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Relations interculturelles, les gouvernements de proximité se mobilisent pour l’immigration

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L’Union des municipalités du Québec (UMQ) dresse un bilan positif de la Journée de mobilisation sur l’immigration et les relations interculturelles qu’elle a tenue vendredi 11 octobre à Sherbrooke en présence de plus de 150 élues, élus, gestionnaires municipaux, spécialistes et personnalités.

« Les gouvernements de proximité se retrouvent au cœur des défis de société que sont la cohésion sociale et le vivre ensemble. Elles peuvent jouer un rôle important en matière d’inclusion des personnes immigrantes sur leur territoire grâce à des actions structurées, cohérentes et adaptées aux besoins des personnes et des milieux d’accueil », a déclaré le président de l’UMQ et maire de Drummondville, monsieur Alexandre Cusson.

Les relations interculturelles au cœur des défis de société!

Selon lui, cette journée de mobilisation a permis de mettre en lumière les besoins des membres de l’Union en matière de formation continue et d’accompagnement sur cet enjeu et de partager les initiatives, outils et bonnes pratiques à la disposition du milieu municipal.

L’UMQ a par ailleurs profité de l’événement pour rappeler l’importance de convenir rapidement d’un cadre de référence pour les ententes entre les municipalités et le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI).

« Alors que le MIFI procède à une révision de ses différents programmes, il est essentiel que le partenariat avec les municipalités soit basé sur une vision commune, cohérente et à long terme des actions à mettre en place concernant la régionalisation de l’immigration. Il apparaît aussi nécessaire de bonifier les sommes dont peuvent bénéficier les municipalités dans le programme Mobilisation-Diversité, ce qui leur permettrait de consolider les actions en cours, mais aussi d’en développer de nouvelles, notamment dans les municipalités qui prévoient accueillir davantage de personnes immigrantes dans les années à venir », a conclu Monsieur Cusson.

La voix des gouvernements de proximité 

Depuis maintenant 100 ans, l’UMQ rassemble les gouvernements de proximité de toutes les régions du Québec. Sa mission est d’exercer un leadership fort pour des gouvernements de proximité autonomes et efficaces. Elle mobilise l’expertise municipale, accompagne ses membres dans l’exercice de leurs compétences et valorise la démocratie municipale. Ses membres, qui représentent plus de 85% de la population et du territoire du Québec, sont regroupés en caucus d’affinité : municipalités locales, municipalités de centralité, cités régionales, grandes villes et municipalités de la Métropole.

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Pratiques linguistiques : des lacunes qui défavorisent l’Administration québécoise

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Les ministères et organismes publics du gouvernement du Québec adoptent des pratiques linguistiques conformes à la politique linguistique gouvernementale tout en favorisant l’unilinguisme français, mais des lacunes doivent être corrigées pour assurer l’exemplarité de l’Administration.

Tel est l’un des constats de l’étude rendue publique aujourd’hui, lundi 4 novembre, par le Conseil supérieur de la langue française et intitulée Pratiques linguistiques des ministères et organismes publics du gouvernement du Québec.

L’exemplarité de l’État en matière d’usage du français comme langue de l’Administration, du travail et des communications est un des éléments-clés de la Charte de la langue française, cette exemplarité étant notamment encadrée par la Politique gouvernementale relative à l’emploi et à la qualité de la langue française dans l’Administration.

Le Conseil avait ainsi pour mandat d’établir un portrait des pratiques linguistiques des ministères et organismes dans leurs interactions avec les personnes physiques, les personnes morales et les entreprises, une opération qui visait à déterminer les meilleures pratiques parmi celles observées et à suggérer des pistes d’amélioration pour l’adoption de pratiques conformes aux objectifs de la politique linguistique gouvernementale.

Les approches retenues dans le dispositif afférent permettent de viser soit l’ensemble des ministères et organismes assujettis à cette politique, soit ceux d’entre eux qui interagissent le plus couramment avec les citoyens ou les entreprises.

Cette recherche n’est toutefois pas un exercice de contrôle en ce qu’elle vise plutôt à établir des constats sur les façons dont les organisations ont recours au français et à d’autres langues dans leurs activités et leur fonctionnement. En ce sens, aucun ministère ou organisme n’est nommément associé à une pratique linguistique particulière, les constats étant plutôt traités de manière globale et générique.

À la suite de l’analyse des politiques linguistiques institutionnelles et des documents administratifs sur l’usage des langues, de la réalisation de recensions relatives aux services téléphoniques et aux sites Web, et de la tenue d’une enquête par sondage portant sur les pratiques en situation de travail, le Conseil a été en mesure de signaler les bonnes pratiques et de suggérer des pistes d’amélioration.

Les politiques linguistiques des ministères et organismes

Les ministères et organismes dont les pratiques ont été analysées respectent la politique linguistique gouvernementale et ont su l’adapter en fonction de leur mission respective et de leurs activités en balisant, par exemple, l’utilisation d’une autre langue dans les interactions orales et écrites avec les personnes physiques, les personnes morales et les entreprises. Ces politiques linguistiques institutionnelles, lorsqu’elles traitent de ces questions, favorisent également l’unilinguisme français.

Les organisations ont de plus mis à la disposition de leur personnel une documentation sur laquelle il peut s’appuyer et qui est de nature à assurer la cohérence des pratiques linguistiques. Somme toute, on peut affirmer qu’elles manifestent une volonté d’accorder une place centrale au français dans leur fonctionnement ainsi que dans leurs activités de communication.

Il pourrait par contre être utile de demander aux ministères et aux organismes, dans la perspective qu’ils adoptent une politique linguistique institutionnelle ou qu’ils procèdent à sa révision, de voir de quelles manières ils pourraient alors, le cas échéant, baliser davantage leurs interactions avec la communauté d’expression anglaise, les communautés autochtones et les personnes immigrantes, en tenant compte au même moment des principes et des dispositions de la Charte de la langue française.

Par ailleurs, la gestion des codes de langue, soit la langue inscrite au dossier d’un usager et qui permet de déterminer celle dans laquelle sa correspondance doit lui être transmise, peut apparaître déficiente. Si plus de 41 ministères et organismes y ont recours, seulement 4 abordent cette question dans leur politique linguistique et guère plus dans leurs documents administratifs sur l’usage des langues.

Les services téléphoniques et les sites Web

Les politiques linguistiques institutionnelles démontrent aussi que les ministères et organismes se sont approprié les prescriptions de la politique linguistique gouvernementale tant à l’égard des systèmes interactifs de réponse vocale qu’à celui des sites Web.

Ils doivent toutefois évaluer la pertinence, comme les invite la politique linguistique gouvernementale, de faire entendre un message dans une autre langue que le français dans les systèmes téléphoniques interactifs, considérant que ces messages doivent être en français et que la présence de l’anglais y a été notée dans plus de 46 % des 622 systèmes répertoriés.

De plus, au moment où la politique linguistique gouvernementale précise que le message d’accueil en français doit être énoncé au complet avant que ne soit donné l’accès à un message dans une autre langue, la recension a permis de constater que 38 % de ces systèmes ne s’y conforment pas. Les organisations doivent ainsi être plus vigilantes à ce chapitre.

Enfin, le sujet de la langue des interactions orales est balisé dans les politiques linguistiques institutionnelles, et les ministères et organismes doivent voir à ce que leur personnel s’assure du niveau de compétence linguistique de l’interlocuteur avant de poursuivre les échanges dans une autre langue que le français.

En ce qui concerne les sites Web, tous se présentent d’abord en français, conformément aux prescriptions de la politique linguistique gouvernementale. Si le contact avec la page d’accueil de ces sites confirme le principe selon lequel l’Administration privilégie l’unilinguisme français dans ses activités, on remarque par ailleurs que les ministères et organismes ont prévu offrir aussi aux internautes de l’information dans une autre langue.

Ainsi, dans 96 des 131 sites à l’étude, soit 73 %, il y a présence d’une telle section distincte en anglais. Il y a aussi présence de l’anglais dans certaines sections en français, surtout dans celle des publications.

Des analyses de pertinence devraient porter sur la nécessité d’offrir, dans les sites des organisations, une version dans une autre langue des contenus qui y sont présentés. Pas plus ici que dans les services téléphoniques ces exercices auraient-ils pour but de retirer, le cas échéant, des messages et des contenus déjà offerts, mais bien désormais d’en mesurer davantage l’à-propos, conformément à la politique linguistique gouvernementale.

Enquête par sondage sur les pratiques linguistiques

Une enquête par sondage menée auprès de 4 475 personnes travaillant au sein de 19 ministères et organismes a permis de mesurer le niveau de connaissance et de respect de la politique linguistique gouvernementale ou des politiques linguistiques institutionnelles.

On constate d’abord que la très vaste majorité (91 %) du personnel ayant des interactions avec des usagers accorde beaucoup d’attention à la qualité de la langue française dans le cadre de son travail.

Par ailleurs, environ les deux tiers (67 %) des membres du personnel savent que le ministère ou l’organisme pour lequel ils travaillent est tenu d’adopter sa propre politique linguistique. Toutefois, seulement 38 % déclarent avoir été formés et informés à ce sujet. Il en résulte que ce personnel n’est guère en mesure de se référer à cette politique dans l’exercice de ses fonctions.

Les résultats de l’enquête révèlent également que plus de la moitié (56 %) des membres du personnel ignorent l’existence de documents administratifs sur l’usage des langues dans leur organisation et une proportion similaire (58 %), que leur ministère ou organisme met en application des mesures qui privilégient les communications en français avec les personnes immigrantes.

Il existe par conséquent un besoin important de formation et d’information sur la politique linguistique gouvernementale tout autant que sur la politique de chaque ministère ou organisme, sur les documents administratifs disponibles ainsi que sur les mesures favorisant l’application de ces politiques. Il s’agit là, vraisemblablement, de l’explication d’une partie des lacunes révélées par le portrait des pratiques linguistiques.

Ainsi, les règles régissant les interactions orales et écrites avec les personnes physiques semblent généralement connues des membres du personnel, et elles sont le plus souvent bien appliquées.

Cependant, lorsqu’il s’agit des interactions orales et écrites avec les personnes morales et les entreprises établies au Québec, ce personnel ne semble pas toujours connaître suffisamment bien les balises qui les encadrent. C’est ainsi près de la moitié (48 %) du personnel ayant des interactions orales avec des personnes morales ou des entreprises établies au Québec qui fait parfois usage d’une autre langue que le français dans ce type d’interaction, alors que la proportion est de 39 % dans le cas des interactions écrites.

Aussi, ce même personnel ne semble pas non plus avoir une juste connaissance des mesures applicables à la transmission de documents dans une autre langue à des usagers au Québec.

En somme, il y a certes présence de l’anglais ou usage de la langue anglaise dans certaines pratiques linguistiques des ministères et organismes, mais, dans la plupart des situations, sauf dans des cas d’espèce, ce recours se fait en conformité avec les dispositions de la Charte de même qu’avec celles de la politique linguistique gouvernementale.

L’exercice de révision de cette politique se révèle maintenant un passage obligé, plus de huit ans après l’adoption de sa dernière version. Dans cette perspective, les constats et les commentaires formulés tout au long de l’étude permettront de guider cette réflexion, laquelle devra de plus prendre en compte l’utilisation généralisée et croissante des médias sociaux dans les activités de communication des ministères et organismes, ainsi que dans leur offre de services.

Source : Conseil supérieur de la langue française

À lire : Le Mauril, un programme pour l’apprentissage de deux langues au cœur de l’identité canadienne

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Actualités

Les Prix du Québec : voici les récipiendaires des prix culturels et scientifiques 2019

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Le ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pierre Fitzgibbon, et la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, ont dévoilé les récipiendaires des Prix du Québec 2019.

« Les Prix du Québec mettent en lumière les découvertes, les réalisations et l’esprit d’innovation de nos plus grands chercheurs. Je suis très impressionné par le parcours de ces gens d’exception, qui contribuent à façonner le Québec d’aujourd’hui grâce à leur rigueur, à leur engagement et à leur savoir-faire », a déclaré M. Fitzgibbon.

Ces prix représentent la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec en science et en culture. Ils soulignent la carrière remarquable de personnes qui contribuent à l’essor de leur domaine d’activité, repoussent les limites de la connaissance et participent au rayonnement du Québec à l’échelle internationale.

Les récipiendaires des Prix du Québec font briller le Québec!

« Les récipiendaires des Prix du Québec culturels sont des exemples d’engagement, de discipline et de créativité qui suscitent admiration et fierté, et qui inspirent les nouvelles générations de Québécois. Ils contribuent, par leur talent, à faire briller le Québec ici et hors de nos frontières et ils méritent qu’on leur accorde cette distinction », a fait valoir Mme Roy.

Les récipiendaires des prix culturels 2019 sont :

  • Pauline Vaillancourt, prix Albert-Tessier – Audiovisuel et arts de la scène;
  • Hélène Dorion, prix Athanase-David – Littérature;
  • Angèle Dubeau, prix Denise-Pelletier – Arts d’interprétation
  • Jean-Claude Poitras, prix Ernest-Cormier – Aménagement du territoire, architecture et design;
  • Hélène Cajolet-Laganière, prix Georges-Émile-Lapalme – Langue française;
  • Jocelyn Bérubé, prix Gérard-Morisset – Patrimoine;
  • Raymond Saint-Pierre, prix Guy-Mauffette – Radio, télévision, presse écrite et médias numériques;
  • Luc Courchesne, prix Paul-Émile-Borduas – Arts visuels, métiers d’art et arts numériques.

Les récipiendaires des prix scientifiques 2019 sont :

  • Réjean Hébert, prix Armand-Frappier – Création ou développement d’institutions de recherche ou administration et promotion de la recherche;
  • Claudia Mitchell, prix Léon-Gérin – Sciences humaines et sociales;
  • Karim Zaghib, prix Lionel-Boulet – Recherche et développement en milieu industriel;
  • Francine Descarries, prix Marie-Andrée-Bertrand – Innovation sociale;
  • Sylvain Moineau, prix Marie-Victorin – Sciences naturelles et génie;
  • Stanley Nattel, prix Wilder-Penfield – Recherche biomédicale;
  • Maxime Descoteaux, prix Relève scientifique.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 6 novembre à 16 h à l’hôtel du Parlement. Les récipiendaires recevront une médaille créée par la joaillière Catherine Villeneuve, une bourse de 30 000 $ et un parchemin calligraphié. Le lauréat du prix Relève scientifique obtiendra quant à lui une bourse de 5 000 $ et un certificat de reconnaissance, tandis que les deux finalistes, Julie Hlavacek-Larrondo et Laurent Turcot, recevront chacun une somme de 2 000 $.

À lire : Coopération climatique : Québec remporte un prestigieux prix des Nations Unies

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La Création : une nouvelle murale dans le quartier de Sainte-Marie à Montréal

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La Société écocitoyenne de Montréal (SEM) et Sophie Mauzerolle, conseillère de Ville du district de Sainte-Marie, ont inauguré la nouvelle murale La Création, une œuvre de l’artiste Monk.E de l’organisme Kolab. 

Inscrite dans une volonté d’embellissement et de revitalisation du quartier de Sainte-Marie par l’art urbain, cette murale vient dorénavant embellir le mur à l’entrée de la ruelle verte située au coin des rues Bercy et de Rouen, juste à côté de la cour de l’École Saint-Anselme. 

Réalisée à la fin de l’été, cette œuvre présentant l’univers des contes et légendes autochtones du Canada résulte d’une collaboration avec l’artiste multidisciplinaire Marie-Céline Charron, membre de la Nation naskapie de Kawawachikamach, et d’un travail de médiation entre les résidents riverains de la ruelle verte La Côte Bercy et le comité vert de l’école primaire Saint-Anselme. 

L’inauguration s’est déroulée en présence des membres de la SEM, de Kolab, de l’artiste Monk.E, des représentants du comité vert de l’école Saint-Anselme et des résidents riverains de la ruelle verte.

« Cette magnifique murale souligne les richesses des cultures des Premières Nations à travers leurs contes et légendes. Non seulement apporte-t-elle de la couleur dans le quartier, mais elle permet aussi de faire connaître l’histoire des peuples autochtones aux jeunes qui fréquentent l’école Saint-Anselme. Je suis ravie de la collaboration qui, sous la gouverne de la SEM, a permis la réalisation de cette œuvre, et je félicite à cet effet l’artiste Monk.E, l’artiste multidisciplinaire Marie-Céline Charron, les représentants du comité vert de l’école Saint-Anselme et les résidents riverains de la ruelle verte La Côte Bercy », a affirmé Mme Mauzerolle.

Conserver la tradition orale et l’imaginaire autochtone à travers l’art urbain

Transmises de génération en génération, les histoires des Premières Nations se veulent rassembleuses et servent d’outil de réflexion sur les événements qui se produisent au sein de notre communauté. Elles permettent également d’entretenir le lien avec le territoire où nous vivons. 

Le lieu de la murale, située à même la cour de l’école Saint-Anselme, est donc idéal pour accueillir un tel projet. La SEM est heureuse d’avoir contribué à la réalisation de cette murale qui s’inscrit parfaitement en lien avec sa mission et ses valeurs.

Des ateliers de médiation culturelle ont été offerts en marge du projet aux élèves du comité vert de l’école Saint-Anselme ainsi qu’aux résidents de la ruelle verte La côte Bercy. Sous forme de séances de mise en récit, l’artiste Marie-Céline Charron leur a présenté plusieurs contes et légendes autochtones qui ont par la suite servi d’inspiration pour la création de l’œuvre murale de Monk.E.

La Création présente divers contes et légendes des Premières Nations du Canada

La murale La Création présente divers contes et légendes des Premières Nations du Canada en une œuvre globale. On aperçoit en premier plan une référence au conte huron-wendat de la création du monde, où une gigantesque tortue porte sur sa carapace plusieurs espèces de la Création. Pour plusieurs peuples de langue algonquienne, l’île de la tortue symbolise l’Amérique du Nord, mais symbolise également la vie elle-même. Elle ramène à notre identité, à notre culture et au respect profond pour l’environnement.

Sur son dos, on retrouve un autre personnage légendaire présent dans diverses communautés autochtones du Canada, le décepteur ou trickster. Ici représentée sous la forme d’un coyote, cette créature incarne l’antihéros, celui dont les actions mènent vers une morale et nous confrontent aux forces opposées présentes dans toute société.

Conformément aux contes proposés par Marie-Céline Charron, toute la Création parlait un langage universel, illustré sur la murale sous forme d’auréoles près des têtes des animaux. Ainsi, le décepteur est en communication avec la Terre, créant une connexion entre la société et l’environnement.

La murale illustre également le conte iroquois Les trois sœurs, autrement connues comme le maïs, la courge et le haricot. Cultivées côte à côte, celles-ci symbolisent le partage, l’échange et la solidarité, des valeurs fondamentales d’une communauté saine et croissante.

« Depuis le début de ma carrière, je me suis donné pour mission d’aborder des idées, des valeurs et des principes qui sont moins présents dans le discours commun ou qui sont sous-représentés sur la plateforme publique. Alors, pour moi, de parler de l’environnement en étant inspiré du savoir ancestral autochtone est un honneur que je ne prends pas pour acquis ni à la légère. C’était un plaisir d’être aussi près baigné dans ces cultures et de pouvoir utiliser mon propre langage visuel pour créer une esthétique, tout en gardant l’énergie et l’âme ancestrale de ces peuples », a commenté Monk.E.

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