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Salaire minimum, Manon Massé : « 11.25 $ n’est pas viable » au Québec

Baba-Idriss FOFANA

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| ©MANON-MASSE-facebook |

Officiellement, c’est ce lundi 1er mai que l’augmentation du salaire minimum prend effet dans la province. Une élue québécoise a profité de l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme.

Alors que bon nombre de personnes se réjouissent de l’augmentation du salaire minimum passé de 10.75 $ à 11.25 $, ce lundi 1er mai, Manon Massé est revenue à la charge aujourd’hui sur sa page facebook. La députée de la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques estime que cette hausse de 50 cents ne permet pas aux travailleurs, à faibles revenus, de mieux subvenir à leur besoin. Même si Mme Massé se dit « fière » d’avoir contribué au « changement », celle qui se dit « Femme de cœur, de parole et d’action » croit savoir qu’un salaire minimum de 15 $ serait « viable ».

« Nous avons réussi à obliger le gouvernement à hausser le salaire minimum au-delà de l’inflation cette année, mais on est toujours loin de notre objectif d’un salaire viable. Cette hausse de 50¢, annoncée par le gouvernement, poursuit-elle, est nettement insuffisante pour corriger cette situation. C’est pour cette raison que je défends une hausse du salaire minimum à 15$/h ». Tout en dénonçant les PDG des grandes entreprises qui s’accordent des salaires de plusieurs millions de dollars, l’élue de Québec Solidaire révèle qu’« un million de travailleurs et travailleuses à temps plein gagnent moins que le minimum viable ».

Un partage de la richesse par le salaire…

Tout comme Manon Massé, Jean Lortie, secrétaire général à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), invité à l’émission « Québec Matin » de LCN dimanche, a indiqué que le 15 $ l’heure est un seuil par lequel « on peut espérer avoir des conditions de vie un peu plus décentes ». Pour lui, ‘’il faut que ce soit par le salaire que le gouvernement partage la richesse et non pas des programmes sociaux. « On pense que la société est prête à ça, et que cette augmentation, avec des conditions liées à la norme du travail, permettrait qu’on sorte des gens de la pauvreté, a-t-il poursuivi. Et que ce ne soit pas des programmes sociaux qui compensent cette pauvreté, mais que ce soit par le salaire qu’on augmente le partage de la richesse. »

Un point de vue que ne partage pas Simon Gaudreault, directeur des affaires économiques pour la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). Car, selon lui, un salaire minimum à 15$ l’heure, est une hausse qui pourrait avoir des impacts importants sur toute la structure salariale. « Lorsqu’on propose une hausse de salaire de 15 $ l’heure sur quelques années, sur deux ou trois ans par exemple, ça peut représenter des hausses qui vont excéder 10 % par année. Il faut se rappeler que lorsqu’on augmente le salaire minimum dans une entreprise, les hausses vont se répercuter dans toute la structure salariale », explique M. Gaudreault.

« Les PME ne roulent pas sur l’or »

A l’en croire, ce sont des coûts importants à absorber pour des chefs de PME qui n’ont pas toujours les moyens. « Contrairement à ce qu’on peut penser, une PME ne roule pas sur l’or. Le chiffre d’affaires médian était de 425 000 $, il y a quelques années. Il ne reste pas beaucoup de profit à la fin de l’année. Une PME moyenne a une capacité de payer limitée et le marché de travail est compétitif », a détaillé le directeur des affaires économiques de FCFI.

Soulignons également que le taux du salaire minimum des employés à pourboire passera, quant à lui, à 9,45 $ l’heure, soit une augmentation de 25 sous. Le gouvernement québécois avait aussi annoncé ses intentions, pour les prochaines années, en matière de salaire minimum. Celui-ci grimpera de 50 ¢ en 2018, de 35 ¢ en 2019 et de 35 ¢ en 2020. Ainsi, le salaire minimum devrait atteindre 12,45 $ l’heure en 2020, soit la moitié du salaire horaire moyen que toucheraient alors les Québécois.

Le Québec en retard ?

Pendant ce temps, depuis le 1er avril dernier, le Nunavut a fait passer son salaire minimum de 11 $ à 13 $ l’heure. Ce territoire est devenu l’endroit au Canada où le salaire minimum est le plus élevé. Il s’agit aussi d’une des régions canadiennes où le coût de la vie est le plus haut. En Alberta, le gouvernement néo-démocrate a fait passer le salaire minimum à 12,20 $ l’heure, au début d’octobre 2016. Il grimpera à 13,60 $ en octobre 2017, et enfin, à 15 $ en octobre 2018.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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