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Santé et Intelligence artificielle, une collaboration entre TÉLUQ Montréal et Tunis

Hanen Hattab

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Tout comme les moniteurs, les écouteurs et les bracelets intelligents, aujourd’hui, le vêtement connecté n’est plus l’apanage du sportif haut niveau. Ces interfaces de communication promettent depuis le début du millénaire d’être le fer de lance de la santé connectée. La prochaine technologie montréalaise en la matière est le fruit d’une collaboration avec des chercheurs tunisiens. Elle servira au suivi et à l’étude des pathologies du pied.

Dans ce domaine, on le sait déjà : l’enjeu de l’internet des objets n’est pas seulement le suivi quotidien de l’activité physique pour l’adoption de saines habitudes. Cette avancée est surtout importante parce qu’elle permet l’extraction de connaissances pertinentes pour optimiser le relais de l’information entre les instances concernées et faire avancer la recherche médicale.

L’intelligence artificielle (IA) est incontournable pour exploiter la masse énorme de données collectées par les terminaux intelligents. Pour ce faire, l’ingénierie des connaissances attire et couple les compétences dans les milieux académiques et industriels.

À Montréal, depuis 2017, on ne cesse de parler du potentiel humain. Pour devenir un pôle technologique propice à l’industrie numérique et à l’épanouissement de la communauté scientifique, la métropole a doté son écosystème par la grappe de l’IA.

Lors du forum sur l’IA organisé en janvier 2018 par la Chambre de Commerce, le chef de file Yoshua Bengio a mis l’accent sur la valorisation des projets montréalais et l’importance de créer un environnement qui attire les compétences d’ailleurs.

Les partenariats effectués au sein de l’Université TÉLUQ vont dans ce sens et plus encore, parce qu’ils illustrent l’accroissement des compétences féminines dans ce domaine. À ce propos l’Université brille par ses chiffres puisqu’elle compte 71% d’étudiantes.

Tout a commencé avec l’Hexoskin

Hexoskin est un chandail intelligent qui incarne cette nouvelle ruée des Universités de la métropole et des entrepreneurs vers le Big Data. Le vêtement est développé par l’entreprise montréalaise Carré Technologies. Il habille les sportifs de haut niveau et les astronautes de la Station spatiale internationale, et fait bosser les têtes pensantes de la Chaire de recherche en analyse de données biomédicales de l’Université TÉLUQ. Combiné à une application, le chandail permet de suivre les battements du cœur, la respiration, l’activité physique, le sommeil, etc.

Neila Mezghani, Titulaire de la chaire de recherche du Canada en analyse de données biomédicales. Crédit photo Denis Beaumont

Neila Mezghani, fondatrice titulaire de cette chaire depuis janvier 2017 et professeure au Département Science et Technologie, dirige des recherches sur l’arthrose, la pathologie du genou et d’autres maladies chroniques qui exploitent les données physiologiques et biomécaniques extraites du dispositif de Carré Technologies.

« Je m’intéresse aux vêtements intelligents. L’Hexoskin est un textile muni de deux capteurs au niveau du thorax, des électrodes au niveau du cœur pour faire des mesures comme un électrocardiogramme (ECG), deux bandes thoraciques et abdominales qui mesurent l’activité respiratoire et un petit boitier sur le côté qui mesure les accélérations. », a décrit Mme Mezghani.

Avec son équipe, la professeure développe à partir de ces données, captées en temps réel et stockées dans une plateforme spécifique, des solutions de diagnostic et de prise en charge des patients.

« La première application mobile qu’on a conçue est une application de détection de chute. Lorsqu’une personne âgée tombe, grâce au textile intelligent, on peut faire le suivi de l’activité cardiaque, respiratoire et l’orientation de la chute. Une chute du côté droit, gauche ou en arrière n’est pas la même chose. C’est une information très importante pour le personnel soignant », a-t-elle expliqué.

En plus d’optimiser le suivi quotidien du patient, les informations traitées par l’IA permettent, selon la professeure, de faire des analyses approfondies des mouvements, d’identifier les symptômes des pathologies du genou et d’aider à la décision chirurgicale.

« Nos partenaires cliniques sont l’hôpital Maisonneuve Rosemont, la division d’orthopédie à Halifax et une équipe de chercheurs à Sydney. », a mentionné Mme Mezghani.

La création de méthodes d’extraction pertinente des connaissances par l’IA optimise la réception et l’utilisation des informations et améliore de facto la communication patient-personnel soignant. Cette expérience fait en outre avancer la mise en place du système de santé connectée. Derrière l’application mobile, un travail colossal est effectué afin de rendre l’outil autonome et précis.

« Les données biomédicales ont des caractéristiques particulières. Par exemple avec l’Hexoskin, on récolte des milliers de données par jour. La visualisation et l’analyse de ces données ne peut pas se faire manuellement. On doit trouver pour chaque type de données des méthodes d’analyses appropriées. Pour ce faire, il faut développer des algorithmes spécifiques. Quand on développe un système qui part de la collecte des données jusqu’à l’application, il y a une chaîne d’opération à concevoir : la sécurité de transfert des données, le protocole, le prétraitement, la classification, le filtrage, etc. »

« Nous ne développons pas seulement les algorithmes. Nous faisons aussi de la recherche fondamentale pour créer des méthodes d’analyse appropriées à ce type de données »

La création des textiles intelligents se poursuit dans le cadre d’une première collaboration avec Tunis. C’est une autre partie du corps qui sera étudiée en vue de collecter et d’analyser une nouvelle catégorie de données cinématiques.

Des semelles intelligentes tuniso-montréalaises

Mme Mezghani nous a confié que sa chaire est en train de travailler sur la conception de chaussettes intelligentes. C’est un projet en collaboration avec le laboratoire Innov’COM affilié à l’École supérieure des communications de Tunis. Les chaussettes serviront à faire un autre type de suivi médical.

« Nous allons concevoir des semelles munies de capteurs pour l’analyse dynamique du mouvement pour deux types de populations, à savoir, les sportifs et les personnes présentant une pathologie. », s’est réjoui de préciser Rim Haddad, ingénieure, docteure en télécommunication et professeure responsable du projet au laboratoire Innov’COM.

Pour la réalisation de ce nouveau textile, les chercheuses travaillent sur une nouvelle génération de capteurs de pression plantaire. Ces derniers mesurent quelques millimètres et seront placés dans les zones d’appui du pied, soit l’isthme, le talon métatarsien et l’angle d’inscription du pied.

Un système reliera le patient et le clinicien. Ce dernier recevra les notifications à travers l’application mobile connectée à la semelle intelligente.

« L’application permettra de surveiller si le patient adopte les bonnes habitudes de vie, est-ce qu’il marche comme il faut ? Est-ce qu’il monte fréquemment les escaliers ? », a conclu Mme Mezghani.

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Cette Intelligence Artificielle concocte des cocktails bien frappés

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À l’instar des machines à café automatisées, les robots barman promettent de servir des cocktails aux saveurs bien dosées, comme si ils étaient soigneusement préparés par un mixologiste.

Certains attendront la démocratisation de l’appareil dispendieux. D’autres trouveront absurde que les boissons de la machine puissent égaler en inventivité les créations de leur barman préféré.

Ceci étant dit, le marché des robots barman passe au cocktail 2.0. Eh oui, cet article vous parle de la deuxième génération des machines à cocktail, lancée par l’entreprise Barsys.

En plus de bien doser et d’économiser les alcools et les boissons utilisés, la technologie dispose d’un système de détection de verre qui permet d’évaluer la contenance.

Une application qui propose une centaine de cocktails

Dans quelques jours, Barsys lance son mélangeur à cocktail robotisé 2.0. Comme la première machine, la nouvelle version propose des cocktails automatisés frais et des recettes de boissons personnalisables.

Désormais, il est possible de contrôler l’appareil grâce au Bluetooth. L’application, qui connecte le robot à un appareil mobile, propose une centaine de cocktails en fonction des liqueurs et des boissons disponibles. De plus, Barsys 2.0 utilisera l’intelligence artificielle pour obtenir les meilleures saveurs.

Cette technologie coutera la modique somme de1500 $ US, sachant que les concurrents de l’entreprise comme Drinkworks, propose le robot barman à 299 $. Or Barsys espère que sa machine intéressera notamment les bars et les restaurants.

L’entreprise table sur le fait que la technologie permet de réduire les pertes des ingrédients grâce à des coulées très précises. Son argument commercial vise en outre à rassurer les mixologistes. Car, le robot leur donnera plus de temps pour interagir avec les clients.

Lire aussi : Montréal : Cinq endroits où chiller et travailler cet été

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Technologie de l'information

Toronto Pearson, premier aéroport au Canada à offrir une technologie aux voyageurs atteints d’une perte de la vue

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Toronto Pearson a annoncé qu’il offre désormais le service Aira, une technologie d’assistance de premier plan qui vise à aider les voyageurs atteints d’une perte de vision à se déplacer dans l’aéroport de façon autonome. 

Au moyen de l’application Aira pour téléphone mobile iPhone ou Android, les passagers peuvent communiquer avec un agent humain spécialement formé et obtenir de l’aide lors de leurs déplacements dans l’aéroport. Toronto Pearson est le premier aéroport au Canada à offrir Aira à ses passagers. « À Toronto Pearson, notre vision consiste à être le meilleur aéroport au monde, ce qui commence par le fait de veiller à ce que nos passagers – tous nos passagers – puissent se déplacer dans l’aéroport de façon autonome », a déclaré Kurush Minocher, directeur associé, Développement des passagers.

« Nous sommes fiers d’offrir à Toronto Pearson le service d’Aira, qui est facile à utiliser. Les passagers atteints d’une perte de vision ont désormais davantage de choix pour se déplacer dans l’aéroport, de leur lieu d’arrivée à la porte d’embarquement. »

– Kurush Minocher, directeur associé, Développement des passagers

Aira fonctionne au moyen d’un téléphone intelligent ou de lunettes intelligentes facultatives dotées d’un dispositif vidéo, mettant les passagers atteints d’une perte de vision en lien avec des agents Aira qui œuvrent à distance. Grâce aux lunettes intelligentes ou à l’appareil photo du téléphone, les professionnels qualifiés d’Aira offrent un accès sur demande et personnalisé à de l’information visuelle qui aide les passagers à se déplacer dans l’aéroport. Le service Aira est accessible dans les aérogares 1 et 3, ainsi que dans le stationnement de Toronto Pearson.

Aira, une application pour téléphones mobiles, fournit des services d’aide aux passagers atteints de cécité ou d’une basse vision.

« La mission d’Aira consiste à rendre l’information accessible instantanément, n’importe quand et n’importe où, a souligné Suman Kanuganti, président et fondateur d’Aira. Nous sommes heureux d’accueillir Toronto Pearson à titre de premier partenaire d’accès au moyen d’Aira dans un aéroport au Canada ».

Aira est un service offert par abonnement, mais les passagers atteints d’une perte de vision pourront se servir de la technologie Aira gratuitement à Toronto Pearson; il suffit de disposer d’un téléphone intelligent et de l’application Aira, qui peut être téléchargée gratuitement à partir de Google Play ou de l’App Store d’Apple (des frais d’utilisation de données peuvent s’appliquer).

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Technologie de l'information

SCALE AI : plus de 20 000 professionnels et spécialistes seront formés à l’utilisation de l’intelligence artificielle au Québec

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Afin de soutenir les entreprises et les travailleurs dans un contexte où l’intelligence artificielle est appelée à transformer le monde du travail, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, annonce qu’une aide financière de 23,4 millions de dollars, répartie jusqu’en 2023, est attribuée à SCALE AI, un pôle d’investissement axé sur l’application de l’intelligence artificielle.

SCALE AI (Supply Chain And Logistic Excellence Artificial Intelligence) compte soutenir des projets de formation d’une valeur totale de 46,8 millions de dollars sur une période de 4 ans, à raison de 11,7 millions de dollars par année. Ainsi, l’aide du gouvernement représente 50 % de l’investissement global, ce qui correspond à 5 580 000 $ pour chaque année financière de 2019-2020 à 2022-2023.

Dans un premier temps, le projet visera la formation d’une cinquantaine de spécialistes, qui, par la suite, offriront un apprentissage sur mesure à des entreprises pour mettre en œuvre des projets d’accroissement de la productivité liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle. 

Formation sur mesure avec SCALE AI

Ensuite, une formation standardisée sera donnée à des travailleurs provenant de divers milieux de travail. Celle-ci sera offerte par des universités, des cégeps, des OBNL et des formateurs privés à tout travailleur souhaitant développer des compétences liées à l’intelligence artificielle. Au terme du projet, plus de 20 000 professionnels et spécialistes auront suivi ces formations.

Ce projet permettra d’adapter les compétences de la main‑d’œuvre actuelle et de répondre aux exigences liées aux transformations de l’économie en plus d’offrir un accompagnement aux entreprises dans la mise en place de solutions pour compenser la rareté de la main-d’œuvre et accroître leur productivité.

Adapter les compétences de la main‑d’œuvre

SCALE AI a été créé en 2018 dans le cadre de la création des « superamas » (supergrappes) par le gouvernement fédéral. Il est composé de 78 entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs d’activité et compte 40 partenaires provenant de différents milieux, tels que des institutions universitaires, des associations professionnelles, des partenaires gouvernementaux, des incubateurs et des sociétés de capital de risque. Plus de 1 150 scientifiques en sciences des données, en intelligence artificielle et en recherche opérationnelle participent à ce consortium.

À lire : Collective[i] s’installe à Montréal, la confirmation du leadership québécois en intelligence artificielle

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