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Culture

Sang bleu, la contorsion culturalisée ou la danse entre pulsions et artifices

Hanen Hattab

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Sang Bleu
Crédit photo Valérie Sangin

Sang bleu est une chorégraphie qui emporte deux êtres dans un devenir organique. Andréane Leclerc et Dany Desjardins performent des états de corps entre altération et renaissance.

Dans cette transposition du processus ontogénique sur l’humain, des éléments culturels ont été introduits rendant possible un dialogue entre la mécanique du corps et l’imaginaire qui en fait son objet et ses chimères. Cette deuxième collaboration entre les deux artistes continue d’explorer la danse et la contorsion contemporaine.

De l’esthétique picturale à la danse

« À travers la rencontre de nos langages physiques respectifs, nous voulons tout d’abord les questionner et remanier leurs conventions, de sorte à créer un langage physique commun. La recherche a débuté sous le thème de la mort, mais comme processus de renouveau et de constante transformation physique », ont expliqué les artistes.

La mise en personnage est une hybridation entre l’humain et le végétal. La scène dépouillée comporte des restes de corps en mutation. C’est une interprétation tridimensionnelle de la série Chrysalides (2006-2013), mine de plomb sur papier, de l’artiste Patrick Bernatchez. Ce rapport entre la matière vivante et le temps est aussi inspiré de l’œuvre du peintre norvégien Odd Nerdrum. La chorégraphie explore les postures corporelles de ses peintures dérangeantes au style préraphaélite Twilight (1981) et Dawn (2014).

La représentation a commencé avec une scène-tableau translucide à l’instar de l’image en filigrane dans le théâtre des ombres. De personnages aux allures humaines le public est passé à des créatures anthropomorphes embrassant le mouvement rampant de Dust lickers (les lécheurs de poussière) de Nerdrum. Jusqu’à la fin de la représentation, aucune place n’a été accordée à l’individualité, à la présence subjective.

Lécheurs de poussière

Lécheurs de poussière. Odd Nerdrum. Huile sur toile. 2000. Photo libre de droits

Crédit photo Valérie Sangin

Crédit photo Valérie Sangin

Les artistes ont été fidèles au corpus du peintre jusqu’aux expressions de visages crispées. Les yeux exorbitants et les bouches bées ou entrouvertes semblent jouer les rôles d’ouvertures ductiles exhibant sans pudeur des pans de chair.

Le récit est ainsi composé d’actions dichotomiques qui annihilent la narration s’offrant de facto directement au métadiscours. La masse nue des danseurs s’anime, se repose, s’enlace et se sépare, se chevauche et se défait. Outre ces interprétations de l’affrontement, l’éreintement et le lyrisme charnel, par des mouvements chaotiques, des entrelacs et des sévices subis à même le sol, la dramaturgie a manipulé des symboles chrétiens. Dans cette danse muette, la parole circulait entre le corps et son imaginaire religieux. Car peut-on s’empêcher de ne pas faire le lien entre les couronnes de lierres portées par les danseurs, la marche nuptiale et son fond sonore avec l’emprise de la culture sur le corps ?

Empruntant la contorsion à l’encyclopédie gestuelle du cirque pour en faire une forme sensible et non sensationnelle, Andréane avec son co-équipier Dany, l’ont brillamment traduite dans cette œuvre à travers des gestes culturalisés et d’autres dé-culturalisés créant un mélange inédit et subtile entre pulsion et artifice.

Sang Bleu joue au Théâtre La Chapelle le 1er et 2 mars 2018.

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Culture

GSM Project création réalisera le nouveau musée de l’histoire de Montréal

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La Ville de Montréal a annoncé ce vendredi, 16 août, que l’entreprise GSM Project création inc a obtenu le contrat du projet Mémoires des Montréalais.es, d’une valeur de 1,16 M$.

L’entreprise GSM Project création inc se charge désormais de la conception muséale et le suivi de la réalisation du nouveau Centre d’histoire de Montréal (CHM) rebaptisé Mémoires des Montréalais.es (MEM).

Selon Magda Popeanu, vice-présidente et responsable de la culture et de la diversité montréalaise au sein du comité exécutif, le projet de transformation s’inscrit dans les perspectives de la Ville de donner accès au savoir et à la connaissance ainsi que de la reconnaissance de la culture comme quatrième pilier du développement durable.

Un nouvel espace pour la mémoire des Montréalais

Le rôle du MEM est de poursuivre la mission du Centre d’histoire de Montréal avec un espace culturel citoyen offrant une expérience muséale inclusive dédiée à la mémoire des Montréalais.

« Il misera sur le rôle de l’histoire dans le façonnement de l’identité montréalaise et du sentiment d’appartenance envers la métropole », indique le communiqué de la Ville.

Les travaux du projet débuteront cet automne. L’ouverture publique des nouveaux locaux, situés au carré Saint-Laurent, au point zéro de la ville, à l’angle de la Main (le boulevard Saint-Laurent) et de la rue Sainte-Catherine, est prévue pour 2021. Par ailleurs, l’espace hébergera dès septembre les bureaux administratifs du musée.

À savoir : Les nouveaux espaces, trois fois plus vastes que les anciens, seront consacrés à diverses expositions et à des aires d’accès publics proposant une programmation interactive et dynamique qui invite le visiteur à profiter des services et à renouveler par le fait même son engagement citoyen.

Infos sur le musée

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Culture

Myriam D’Arcy, nouvelle directrice des Rendez-vous Québec Cinéma

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Québec Cinéma a annoncé ce mercredi, 14 août, que Myriam D’Arcy s’est joint à son équipe à titre de directrice des Rendez-vous.

La nouvelle directrice des Rendez-vous Québec Cinéma œuvre à la mise en valeur du talent d’ici et à la promotion du patrimoine québécois depuis une dizaine d’années. Elle cumule également plus de 15 ans d’expérience en événementiel. Voici un aperçu de sa carrière.

Détentrice d’un baccalauréat en science politique à l’Université du Québec à Montréal, Mme D’Arcy poursuit actuellement un diplôme d’études spécialisées en développement des organisations à l’Université Laval.

Entre 2010 et 2019, elle a œuvré au sein du Mouvement national des Québécoises et Québécois, d’abord en tant que responsable de l’animation politique, puis de responsable de la Fondation histoire et commémorations.

À ces titres, elle a mené plusieurs projets d’envergure, notamment la coproduction du collectif de courts métrages historiques Je me souviens, ainsi que la mise sur pied du programme Les Rendez-vous culturels, destiné à favoriser l’intégration des nouveaux arrivants grâce à des activités culturelles, tel que des projections de films québécois.

Parallèlement, elle a aussi collaboré pendant près de 10 ans à la Fondation Lionel-Groulx comme chargée de projet à la promotion de l’histoire.

« Depuis son entrée en poste le 5 août dernier, Myriam travaille à rassembler une équipe renouvelée et dédiée au rayonnement des talents, à l’accès aux films et au développement des publics », a indiqué Ségolène Roederer, directrice générale de Québec Cinéma.

Lire aussi : Imaginationreality : La nouvelle création de Katie Ward

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Culture

Ce qui vous attend au MAC cet automne

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Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) a dévoilé ce mardi, 13 août, la programmation de l’automne 2019.

« C’est un automne particulièrement multidisciplinaire qui attend les visiteurs avec une programmation qui met de l’avant les avenues les plus actuelles, pertinentes et variées de l’art contemporain », a déclaré John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC.

Au MAC, le menu des expositions et des activités automnales met en exergue la collaboration avec MOMENTA | Biennale de l’image et le retour de la peinture.

La saison débute ainsi dès aujourd’hui, 13 août, avec une installation immersive du festival MUTEK : ISM Hexadome qui se poursuit jusqu’au 2 septembre. Il s’agit d’une œuvre combinant les arts et la technologie de pointe. L’installation présente neuf projections sur six écrans géants de duos d’artistes variés, autant de la relève que des grands noms de la musique et de l’image, tels que Thom Yorke et Ben Frost.

Il s’en suivra l’exposition Jeux d’enfants de Francis Alÿs produite en collaboration avec MOMENTA. Elle aura lieu du 4 septembre 2019 au 5 janvier 2020.

Francis Alÿs, Children’s Game 10 / Papalote, 2011, Vidéo, couleur, son, 4 min 13 s

Une grande multiplicité de pratiques

Le musée souligne notamment la présence des artistes québécois et canadiens, avec les expositions de Luis Jacob et Serge Tousignant, Gisele Amantea, et Alain Paiement.

« Seulement au MAC peut-on côtoyer dans une même visite une aussi grande multiplicité de pratiques et passer par exemple d’une installation vidéographique d’envergure, au travail délicieusement stylisé d’une peintre contemporaine, à une expérience audiovisuelle hors du commun, à l’art de la performance », a souligné M. Zeppetelli.

La programmation culturelle, est quant à elle, marquée par le programme Inclusion en action et le 13e Colloque international Max et Iris Stern (4, 5 et 6 octobre). Les ateliers pour les familles et adultes, les visites interactives, les rencontres avec artistes et commissaires, ainsi que le programme SéminArts se poursuivent tout l’automne.

Pour plus d’informations sur la programmation ICI

Lire aussi : Le Fort-Chambly accueille le Symposium Artistes sur le champ

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