Suivez-nous

Santé

Santé: Soigner le cancer avec…un virus

Publié

le

Des chercheurs de l’Université de Leeds et de l’Institut de Recherche en Cancer de Londres ont trouvé qu’il était possible de traiter les cellules cancéreuses du cerveau à l’aide d’un virus. Publiée dans le journal Science Translational Medicine, la recherche amène des nouveautés médicales importantes ; elle stipule notamment qu’un certain type de virus, appelé reovirus, serait capable de booster les défenses immunitaires des patients atteints de cancer du cerveau. Cela fonctionnerait comme une immunothérapie, soit comme un traitement qui ne soigne pas directement la maladie mais qui a pour but de raviver les défenses de l’organisme.

Ainsi, en administrant le virus directement dans le sang, les scientifiques ont remarqué qu’il était capable de véritablement allumer la défense immunitaire, de sorte à ce qu’elle puisse s’attaquer au cancer.

L’un des principaux défis rencontrés par les scientifiques étaient le passage du virus dans le cerveau. En effet, pour passer des vaisseaux sanguins du corps dans le cerveau et pouvoir actionner la réponse du système immunitaire, le virus devait passer ce qu’on appelle la barrière hématoencéphalique, une barrière physiologique qui sépare la circulation sanguine du système nerveux central. Dans le cas de l’impossibilité du passage, il aurait fallu injecter le virus directement dans le cerveau, ce qui représente une plus grande difficulté. Toutefois, les chercheurs ont découvert que le virus pouvait passer sans encombre.

Cette technique d’immunothérapie est une nouvelle étape pour la recherche autour du cancer puisqu’elle permet à la défense immunitaire de s’activer autour des cellules cancéreuses à travers le virus, plus facilement détectable par les défenses de l’organisme que les cellules cancéreuses.

Crédit photo:
Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Santé

Conditions hygiéniques alarmantes aux CHSLD

Publié

le

C’est le moins qu’on puisse dire en effet ! Les chiffres publiés aujourd’hui par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) en disent long sur les conditions hygiéniques des malades aux CHSLD.

L’alarme de la FTQ a été sonnée lundi, 10 septembre, devant l’Assemblée nationale.

Pour dépeindre la réalité des travailleurs de la santé, la fédération a révélé des chiffres révoltants sur la productivité du personnel.

Les personnes préposées aux bénéficiaires sont très submergées par le travail. La situation a des effets négatifs sur leurs qualités de vie et sur celles des patients.

« Non seulement la pénurie de personnel est plus grave que jamais, mais le taux d’absentéisme pour cause de maladie ou de blessure ne cesse de croître depuis la mise en place de la réforme Barrette », indique Sylvie Nelson, la présidente du SQEES-FTQ.

Les malades, les autres victimes de la réforme Barette

Une procédure déployée par le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES), a révélé que le personnel ne parvient pas à finir toutes ses tâches.

La liste des tâches non accomplies est la suivante :

  •     543 bains
  •     542 toilettes partielles (lavage à la débarbouillette)
  •     725 lits non faits ou literies non changées
  •     657 repositionnements de bénéficiaires
  •     937 nettoyages de surfaces (tables, fauteuils roulants, etc.)
  •     761 tournées de changement de culottes d’incontinence
  •     824 promenades de résidents et résidentes
  •     503 rasages de barbe
  •     463 coupes d’ongles

« Les causes principales des tâches non faites par les personnes préposées sont le sous-effectif et le non-remplacement des absences (423 fois), ainsi que l’appel au personnel d’agence (78 fois) qui a comme conséquence de ralentir la cadence de travail. » La FTQ.

Mme Nelson a affirmé que ce n’est « qu’un mince échantillon de ce qui se passe dans nos établissements de santé ». « Le Conseil pour la protection des malades a bien raison d’aller de l’avant avec sa demande de recours collectif », a- t-elle réagi.

Pour remédier à cette situation, la FTQ propose plusieurs solutions, en outre l’élimination progressive du personnel d’agence. Sa compagne Humanisons nos tâches vise notamment le personnel travaillant dans d’autres départements.

Source : FTQ

Lire la suite

Actualités

Québec, Des enfants de migrants privés de la gratuité des soins de santé

Publié

le

Photo libre de droit

Le Protecteur du citoyen a tenu a dénoncé publiquement une « injustice » en ce qui concerne les enfants [nés au Québec de parents au statut migratoire précaire], privés de la gratuité des soins de santé. Mais, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) n’a pas attendu longtemps pour réagir.

Dans un rapport d’enquête rendu public mercredi 30 mai le Protecteur du citoyen fait la lumière sur la situation d’enfants qui ne sont pas admissibles au régime public d’assurance maladie parce que leurs parents ont un statut migratoire précaire. Pourtant, dit-il, ces enfants sont nés au Québec et sont, de ce fait, citoyens canadiens. De plus, déplore le protecteur du citoyen, ils résident au Québec au sens de la Loi sur l’assurance maladie et du Règlement sur l’admissibilité et l’inscription des personnes auprès de la Régie de l’assurance maladie du Québec. « En excluant ces enfants du régime public, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) risque de les priver de soins de santé et de services sociaux dont ils ont besoin pour se développer », a dénoncé Marie Rinfret, protectrice du citoyen.

Dissocier le statut des enfants du statut des parents

Ces enfants n’ont pas droit à la couverture du régime public parce que la RAMQ lie automatiquement leur admissibilité au statut migratoire de leurs parents. Or, à en croire le Protecteur du citoyen, il découle de la Loi et du Règlement qu’ils sont admissibles au régime public dès leur naissance à condition qu’ils soient établis au Québec et y demeurent au moins 183 jours par année. 

« Le Protecteur du citoyen comprend que la RAMQ fasse preuve de vigilance pour s’assurer que la gratuité des soins de santé soit réservée aux personnes admissibles. Il est d’avis que la Loi et le Règlement lui fournissent les outils nécessaires pour contrer les abus. Le fait de revoir l’admissibilité des enfants visés par cette enquête ne compromet en rien les contrôles que doit exercer la RAMQ ».

Le Protecteur du citoyen rappelle également que la Convention relative aux droits des enfants, qu’a signée le Canada et à laquelle le Québec s’est déclaré lié par décret, prévoit le droit d’accès aux soins de santé pour tous les enfants.

 

Mis en cause, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) a dit avoir pris connaissance des recommandations du rapport du Protecteur du citoyen. Dans un communiqué, la RAMQ fait valoir qu’elle doit veiller à appliquer la loi et gérer l’admissibilité des personnes au régime d’assurance maladie de manière équitable envers tous, tout en s’assurant de la pérennité du régime.

Si la RAMQ soutient qu’elle applique actuellement la loi telle qu’elle a été modifiée en 2001, elle dit « prendre acte » de la recommandation du Protecteur du citoyen demandant qui demande d’accorder un meilleur soutien aux familles pour s’assurer que tous ceux qui ont droit au régime d’assurance maladie puissent y avoir accès. « La RAMQ est guidée par des valeurs d’équité, d’intégrité et de respect pour assurer une saine gestion du régime public d’assurance santé du Québec », peut-on lire en substance dans le communiqué de la Régie.

Crédit photo:
Photo libre de droit
Lire la suite

HighTech

Santé et Intelligence artificielle, une collaboration entre TÉLUQ Montréal et Tunis

Hanen Hattab

Publié

le

Photo libre de droits

Tout comme les moniteurs, les écouteurs et les bracelets intelligents, aujourd’hui, le vêtement connecté n’est plus l’apanage du sportif haut niveau. Ces interfaces de communication promettent depuis le début du millénaire d’être le fer de lance de la santé connectée. La prochaine technologie montréalaise en la matière est le fruit d’une collaboration avec des chercheurs tunisiens. Elle servira au suivi et à l’étude des pathologies du pied.

Dans ce domaine, on le sait déjà : l’enjeu de l’internet des objets n’est pas seulement le suivi quotidien de l’activité physique pour l’adoption de saines habitudes. Cette avancée est surtout importante parce qu’elle permet l’extraction de connaissances pertinentes pour optimiser le relais de l’information entre les instances concernées et faire avancer la recherche médicale.

L’intelligence artificielle (IA) est incontournable pour exploiter la masse énorme de données collectées par les terminaux intelligents. Pour ce faire, l’ingénierie des connaissances attire et couple les compétences dans les milieux académiques et industriels.

À Montréal, depuis 2017, on ne cesse de parler du potentiel humain. Pour devenir un pôle technologique propice à l’industrie numérique et à l’épanouissement de la communauté scientifique, la métropole a doté son écosystème par la grappe de l’IA.

Lors du forum sur l’IA organisé en janvier 2018 par la Chambre de Commerce, le chef de file Yoshua Bengio a mis l’accent sur la valorisation des projets montréalais et l’importance de créer un environnement qui attire les compétences d’ailleurs.

Les partenariats effectués au sein de l’Université TÉLUQ vont dans ce sens et plus encore, parce qu’ils illustrent l’accroissement des compétences féminines dans ce domaine. À ce propos l’Université brille par ses chiffres puisqu’elle compte 71% d’étudiantes.

Tout a commencé avec l’Hexoskin

Hexoskin est un chandail intelligent qui incarne cette nouvelle ruée des Universités de la métropole et des entrepreneurs vers le Big Data. Le vêtement est développé par l’entreprise montréalaise Carré Technologies. Il habille les sportifs de haut niveau et les astronautes de la Station spatiale internationale, et fait bosser les têtes pensantes de la Chaire de recherche en analyse de données biomédicales de l’Université TÉLUQ. Combiné à une application, le chandail permet de suivre les battements du cœur, la respiration, l’activité physique, le sommeil, etc.

Neila Mezghani, Titulaire de la chaire de recherche du Canada en analyse de données biomédicales. Crédit photo Denis Beaumont

Neila Mezghani, fondatrice titulaire de cette chaire depuis janvier 2017 et professeure au Département Science et Technologie, dirige des recherches sur l’arthrose, la pathologie du genou et d’autres maladies chroniques qui exploitent les données physiologiques et biomécaniques extraites du dispositif de Carré Technologies.

« Je m’intéresse aux vêtements intelligents. L’Hexoskin est un textile muni de deux capteurs au niveau du thorax, des électrodes au niveau du cœur pour faire des mesures comme un électrocardiogramme (ECG), deux bandes thoraciques et abdominales qui mesurent l’activité respiratoire et un petit boitier sur le côté qui mesure les accélérations. », a décrit Mme Mezghani.

Avec son équipe, la professeure développe à partir de ces données, captées en temps réel et stockées dans une plateforme spécifique, des solutions de diagnostic et de prise en charge des patients.

« La première application mobile qu’on a conçue est une application de détection de chute. Lorsqu’une personne âgée tombe, grâce au textile intelligent, on peut faire le suivi de l’activité cardiaque, respiratoire et l’orientation de la chute. Une chute du côté droit, gauche ou en arrière n’est pas la même chose. C’est une information très importante pour le personnel soignant », a-t-elle expliqué.

En plus d’optimiser le suivi quotidien du patient, les informations traitées par l’IA permettent, selon la professeure, de faire des analyses approfondies des mouvements, d’identifier les symptômes des pathologies du genou et d’aider à la décision chirurgicale.

« Nos partenaires cliniques sont l’hôpital Maisonneuve Rosemont, la division d’orthopédie à Halifax et une équipe de chercheurs à Sydney. », a mentionné Mme Mezghani.

La création de méthodes d’extraction pertinente des connaissances par l’IA optimise la réception et l’utilisation des informations et améliore de facto la communication patient-personnel soignant. Cette expérience fait en outre avancer la mise en place du système de santé connectée. Derrière l’application mobile, un travail colossal est effectué afin de rendre l’outil autonome et précis.

« Les données biomédicales ont des caractéristiques particulières. Par exemple avec l’Hexoskin, on récolte des milliers de données par jour. La visualisation et l’analyse de ces données ne peut pas se faire manuellement. On doit trouver pour chaque type de données des méthodes d’analyses appropriées. Pour ce faire, il faut développer des algorithmes spécifiques. Quand on développe un système qui part de la collecte des données jusqu’à l’application, il y a une chaîne d’opération à concevoir : la sécurité de transfert des données, le protocole, le prétraitement, la classification, le filtrage, etc. »

« Nous ne développons pas seulement les algorithmes. Nous faisons aussi de la recherche fondamentale pour créer des méthodes d’analyse appropriées à ce type de données »

La création des textiles intelligents se poursuit dans le cadre d’une première collaboration avec Tunis. C’est une autre partie du corps qui sera étudiée en vue de collecter et d’analyser une nouvelle catégorie de données cinématiques.

Des semelles intelligentes tuniso-montréalaises

Mme Mezghani nous a confié que sa chaire est en train de travailler sur la conception de chaussettes intelligentes. C’est un projet en collaboration avec le laboratoire Innov’COM affilié à l’École supérieure des communications de Tunis. Les chaussettes serviront à faire un autre type de suivi médical.

« Nous allons concevoir des semelles munies de capteurs pour l’analyse dynamique du mouvement pour deux types de populations, à savoir, les sportifs et les personnes présentant une pathologie. », s’est réjoui de préciser Rim Haddad, ingénieure, docteure en télécommunication et professeure responsable du projet au laboratoire Innov’COM.

Pour la réalisation de ce nouveau textile, les chercheuses travaillent sur une nouvelle génération de capteurs de pression plantaire. Ces derniers mesurent quelques millimètres et seront placés dans les zones d’appui du pied, soit l’isthme, le talon métatarsien et l’angle d’inscription du pied.

Un système reliera le patient et le clinicien. Ce dernier recevra les notifications à travers l’application mobile connectée à la semelle intelligente.

« L’application permettra de surveiller si le patient adopte les bonnes habitudes de vie, est-ce qu’il marche comme il faut ? Est-ce qu’il monte fréquemment les escaliers ? », a conclu Mme Mezghani.

Crédit photo:
Photo libre de droits
Lire la suite

en-avant