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Économie

Revenu Québec : Ça délivre l’Attestation de conformité à la tête du client

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Instaurée en 2016 en vue de lutter contre le travail au noir et les problématiques de non-conformité liées au secteur des agences de placement de personnel et au secteur de la construction, l’Attestation de Revenu Québec est aujourd’hui au centre de plusieurs critiques. Deux ans après, la délivrance de la « fameuse attestation » de conformité a pris un virage dangereux on ne peut plus éthique au Québec.

Certains agents très guindés de Revenu Québec, l’agence du gouvernement québécois chargée de la perception des impôts et des taxes, sont devenus rois à la place du client. Faut-il s’en réjouir du départ des libéraux du pouvoir? Il est vrai que les hommes passent, mais les Institutions demeurent. Cela veut dire que des pratiques, peu catholiques, imprimées sous l’administration Couillard pourraient perdurer. Si l’on y prend garde, cela pourrait affecter l’économie québécoise. Et les plus gros perdants dans ça, ce sont de pauvres citoyens et leurs familles. Ce sont eux qui en paient le lourd tribut.

On sait que le monde est injuste parce qu’il ne sera jamais juste. Mais, soyons clair, l’injustice n’a jamais été dictée comme une norme de conduite.

Lorsque le législateur québécois a introduit de nouvelles dispositions à la Loi sur les impôts afin d’étendre l’obligation d’obtenir une attestation de Revenu Québec à des secteurs, c’était salutaire. Puisqu’il s’agissait de lutter contre le travail au noir. Et pour des questions de non-conformité liées au secteur des agences de placement de personnel et au secteur de la construction, il fallait donc mettre en place un cadre normatif. Ça urgeait.

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L’exigence donc d’une attestation de Revenu Québec de la part de toute personne (un client) désirant conclure un contrat avec un sous-contractant ou une agence de placement permet à Revenu Québec de savoir si ces entreprises sont à jour de leur cotisation ou pas. Mais lorsqu’une agence de placement est incapable de fournir l’attestation authentique [à jour] de Revenu Québec cela ne sous-entend pas forcément que cette entreprise est hors la loi. Cela pourrait s’expliquer par le fait que le recouvrement des dettes de l’agence de placement ait été suspendu ou qu’elle a des comptes en souffrance, parce qu’elle vit des difficultés financières. Raisons pour lesquelles, le législateur a pris le soin de donner la possibilité aux demandeurs de l’attestation de conformité de Revenu Québec de conclure une entente de paiement qu’ils sont capables de respecter.

M. Legault, regardez ce qui se passe à Revenu Québec!

Qu’est qui se passe sur le terrain? On constate que certains agents chargés de percevoir les impôts et les taxes du gouvernement en font un peu trop. Contre toute éthique, ils s’arrogent le [trop plein] pouvoir de verrouiller des entreprises. Comme des demi-dieux, ils décident de la survie ou non d’une agence de placement. Mais ce qu’ils oublient, c’est qu’en refusant de valider les numéros de TPS et de TVQ de ces PME, ce n’est pas seulement aux entrepreneurs qu’ils font du mal. Ils nuisent surtout à l’économie du Québec. Car, en fermant la porte des ententes de paiements de cotisation, ils [agents] décrètent la faillite de ces compagnies grâce à qui des milliers de personnes ont des emplois.

Pourquoi accepter de faire des ententes de paiement avec certains et les refuser à d’autres? C’est juste de l’abus de pouvoir et rien d’autre.

Comment comprendre que des agents de Revenu Québec puissent se déguiser [en matador] pour juste régler des problèmes de personnes? Là où ils sont censés faire leur travail selon les règles d’éthiques et de déontologie de la fonction publique, ils passent pour des sangsues. Faut-il leur rappeler que c’est en aidant des petites entreprises à fonctionner – au lieu de les aider à fermer – que celles-ci parviendront à payer leur dette, qu’elles continueront à offrir des emplois, à lutter contre le chômage? Il est certain que dans le milieu des agences de placements, tout n’est pas parfait. Cependant, l’attitude discriminatoire de certains agents de recouvrement [encagoulés] de Revenu Québec face à ces entreprises est totalement incompréhensible. À la limite, ils attaquent les plus faibles. Ils leurs mettent la pression jusqu’à ce qu’ils s’asphyxient à travers une lourdeur administrative. C’est [ça] le Québec transformé par les libéraux.!? C’est infernale.

L’excès de zèle des fonctionnaires payer avec l’argent du contribuable

L’excès de zèle des fonctionnaires de Revenu Québec est indigestible. On avait salué l’intention des péquistes de « mettre fin à la culture du racket chez Revenu Québec » s’ils accédaient au pouvoir. En juin dernier, lors de la tournée « Priorité PME », le Parti québécois (PQ) s’était clairement engagé à « assurer un équilibre entre le rôle nécessaire de Revenu Québec et la santé des PME du Québec ». Eux, ils avaient compris que Revenu Québec « trône en tête du top 10 des ministères et organismes les plus redoutés pour sa bureaucratie excessive » qu’il fallait dompter. Malheureusement, le vent du changement qui a frappé le Québec le 1er octobre 2018 a été en défaveur du PQ.

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En tout état de cause, ce changement de régime au Québec tombe à point nommé pour mettre de l’ordre dans les régies financières comme Revenu Québec. Le nouveau gouvernement caquiste qui vient à peine d’être élu a promis [dans la foulée] de se « retrousser les manches » pour « bâtir un Québec plus fort, un Québec plus fier ». En attendant, le premier ministre désigné, François Legault, devrait faire attention à ce qui se passe du côté de Revenu Québec. Si M. Legault a promis de faire de l’économie une de ses priorités, on espère que son prochain ministre des finances sera à la hauteur des attentes des Québécois.

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Actualités

Industrie touristique : faire du Québec « un incontournable » à l’échelle internationale 2020-2025

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Une vue du Château Frontenac, haut lieu touristique, est un célèbre hôtel de Québec situé dans le Vieux-Québec surplombant le fleuve Saint-Laurent.

Tourisme Québec a fait un bilan favorable de sa rencontre à Trois-Rivières, lundi, avec les quelque 80 représentants d’entreprise qui étaient rassemblés au Musée Pop afin de participer à des ateliers de réflexion et de faire part de leurs idées pour stimuler la croissance de l’industrie touristique québécoise. Cette activité marquait le sixième arrêt de la tournée de consultation de l’industrie touristique entamée par la ministre en février 2019.

À cette occasion, la ministre du Tourisme Caroline Proulx a rencontré des élus locaux et régionaux ainsi que des dirigeants des principales associations touristiques. « Ensemble, nous souhaitons poursuivre notre ascension et faire du Québec une destination de choix pour les visiteurs de toutes provenances, en plus d’accroître la venue de touristes internationaux », fait-elle valoir.

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Ces rencontres auraient permis d’aborder avec eux les enjeux auxquels fait face leur région et d’échanger sur leur vision et leurs ambitions visant à faire du tourisme au Québec « un incontournable » à l’échelle internationale.

Comment demeurer des leaders dans l’industrie touristique?

Selon Mme Proulx, les entreprises touristiques de la Mauricie ont fait ressortir des points extrêmement intéressants au cours de la consultation. Leurs propositions, souligne-t-elle, concourront sans aucun doute à renforcer l’offre de cette région reconnue pour le tourisme de nature et d’aventure. « Je suis convaincue qu’au terme de cette tournée, nous aurons déjà une vue d’ensemble des avenues à explorer pour appuyer nos entreprises et faire en sorte qu’elles demeurent des leaders dans leur domaine », a déclaré la ministre québécoise du Tourisme.

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Rappelons que cette tournée, qui comprend 18 arrêts à travers le Québec, constitue la première étape d’une importante démarche de consultation dont l’objectif est d’alimenter les travaux d’élaboration de la stratégie de croissance économique de l’industrie touristique 2020-2025, qui sera dévoilée lors des Assises du Tourisme 2020.

La démarche de consultation comprend les phases suivantes :

  • Tournée des régions.
  • Présentation des constats de la tournée des régions et validation des orientations envisagées auprès de l’industrie touristique, lors des Assises du Tourisme 2019.
  • Appel de mémoires, d’avis et de commentaires.
  • Rencontres de groupes de travail mixtes (représentants du ministère du Tourisme, de l’industrie, de ministères et d’organismes partenaires, etc.).
  • Consultations ciblées.
  • Dates des prochaines consultations régionales :
DateRégion touristiqueVille
22 marsQuébecQuébec
28 marsSaguenay-Lac-Saint-JeanAlma
29 marsManicouagan et DuplessisSept-Îles
1er avrilCharlevoixBaie-Saint-Paul
5 avrilChaudière-AppalachesLévis
8 avrilBas-Saint-Laurent et GaspésieMatane
9 avrilÎles-de-la-MadeleineCap-aux-Meules
15 avrilMontréalMontréal
16 avrilCantons-de-l’EstSherbrooke
24 avrilMontérégieSaint-Jean-sur-Richelieu
25 avrilLaurentidesMont-Tremblant
26 avrilOutaouaisGatineau
  • Les entreprises qui souhaitent participer à l’activité de consultation se déroulant dans leur région peuvent signifier leur intérêt en remplissant le formulaire prévu dans le site Web du ministère du Tourisme.

À voir : Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020

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Culture

Semaine du français au travail : la FTQ en action pour la francisation des entreprises au Québec

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Photo FTQ

Dans le cadre de la Semaine du français au travail, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), en collaboration avec le Secrétariat à la promotion et à la valorisation de la langue française du ministère de la Culture et des Communications, présente cette année une exposition qui retrace les 50 ans d’actions de la FTQ en matière de francisation.

« La FTQ est fière du chemin parcouru, bien que, encore aujourd’hui, le français reste menacé par l’envahissement de l’anglais dans le monde du travail et dans notre quotidien. Plus que jamais, il faut se retrousser les manches et prendre des actions pour imposer le français dans nos milieux », déclare le président de la centrale syndicale FTQ, Daniel Boyer.

« Le français reste menacé par l’envahissement de l’anglais »

La francisation des entreprises n’étant pas une « tâche facile », pour y répondre, la FTQ annonçait dans les années 1980 la création de son service permanent de la francisation qui coordonne les actions de la FTQ en matière de francisation. Il s’agissait entre autres, de rencontre annuelle de francisation, du bulletin Travailler en français, d’une campagne d’affichage et de sensibilisation dans les milieux de travail ou soutien aux comités de francisation.

À lire aussi : La Société St-Jean Baptiste, pour un Québec libre et francophone

C’est en novembre 1969, lors du 11e Congrès de la FTQ, que les délégués ont ratifié la première politique linguistique de la FTQ affirmant que « le français doit devenir la langue de travail normale et courante à tous les paliers de l’activité économique au Québec », indique un communiqué de la centrale syndicale.

« Revendiquer le respect de notre langue qu’est le français »

Selon la plus grande centrale syndicale au Québec (FTQ), qui représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses, les défis que représente la francisation dans les milieux de travail et dans la société en général sont immenses. « Plus que jamais, il faut serrer les rangs et ne pas hésiter à revendiquer le respect de notre langue qu’est le français », a souhaité M. Boyer, martelant que la mondialisation exerce une « immense pression » sur « nos sociétés et nos organisations ». « C’est pourquoi, encourage le président de la FTQ, il ne faut pas hésiter à revendiquer le respect de notre langue commune ».

À lire aussi : Francisation : l’OQLF lance les Mérites du français 2019

C’est le lieu d’indiquer que cette exposition sur la francisation qui se tiendra dans le hall du Fonds de solidarité de la FTQ, situé au 545, boulevard Crémazie Est à Montréal, intervient deux jours avant la Journée internationale de la Francophonie, célébrée le 20 mars chaque année.

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Économie

Le Québec peine à redresser sa productivité

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Le Centre sur la productivité et la prospérité (CPP) de HEC Montréal a publié, ce lundi 18 mars, une étude, le fruit de 10 ans de travail, sur la croissance économique au Québec. À la lumière du bilan peu satisfaisant de la province, les chercheurs proposent des recommandations pour remonter la pente en matière de productivité.

L’étude a été réalisée afin de « sensibiliser les décideurs au défi de la productivité et à son impact sur la prospérité économique du Québec », expose Robert Gagné, directeur du CPP.

Cette dixième édition du Bilan Productivité et prospérité au Québec révèle que le rendement économique de la province demeure aussi préoccupant. Portant sur les dix dernière années, l’étude fait le constat alarmant que la productivité et la prospérité ont été particulièrement lentes durant 30 ans.

En se chiffrant à 0,1% durant les quatre dernières années, le taux de croissance annuelle moyenne de la productivité au travail illustre la situation actuelle.

Cette stagnation de la productivité a des effets sur le niveau de vie du Québécois. En effet, le revenu disponible moyen par habitant demeure parmi les plus bas à l’échelle du pays. En 2017, il s’est chiffré à 28 455 $ .

À ce propos Jonathan Deslauriers, directeur adjoint au CPP rajoute que « faute d’une prospérité économique adéquate, la majorité des ménages dispose de moins d’argent pour consommer et épargner. »

Les solutions proposées par l’étude

Le bilan se conclu par la proposition de trois champs d’action qui visent à accroître la productivité au Québec, soit : Investir en éducation, stimuler l’investissement privé et favoriser l’innovation.

Il a été important de comparer les investissements du Québec en matière de recherche et développement par rapport aux autres pays occidentaux. « En 2016, la province a consacré 2 171 $ par emploi à la R-D, un effort nettement moins substantiel que celui déployé par des pays tels que la Finlande, la Suède ou le Danemark, qui dépensent jusqu’à 90 % de plus que le Québec en R-D. »

Lire aussi : Au Québec, l’emploi a augmenté de 14 900 et de 36 900 en Ontario

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