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Québec lance un Programme de soutien financier pour l’amélioration des services de garde

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Pour concrétiser son engagement de consolider des pratiques éducatives de qualité dans le réseau des services de garde éducatifs à l’enfance, le gouvernement du Québec a lancé lundi, à l’intention des associations nationales de services de garde, un appel de projets visant l’amélioration de la qualité des services de garde et la réussite éducative des enfants.

« Je suis heureux de lancer ce nouveau programme de soutien financier par lequel notre gouvernement concrétise encore une fois son engagement de donner à tous les enfants du Québec les mêmes chances de se développer pleinement et de réussir », a annoncé Luc Fortin, ministre québécois de la Famille.

C’est dans le cadre du Programme de soutien financier pour l’amélioration de la qualité des services de garde que sera financée la réalisation de projets dans le milieu de la petite enfance.

À en croire M. Fortin, avec la création de ce programme, Québec reconnaît également la grande expertise des associations nationales de services de garde éducatifs à l’enfance et leur collaboration à l’amélioration continue de la qualité des services offerts par leurs membres.

Le Programme de soutien financier pour l’amélioration de la qualité des services de garde octroie un soutien financier aux associations nationales de services de garde pour la réalisation de projets favorisant l’amélioration de la qualité des services de garde et la réussite éducative des enfants.

Faut-il le rappeler, ce programme découle de la Stratégie relative aux services éducatifs offerts aux enfants de 0 à 8 ans, intitulée Tout pour nos enfants.

Les projets doivent être complémentaires aux programmes et aux activités du ministère de la Famille (Ministère), conformes à ses orientations et adaptés au milieu visé et à la réalité des membres des associations. Les projets devront être réalisés dans un délai maximal de deux exercices financiers et devront être terminés au plus tard le 31 mars 2020.

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Maternelle 4 ans : « le ministre fait fausse route », croit la Centrale des syndicats du Québec

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La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente plus de 200 000 membres, dont près de 130 000 dans le secteur public, déplore que le ministre de l’Éducation persiste à vouloir implanter la maternelle 4 ans « mur à mur » au Québec malgré les nombreuses voix divergentes.

Le projet de loi no 5 modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans a été déposé jeudi matin à l’Assemblée nationale du Québec. Pour la vice-présidente de la CSQ, Line Camerlain, le gouvernement caquiste, en s’entêtant à vouloir rendre la maternelle universelle, ne s’attaque pas aux vraies priorités en éducation. « Nous invitons une fois de plus le ministre Jean-François Roberge à tenir compte de tous les enjeux et de la position des acteurs du milieu », a-t-elle souhaité.

Prioriser les besoins plus pressants en éducation…

Line Camerlain rappelle que la maternelle 4 ans est pertinente comme mesure éducative et préventive pour les enfants issus de milieux défavorisés qui ne fréquentent aucun service éducatif, mais le déploiement universel n’est pas nécessaire. En effet, le modèle actuel, composé du réseau éducatif à la petite enfance, complété par la maternelle 4 ans en milieu défavorisé, a déjà fait ses preuves. « C’est pourquoi la CSQ continue de soutenir le déploiement des maternelles 4 ans quand il se fait en milieu défavorisé pour rejoindre les enfants qui ne fréquentent aucun service éducatif à la petite enfance », ajoute la vice-présidente de la Centrale.

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La CSQ reproche au ministre de ne pas prioriser des besoins plus pressants en éducation. D’après la centrale syndicale, « les sommes dont dispose le gouvernement seraient mieux utilisées pour les services aux enfants, par exemple en favorisant une meilleure transition entre la petite enfance et l’école, notamment avec la présence d’intervenants pivots responsables de coordonner les actions de chacun lors de la transition, en abolissant la modulation des tarifs pour les services éducatifs à la petite enfance et en ajoutant des ressources spécialisées en petite enfance et à l’école pour non seulement repérer les difficultés des enfants, mais aussi pour les prendre en charge rapidement », souligne-t-on dans une déclaration.

Le ministre de l’Éducation “rate sa cible” avec ce projet de loi!

Avec le projet de loi no 5, Mme Camerlain croit savoir que le gouvernement rate la cible. Car, selon elle, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge présente ce projet de loi dans un contexte où notre système public d’éducation a de très grands besoins. « Si, comme nous, il a comme priorité les enfants, il doit plutôt consolider ce qui fait notre renommée : une offre de services éducatifs à la petite enfance qui ont fait leurs preuves, complétée par la maternelle 4 ans en milieu défavorisé », souligne la vice-présidente de la CSQ, qui rappel qu’on estime à 500 millions de dollars le manque à gagner seulement pour revenir au niveau d’investissement de 2010 en éducation.

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Réussite scolaire : Québec exige deux récréations d’au moins 20 minutes par jour au primaire dès la rentrée 2019

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Afin de favoriser le développement global, la santé et la réussite scolaire des élèves du primaire du Québec, les écoles devront offrir quotidiennement deux périodes de récréation d’au moins 20 minutes chacune, et ce, dès la prochaine rentrée scolaire 2019.

Le Régime pédagogique de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire sera modifié pour que les enfants profitent d’un minimum de 20 minutes de récréation le matin et l’après-midi. « À compter de la prochaine rentrée scolaire, nous voulons que tous les élèves du primaire du Québec profitent chaque jour de deux récréations d’au moins 20 minutes chacune », a annoncé mardi 12 février Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

« Les enfants ont besoin de jouer dehors, de bouger et de se détendre pour bien réussir à l’école »

Selon M. Roberge, cette mesure [l’instauration de deux recréations de 20 mn par jour] témoigne de la volonté du gouvernement Legault de favoriser la réussite scolaire au Québec en tenant compte de tous les aspects qui l’influencent. Car pour lui, les enfants ont besoin de jouer dehors, de bouger et de se détendre pour bien réussir à l’école. « Nous sommes fiers de mettre les conditions en place pour qu’ils puissent développer leur plein potentiel. Avec cette annonce, nous donnons également suite à un engagement de longue date de notre formation politique », se réjouit le ministre de l’Éducation.

Actuellement, le Régime pédagogique de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire ne précise pas la durée des deux périodes de détente.

Cette mesure a pour objectif de soutenir le développement global, la santé et la réussite éducative des élèves de l’enseignement primaire et de fournir des balises plus claires concernant les périodes de détente dont ces élèves devraient bénéficier. Ces périodes de détente devraient donc permettre aux enfants de jouer librement à l’extérieur et d’être actifs physiquement, ce qui devrait, sans doute, favoriser un climat scolaire sain ainsi que la concentration en classe.

La réussite scolaire dépend d’une foule de facteurs!

Abondant dans le même sens, Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, soutient que « la réussite scolaire dépend d’une foule de facteurs. Pour elle, il ne fait aucun doute que des récréations d’au moins 20 minutes favoriseront la mémoire et l’attention des enfants, sans parler de leur motivation et de leur plaisir d’aller à l’école! « Évidemment, le travail, le dépassement de soi et un accompagnement de qualité sont des incontournables, mais je suis très heureuse de constater que mon gouvernement considère l’importance de bouger comme un élément déterminant », souligne Mme Charest.

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À en croire le ministère de l’Éducation, cette nouvelle mesure sera particulièrement favorable au respect du droit de tous les élèves de bénéficier des périodes de détente, notamment des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage pour qui cet espace de socialisation et de développement de l’autonomie est particulièrement important. D’ailleurs, « les effets bénéfiques des récréations sont largement documentés », a-t-on appris.

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Maternelle 4 ans au Québec ? la majorité des parents préfèrent plutôt le CPE selon un sondage

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Un sondage Léger réalisé pour le compte de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) démontre que le CPE demeure le choix de prédilection d’une proportion significative de parents. À coût et accès égal, 49 % des parents disent préférer le CPE pour leur enfant de 4 ans, contre 19 % qui affirment préférer la maternelle pour les 4 ans.

Cette préférence s’exprime aussi pour les enfants âgés entre 1 et 3 ans : cinquante et un pour cent (51 %) des parents préfèrent le CPE (Centre de la petite enfance) à tous les autres types de services éducatifs pour leur enfant âgé entre 1 et 3 ans. Pour voir un résumé des résultats du sondage des préférences en terme de services de garde éducatifs à l’enfance, cliquez ici.

Par ailleurs, l’AQCPE souligne que 51 % des parents considèrent que le CPE représente ou incarne le mieux la qualité, contre 6 % pour les maternelles 4 ans. « Le gouvernement doit prendre acte de ces résultats, a affirmé Geneviève Bélisle, directrice générale de l’AQCPE.

La liberté de choix des parents

D’après Mme Bélisle, le gouvernement Legault s’appuie sur la liberté de choix des parents pour justifier sa décision d’offrir la maternelle 4 ans partout sur le territoire, de façon universelle. « Or, déplore-t-elle, ce choix ne pourra s’exercer si on ne poursuit pas le développement du réseau des CPE. On constate des résultats du sondage que le seul obstacle à la fréquentation d’un CPE est le manque de places ».

« L’urgence d’agir pour assurer la réussite de tous les enfants »

Photo: Radio-Canada / Maxime Corneau

Si l’on en croit la directrice générale de l’AQCPE, « les CPE ont fait leurs preuves » raison pour laquelle les parents veulent en majorité y envoyer leurs enfants. « Comme le premier ministre, nous ressentons l’urgence d’agir pour assurer la réussite de tous les enfants. Mais on ne doit pas confondre l’objectif et le moyen », soutient Geneviève Bélisle, tout en demandant au premier ministre François Legault de « reconnaître que le mur à mur n’est pas la solution à privilégier ».

L’Éducation où l’importance de connaître le choix des familles!

En l’absence de données fiables sur le choix des parents, l’AQCPE dit avoir pris l’initiative de commander ce sondage. Selon l’association, le gouvernement avait l’habitude de demander à l’Institut de la statistique du Québec de mener l’Enquête sur l’utilisation, les besoins et les préférences des familles en matière de services de garde qui permettait de dresser un portrait de la proportion d’enfants qui fréquentent un service éducatif à la petite enfance et les types de milieux fréquentés. Toutefois, se conforte l’AQCPE, la dernière enquête du genre remonte à 2009.

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Pour rappel, l’AQCPE a pour mission d’exercer un leadership national sur l’ensemble des enjeux liés aux services éducatifs et de garde à l’enfance. Elle a initié la Commission et le Sommet sur l’éducation à la petite enfance, où la Déclaration pour la reconnaissance du droit de chaque enfant à une éducation de qualité dès la naissance a été adoptée par plus de 2500 personnes et 31 organisations représentant plus de 2 millions de citoyens.

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