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Afrique

Routes migratoires: 11 000 enfants et jeunes victimes d’exploitation

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit: Photo libre de droit

Selon le rapport de l’UNICEF et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de septembre, les enfants et les jeunes migrants et réfugiés qui tentent de rallier l’Europe sont confrontés à des niveaux effrayants de violations des droits de l’homme.

Intitulé « Un voyage épouvantable », un récent rapport conjoint de l’OIM et de l’UNICEF révèle qu’environ 22 000 migrants et réfugiés, parmi lesquels environ 11 000 enfants et jeunes, sont victimes de mauvais traitements, d’exploitation ainsi que de pratiques pouvant s’apparenter à la traite des êtres humains. « Malheureusement, il est désormais courant que les enfants qui empruntent les routes de la Méditerranée soient victimes d’abus, de traite, de violences physiques et de discriminations », déclare Afshan Khan, Directrice régionale de l’UNICEF et Coordonnatrice spéciale pour la crise des réfugiés et des migrants en Europe.

Autre fait notable dans ce rapport, c’est la question du racisme qui fait du chemin sur ces routes migratoires de la mer Méditerranée. Car, s’il est vrai que tous les enfants qui empruntent ces routes migratoires courent des risques considérables, ceux originaires d’Afrique subsaharienne sont bien plus menacés. Et ce, « avec un risque de respectivement 65 % contre 15 % le long de la route de la Méditerranée orientale et de 83 % contre 56 %, sur celle de la Méditerranée centrale ».

Le rapport indique également que la route de la Méditerranée centrale est particulièrement dangereuse. La plupart des migrants et des réfugiés qui empruntent cette route traversent la Libye, un pays où règnent l’anarchie, les milices et la criminalité. De plus, après avoir payé entre 1 000 et 5 000 dollars américains, en moyenne, pour entreprendre le voyage, les jeunes arrivent souvent en Europe endettés, une situation qui les rend encore plus vulnérables.

 

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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En Algérie, l’Armée lâche Bouteflika

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Dans une déclaration à la télévision nationale, le chef d’état-major de l’armée algérienne, Ahmed Gaid Salah, a demandé mardi à ce que le président Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, au pouvoir depuis 20 ans, soit déclaré inapte à gouverner « pour cause de maladie grave et durable », a rapporté Radio-Canada.

Alors que le chef d’état-major de l’Armée algérienne demande d’engager la procédure prévue par l’article 102 de la Constitution face à l’état de « santé fragile » du président de la République, il y a un peu plus de deux semaines M. Bouteflika est rentré au pays après deux semaines d’hospitalisation à Genève, en Suisse, pour des « contrôles médicaux périodiques ».

Au lendemain de son retour en Algérie, la présidence de la République informait le 11 mars dernier qu’Abdelaziz Bouteflika renonçait à briguer un cinquième mandat. L’élection qui était prévue le 18 avril 2019 a été reportée sine die. La présidence de la République algérienne avait indiqué que la présidentielle aura lieu dans le prolongement d’une « conférence nationale chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution » d’ici la fin de l’année 2019.

Ces derniers épisodes interviennent à la suite de plusieurs manifestations d’envergure menées par des milliers d’Algériens, descendus dans les rues depuis un mois, pour s’opposer à un énième mandat de M. Bouteflika, au pouvoir depuis le 27 avril 1999.

À lire : Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, renonce à un 5è mandat face à la pression…

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Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, renonce à un 5è mandat face à la pression…

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Après une fin de semaine « très mouvementée » notamment en Algérie et en France, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, a fini par renoncer à briguer un cinquième mandat. L’élection qui était prévue le 18 avril 2019 à été reportée sine die.

Selon l’agence de presse APS, la présidence de la République algérienne a précisé que la présidentielle aura lieu dans le prolongement d’une « conférence nationale chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution » d’ici la fin de l’année 2019.

Ce revirement de situation intervient après deux semaines de manifestations de grande envergure en Algérie. La dernière en date, vendredi 8 mars, une marée humaine s’était emparée de la place de la Grande-Poste, à Alger, dans la capitale algérienne, pour s’opposer à un cinquième mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis le 27 avril 1999.

L’élection présidentielle du 18 avril reportée sine die…

Dimanche 10 mars, des milliers de personnes ont une nouvelle fois manifesté dans plusieurs villes de France contre la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat en Algérie. Ils étaient évalués à environ 10 000 personnes dans les rues de Paris et 6 000 à Marseille.

Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, qui était hors du pays depuis deux semaines, est rentré en Algérie à l’issue de deux semaines d’hospitalisation à Genève, en Suisse, pour des « contrôles médicaux périodiques ». L’annonce a été faite par la présidence algérienne dans un communiqué cité par l’agence de presse officielle APS.

À lire aussi : Algérie : foule immense pour dire « non » à un 5è « mandat Bouteflika »

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Algérie : foule immense pour dire « non » à un 5è « mandat Bouteflika »

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Photo : LCI/AFP

À Alger, une marée humaine s’est emparée de la place de la Grande-Poste, dans la capitale algérienne, vendredi, pour manifester contre un cinquième mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika.

La célébration de la Journée internationale des droits des femmes, 8 mars, avait une autre allure en Algérie. Selon l’AFP, la troisième mobilisation, « immense et difficile à évaluer », est largement supérieure à celle des manifestations des deux derniers vendredis à Alger, pourtant déjà impressionnantes.

82 ans, malade, hospitalisé en Suisse…

Président de la République algérienne démocratique et populaire depuis le 27 avril 1999, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, malade, est hospitalisé en Suisse depuis plusieurs jours. Malgré les mises en garde sur les risques de « chaos » lancées par le chef de l’État, qui refuse de céder le fauteuil, les Algériens ne lâchent pas.

Alors que les manifestations sont interdites à Alger depuis 2001, les milliers de personnes qui manifestaient, vendredi, scandaient aux cris de « Pouvoir, assassin », ou « Pas de 5e mandat, eh Bouteflika! », selon l’AFP.

À lire aussi :Des manifestations contre le 5e mandat de Bouteflika

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