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Rencontre avec le réalisateur Olivier Nakache et la comédienne Suzanne Clément pour le film Le sens de la fête !

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Crédit Photo : Quitterie HERVOUET - De gauche à droite Olivier Nakache, Gilles Lellouche, Eric Toledano et Suzanne Clément

Les réalisateurs d’Intouchable reviennent avec un nouveau film, Le sens de la fête, une comédie drôle et touchante, au cinéma le 15 décembre.

Quitterie HERVOUET – Parlez-moi un peu de votre nouveau film, Le sens de la fête.

Olivier Nakache – Le synopsis du film est simple, unité de temps unité de lieu. On vit un mariage à travers les yeux de ceux qui y travaillent.

QH – D’où vous est venu l’idée du scénario?

ON – On a eu l’envie de faire un film de troupe, d’une aventure collective. On sortait d’Intouchable où il y avait juste deux personnages principaux ; pareil dans notre film Samba. On avait donc la volonté de créer un film avec un seul décor. On avait également envie de rire et de faire une comédie. Quand on s’est attaché à ce scénario, notre but premier c’était de tenir un rythme, une cadence de scènes marrantes et assumées. Au cours du processus d’écriture, on a échafaudé l’histoire avec des personnages. Pour inspirer l’écriture du film, on a imprimé des photos de comédiens qu’on a accroché au mur.

Suzanne Clément – D’accord, je ne le savais pas. Vous êtes donc tous les deux d’accord sur qui vous choisissez.

ON – Exactement!

SC – Ah, c’est chouette.

QH – Vous avez donc déjà en tête plus ou moins tout le casting?

ON – Oui! Ce n’est jamais arrivé que l’on ne soit pas d’accord. Quand on s’est dit : « Suzanne Clément, On la trouve vraiment géniale », on n’a pas hésité. Il n’y a jamais eu une fois où l’on s’est dit « Oh non, peut-être quelqu’un d’autre ». On a toujours été d’accord sur le casting, parce que je pense que le casting, c’est 60 % de la mise en scène. Je trouve que de bien choisir les personnalités, les acteurs pour incarner les rôles, c’est déjà un grand pas ; c’est déjà de la mise en scène. On travaille donc tous les deux, face à face avec nos deux ordinateurs, avec des post-it et un grand tableau Velleda.

QH – Et sur le tableau Velleda, vous avez donc les arcs du scénario?

ON – Non. Je pense d’ailleurs que ce n’est pas la bonne méthode. En fait, on commence un plan, mais ce n’est jamais arrivé dans un de nos films que la fin soit dans ce plan. Nous, on est très à l’aise avec les dialogues. Ce sont ses mêmes dialogues qui nous indiquent des choses sur le personnage.

SC – Ça vous stimule plus.

ON – Exactement! Ça nous stimule plus. C’est pour ça que les premières versions du scénario qu’on donne à notre producteur ont généralement des scènes qui ne sont pas dialoguées et des scènes dialoguées.

QH – Est-ce que vous connaissez la fin du film tout de suite?

ON – On savait que c’était sur une nuit jusqu’à l’aube. C’était ponctué comme ça. Ce film avance et il est cadencé par des horloges jusqu’à l’aube. Les personnages qu’on écrit, qu’on dialogue à un moment donné nous donnent eux même des indications sur l’histoire. Au tournage, le scénario continue de s’écrire et peut même continuer à s’écrire au montage.

QH – Faites-vous de l’improvisation sur le plateau?

SC – Oui, je crois que vous faites pas mal d’impro. En même temps, le texte est très très bien écrit.

ON – En fait, on essaie d’écrire le mieux possible. Si on tourne à la virgule près, on est content. Mais, je pense que les miracles viennent de l’inattendu. Je vais voir Suzanne (Clément) en costume jouer une scène. Forcément, ça va amener quelque chose et donc souvent, on va dire au comédien : « enlève ça, dis ça, remet ça ». C’est assez laborieux, parce qu’ensuite on pense beaucoup au montage. Pendant le tournage, on tourne le plus de scènes possibles, comme ça on peut avoir plusieurs variantes. On sait qu’après, on ne sera que tous les deux dans notre salle de montage. En fait, on essaye d’anticiper le montage.

QH – Pouvez-vous me parler un peu de votre personnage Suzanne Clément?

SC – Mon personnage n’est pas un comic relief, enfin très peu. C’est même quelqu’un qui apporte un petit côté dramatique à l’histoire. Il y a une histoire d’amour un peu (entre elle et le personnage de Jean-Pierre Bacri). C’est sa maîtresse, tout simplement. Tout arrive au personnage principal du film (Jean-Pierre bacri) ; tous les problèmes lui arrivent au cours de cette nuit. En plus, comme c’est Jean-Pierre Bacri, c’est extraordinaire parce qu’il a une tête à être à la fois en colère et en même temps touchant.

QH – En vous écoutant, ça donne l’impression que l’ambiance était bonne sur le tournage ?

ON – On avance dans la bonne humeur c’est sûr, mais chaque technicien, chaque acteur sait ce qu’il a à faire. Ensuite, il est vrai qu’il peut naître des fous rires, tant mieux, mais on est tous vraiment concentré parce qu’il y a forcément une pression sur un tournage. Il faut finir la journée à l’heure. Evidemment, c’est une comédie et pour raconter tout ce qu’on raconte dans ce film, il fallait qu’on prenne du plaisir et on en a beaucoup pris. Jean-Pierre Bacri, c’est un chef d’orchestre et chaque acteur est un instrument. Au début, ça ne s’accorde pas bien, mais à la fin tout le monde s’harmonise.

SC – Chef d’orchestre. C’est une bonne métaphore de comment vous travaillez !

ON – Ah oui! c’est vrai.

SC – Moi, c’est comme ça que je vous vois. Et puis, entre vous, c’est intéressant parce qu’il il y en a un qui pousse un peu dans une direction, puis c’est l’autre.

ON – Oui, oui.

SC – Ça, c’est chouette. J’ai été surprise de voir ça et de voir qu’il y en a un qui dit « tu as eu ta prise? ».

ON – C’est assez organique et naturel en fait. Et sans théoriser, on le fait comme ça. Ça va dans le sens que je disais tout à l’heure, on pense beaucoup au montage. On est obsédé en se disant « dans un mois, on sera tous les deux dans notre salle ». « Est-ce qu’on a la bonne réaction? ». On y réfléchit tout le temps pour ne pas se dire au montage : « on n’a pas ça. Dommage! ».

QH – Vous aviez toutes les prises que vous souhaitiez au montage?

ON – Oui. On a beaucoup tourné. On a eu une chance folle de réunir tous les acteurs. J’étais dans une avant-première et derrière nous, ils avaient mis la photo de toute l’équipe devant le château. Quelle chance d’avoir eu tous ces acteurs talentueux !

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Quoi lire sous le soleil ? Voici les nouveautés de l’été 2019

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Les ombres d’une plante grimpante dans la terrasse, un pichet de sangria ou de thé glacé et l’air doux d’une longue après-midi d’été. C’est l’ambiance idéale pour délecter un livre. À court d’idées, pourquoi ne pas découvrir les nouveautés que les spécialistes et les lecteurs ont apprécié. Ces bouquins ont été récemment alignés sur les étagères des libraires.

Prix Nobel de littérature

Aux cinq rues, Lima. De mario vargas llosa

Résumé

Lima, années 1990. Un scandale politique, médiatique et sexuel mettant en scène Enrique Cardenas, un riche industriel, mais aussi des figures de la finance, du show-business et du pouvoir politique met la ville en émoi.

Prix Pulitzer

Underground railroad. De colson whitehead

Résumé

Cora, 16 ans, est esclave sur une plantation de coton en Géorgie, avant la guerre de Sécession. Grâce à Caesar, elle réussit à s’échapper. Leur première étape est la Caroline du Sud, dans une ville semblant être le refuge idéal mais cachant une terrible vérité. Il leur faut fuir à nouveau, d’autant plus que Ridgeway, chasseur d’esclaves, les traque. Prix Pulitzer 2017, National Book Award 2016

Prix des lecteurs sélection juillet 2019

Le Triomphe des ténèbres 01. D’Eric Giacometti

Résumé

Selon une prophétie maçonnique, celui qui possède les quatre éléments devient le maître du monde. Dès 1939, les Allemands trouvent une swastika et une course démarre entre les Alliés et les nazis. Tristan, trafiquant d’art, est enlevé pour travailler avec le colonel Weistort alors qu’en Angleterre une opération est mise en place pour trouver le deuxième élément. Inspiré de faits réels.

Un des grands livres de la Foire de Francfort

La Nostalgie du sang. De Dario Correnti

Résumé

La ville italienne de Bottanuco est secouée par une série de meurtres de femmes. Près des cadavres, mutilés et présentant des marques de cannibalisme, sont retrouvées des aiguilles agencées comme pour un rituel magique ainsi qu’une inscription ensanglantée sur laquelle on peut lire le mot ViVe. Le reporter Marco Besana et Illaria Piatti, une stagiaire méprisée de la rédaction, mènent l’enquête.

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Le centre montréalais Phi, dévoile sa nouvelle programmation artistique à Venise

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Présentée en marge de la Biennale de Venise, la programmation continue de Phi mettra en vedette de nouvelles œuvres de réalité virtuelle par Olafur Eliasson, Anish Kapoor, Marina Abramović et des artistes montréalais, du 22 juillet au 15 août.

Phi a annoncé ce jeudi, 18 juillet, la seconde phase de sa programmation en marge de la Biennale de Venise, avec plusieurs têtes d’affiche de l’art contemporain ainsi que des artistes montréalais attendus au Ca’ Rezzonico.

Le programme initial s’était greffé à la 58e Biennale de Venise pour accueillir la première exposition solo hors du Mexique de Renata Morales — une installation qui se voulait l’aboutissement d’une résidence de deux ans chez Phi.

Pour ce second volet, Phi collabore une fois de plus avec la plateforme de production et de distribution de créations interactives de réalité virtuelle Acute Art afin d’offrir aux artistes comme au public un terrain de jeu où ils peuvent explorer et interagir, favorisant le dialogue et la pensée critique par le biais d’expériences à la fois artistiques et technologiques.

Les œuvres au programme dans la première galerie promettent de déranger l’environnement baroque du Ca’ Rezzonico Gallery sur les bords du Grand Canal de Venise.

Galerie 1: une présentation de Phi et d’Acute Art

Into Yourself, Fall par Anish Kapoor

Une première incursion en réalité virtuelle pour l’artiste Anish Kapoor, qui nous offre une œuvre viscérale où les spectateurs se voient entraînés à travers le corps humain, au point de tomber à l’intérieur d’eux-mêmes. Cette expérience de corporéité imite les sensations du vertige et dépeint les méandres au cœur de chacun.

Rainbow par Olafur Eliasson

L’intérêt qu’Olafur Eliasson porte depuis toujours aux rapports entre soi vs autrui et soi vs l’environnement influence profondément Rainbow — un phénomène naturel éphémère généré par un processus numérique. Une grande nouveauté, la fonction multi-utilisateur ouvre la voie vers de nouveaux espaces pour et vers la réalité virtuelle en art.

Rising par Marina Abramović

La première œuvre en réalité virtuelle de Marina Abramović qui a été présentée durant le volet initial, est un appel à l’action aussi poétique qu’inquiétant. Rising expose les spectateurs aux effets de la hausse du niveau de la mer afin de les responsabiliser face aux changements climatiques.

Galerie 2: une présentation de Phi

Gymnasia par Chris Lavis et Maciek Szczerbowski

Un rêve à la fois sombre, troublant et étrangement beau. Cette expérience cinématographique en RV réussit à provoquer cette indéfinissable anxiété que l’on ressent lorsque la frontière entre réel et irréel s’estompe de façon inconcevable. Gymnasia signale la première collaboration entre l’Office national du film du Canada, Felix & Paul Studios et Clyde Henry Productions.

Gloomy Eyes par Jorge Tereso et Fernando Maldonado

Quand le soleil en a eu assez de l’humanité, il a décidé de se cacher et de ne plus jamais se lever. L’obscurité a réveillé les morts. Un jeune zombie appelé Gloomy et son amie vivante Nena tombent amoureux au point de créer une connexion profonde et indestructible.

Speculating Futures par Fvckrender, Miri Chekhanovich, Maryse Goudreau, Caroline Monnet et George Fok

Dans cette installation à trois canaux basée sur le climat géopolitique et les enjeux environnementaux actuels, plusieurs artistes se projettent 20 ans dans l’avenir pour présenter leur vision des scénarios que le futur nous réserve. Avec cette œuvre originale produite par Phi, d’une durée de 34 minutes, les créateurs souhaitent inspirer un désir de renouveau et d’action collective à travers l’art.

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Québec : Le chiffre d’affaire de la production audiovisuelle a atteint un nouveau sommet de 1,9 G$

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L’Institut de la statistique du Québec a publié ce vendredi, 12 juillet, le Profil de l’industrie audiovisuelle au Québec en 2018. Cette publication présente le portrait de l’évolution de l’industrie et des tendances observées dans ses diverses composantes.

La publication révèle une augmentation de 9 % du chiffre d’affaire de la production audiovisuelle par rapport à 2016-2017. Ainsi, la valeur de l’industrie augmente depuis 2013 pour atteindre un nouveau sommet d’environ 1,9 G$. Cette hausse est due principalement aux deux secteurs suivants :

  • La production télévisuelle qui a connu une croissance de 14% pour s’établir à 748 M$ en 2017-2018 ;
  • La production étrangère et services de production qui a enregistré pour la deuxième année consécutive une forte croissance de 30%, sa valeur a atteint 718 M$ en 2017-2018, soit son plus haut niveau des 10 dernières années.
Production de l’industrie cinématographique et télévisuelle, Québec, 2013-2014 à 2017-2018 (Institut de la statistique du Québec)

Recul de la production cinématographique

Après une petite hausse en 2016-2017, la production cinématographique recule de 18 % malgré une hausse de 2 % du nombre des projets.

La baisse a touché la valeur de la production des longs métrages dans une autre langue que le français (-50%).

Par ailleurs, la valeur de la production des longs métrages de fiction en français a grimpé de 3 % (98 M$).

Lire aussi : ZH festival, l’incubateur des nouvelles formes d’art, a dévoilé l’édition 2019

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