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Économie

Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec 2018, des opportunités pour tous

Hanen Hattab

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Crédit photo Avant Première MTL

À l’heure de l’ouverture, 10h, au Palais des congrès, la file d’attente est longue. Une journée bien remplie s’annonce avec des rencontres de réseautage, des entrevues d’embauche express et d’autres activités qui réunissent les acteurs de l’économie et d’autres horizons impliqués dans la vie montréalaise. C’est gratuit mais pas seulement !

Les portées de l’événement sont certes innombrables. On ne peut nier qu’arrimer immigration et emploi est son plus grand enjeu.

« Comme le Québec vit sa plus forte croissance économique en 15 ans, connaît un faible taux de chômage et que 1,3 million d’emplois seront à pourvoir d’ici 10 ans, l’immigration s’avère une des solutions pour soutenir le développement économique des entreprises et assurer le développement des collectivités du Québec. » David Heurtel, le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion.

Direction les belles régions du Québec

Dans les allées du salon de l’immigration et de l’intégration au Québec, on croise aussi bien du monde qui commence à peine à découvrir le Canada, que des gens nés ici. Les 180 exposants et le programme de l’événement attirent ceux qui cherchent un emploi et ceux qui veulent prendre un nouveau cap.

Espace Photobooth. Crédit photo Avant Première MTL

À cette occasion, Montréal dévoile les 30 et 31 mai 2018, son identité plurielle et son charme ; elle se propose aussi comme un lieu de passage vers les autres régions du Québec. Parmi les kiosques des employeurs, établissements scolaire et universitaires, institutions gouvernementales et organismes communautaires se démarquent les vitrines des autres villes de la province recevant des curieux, qui à peine arrivés sont prêts à replier bagage.

«  Quand on pense à s’installer dans les régions, souvent c’est parce que c’est dans nos goûts d’avoir une cadence de vie un peu plus moins rapide qu’à Montréal, avoir un environnement plus sain aussi. Dans notre région, on n’a aucune lumière de circulation. On ne vit pas ça le trafic. On ne fait pas deux heures de routes pour retourner à la maison. On a le temps de vivre avec nos passions, de faire des activités en plein air. On est au bord du fleuve et on a aussi la montagne », explique Rachelle Després, coordonnatrice à l’accueil et à l’intégration des nouveaux arrivants à MRC de L’Islet (dans la région des Chaudière-Appalaches, à une heure du Québec).

Comme le souligne Immigrant Québec, organisateur du salon, « le manque de main d’œuvre grandissant préoccupe les régions du Québec. » Les organismes d’accueil des nouveaux arrivants éclairent leurs participants sur cette réalité.

Mme. Després note de son côté que la question qui revient toujours en premier tourne autour des secteurs d’activités qui embauchent. Elle a mis l’accent notamment sur les liens qui unissent le marché du travail et les structures qui aident à l’intégration socio-professionnelle en dépeignant le milieu actif de L’Islet.

« La vie professionnelle est intéressante. En plus des trois secteurs principaux qu’on a dans notre région, on a des entreprises qui travaillent à l’international. Il y a donc aussi de beaux défis professionnels. On a beaucoup de manufactures en plasturgie, métallurgie et bois, la foresterie et aussi l’agriculture », indique t-elle.

Séduire l’employeur, un art en pleine effervescence

En gagnant du succès au fil des années, le salon s’invente des activités stimulantes et s’enrichit de conférenciers inspirants. Touchant des sujets aussi divers que pragmatiques sur les plans économiques et socioculturels, les présentations et les ateliers témoignent de la créativité du domaine d’employabilité, dont les fervents représentants n’ont pas manqué le rendez-vous. Le Club de recherche d’emploi Montréal Centre-Ville (CREMCV) nous a parlé de son dernier nec plus ultra en matière de recherche d’emploi.

« Cette année on a présente une innovation. Les clubs de recherches d’emploi est une méthode qui existe depuis très longtemps. Cette année on s’est associé avec Project Management Institute Montreal (PMI) pour créer une formule club de recherche d’emploi avec les gestionnaires de projets membres du PMI qui ont une certification PMP (Project Management Professional). On a adapté cette démarche en utilisant leurs outils pour gérer sa recherche d’emploi comme on gère un projet », explique Geneviève Bergeron, coordonnatrice administrative au CREMCV.

Immigrant Québec

Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec 2018

Crédit photo:
Crédit photo Avant Première MTL

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Actualités

Québec-France : 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier 2018 à Lyon

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Du lundi 12 novembre au mercredi 14 novembre, pour la 31ème année consécutive, les acteurs académiques, scientifiques, culturels, économiques et institutionnels du Québec et de la France se rassemblent pour renforcer l’écosystème franco-québécois lors des conférences, événements et rencontres de réseautage des Entretiens Jacques Cartier (EJC), organisés par le Centre Jacques Cartier en Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon.

Plus de 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier! Cette année, les participants échangent autour de huit grands thèmes : la santé/sciences de la vie, l’énergie et le développement durable, la mobilité/territoires et villes intelligentes, les enjeux sociaux et économiques, la finances et les affaires juridiques, le numérique et la technologies, l’entrepreneuriat, la culture, l’art et la performance.

Tenu chaque année alternativement en Auvergne-Rhône-Alpes et à Montréal, l’événement est devenu un rassemblement incontournable et référent, comme en témoigne la présence d’institutions publiques et académiques telles que l’Université Concordia ou la Métropole de Lyon, ainsi que d’entreprises de renom telles que Pure Vodka ou Michelin.

Un carrefour d’échanges féconds pour les territoires en mutation

Au total, ce sont 440 conférenciers, dont 39 % sont québécois et 61 % français, dont 38 % sont des femmes et 62 % des hommes, qui animeront les 35 événements au programme. À ce jour, plus de 14 000 conférenciers et plus de 70 000 acteurs ont été rassemblés autour de 600 évènements et conférences dans le cadre des éditions des EJC.

En plus des entreprises privées effectuant le déplacement jusqu’à Lyon pour participer aux échanges, ce sont près de quinze partenaires officiels québécois qui organisent cette année des missions pour contribuer à la perpétuation d’un réseau dynamique et coopératif.

Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui participe aux Entretiens Jacques Cartier depuis plus de 15 ans, croit savoir que « l’internationalisation et l’exploration de nouveaux marchés constituent une étape incontournable pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur croissance ». « La Chambre et ses experts Acclr en commerce international sont ainsi heureux d’accompagner une délégation de 27 entreprises dans le cadre de la mission en Auvergne-Rhône-Alpes et de les appuyer dans le renforcement de leurs liens commerciaux avec l’Europe », fait valoir M. Leblanc.

Selon le patron de la CCMM, « les Entretiens Jacques Cartier représentent l’occasion d’établir une relation durable avec de futurs partenaires et de tirer profit de la récente entrée en vigueur provisoire de l’Accord économique et commercial global ».

Le baromètre des EJC : regards croisés sur l’entrepreneuriat!

Pour la deuxième année consécutive, un baromètre a été proposé à 50 participants triés sur le volet et représentant des institutions et organismes québécois et français. Les répondants ont ainsi pu partager et comparer leurs visions de l’entrepreneuriat. À l’unanimité, français et québécois, s’accordent à dire que « posséder un bon réseau est une condition essentielle à la réussite d’un entrepreneur. La créativité et l’innovation, à 66 % chez les répondants québécois et à 50 % chez les répondants français, marquent la deuxième caractéristique essentielle au succès d’une entreprise.

Selon Frédéric Bove, directeur général du Centre Jacques Cartier, le baromètre de l’entrepreneuriat Lyon-Montréal est « un outil utile et disponible pour toutes les organisations intéressées (universités, chambres de commerces…) proposant des axes de réflexion et des tendances qui nourrissent les activités des Entretiens Jacques Cartier, et notamment notre forum des Entrepreneurs France-Québec ».

Au cœur de nombreux débats, à la question « laquelle de ces affirmations vous semble la plus juste concernant la place des femmes dans l’entrepreneuriat? », 44 % des répondants français et 29 % des répondants québécois affirment que « les femmes n’ont pas encore la place qu’elles méritent dans le champ entrepreneurial ». Cette divergence de point de vue demeure depuis 2017, démontrant que les répondants français considèrent que la femme ne possède pas la place méritée dans le monde de l’entrepreneuriat.

En tout état de cause, pour les organisateurs, le baromètre des Entretiens Jacques Cartier vise à faire connaître les besoins des entrepreneurs pour adapter les initiatives d’accompagnement à l’entrepreneuriat, comprendre les attentes des entrepreneurs Français, Québécois et Canadiens et favoriser les échanges d’affaires entre les deux territoires.

Source : Centre Jacques Cartier

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Le Canada appuie l’entrepreneuriat comme perspective professionnelle

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À partir de ce lundi, 12 novembre, on célèbre partout dans le monde la semaine de l’entrepreneuriat. Pour encourager les nouvelles générations à entreprendre plusieurs événements et outils sont lancés en outre la semaine des entrepreneurs à l’école.

À l’occasion de cet événement mondial, le premier ministre Justin Trudeau a noté l’importance de l’entrepreneuriat dans la création d’emplois et la stimulation de la créativité. Il a notamment rappelé les enjeux du gouvernement pour augmenter et soutenir la communauté entrepreneuriale.

« Les célébrations de cette année soulignent l’importance d’appuyer les entrepreneures et les jeunes diplômés qui souhaitent lancer et bâtir de nouvelles entreprises. Nous devons également créer une communauté d’entrepreneurs plus inclusive et plus axée sur la collaboration », a-t-il dit.

Au Québec, OSEntreprendre va à la rencontre des jeunes

Forte de deux ans d’expériences La semaine des entrepreneurs à l’école revient avec pour objectif de doubler son public cible. À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 23 novembre, des jeunes du primaire à l’université rencontreront un entrepreneur de leur communauté. Alors qu’en 2017, l’événement a touché plus de 10 000 élèves de partout dans la province, cette année, l’initiative vise 20 000 jeunes.

« J’ai eu l’opportunité de redonner aux plus jeunes en tant que conférencière dans le cadre de la Semaine des entrepreneurs à l’école 2017. J’ai visité mon ancienne école secondaire l’Aubier et je suis heureuse d’avoir pu inspirer des jeunes à entreprendre et à oser relever des défis! » Leattytia Badibanga, fondatrice Les Pattes jaunes, Chaudière-Appalaches.

Entrepreneuriat et éducation

Des centaines de conférences seront données durant la semaine afin d’initier les élèves et les étudiants à l’entrepreneuriat. OSEntreprendre, créateur de l’événement, considère cette action en outre d’un point de vue pédagogique. Pour Manon Théberge, présidente-directrice générale de la semaine, il s’agit d’une approche « qui génère des retombées significatives sur le développement des jeunes et leur réussite éducative. »

À savoir : L’année 2018 a été marquée par le lancement de la première Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat du Canada.

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Économie

Les Québécois, ces consommateurs bien avisés

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À l’approche du Black Friday, certains sont peut-être réticents à l’idée d’en profiter pour faire de bonnes affaires. Il faut bien dire que les images apocalyptiques des grands soldes répulsent les gens qui craignent la foule et les comportements inadéquats. En revanche au Québec, il paraît qu’on est moins susceptible de faire face à ce genre de scénarios. Selon une étude publiée ce mercredi, 7 novembre, les Québécois sont loin d’être des consommateurs compulsifs et stressés. Soupir…

Moins de consommateurs compulsifs au Québec

Les sondages faits dans le cadre de l’étude du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) montrent que 34% des Québécois font des achats impulsifs contre 43% Canadiens. D’autres chiffres dénotent un Québec qui se démarque par des habitudes plus modérées en termes de consommation.

En fait, alors que les Québécois envisagent de débourser 458 $ dans les achats des fêtes, dans le reste du Canada, on prévoit 675 $. De plus, la fréquentation des grandes journées de soldes est moins importante dans la province qu’ailleurs. Ainsi par exemple, 25% des Québécois prévoient de faire des achats durant le Boxing Day par rapport à 35% des Canadiens.

« Nous constatons que les habitudes d’achat des Québécois diffèrent de celles observées à la grandeur du pays. Les statistiques recueillies reflètent bien les tendances de l’industrie. » Marc Fortin, président du CCCD Québec.

Magasinage plus relax

En plus de ces taux significatifs, les Québécois ne réagissent pas comme le reste du pays face à la gestion des achats des fêtes. D’une part, ils sont moins nombreux (45% des Québécois) à se sentir stressés par rapport aux Canadiens (57 %). D’autre part, pas de précipitation en vue ! Et ce sachant que 20% des Québécois ont déjà commencé le magazine des fêtes contre 28% des Canadiens.

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