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Économie

Sirop d’érable : 2,2 m $ pour séduire le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon et la Chine

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Ottawa a annoncé aujourd’hui l’octroi de 2,2 m $ aux producteurs de sirop d’érable du Québec pour accroître les ventes dans les marchés étrangers prometteurs.

« Les exportations canadiennes de produits d’érable à travers le monde ont franchi un nouveau record en 2018. C’est 106,42 millions de livres qui ont été exportées dans une soixantaine de pays », indiquent les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ).

Pour stimuler les exportations du sirop d’érable, Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, a annoncé ce vendredi, 12 avril, un investissement de plus de 2,2 millions de dollars qui aidera les producteurs à faire la promotion de leurs produits sur les marchés internationaux.

« Cet investissement renforcera davantage les marchés existants et permettra d’ouvrir de nouveaux marchés internationaux », a affirmé Mme. Bibeau.

Investir dans des opérations de marketing d’influence

Le financement, qui provient du programme Agri-marketing du Partenariat canadien pour l’agriculture, sera investi pour séduire les marchés existants et émergents du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Japon et de la Chine.

Pour les PPAQ cet investissement « s’inscrit directement dans l’objectif phare du plan stratégique 2018-2023, qui consiste à augmenter les ventes de 66 % durant cette période. »

Les activités promotionnelles cibleront entre autres le public en ligne en déployant des stratégies du marketing d’influence. Au Royaume-Uni, une des actions prévues mettra en valeur les possibilités culinaires du sirop d’érable.

« Le partenariat conclu avec la Royal Academy of Culinary Arts et le réseau universitaire permettra de créer un lien entre les produits de l’érable et la gastronomie », indique le communiqué du ministère.

Lire aussi : La ruée vers les cabanes à sucres a officiellement commencé

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Monde du travail

Entreprise inclusive : Québec sensibilise les employeurs à l’embauche des personnes handicapées

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L’Office des personnes handicapées du Québec a lancé mercredi 16 octobre, sous le thème « Entreprise inclusive. Entreprise d’avenir. », une campagne afin de sensibiliser les entreprises québécoises à l’intégration et au maintien en emploi des personnes handicapées.

En effet, plusieurs personnes handicapées sont en mesure d’occuper un emploi, dans divers secteurs de l’économie québécoise. Pourtant, il s’avère qu’elles demeurent nettement sous-représentées sur le marché de l’emploi. 

La campagne de l’Office visera ainsi à joindre principalement les employeurs et employeuses, qui constituent des acteurs clés des démarches d’intégration et de maintien en emploi de personnes handicapées. 

Les différents messages qui seront diffusés dans le cadre de cette campagne auront non seulement pour objectif de les sensibiliser, mais également de leur faire connaître davantage les programmes, mesures et ressources existants pour les appuyer dans de telles démarches.

« Entreprise inclusive. Entreprise d’avenir. »

Pour l’occasion, l’Office a développé une nouvelle section Web regroupant une mine de renseignements sur les ressources, programmes et mesures pouvant leur être utiles ainsi que sur les bonnes pratiques pouvant être mises de l’avant au moment du processus d’embauche ou d’intégration en emploi d’une personne handicapée.

Une série de capsules vidéo seront également diffusées. Par celles-ci, l’Office a voulu donner la parole aux employeurs et employeuses afin qu’ils puissent s’adresser à leur communauté et leur faire part de leur expérience d’intégration et de maintien en emploi de personnes handicapées. Des témoignages inspirants mais tout aussi pratiques, qui pourront servir à inciter leurs semblables à entreprendre de telles démarches.

Pour rappel, la campagne de sensibilisation et d’information de l’Office auprès des entreprises québécoises est l’une des mesures de la Stratégie nationale pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées 2019-2024.

Le nombre total d’emplois au Québec devrait atteindre 4 294 900 en 2021

L’Enquête canadienne sur l’incapacité (ECI) réalisée en 2017 par Statistique Canada indique que les personnes ayant une incapacité sont nettement moins actives sur le marché du travail que les personnes sans incapacité. Chez les adultes du Québec âgés de 25 à 64 ans ayant une incapacité, le taux d’activité est de 61,3 %, comparativement à 83,9 % chez les adultes sans incapacité appartenant au même groupe d’âge.

Pour la période de 2017 à 2026, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale estime à plus de 1,4 million le nombre de postes qui seront à pourvoir, dont plus de 80 % pour combler des départs à la retraite. Selon les prévisions, le nombre total d’emplois au Québec devrait atteindre des sommets inégalés, soit 4 294 900 en 2021 et 4 384 100 en 2026. Le contexte est donc très favorable à l’intégration et au maintien en emploi des personnes handicapées.

À lire : Semaine québécoise des personnes handicapées : un appel à l’action pour bâtir une société plus inclusive!

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Agriculture

Malnutrition : des régimes alimentaires nuisent à la santé des enfants partout dans le monde, alerte l’UNICEF

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Un nombre bien trop élevé d’enfants subissent les conséquences d’une mauvaise alimentation et d’un système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins © UNICEF/UN066971/Mawa

Un nombre bien trop élevé d’enfants subissent les conséquences d’une mauvaise alimentation et d’un système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins, affirme l’UNICEF aujourd’hui dans un nouveau rapport sur les enfants, la nourriture et la nutrition. Un enfant âgé de moins de cinq ans sur trois souffre de malnutrition…

Ce rapport, intitulé La Situation des enfants dans le monde 2019 – Enfants, nourriture et nutrition, signale qu’au moins un enfant âgé de moins de cinq ans sur trois, soit plus de 200 millions d’enfants, souffrent de dénutrition ou de surpoids. Près de deux enfants âgés de six mois à deux ans sur trois ne consomment pas d’aliments capables de soutenir la croissance rapide de leur corps et de leur cerveau. 

Cette situation est susceptible d’entraver leur développement cérébral, de nuire à leur apprentissage et d’affaiblir leur système immunitaire, en plus d’augmenter les risques d’infections et, dans de nombreux cas, de décès.

« Malgré toutes les avancées technologiques, culturelles et sociales des dernières décennies, nous avons perdu de vue l’essentiel : les enfants qui mangent mal vivent mal », affirme Henrietta H. Fore, la directrice générale de l’UNICEF. 

Le regard sur la malnutrition doit évoluer…

Elle souligne que des millions d’enfants ont une mauvaise alimentation pour la simple raison qu’ils n’ont pas d’autre choix. « Le regard que nous portons sur la malnutrition et la manière dont nous traitons ce problème doivent évoluer : l’enjeu n’est pas de donner aux enfants plus de nourriture, mais de leur donner les bons aliments. Voilà le défi que nous devons tous relever aujourd’hui », a précisé Mme Henrietta.

Ce rapport livre l’évaluation la plus complète à ce jour de la malnutrition infantile sous toutes ses formes au XXIe siècle. Il décrit le triple fardeau de la malnutrition, à savoir la dénutrition, la faim insoupçonnée induite par des carences en nutriments essentiels et le surpoids, dont sont victimes les enfants âgés de moins de 5 ans. Le rapport souligne qu’à l’échelle mondiale :

  • 149 millions d’enfants présentent un retard de croissance ou sont trop petits pour leur âge;
  • 50 millions d’enfants souffrent d’émaciation ou sont trop maigres pour leur taille;
  • 340 millions d’enfants, soit un enfant sur deux, souffrent de carences en vitamines et en nutriments essentiels, tels que la vitamine A et le fer;
  • 40 millions d’enfants sont en surpoids ou obèses.

Le rapport insiste sur le fait que les mauvaises pratiques en matière d’alimentation commencent dès les premiers jours de vie de l’enfant. Par exemple, bien que l’allaitement sauve des vies, seulement 42 % des bébés de moins de 6 mois sont exclusivement nourris au sein et de plus en plus d’enfants consomment des préparations pour nourrissons. Les ventes de préparations à base de lait ont augmenté de 72 % entre 2008 et 2013 dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure comme le Brésil, la Chine, le Pérou et la Turquie, principalement en raison de pratiques de marketing inappropriées et de la faiblesse des politiques et des programmes visant à protéger, à promouvoir et à soutenir l’allaitement au sein.

Promouvoir et soutenir l’allaitement au sein dans le monde!

Alors que les enfants commencent à consommer des aliments mous ou solides vers l’âge de six mois, beaucoup adoptent un régime alimentaire inapproprié, indique notamment le rapport. Près de 45 % des enfants âgés de six mois à deux ans à l’échelle mondiale ne consomment pas de fruits ou de légumes. Près de 60 % ne mangent pas d’œufs, de produits laitiers, de poisson ou de viande.

En grandissant, les enfants sont de plus en plus exposés à des aliments mauvais pour la santé, notamment à cause de pratiques de marketing et de publicité inappropriées, de l’abondance d’aliments ultra-transformés dans les villes comme dans les régions reculées, et d’un accès accru aux produits de la restauration rapide et aux boissons très sucrées.

Le rapport souligne que 42 % des adolescents scolarisés dans les pays à revenu faible et intermédiaire consomment des boissons gazeuses sucrées au moins une fois par jour et que 46 % mangent des produits de restauration rapide au moins une fois par semaine. Dans les pays à revenu élevé, ces pourcentages sont encore plus préoccupants et atteignent 62 % et 49 %, respectivement.

Augmentation des niveaux de surpoids et d’obésité durant l’enfance

Ces phénomènes entraînent une augmentation des niveaux de surpoids et d’obésité durant l’enfance et l’adolescence, partout dans le monde. La proportion d’enfants de cinq à 19 ans souffrant de surpoids a doublé entre 2000 et 2016, passant d’un enfant sur dix à un enfant sur cinq. Dans la même tranche d’âge, dix fois plus de filles et 12 fois plus de garçons souffrent d’obésité qu’en 1975.

Le rapport remarque également que ce sont les enfants et les adolescents des communautés les plus pauvres et marginalisées qui sont les plus sévèrement frappés par la malnutrition sous toutes ses formes. Au sein des foyers les plus pauvres, seul un enfant âgé de six mois à deux ans sur cinq a une alimentation suffisamment variée pour grandir en bonne santé. 

Même dans les pays à revenu élevé tels que le Royaume-Uni, la prévalence du surpoids est deux fois plus élevée dans les régions les plus pauvres que dans les régions les plus riches.

Le rapport souligne entre autres que les catastrophes liées au climat provoquent de profondes crises alimentaires : la sécheresse, par exemple, est responsable de 80 % des dommages et des pertes du secteur agricole, modifiant de manière considérable le type d’aliments auquel ont accès les enfants et les familles, ainsi que leur qualité et leur prix.

Pour traiter cette crise grandissante de la malnutrition sous toutes ses formes, l’UNICEF appelle les gouvernements, le secteur privé, les donateurs, les parents, les familles et les entreprises à aider les enfants à grandir sainement et les exhorte à :

  1. Donner les moyens aux familles, aux enfants et aux jeunes de demander des aliments nutritifs, notamment en améliorant l’éducation à la nutrition et en utilisant des mesures législatives éprouvées, telles que les taxes sur le sucre, afin de réduire la demande d’aliments mauvais pour la santé;
  2. Encourager les fournisseurs de denrées alimentaires à agir dans l’intérêt des enfants, en les incitant à produire des aliments sains, pratiques et abordables;
  3. Créer des environnements alimentaires sains pour les enfants et les adolescents en utilisant des approches qui ont fait leurs preuves, telles que l’utilisation d’étiquettes précises et faciles à comprendre sur les emballages et des contrôles plus stricts en ce qui concerne la commercialisation des aliments préjudiciables à la santé;
  4. Mobiliser les systèmes de soutien dans les domaines de la santé, de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, de l’éducation et de la protection sociale afin d’améliorer les résultats nutritionnels pour tous les enfants
  5. Collecter, analyser et utiliser régulièrement des données et éléments de preuve de bonne qualité pour orienter les actions et suivre les progrès.

« Nous perdons du terrain dans notre combat pour instaurer des régimes alimentaires sains », déplore Henrietta Fore. « C’est une guerre que nous ne remporterons pas seuls. Nous avons besoin que les gouvernements, le secteur privé et la société civile fassent de la nutrition infantile une priorité et travaillent de concert pour éliminer les causes d’une mauvaise alimentation sous toutes ses formes. »

Pour consulter les photos, le b-roll, le rapport complet, les fiches de renseignement, les graphiques et les ensembles de données, cliquez ici. Dès le 15 octobre, 00 h 01 GMT, l’UNICEF vous invite à explorer la page interactive spéciale sur notre site Web ou à télécharger le rapport ici.

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Monde du travail

Québec : hausse de l’emploi et du taux de chômage en septembre 2019

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L’emploi augmente de 13 600 (+ 0,3 %) au Québec en septembre 2019 par rapport à août 2019. Le taux de chômage croît de 0,1 point pour s’établir à 4,8 %. C’est ce qui ressort de l’analyse des données sur l’emploi et la population active* diffusée, vendredi 11 octobre, par l’Institut de la statistique du Québec, à partir des résultats de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada. 

L’emploi à temps plein (+ 14 100) est en hausse, alors que celui à temps partiel (- 500) reste stable. L’emploi diminue dans le secteur public (- 11 300), varie peu dans le secteur privé (- 2 500) et augmente chez les travailleurs indépendants (+ 27 300). Le taux d’activité (+ 0,2 point) et le taux d’emploi (+ 0,2 point) augmentent et se fixent respectivement à 65,1 % et à 62,0 % en septembre.

Au Canada, l’emploi progresse de 53 700 (+ 0,3 %) et le taux de chômage diminue pour s’établir à 5,5 % (- 0,2 point). L’Ontario (+ 41 100) et le Québec (+ 13 600) enregistrent les plus fortes hausses de l’emploi, tandis que la Colombie-Britannique (- 8 400) présente la plus forte baisse.

L’emploi progresse de 53 700 dans tout le Canada!

Évolution de l’emploi et de la tendance-cycle, Québec, septembre 2018 à septembre 2019 (Groupe CNW/Institut de la statistique du Québec)

Au cours des neuf premiers mois de 2019, comparativement à la même période de l’année précédente, l’emploi au Québec a augmenté de 73 400 (+ 1,7 %). Au cours de cette période, l’emploi à temps plein et celui à temps partiel ont augmenté respectivement de 53 800 et de 19 600. Depuis le début de l’année 2019, le taux de chômage au Québec s’établit en moyenne à 5,0 %.

*L’Institut de la statistique du Québec publie mensuellement les Résultats de l’Enquête sur la population active pour le Québec à partir des données diffusées par Statistique Canada. Ce document est disponible sur le site Web de l’Institut à 14 h. Les estimations mensuelles tirées de l’Enquête sur la population active sont fondées sur un échantillon et ainsi sujettes à une certaine variabilité plus importante que les tendances observées sur de plus longues périodes, plus particulièrement lorsqu’elles sont ventilées selon des sous-catégories comme le sexe, l’âge, les régions, les industries, etc.

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