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Culture

À Montréal, le livre prend le pouvoir

Baba-Idriss FOFANA

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Inauguration #SalonLivreMTL 2017. Crédit: Jean-Guy Thibodeau

Annoncé en grande pompe, le 40è Salon du Livre de Montréal (SLM) a été inauguré le mercredi 15 novembre, à la Place Bonaventure. Un événement qui attire un monde fou de littérature, à savoir plus de 100 000 personnes : visiteurs, auteurs, libraires, élèves et étudiants, durant cinq jours selon les organisateurs. Pourquoi une telle affluence au moment où certains continuent de parier sur la mort du livre ?

Victor Hugo affirmait dans son discours d’ouverture du Congrès littéraire international de 1878 : « La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout ».

Près de 140 ans après cette célèbre citation, le salon du livre de Montréal célèbre ses 40 ans dans la ferveur. Et ce n’est pas un hasard pour Gilda Routy, qui croit au pouvoir du livre, parce que « c’est une évidence, un incontournable dans l’éducation »des enfants et de la société en général. « Même pour les bébés, il y a des livres en tissu, des livres en plastique », confie la présidente du Salon du livre de Montréal au magazine Avant-Première, mercredi 15 novembre.

Le charme et l’importance du Salon du livre

Gilda Routy, Présidente du Salon du livre de Montréal. Crédit: Jean-Guy Thibodeau

Pour Mme Routy, l’accès aux livres, « c’est fondamental » : « Ça ne prend pas forcément de grands lecteurs, mais c’est absolument fondamental que les livres soient dans des maisons, que les enfants aient accès aux livres ». Une raison qui pourrait expliquer la présence de 18 000 élèves à Place Bonaventure. « On est bloqué à 18 000 pour des raisons de sécurité. On a beaucoup plus de demande que ce que l’on peut offrir comme visite. C’est quand même absolument magique pour nous, parce que ça permet à des enfants qui ne fréquentent pas toujours les livres de pouvoir avoir un accès et aux auteurs et aux livres », précise-t-elle, sans nier le rôle des bibliothèques.

À l’en croire, ce qui fait le charme et l’importance du Salon du livre de Montréal, ce sont ces moments magiques entre les rencontres, entres les auteurs et le public, et leurs lecteurs. D’où la création, cette année, d’un espace dénommé Le Carrefour. Un lieu qui rime avec diversité montréalaise. « Ce qui fait l’intérêt d’un salon du livre, c’est les lieux de discussion, de rencontre. On a déjà de grandes places dans lesquels il y a des tables rondes. Mais là, on a voulu un lieu un peu plus privé. Les libraires ont quasiment une vraie maison avec une cuisine et un salon. Il y a quelqu’un qui nous a proposé d’avoir un lieu où on pourrait donner la parole à 50 écrivains qui écrivent en français, qui viennent de divers horizons, de pays différents », explique Gilda Routy.

Le livre, encore très vivant sur les médias sociaux !

Salon du livre de Montréal, édition 2016. Crédit: Jean-Guy Thibodeau

Mme Routy ne manque pas d’aborder la question des livres les plus prisés. Et selon elle, si « le roman, le policier, l’autofiction sont toujours présents », le livre de cuisine ne finit pas de faire parler de lui également. « On a eu pour les jeunes tout ce qui était la fantaisie avec Harry Potter. Dans le livre pratique, il y a tout ce qui tourne autour de l’art de vivre, la méditation, le yoga. On voit bien qu’il y a des tendances là », souligne la présidente du Salon du livre de Montréal. Tout en étant convaincu que le livre est encore très vivant à travers les médias sociaux. « Les médias sociaux, à mon avis, c’est au contraire un plus pour le livre. On voit bien qu’aujourd’hui, les auteurs ont leur Facebook, leur site internet. Cela permet de faire parler du livre ».

Lire aussi : Montréal, le 40è Salon du Livre se dévoile

À ceux qui ont annoncé la mort du livre, la présidente du Salon leur répond en ces termes : « On n’a jamais autant publié de livre ». Ajoutant, d’ailleurs, qu’« il s’en vend quand même beaucoup, que ce soit en version papier ou en version électronique ». « Les oiseaux de mauvais augure qui avaient annoncés la mort du livre, je pense qu’ils se trompent un peu. Vous voyez, il y a un monde fou à ce salon du livre. Notre public ne désemplit pas », se réjouit Mme Routy, qui croit savoir que « si on annonçait la fin du salon du livre, les gens seraient terriblement déçus ».

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Inauguration #SalonLivreMTL 2017. Crédit: Jean-Guy Thibodeau

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Culture

Astuces pro et gratuits pour motiver son enfant à lire

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Avec la panoplie de moyens de divertissement auxquels les enfants sont exposés, l’éveil à la lecture s’avère souvent pour les parents une mission complexe.

Pour aider les parents à comprendre les besoins de leurs enfants afin de leur inculquer l’habitude de lire, le gouvernement du Québec a lancé un nouveau périodique destiné aux enfants âgés de 3 à 5 ans.

Cet outil pédagogique est sorti à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur et a été réalisé en partenariat avec la maison d’édition La Boîte à Livres inc.

« Ce nouveau périodique représente une mesure concrète qui s’inscrit parfaitement dans les objectifs que s’est fixés notre gouvernement pour agir tôt auprès des enfants et dans la continuité du programme éducatif Accueillir la petite enfance », a précisé Mathieu Lacombe, ministre de la Famille.

Le périodique est composé de deux brochures : « On sème la lecture », qui s’adresse aux parents et aux intervenants, et « Explora-lire », pour les enfants. Les deux documents sont complémentaires et apportent une aide à l’apprentissage, l’éducation et l’intégration socio-culturelle saine des tous petits.

Le périodique 2019 est disponible en ligne

En versions papier et numérique

Les parents peuvent désormais se procurer la version papier du périodique dans tous les organismes communautaires Famille, les organismes communautaires offrant des activités de halte-garderie communautaires et les centres de pédiatrie sociale en communauté.

Il est aussi disponible gratuitement en ligne sur http://onsemelalecture.ca

Après cette édition 2019, neuf autres documents sont prévues sur trois ans, à raison de trois par année.

Lire aussi : Contenus francophones : le Québec et la France vont promouvoir la diversité des expressions culturelles en ligne

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Culture

Cinq artistes québécois en lice pour le prestigieux prix Sobey

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La Fondation Sobey pour les arts et le Musée des beaux-arts du Canada ont dévoilé ce mardi, 16 avril, la liste du Prix Sobey pour les arts 2019, considéré comme le plus prestigieux en art contemporain canadien.

Les 25 artistes visuels canadiens nominés par des leaders de communautés artistiques d’un océan à l’autre, ont été sélectionnés pour concourir pour le grand prix de 100 000 $ CA.

Les membres du jury 2019 sont :

  • Peter Dykhuis, directeur/conservateur de la Dalhousie Art Gallery, pour les provinces Atlantiques,
  • Jo-Ann Kane, conservatrice de la Collection Banque Nationale, pour la région du Québec,
  • Swapnaa Tamhane, commissaire, artiste et auteure pour l’Ontario,
  • Lindsey Sharman, conservatrice de du Musée des beaux-arts de l’Alberta, pour la région des Prairies et du Nord,
  • Nigel Prince, directeur de la Contemporary Art Gallery, pour la Côte Ouest et le Yukon et membre du jury international,
  • Henriette Bretton-Meyer, conservatrice du Kunsthal Charlottenborg de Copenhague, au Danemark.

Les prix

Le grand prix de 100 000 $ CA est remis au lauréat, 25 000 $ CA vont à chacun des quatre finalistes et 2000 $ CA sont accordés aux vingt artistes figurant dans la liste préliminaire.

Outre les prix en argent, trois des 25 artistes seront choisis par le jury du Prix Sobey pour les arts pour participer au Programme de résidences Sobey, un programme de résidences internationales dont la durée varie de trois à six mois. Enfin, l’un des finalistes sera sélectionné par Fogo Island Arts en vue de participer à une résidence annuelle.

Les cinq artistes québécois en lice pour le grand prix sont :

  • Marie-Michelle Deschamps
  • Nicolas Grenier
  • Caroline Monnet
  • Celia Perrin Sidarous
  • Sabrina Ratté

Le dévoilement de la liste des finalistes aura lieu le 12 juin, le nom des artistes en résidence suivra le 18 septembre.

L’exposition des cinq finalistes du Prix Sobey pour les arts sera présentée à l’Art Gallery of Alberta à Edmonton du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020.

Le lauréat du grand prix sera connu le 15 novembre 2019 lors d’un gala organisé par le Musée des beaux-arts de l’Alberta.

Le nom du gagnant de la résidence au Fogo Island Arts sera dévoilé dans les semaines suivant le gala.

Lire aussi : Montréal : des installations RV vous plongent dans des peintures célèbres

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Cinéma

Voici les films en tête des nominations du gala Québec Cinéma

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Québec Cinéma a dévoilé ce jeudi, 11 avril, les finalistes aux prix Iris 2019. Cette année, la grande fête du cinéma québécois dédiera une journée entière à la célébration et au rayonnement du talent de celles et ceux qui sont à l’origine des films d’ici.

Dès 16 h le dimanche 2 juin, Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert donneront le coup d’envoi des festivités avec le Gala Artisans Québec Cinéma, en direct sur ICI ARTV et au RadioCanada.ca/galaquebeccinema.

La fête se poursuivra à 20 h, avec le Gala Québec Cinéma animé par Guylaine Tremblay et Édith Cochrane, en direct sur ICI TÉLÉ et sur Radio-Canada.ca/galaquebeccinema.

Ce sont 46 longs métrages de fiction, 35 longs métrages documentaires, 25 courts métrages d’animation et 25 courts métrages de fiction qui ont été évalués au cours des dernières semaines pour la nomination d’un total de 188 finalistes.

Rappelons que, pour les Iris de la catégorie long métrage de fiction, plus de 1 200 membres votants issus de l’industrie cinématographique ont allié leur voix à celles du jury, lors d’un premier tour de vote pondéré à 50/50.

1991 et À tous ceux qui ne me lisent pas, en tête des nominations du gala Québec cinéma

Ségolène Roederer, la directrice générale de Québec Cinéma s’est réjouie de la forte réponse des membres votants au nouveau système de votation pour le choix des finalistes. « 1200 votes, c’est énorme et cela montre l’intérêt du milieu pour son Gala », a-t-elle indiqué.

 En plus des finalistes qui comptent les films 1991 de Ricardo Trogi et À tous ceux qui ne me lisent pas de Yan Giroux, le public découvrira les œuvres qui se sont démarquées dans les catégories du Prix du public, Meilleur premier film, documentaire, des films qui ont brillé à l’internationale, court métrage et Iris Hommage 2019.

Lire aussi : Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert animeront Le Gala Artisans Québec Cinéma

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