québec en 2001 pour poursuivre un doctorat en économie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), DEO a franchi plusieurs autres étapes de sa vie québécoise en 18 ans.

Que peut DEO à la tête de la présidence du PQ ?

Avant d’être désigné président du comité de la diversité du Parti québécois en 2018, et candidat du PQ dans Saint-Henri-Saint-Anne, il a exercé pendant 10 ans en tant qu’économiste au gouvernement du Québec. Alors qu’il est actuellement commissaire au développement économique à la Ville de Montréal en plus d’être chargé de cours en économie à l’Université du Québec à Montréal, M. Oyono vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc.

En attendant son officialisation à la tête de la présidence du PQ le 10 novembre prochain, Dieudonné Ella Oyono annonce déjà les couleurs de sa mandature : moderniser le fonctionnement du PQ, organiser la course à la chefferie et reprendre le pouvoir en 2022.

DEO parviendra-t-il à relever ce défi en trois ans, sachant que le PQ bat de l’aile depuis les dernières élections provinciales du 1er octobre 2018 ? Seul le temps nous le dira!

À lire : Dieudonné Ella Oyono : Moi président du Parti québécois ?

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Les Prix du Québec : voici les récipiendaires des prix culturels et scientifiques 2019

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Le ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pierre Fitzgibbon, et la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, ont dévoilé les récipiendaires des Prix du Québec 2019.

« Les Prix du Québec mettent en lumière les découvertes, les réalisations et l’esprit d’innovation de nos plus grands chercheurs. Je suis très impressionné par le parcours de ces gens d’exception, qui contribuent à façonner le Québec d’aujourd’hui grâce à leur rigueur, à leur engagement et à leur savoir-faire », a déclaré M. Fitzgibbon.

Ces prix représentent la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec en science et en culture. Ils soulignent la carrière remarquable de personnes qui contribuent à l’essor de leur domaine d’activité, repoussent les limites de la connaissance et participent au rayonnement du Québec à l’échelle internationale.

Les récipiendaires des Prix du Québec font briller le Québec!

« Les récipiendaires des Prix du Québec culturels sont des exemples d’engagement, de discipline et de créativité qui suscitent admiration et fierté, et qui inspirent les nouvelles générations de Québécois. Ils contribuent, par leur talent, à faire briller le Québec ici et hors de nos frontières et ils méritent qu’on leur accorde cette distinction », a fait valoir Mme Roy.

Les récipiendaires des prix culturels 2019 sont :

  • Pauline Vaillancourt, prix Albert-Tessier – Audiovisuel et arts de la scène;
  • Hélène Dorion, prix Athanase-David – Littérature;
  • Angèle Dubeau, prix Denise-Pelletier – Arts d’interprétation
  • Jean-Claude Poitras, prix Ernest-Cormier – Aménagement du territoire, architecture et design;
  • Hélène Cajolet-Laganière, prix Georges-Émile-Lapalme – Langue française;
  • Jocelyn Bérubé, prix Gérard-Morisset – Patrimoine;
  • Raymond Saint-Pierre, prix Guy-Mauffette – Radio, télévision, presse écrite et médias numériques;
  • Luc Courchesne, prix Paul-Émile-Borduas – Arts visuels, métiers d’art et arts numériques.

Les récipiendaires des prix scientifiques 2019 sont :

  • Réjean Hébert, prix Armand-Frappier – Création ou développement d’institutions de recherche ou administration et promotion de la recherche;
  • Claudia Mitchell, prix Léon-Gérin – Sciences humaines et sociales;
  • Karim Zaghib, prix Lionel-Boulet – Recherche et développement en milieu industriel;
  • Francine Descarries, prix Marie-Andrée-Bertrand – Innovation sociale;
  • Sylvain Moineau, prix Marie-Victorin – Sciences naturelles et génie;
  • Stanley Nattel, prix Wilder-Penfield – Recherche biomédicale;
  • Maxime Descoteaux, prix Relève scientifique.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 6 novembre à 16 h à l’hôtel du Parlement. Les récipiendaires recevront une médaille créée par la joaillière Catherine Villeneuve, une bourse de 30 000 $ et un parchemin calligraphié. Le lauréat du prix Relève scientifique obtiendra quant à lui une bourse de 5 000 $ et un certificat de reconnaissance, tandis que les deux finalistes, Julie Hlavacek-Larrondo et Laurent Turcot, recevront chacun une somme de 2 000 $.

À lire : Coopération climatique : Québec remporte un prestigieux prix des Nations Unies

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Québec : la transformation des Commissions scolaires entraînent de nombreux risques, selon la CSN

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Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec

Redonner plus de pouvoir aux écoles et au ministère de l’Éducation pour en enlever sur le plan régional (Commissions scolaires) créera des déséquilibres importants, estime la CSN. Certaines écoles pourraient mieux tirer leur épingle du jeu que d’autres, ce qui accentuerait les iniquités dans le réseau scolaire.

« Qui va s’assurer que les écoles de tous les villages et de tous les quartiers ne souffrent pas d’un manque d’équité ?, demande Jacques Létourneau, président de la CSN. Il y a un risque réel  d’accentuer les disparités entre les écoles par des mesures qui ne tiendraient pas compte des particularités régionales. On pourrait pénaliser certaines écoles, en particulier dans les zones les plus défavorisées. »

Les enfants en difficulté d’apprentissage…

« Les enfants en difficulté d’apprentissage ont besoin de plus de services, pas d’un brassage de structures », ajoute Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Si le ministère souhaite éviter les trop grandes disparités en imposant des normes à partir de Québec, il faudra trouver un moyen pour que les écoles rendent des comptes sans générer un trop lourd fardeau administratif. 

« Est-ce que le ministère a tenu compte du fait que sa réforme pourrait avoir un impact sur les services administratifs et a prévu les ressources nécessaires pour ces nouveaux défis ? », s’interroge Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la FEESP-CSN. Cette dernière estime aussi essentiel que la voix du personnel de soutien soit entendue pour éviter des perturbations inutiles, notamment dans les services aux élèves.

Centralisation des Commissions scolaires

Par ailleurs, la CSN souligne que le ministère de l’Éducation a déjà repris une partie du contrôle sur les décisions de construction ou d’agrandissement d’écoles, un budget de 2,3 G$ pour l’année en cours. « Comment s’assurer d’une réelle décentralisation si les décisions importantes se prennent à Québec », s’inquiète Jacques Létourneau.

Enjeux pour le personnel de soutien

« Il est encore temps d’éviter les effets négatifs qui pourraient accompagner la réforme des commissions scolaires en étant à l’écoute de tous les acteurs du réseau, y compris le personnel de soutien. Nous sommes disponibles pour donner le point de vue des employé-es qui font que les écoles fonctionnent jour après jour et nous souhaitons participer à la commission parlementaire portant sur le projet de loi », conclut Jacques Létourneau.

Source : CSN

À lire : Projet de loi 12 : Québec interdit aux commissions scolaires d’exiger certaines contributions des parents

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