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Monde du travail

Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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Afin de pallier le manque de préposés aux bénéficiaires, principalement dans les résidences privées pour aînés, Québec annonce une offensive destinée spécifiquement aux résidences privées pour aînés, qui permettra notamment d’effectuer un diagnostic en matière de ressources humaines.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la Grande corvée, au cours de laquelle une quarantaine de résidences privées pour personnes aînées ont déjà été contactées par les conseillers du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale afin d’écouter et d’outiller celles éprouvant des difficultés de recrutement.

« Dans le cadre de la Grande corvée, nos conseillers aux entreprises sont en contact avec plusieurs résidences privées pour personnes aînées pour offrir notre soutien en matière de recrutement et de gestion des ressources humaines. Nous croyons que c’est en promouvant de bonnes pratiques en la matière que nous contribuerons à attirer davantage de personnes pour pratiquer ce métier », a souligné Jean Boulet.

Valoriser la profession de préposé aux bénéficiaires

Au dire de Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, les préposés aux bénéficiaires font une différence concrète dans la vie de Québécoises et de Québécois. C’est pourquoi mon collègue Jean Boulet et moi-même sommes en discussion afin de continuer de valoriser cette profession », a-t-elle fait savoir, tout en rassurant que « le secteur des résidences privées pour personnes aînées peut compter sur leur collaboration pour être assuré que nos aînés peuvent bénéficier des meilleurs soins possible ».

À lire : Entre ministres, ça discute du soutien à la population vieillissante du Canada

De nombreuses mesures en matière de gestion des ressources humaines, de recrutement et de développement des compétences qui pourraient être profitables autant aux établissements qu’aux préposés aux bénéficiaires y travaillant sont offertes dès maintenant :

  • la mesure de régionalisation de la main-d’œuvre, qui permet de rembourser une partie des frais liés à une activité de recrutement ou au déménagement d’un nouvel employé se trouvant dans un rayon de plus de 50 km de l’entreprise;
  • la mesure de formation de la main-d’œuvre et les programmes de subvention du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre, qui permettent quant à eux de couvrir une part importante des coûts de formation au sein d’une entreprise;
  • la campagne de promotion et de valorisation des métiers d’avenir menée actuellement par le Ministère, dans le cadre de laquelle la profession de préposé aux bénéficiaires a fait l’objet d’une attention particulière

Rappelons qu’au cours de l’année financière 2018‑2019, des sommes de 4,3 millions de dollars ont été investies précisément pour soutenir la formation de 1 127 préposés aux bénéficiaires, et ce, dans toutes les régions du Québec. Déjà, pour la période 2019-2020, ce sont plus de 450 individus qui ont commencé une formation dans ce domaine.

À lire : Pénurie de main-d’œuvre : Plus de 2 500 postes à pourvoir dans le secteur de l’hébergement au Québec

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Marché du travail et main-d’œuvre : Ottawa va transférer 5,4 milliards de dollars au Québec

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Ce transfert de 5,4 milliards de dollars par le gouvernement fédéral [d’ici à 2023] comprend des investissements supplémentaires d’environ 680 millions de dollars, qui permettront à environ 240 000 Québécois de pouvoir bénéficier notamment des programmes et des formations pour intégrer le marché du travail ou avoir accès à de nouvelles occasions de carrière.

Cette « conclusion positive » survient après une période de négociations entre le ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet et son homologue fédérale, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main d’œuvre et du Travail, Patty Hajdu.

  • l’Entente sur le développement du marché du travail (environ 4,2 milliards de dollars);
  • l’Entente sur le développement de la main-d’œuvre (environ 1,2 milliard de dollars).

Financée par le régime d’assurance-emploi, l’Entente sur le développement du marché du travail (EDMT) aide les citoyens à acquérir une formation, à développer des compétences et à se trouver un emploi rapidement. Elle assure également la création d’une main-d’œuvre compétente, capable de répondre aux besoins actuels et futurs des employeurs.

À lire : 247 000 chômeurs dénombrés au Québec en 2018

Pour ce qui est de l’Entente sur le développement de la main-d’œuvre (EDMO) favorise l’intégration en emploi des personnes plus éloignées du marché du travail, comme les jeunes et les personnes handicapées. Elle leur permet de suivre des formations, de développer leurs compétences et d’acquérir de l’expérience de travail.

Un nouveau souffle pour le marché du travail au Québec

« En plus des actions entreprises dans la foulée de la Grande corvée, mes négociations entamées dès janvier avec le gouvernement fédéral visaient à m’assurer que le Québec dispose de l’ensemble des leviers appropriés pour répondre à ses défis particuliers en matière de main-d’œuvre. Ces ententes permettront entre autres au Québec de consolider son rôle comme responsable des mesures actives d’emploi sur son territoire et d’offrir le meilleur soutien possible aux citoyens et aux entreprises face au contexte actuel du marché du travail », a indiqué Jean Boulet.

« Notre plus grand atout en tant que pays est notre population. Des investissements réalisés par le gouvernement du Canada comme ceux d’aujourd’hui avec le Québec nous permettent de faire en sorte que nos travailleurs demeurent concurrentiels, résilients et efficaces dans un marché du travail en évolution et une économie croissante. Lorsque nous donnons aux gens les outils pour réussir, notre classe moyenne se renforce et nos travailleurs et leur famille s’épanouissent. », a souligné, de son côté, Patty Hajdu.

À lire aussi : 250 000 personnes pourraient intégrer le marché du travail au Québec

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Monde du travail

247 000 chômeurs dénombrés au Québec en 2018, une prouesse ?

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En 2018, le marché du travail québécois compte, en moyenne, 247 000 personnes au chômage, alors que le taux de chômage s’établit à 5,5 %. C’est la première fois depuis 1976 que le nombre de chômeurs passe sous la barre des 250 000. Ces résultats sont tirés de l’article Les chômeurs de 2018 ressemblent-ils à ceux d’il y a 20 ans? publié aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec.

Le nombre de chômeurs est en baisse dans tous les groupes d’âge, à l’exception de celui des 55 ans et plus qui est passé de 31 000 chômeurs en 1998 à 52 000 en 2018. Ce résultat reflète notamment l’augmentation du taux d’activité au sein de ce groupe d’âge, qui est passé de 22,0 % à 34,5 % au cours des 20 dernières années.

Le nombre de chômeurs a diminué dans les principaux groupes d’âge, à l’exception de celui des 55 ans et plus

Sur la même période, le nombre de chômeurs recule de près de 40 000 chez les personnes de 15 à 24 ans et de 25 à 34 ans, et d’environ 54 000 chez celles de 35 à 44 ans. De fait, la composition du groupe des chômeurs a changé au cours de ces 20 années. En 1998, moins d’une personne au chômage sur 10 (8,3 %) était âgée de 55 ans ou plus. En 2018, c’est une personne sur 5 (20,9 %).

La proportion de chômeurs à la recherche d’un travail à temps plein a diminué

En 2018, la majorité des chômeurs (159 000) cherchent un travail à temps plein, alors qu’on en compte 63 000 qui cherchent un emploi à temps partiel. De 1998 à 2018, seul le nombre de chômeurs cherchant un emploi à temps plein a diminué. En conséquence, la part de chômeurs cherchant un travail à temps plein est passée de 84,1 % en 1998 à 71,7 % en 2018.

La diminution du nombre de chômeurs s’observe principalement chez les personnes nées au Canada

Le nombre de chômeurs parmi les personnes nées au Canada est passé de 263 100 en 2006 à 183 000 en 2018. Le nombre de personnes immigrantes au chômage est resté à peu près inchangé sur cette période, soit environ 65 000. Cependant, la part dans l’emploi de ce groupe est passée de 11,8 % à 18,2 % de 2006 à 2018.

La durée moyenne du chômage retrouve celle de 2009, descendant sous la barre des 20 semaines.

La durée moyenne du chômage s’établit à 19 semaines en 2018, tout comme en 2009. En 1998, elle s’élevait à 31 semaines. Par ailleurs, près des deux tiers des chômeurs ont été au chômage pendant moins de trois mois en 2018, alors qu’en 1998 c’était environ la moitié des chômeurs.

Source : Institut de la statistique du Québec

À lire : L’emploi a augmenté de 37 900, le taux de chômage a baissé pour se fixer à 4,9 %

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Monde du travail

Le taux d’emploi chez les immigrants a atteint son plus haut niveau en 12 ans au Canada

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Le taux d’emploi chez les immigrants âgés entre 25 à 54 ans, qui ont immigré au Canada il y a cinq ans, a atteint 71% en 2018. Il s’agirait du niveau le plus élevé enregistré depuis 2006, selon une note du ministère fédéral des Finances.

Malgré l’augmentation du nombre d’immigrants qui entrent au Canada dans le cadre du nouveau plan pluriannuel sur les niveaux d’immigration mis en œuvre par le gouvernement fédéral, les entreprises ont embauché davantage de personnes qui n’ont pas toujours accès au marché du travail.

Selon la note ministérielle, les bons résultats en matière d’emploi s’expliquent par l’existence de nombreux programmes d’immigration fédéraux et provinciaux qui sont axés sur certains facteurs de capital humain tels que l’éducation, l’expérience de travail qualifié et la maîtrise de l’anglais ou du français.

L’attitude « positive » du Canada envers les immigrants

Données Statistique Canada.

Parlant des Canadiens de deuxième génération, la note de service indique que ces personnes « s’en sortent mieux » que les enfants de parents nés au Canada, s’agissant de l’éducation et du revenu. « Un peu plus de 40% des Canadiens de deuxième génération âgés de 25 à 44 ans avaient un diplôme universitaire, comparativement à seulement 24% des Canadiens dont les parents étaient nés au Canada », a-t-on appris.

« La proportion d’immigrants dans la force de l’âge ayant fait des études supérieures est passée de 75 % en 2006 à 80 % en 2018, soit 9 points de pourcentage de plus que celle de l’ensemble de la population de la même classe d’âge. »

– Étude interne du gouvernement fédéral

En termes de revenu, les Canadiens de deuxième génération gagneraient en moyenne un peu moins de 4 000 $ de plus par an que leurs pairs nés de deux parents canadiens (55 500 $ à 51 600 $).

71 131 nouveaux immigrants arrivés au Canada en 2018

TVA Nouvelles, données ISQ 2018.

À en croire le ministère canadien des Finances, l’attitude positive du gouvernement envers les immigrants aide ces derniers dans leur intégration de manière plus générale.

Par ailleurs, il faut rappeler qu’au 1er janvier 2019, la population du Canada a atteint 37 314 442, en hausse de 71 871 personnes par rapport au 1er octobre 2018, selon les estimations démographiques provisoires.

« Le Canada a crû de 528 421 personnes en 2018, la migration internationale expliquant 80,5 % de la croissance », a révélé Statistique Canada, précisant que « les gains provenant de la migration internationale étaient dus aux 71 131 nouveaux immigrants qui sont arrivés au Canada au cours du quatrième trimestre ».

À lire : Le Canada enregistre un taux de chômage de 5,4 % en mai, le plus bas depuis 1976

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