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Santé

Santé: Soigner le cancer avec…un virus

Redaction Avant Premiere

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Des chercheurs de l’Université de Leeds et de l’Institut de Recherche en Cancer de Londres ont trouvé qu’il était possible de traiter les cellules cancéreuses du cerveau à l’aide d’un virus. Publiée dans le journal Science Translational Medicine, la recherche amène des nouveautés médicales importantes ; elle stipule notamment qu’un certain type de virus, appelé reovirus, serait capable de booster les défenses immunitaires des patients atteints de cancer du cerveau. Cela fonctionnerait comme une immunothérapie, soit comme un traitement qui ne soigne pas directement la maladie mais qui a pour but de raviver les défenses de l’organisme.

Ainsi, en administrant le virus directement dans le sang, les scientifiques ont remarqué qu’il était capable de véritablement allumer la défense immunitaire, de sorte à ce qu’elle puisse s’attaquer au cancer.

L’un des principaux défis rencontrés par les scientifiques étaient le passage du virus dans le cerveau. En effet, pour passer des vaisseaux sanguins du corps dans le cerveau et pouvoir actionner la réponse du système immunitaire, le virus devait passer ce qu’on appelle la barrière hématoencéphalique, une barrière physiologique qui sépare la circulation sanguine du système nerveux central. Dans le cas de l’impossibilité du passage, il aurait fallu injecter le virus directement dans le cerveau, ce qui représente une plus grande difficulté. Toutefois, les chercheurs ont découvert que le virus pouvait passer sans encombre.

Cette technique d’immunothérapie est une nouvelle étape pour la recherche autour du cancer puisqu’elle permet à la défense immunitaire de s’activer autour des cellules cancéreuses à travers le virus, plus facilement détectable par les défenses de l’organisme que les cellules cancéreuses.

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Actualités

Québec, Des enfants de migrants privés de la gratuité des soins de santé

Redaction Avant Premiere

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Le Protecteur du citoyen a tenu a dénoncé publiquement une « injustice » en ce qui concerne les enfants [nés au Québec de parents au statut migratoire précaire], privés de la gratuité des soins de santé. Mais, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) n’a pas attendu longtemps pour réagir.

Dans un rapport d’enquête rendu public mercredi 30 mai le Protecteur du citoyen fait la lumière sur la situation d’enfants qui ne sont pas admissibles au régime public d’assurance maladie parce que leurs parents ont un statut migratoire précaire. Pourtant, dit-il, ces enfants sont nés au Québec et sont, de ce fait, citoyens canadiens. De plus, déplore le protecteur du citoyen, ils résident au Québec au sens de la Loi sur l’assurance maladie et du Règlement sur l’admissibilité et l’inscription des personnes auprès de la Régie de l’assurance maladie du Québec. « En excluant ces enfants du régime public, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) risque de les priver de soins de santé et de services sociaux dont ils ont besoin pour se développer », a dénoncé Marie Rinfret, protectrice du citoyen.

Dissocier le statut des enfants du statut des parents

Ces enfants n’ont pas droit à la couverture du régime public parce que la RAMQ lie automatiquement leur admissibilité au statut migratoire de leurs parents. Or, à en croire le Protecteur du citoyen, il découle de la Loi et du Règlement qu’ils sont admissibles au régime public dès leur naissance à condition qu’ils soient établis au Québec et y demeurent au moins 183 jours par année. 

« Le Protecteur du citoyen comprend que la RAMQ fasse preuve de vigilance pour s’assurer que la gratuité des soins de santé soit réservée aux personnes admissibles. Il est d’avis que la Loi et le Règlement lui fournissent les outils nécessaires pour contrer les abus. Le fait de revoir l’admissibilité des enfants visés par cette enquête ne compromet en rien les contrôles que doit exercer la RAMQ ».

Le Protecteur du citoyen rappelle également que la Convention relative aux droits des enfants, qu’a signée le Canada et à laquelle le Québec s’est déclaré lié par décret, prévoit le droit d’accès aux soins de santé pour tous les enfants.

 

Mis en cause, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) a dit avoir pris connaissance des recommandations du rapport du Protecteur du citoyen. Dans un communiqué, la RAMQ fait valoir qu’elle doit veiller à appliquer la loi et gérer l’admissibilité des personnes au régime d’assurance maladie de manière équitable envers tous, tout en s’assurant de la pérennité du régime.

Si la RAMQ soutient qu’elle applique actuellement la loi telle qu’elle a été modifiée en 2001, elle dit « prendre acte » de la recommandation du Protecteur du citoyen demandant qui demande d’accorder un meilleur soutien aux familles pour s’assurer que tous ceux qui ont droit au régime d’assurance maladie puissent y avoir accès. « La RAMQ est guidée par des valeurs d’équité, d’intégrité et de respect pour assurer une saine gestion du régime public d’assurance santé du Québec », peut-on lire en substance dans le communiqué de la Régie.

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HighTech

Santé et Intelligence artificielle, une collaboration entre TÉLUQ Montréal et Tunis

Hanen Hattab

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Tout comme les moniteurs, les écouteurs et les bracelets intelligents, aujourd’hui, le vêtement connecté n’est plus l’apanage du sportif haut niveau. Ces interfaces de communication promettent depuis le début du millénaire d’être le fer de lance de la santé connectée. La prochaine technologie montréalaise en la matière est le fruit d’une collaboration avec des chercheurs tunisiens. Elle servira au suivi et à l’étude des pathologies du pied.

Dans ce domaine, on le sait déjà : l’enjeu de l’internet des objets n’est pas seulement le suivi quotidien de l’activité physique pour l’adoption de saines habitudes. Cette avancée est surtout importante parce qu’elle permet l’extraction de connaissances pertinentes pour optimiser le relais de l’information entre les instances concernées et faire avancer la recherche médicale.

L’intelligence artificielle (IA) est incontournable pour exploiter la masse énorme de données collectées par les terminaux intelligents. Pour ce faire, l’ingénierie des connaissances attire et couple les compétences dans les milieux académiques et industriels.

À Montréal, depuis 2017, on ne cesse de parler du potentiel humain. Pour devenir un pôle technologique propice à l’industrie numérique et à l’épanouissement de la communauté scientifique, la métropole a doté son écosystème par la grappe de l’IA.

Lors du forum sur l’IA organisé en janvier 2018 par la Chambre de Commerce, le chef de file Yoshua Bengio a mis l’accent sur la valorisation des projets montréalais et l’importance de créer un environnement qui attire les compétences d’ailleurs.

Les partenariats effectués au sein de l’Université TÉLUQ vont dans ce sens et plus encore, parce qu’ils illustrent l’accroissement des compétences féminines dans ce domaine. À ce propos l’Université brille par ses chiffres puisqu’elle compte 71% d’étudiantes.

Tout a commencé avec l’Hexoskin

Hexoskin est un chandail intelligent qui incarne cette nouvelle ruée des Universités de la métropole et des entrepreneurs vers le Big Data. Le vêtement est développé par l’entreprise montréalaise Carré Technologies. Il habille les sportifs de haut niveau et les astronautes de la Station spatiale internationale, et fait bosser les têtes pensantes de la Chaire de recherche en analyse de données biomédicales de l’Université TÉLUQ. Combiné à une application, le chandail permet de suivre les battements du cœur, la respiration, l’activité physique, le sommeil, etc.

Neila Mezghani, Titulaire de la chaire de recherche du Canada en analyse de données biomédicales. Crédit photo Denis Beaumont

Neila Mezghani, fondatrice titulaire de cette chaire depuis janvier 2017 et professeure au Département Science et Technologie, dirige des recherches sur l’arthrose, la pathologie du genou et d’autres maladies chroniques qui exploitent les données physiologiques et biomécaniques extraites du dispositif de Carré Technologies.

« Je m’intéresse aux vêtements intelligents. L’Hexoskin est un textile muni de deux capteurs au niveau du thorax, des électrodes au niveau du cœur pour faire des mesures comme un électrocardiogramme (ECG), deux bandes thoraciques et abdominales qui mesurent l’activité respiratoire et un petit boitier sur le côté qui mesure les accélérations. », a décrit Mme Mezghani.

Avec son équipe, la professeure développe à partir de ces données, captées en temps réel et stockées dans une plateforme spécifique, des solutions de diagnostic et de prise en charge des patients.

« La première application mobile qu’on a conçue est une application de détection de chute. Lorsqu’une personne âgée tombe, grâce au textile intelligent, on peut faire le suivi de l’activité cardiaque, respiratoire et l’orientation de la chute. Une chute du côté droit, gauche ou en arrière n’est pas la même chose. C’est une information très importante pour le personnel soignant », a-t-elle expliqué.

En plus d’optimiser le suivi quotidien du patient, les informations traitées par l’IA permettent, selon la professeure, de faire des analyses approfondies des mouvements, d’identifier les symptômes des pathologies du genou et d’aider à la décision chirurgicale.

« Nos partenaires cliniques sont l’hôpital Maisonneuve Rosemont, la division d’orthopédie à Halifax et une équipe de chercheurs à Sydney. », a mentionné Mme Mezghani.

La création de méthodes d’extraction pertinente des connaissances par l’IA optimise la réception et l’utilisation des informations et améliore de facto la communication patient-personnel soignant. Cette expérience fait en outre avancer la mise en place du système de santé connectée. Derrière l’application mobile, un travail colossal est effectué afin de rendre l’outil autonome et précis.

« Les données biomédicales ont des caractéristiques particulières. Par exemple avec l’Hexoskin, on récolte des milliers de données par jour. La visualisation et l’analyse de ces données ne peut pas se faire manuellement. On doit trouver pour chaque type de données des méthodes d’analyses appropriées. Pour ce faire, il faut développer des algorithmes spécifiques. Quand on développe un système qui part de la collecte des données jusqu’à l’application, il y a une chaîne d’opération à concevoir : la sécurité de transfert des données, le protocole, le prétraitement, la classification, le filtrage, etc. »

« Nous ne développons pas seulement les algorithmes. Nous faisons aussi de la recherche fondamentale pour créer des méthodes d’analyse appropriées à ce type de données »

La création des textiles intelligents se poursuit dans le cadre d’une première collaboration avec Tunis. C’est une autre partie du corps qui sera étudiée en vue de collecter et d’analyser une nouvelle catégorie de données cinématiques.

Des semelles intelligentes tuniso-montréalaises

Mme Mezghani nous a confié que sa chaire est en train de travailler sur la conception de chaussettes intelligentes. C’est un projet en collaboration avec le laboratoire Innov’COM affilié à l’École supérieure des communications de Tunis. Les chaussettes serviront à faire un autre type de suivi médical.

« Nous allons concevoir des semelles munies de capteurs pour l’analyse dynamique du mouvement pour deux types de populations, à savoir, les sportifs et les personnes présentant une pathologie. », s’est réjoui de préciser Rim Haddad, ingénieure, docteure en télécommunication et professeure responsable du projet au laboratoire Innov’COM.

Pour la réalisation de ce nouveau textile, les chercheuses travaillent sur une nouvelle génération de capteurs de pression plantaire. Ces derniers mesurent quelques millimètres et seront placés dans les zones d’appui du pied, soit l’isthme, le talon métatarsien et l’angle d’inscription du pied.

Un système reliera le patient et le clinicien. Ce dernier recevra les notifications à travers l’application mobile connectée à la semelle intelligente.

« L’application permettra de surveiller si le patient adopte les bonnes habitudes de vie, est-ce qu’il marche comme il faut ? Est-ce qu’il monte fréquemment les escaliers ? », a conclu Mme Mezghani.

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Santé

Orbite 360TM, d’un amour de grand-père aux salles de sports

Hanen Hattab

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Crédit photo Avant Première MTL

Orbite 360TM est un accessoire de sport aux allures ludiques. Derrière son design simple et ingénieux, un créateur québécois qui observait avec un œil aiguisé et surtout avec amour sa petite fille grandir.

La plateforme circulaire en polypropylène montée sur des roues a attiré les experts. Ils ont confirmé après un an d’études sa capacité à améliorer tous les mouvements du corps et la proprioception. Caroline Goyette, vice présidente de l’entreprise Orbite 360TM , nous a raconté la petite histoire d’un concept qui se décline aujourd’hui en d’autres produits et services.

Caroline Goyette, vice présidente de l’entreprise Orbite 360TM. Crédit photo Avant Première MTL

HH : À quoi sert cette paire d’orbites ?

Caroline Goyette : Orbite 360TM est un produit qui a été développé pour les stabilisateurs du corps humain, pour aller chercher une forme physique et aussi pour augmenter sa progression en exercices sportifs. On l’a conçu autant pour l’entraînement que pour accompagner les gens à guérir et à soulager les blessures. C’est un outil qui complète l’entraînement. Nous, on l’appelle le dictionnaire des mouvements parce qu’il offre plusieurs possibilités de travailler son corps.

HH : Qui peut l’utiliser ?

CG : En fait il peut être utilisé par tout le monde…Les gens qui font de la course à pied, le soccer, le patinage de vitesse, ceux qui font des exercices régulièrement pour garder la forme… On n’est pas obligé d’être un grand sportif pour l’utiliser. On peut s’en servir pour faire tout simplement 10 à 15 minutes d’exercices à la maison.

Il faut savoir aussi qu’avec orbite ne peut pas s’entraîner deux heures par jour parce qu’il peut faire mal aux muscles. En revanche, Claude, mon père, le créateur du produit, qui a soixante ans, lui il l’utilise à tous les jours.

HH : Où est ce qu’on peut le magasiner ?

CG : Sur notre site web. Il est aussi vendu par Atlas Medic, un spécialiste de la santé. Eux ils distribuent notre produit au niveau des professionnels parce qu’il est aussi utilisé dans les soins thérapeutiques par des physiothérapeutes et des kinésiologues.

HH : Pourquoi et comment le produit a-t-il été adopté par les professionnels de la santé?

CG : Dès qu’on l’a mis sur le marché, on a été approché par Jean-François Brunelle, préparateur physique à l’Université du Québec des Trois Rivières pour faire une étude de cas.

HH : Quel genre d’étude?

CG : C’est pour comprendre les propriétés du produit, ce qu’il fait travailler dans le corps. Les résultats de la recherche sont publiés sur notre site web. Il a été testé par plusieurs niveaux physiques, par exemple, une nageuse, une personne comme vous et moi, un professionnel du hockey qui avait une blessure à l’épaule. Ils se sont rendu compte en commençant graduellement que leurs capacités augmentaient et qu’ils devenaient plus agiles. À ce niveau, le produit a été très apprécié.

Aussi, l’étude a montré qu’en l’utilisant on ne fait pas que des mouvements linéaires. De plus il fait beaucoup stimuler le cerveau en travaillant les muscles stabilisateurs.

HH : C’est quoi un muscle stabilisateur?

CG : C’est des muscles cachés derrière les muscles principaux et qui ne sont pas habituellement travaillés dans la vie de tous les jours. Ce qu’on a remarqué aussi dans cette étude de cas c’est qu’il est capable d’améliorer les habiletés motrices qui régressent avec l’âge. Utilisé par un adolescent, une personne qui a une quarantaine d’années ou un septuagénaire, notre produit optimise les mouvements. Ça permet aux personnes âgées de garder le même répertoire de mouvements que celui d’un jeune en bonne santé.

HH : Quelle a été la suite de l’étude de cas?

CG : L’université a validé notre formation accréditée By Global Trainer. Nous sommes en ce moment orienté santé. On donne une formation pour les entraîneurs physiques, les kinésiologues, les physiothérapeutes, etc.

HH : Et pour monsieur et madame tout le monde ?

CG : Sur notre site web, on peut trouver des vidéos qu’on développe avec l’université. Quand on achète le produit, on n’a pas besoin d’abonnements. Les programmes d’entraînements sont offerts gratuitement en ligne.

HH : Comment votre père a eu l’idée de concevoir et réaliser ce design ?

CG : Mon papa est excessivement proche de ma petite fille. C’est un amour plus qu’inconditionnel. Et en grandissant, il l’observait beaucoup, comment elle bouge la tête, se retourne sur le côté, court, tombe, se relève. Il a eu l’idée d’abord parce que c’est un mordu d’entraînement, puis il s’est dit : il faut créer quelque chose qui va chercher le même équilibre et la même stabilité qu’un enfant de cet âge là est capable d’avoir en essayant de se déplacer et de bouger dans tous les sens. D’ailleurs, d’où l’idée d’Orbite 360.

HH : Est-ce que votre fille utilise le produit?

CG : Ma fille a cinq ans et elle va souvent chez papi. Elle est déjà mordue d’entraînement. Mais nous on ne le conseille pas aux enfants parce que c’est un produit attrayant qu’ils peuvent utiliser à d’autres fins dangereuses.

HH : À partir de quel âge peut-on l’utiliser ?

CG : En ce moment, on est approché par des écoles du niveau secondaire. Donc à peu près à partir de onze, douze ans, on peut l’utiliser de façon autonome pour faire des exercices académiques. Et ça fonctionne bien. On a eu de très bonnes réponses et commentaires des gens.

HH : Avez-vous pensé à une autre version du produit?

CG : Je ne peux pas vraiment me prononcer là-dessus maintenant. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’il y a de nouvelles choses qui vont s’en venir en rapport avec la technologie. Est-ce qu’il y aura une composante électronique à voir ? Histoire à suivre…

Pour en savoir plus sur le produit, voir ici : http://www.orbite360.com/

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