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Réfugiés juifs refoulés, les « sincères excuses » du Canada après le crime

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Justin Trudeau a présenté, mercredi, des excuses officielles à la Chambre des communes à Ottawa dans l’affaire des réfugiés juifs refoulés. Le premier ministre canadien a offert ses excuses aux 254 passagers du MS Saint Louis [tués pendant l’Holocauste], à leurs familles et aux communautés juives au Canada et à travers le monde.

Près de 80 ans après, le Canada a reconnu publiquement son « manque de compassion » à l’endroit des passagers du MS Saint Louis. Ce paquebot allemand à bord duquel plus de 900 Juifs allemands quittèrent l’Allemagne nazie durant le printemps 1939. Alors qu’ils cherchaient désespérément sécurité et refuge face à la persécution des nazis, ces réfugiés se sont vu refuser l’entrée à Cuba, aux États-Unis et au Canada. Forcés de retourner en Europe, où le Royaume‑Uni, la Belgique, la France et les Pays-Bas ont accepté de les accueillir, en 1940 254 des passagers du MS Saint Louis ont été tués pendant l’Holocauste lorsque les nazis ont envahi ces trois pays d’accueil.

Mort de 254 réfugiés juifs, le prix de l’inaction du Canada?

Face à ce qui est qualifié de « prix de l’inaction », le premier ministre Trudeau a présenté ses excuses aux réfugiés juifs que le Canada a refusés, offrant également ses excuses pour la politique d’immigration antisémite « aucun, c’est encore trop » qui aurait mené à l’incident du MS Saint Louis. « […] Je me suis levé dans la Chambre des communes afin de présenter des excuses attendues depuis trop longtemps aux réfugiés juifs que le Canada a refusés ».

« J’espère sincèrement qu’en présentant ces excuses, nous pourrons mettre en lumière ce douloureux chapitre de notre histoire et nous assurer de ne jamais oublier ses leçons. » – Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Selon lui, l’antisémitisme, la xénophobie et la haine n’ont pas leur place au Canada, ni ailleurs dans le monde. Tout en offert ses excuses aux Juifs qui ont été emprisonnés à tort pendant la Deuxième Guerre mondiale, aux membres de la communauté juive canadienne dont les appels sont restés sans réponse et à tous ceux qui ont payé « le prix de l’inaction du Canada », Justin Trudeau a également fait allusion aux récents attentats visant la communauté juive aux États-Unis. Il a souligné de l’importance du travail qu’il reste à faire. « Nous devons toujours nous dresser contre les attitudes xénophobes et antisémites et contre la haine sous toutes ses formes », a-t-exhorté.

Les Juifs [encore] la cible de 17 % des crimes haineux au Canada!

Rappelons que l’Holocauste est un génocide perpétré durant la Deuxième Guerre mondiale, au moment où l’Allemagne nazie, aidée par ses collaborateurs, a procédé au meurtre systématique de plus de six millions de Juifs. Des millions d’autres personnes ont également été tuées et ont subi des atrocités aux mains du régime nazi. Il s’agit de l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire de l’humanité. Même si le Canada n’a pas vécu directement l’Holocauste, ses politiques d’immigration restrictives de l’époque ont largement fermé la porte aux Juifs qui cherchaient refuge après avoir été persécutés en Europe.

Et pourtant, la discrimination et la violence contre les Juifs au Canada et ailleurs dans le monde sont encore alarmantes. Selon les données les plus récentes, les Juifs sont la cible de 17 % des crimes haineux commis au Canada, un taux par personne nettement plus élevé que celui des autres groupes.

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Le Canada concocte un plan pour chasser 10 000 « faux immigrants » par an

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Selon des informations révélées récemment par Radio-Canada, le gouvernement canadien prépare activement un nouveau plan de renvoi massif d’immigrants illégaux dans leur pays d’origine par le biais de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

De l’ordre de 6 000 en 2018, l’expulsion d’immigrants illégaux par le Canada devrait atteindre 10 000 dans les prochaines années. Une liste de 18 000 personnes seraient en attente de renvoi. Mais parmi ces derniers, il y aurait environ 5 300 cas pour lesquels il ne semblerait pas y avoir d’obstacle au renvoi.

L’ASFC met en œuvre la procédure de renvois accélérés

L’ASFC qui est chargé de ces opérations d’expulsion aurait pour première cible les demandeurs d’asile entrés illégalement au pays et ayant été débouté par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR), ainsi que les personnes considérées comme étant un problème de sécurité nationale, en liaison avec le crime organisé, les crimes contre l’humanité et autres actes criminels. Non sans oublier les personnes arrivées au Canada avec un visa de court séjour et qui refuseraient de partir après expiration de leur sésame.

Si l’ASFC soutient que « le Canada demeure un pays ouvert et accueillant », puisque le pays continue à « traiter équitablement, avec compassion les demandes d’asile », l’Agence estime toutefois que les personnes entrées illégalement et dont les demandes de statuts de réfugiés ont été refusées n’ont pas le droit d’y vivre.

À lire aussi : Canada : L’immigration fait passer la population à plus de 37 millions

Au nombre des 68 000 demandeurs d’asile qui seraient entrés au Canada depuis le début de 2017, dont un grand nombre d’Haïtiens fuyant les États-Unis, seulement « moins de 1 % avait été expulsé du pays » alors qu’il devrait en avoir un peu plus selon l’ASFC. C’est sans doute pour prêter main forte à l’ASFC, que le gouvernement canadien aurait versé un supplément de 7,5 millions de dollars dans son dernier budget afin d’accélérer les « renvois des demandeurs déboutés, ayant épuisé tous les recours légaux d’appel et pour lesquels on a rempli toutes les exigences au plan administratif ».

Environ 500 Haïtiens expulsés du Canada en 2018

En plus de mettre à exécution son plan des renvois accélérés des immigrants illégaux au Canada, le gouvernement fédéral travaillerait à l’instauration des cibles nationale et régionales en la matière. Rappelons que dépuis le début de l’année, environ 500 Haïtiens qui ont été renvoyés du Canada.

À lire aussi : Immigration : le Canada veut accueillir 330 000 immigrants économiques en 2019

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Québec annonce des plaques d’immatriculation pour les vétérans

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Dès 2019, une nouvelle plaque d’immatriculation commémorative pour les [60 000] anciens combattants sera en circulation au Québec. L’annonce a été faite, vendredi, par le ministre des Transports, François Bonnardel, ainsi que le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire.

Un mandat a été confié la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) pour qu’elle développe, en collaboration avec la Légion royale canadienne, un visuel distinctif qui permettra de souligner la contribution exceptionnelle des vétérans, a annoncé le ministre des Transports, François Bonnardel, qui précise que cette plaque se voudra non seulement une marque de reconnaissance, mais aussi un hommage à leur engagement et au sacrifice humain.

« À l’approche de la 100e édition du jour du Souvenir, le gouvernement tient à souligner l’apport considérable des anciens combattants, qui ont accepté de servir et de défendre leur pays et les valeurs démocratiques » – François Bonnardel, ministre des Transports

Pour sa part, Éric Caire, également député de la circonscription de La Peltrie, où se situe la base de Valcartier des Forces armées canadiennes, se réjouit de la concrétisation de cet engagement, qui survient trois semaines seulement après la formation du nouveau gouvernement caquiste.

« Plusieurs vétérans nous ont formulé la demande d’être identifiés plus précisément avec leur plaque d’immatriculation. Notre gouvernement les a écoutés. Nous sommes donc fiers d’annoncer l’arrivée prochaine d’une nouvelle plaque qui répondra aux attentes qu’ils avaient exprimées » – Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale

Rappelons que dans la majorité des provinces et territoires du Canada, il existe de telles plaques d’immatriculation commémoratives pour les anciens combattants avec des visuels diversifiés, comme le présente l’annexe de ce communiqué. La SAAQ s’inspirera notamment de ce qui se fait ailleurs au pays pour présenter au ministre des Transports le projet de plaque au plus tard le 31 mars 2019.

Source : Cabinet du ministre des Transports

À lire aussi : SAAQ – Y’a problème au niveau des plaques d’immatriculation personnalisées

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Un député dénonce le profilage racial de la « mauvaise couleur de peau » au Québec

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Le profilage racial est de retour dans l’actualité québécoise selon le député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, qui a interpellé la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, sur ses intentions pour faire cesser une « injustice sans nom ».

Faisant référence aux dénonciations faites recemment à Repentigny, par Stanley Jossirain, M. Leduc estime que la preuve n’est plus à faire. « Au Québec, les personnes qui ont la  »mauvaise couleur de peau », qui habitent dans le « mauvais quartier » ou qui s’habillent d’une manière qui déplaît aux forces de l’ordre sont sujettes à des contrôles de police arbitraires et récurrents. Cet état de fait est inacceptable et mène parfois à une violence intolérable et injustifiable », a dénoncé le député dans un communiqué.

« Est-ce que la ministre de la Sécurité publique va se saisir rapidement de ce dossier et s’asseoir avec les représentant.es des corps policiers pour que cessent ces actions abusives? » – Alexandre Leduc, député d’Hochelaga-Maisonneuve.

Selon le parlementaire issu de la formation politique Québec solidaire, « ça fait des années qu’on sait que le profilage racial est bel et bien présent au Québec ». D’autant plus que, souligne Alexandre Leduc, des rapports existent sur le sujet et les victimes se multiplient. « Est-ce que la ministre de la Sécurité publique va se saisir rapidement de ce dossier et s’asseoir avec les représentant.es des corps policiers pour que cessent ces actions abusives? Madame la ministre Guilbault, qu’allez-vous faire pour que les Québécois.es soient traités de manière juste devant nos forces policières? », a-t-il questionné.

À lire aussi : Identité et Racisation, 1er débat tendu à Maison de l’Afrique Montréal

Revenant au cas de Stanley Jossirain. Avec le soutien du Centre de recherche action sur les relations raciales (CRARR), le jeune de 22 ans a dû porter plainte contre 15 policiers de Repentigny. Il avait reçu une avalanche de contraventions de 1500 dollars en 6 mois, avant qu’un policier ne finisse par pointer une arme sur le jeune d’origine haïtienne.

Repentigny, le profilage racial a le vent en poupe!

Avant lui, François Ducas, enseignant, a aussi fait les frais de ce profilage racial à Repentigny. Alors que ce dernier filait à bord de sa voiture, après l’école, l’homme était pris en chasse par une patrouille de police de la Ville, parce qu’il serait en train de conduire une BMW qui ne le ressemblerait pas.

Selon le média local [In Texto] qui rapporte les faits, « la filature s’étend sur 2.5 kms jusqu’au boulevard Brien où deux policières activent le gyrophare et l’interpellent avec une question : Est-ce que la voiture vous appartient? M. Ducas, 50 ans, le prend mal et fait savoir aux policiers qu’il s’agit là d’un cas de profilage racial et refuse toute collaboration (..) ».

À lire aussi :

La consultation sur le racisme systémique esquivée, disculpée, récupérée et retrouvée

Au dire du député Alexandre Leduc, ces événements rappellent la nécessité d’avoir une commission sur le racisme systémique en incluant les problèmes de profilage racial et de la discrimination dans la société. « De plus, les corps policiers se doivent de fournir les formations appropriées pour éviter ce genre de situation, mais également embaucher dans leurs rangs des personnes issues des minorités », a suggéré le responsable solidaire en matière de justice sociale et de sécurité publique.

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