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Environnement

Sur l’île de Montréal, la chaleur extrême a tué 66 personnes en 2018

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Du 30 juin au 8 juillet 2018, la chaleur extrême aurait causé 66 décès sur l’île de Montréal, a révélé Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, lors du lancement de la veille saisonnière pour la chaleur.

Selon l’enquête de la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP), le lieu de résidence de 66 % des personnes décédées était situé dans un îlot de chaleur. « Avoir un faible revenu et être isolé socialement représentent aussi des facteurs de risque importants lors des vagues de chaleur », a indiqué Dre Drouin, qui a rappelé que 80 % des personnes sont décédées dans la communauté, à leur domicile.

Recommandations de la DRSP pour les personnes à risque

Les taux de décès liés à la chaleur ont diminué en 2018 comparé à ceux observés lors du dernier épisode de chaleur extrême à Montréal, soit 6,4 vs 9,3 décès quotidiens par million d’habitants en 2010. La DRSP recommande toutefois de cibler plus finement les personnes et les lieux les plus à risque, grâce à une intervention adaptée sur le terrain qui fait appel aux partenaires municipaux, communautaires et du réseau de la santé. Elle propose également de verdir rapidement certains milieux de vie par des aménagements temporaires, par exemple.

Plan d’intervention 2019 pour gérer les îlots de chaleur

La Ville de Montréal, incluant la Sécurité civile, la Direction régionale de santé publique de Montréal et la Coordination régionale des mesures d’urgence et de la sécurité civile du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, en collaboration avec de nombreux partenaires ont mis en place depuis plusieurs années un plan d’intervention en cas de chaleur extrême pour la région de Montréal.

Parmi l’ensemble des personnes décédées : 72 % souffraient d’une maladie chronique, 66 % étaient âgées de 65 ans et plus, 25 % étaient atteintes d’un trouble schizophrénique et 18 % avaient une dépendance à l’alcool ou aux drogues.

À lire : Urgence climatique : la pression monte de plus en plus sur le gouvernement Legault

« Avec ce bilan, la Direction régionale de santé publique de Montréal propose une approche d’intervention de proximité multipartenaire et une gestion des îlots de chaleur, entre autres, en augmentant le couvert végétal de l’agglomération. Ce dernier objectif est primordial, c’est pourquoi des efforts importants sont déployés pour faire passer l’indice de canopée de 20 % à 25 % d’ici 2025. Les arbres représentent une infrastructure verte d’une importance capitale pour notre ville. (..) Une chose est certaine, nous comprenons l’urgence de lutter contre les changements climatiques », a expliqué Laurence Lavigne-Lalonde, membre du comité exécutif à la Ville de Montréal, responsable de la transition écologique et résilience, d’Espace pour la vie et de l’agriculture urbaine.

Épisodes de chaleur extrême… les records de 2010 et 2018

Du 30 juin au 5 juillet 2018, Montréal a traversé un épisode de chaleur extrême durant lequel la température maximale quotidienne a varié de 31,9 °C à 35,5 °C et la température minimale quotidienne de 20 °C à 24,2 °C. Toutefois, même si les températures ont baissé après le 5 juillet, des effets sur la santé de la population ont été observés jusqu’au 8 juillet. L’épisode précédent de chaleur extrême survenu en 2010 a été de plus courte durée et de moindre intensité : la température a atteint 34 °C pendant 1 jour en 2010 contre 3 jours en 2018 et n’est pas descendue la nuit sous 20 °C pendant 5 jours en 2010 comparativement à 7 jours en 2018.

Sources :

Direction régionale de santé publique (DRSP)

CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

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Environnement

Ottawa soutient la planification des infrastructures et la mise en place de solutions propres

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Ottawa et la Fédération canadienne des municipalités (FCM) ont annoncé ce lundi, 22 juillet, un investissement de plus de 2,4 millions de dollars à 51 nouveaux projets dans plusieurs collectivités du pays.

La somme octroyée par Ottawa aujourd’hui s’inscrit dans le cadre du Fonds municipal vert, et du Programme de gestion des actifs municipaux.

Selon François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, ces investissements serviront à aider les municipalités canadiennes à mieux planifier, construire et entretenir les infrastructures publiques.

À ce propos, Bill Karsten, président de la Fédération canadienne des municipalités, a indiqué que les municipalités sont propriétaires de plus de 60 pour cent des infrastructures publiques. Les projets sélectionnés proposent des outils innovants qui offrent des solutions environnementales tout en ayant des enjeux socio-économiques.

Les solutions participeront à réduire la pollution, améliorer l’efficacité énergétique et trouver de nouvelles utilisations pour leurs infrastructures publiques.

Lire aussi : Bee City Canada : Saint-Laurent devient « Ville amie des abeilles»

 « Les investissements consacrés aux infrastructures vertes contribuent à faire croître notre économie, à créer de bons emplois de classe moyenne pour les Canadiens et à bâtir un avenir qui soit sous le signe de l’énergie propre », a affirmé Amarjeet Sohi, ministre des Ressources naturelles du Canada.

Au Québec, les données numériques pour aider à la prise de décision

D’après le communiqué d’Infrastructure Canada, au Québec, la Ville de Victoriaville utilise ses fonds du Programme de gestion des actifs municipaux pour améliorer sa capacité de collecter des données sur l’état de ses bâtiments et de ses égouts. Cette étude aidera la collectivité à prendre des décisions plus éclairées en ce qui a trait à ses investissements en infrastructure.

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Environnement

Transportez vert : un nouveau programme pour stimuler la transition énergétique au Québec

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Le gouvernement québécois a annoncé le lancement d’un nouveau programme pour stimuler la transition énergétique du secteur des transports, notamment celui des marchandises, qui est une plaque tournante de l’économie du Québec. 

Le nouveau programme Transportez vert offre de l’aide financière pour accompagner, soutenir et former les entreprises, les organismes et les municipalités qui utilisent un parc de véhicules routiers dans la réduction de leur consommation de carburant et leurs émissions de GES, tout en augmentant leur efficacité énergétique. 

Ce nouveau programme sera administré par Transition énergétique Québec et vient bonifier l’offre actuelle du programme Écocamionnage, administré par le ministère des Transports. « Avec l’annonce d’aujourd’hui, notre gouvernement vient combler un besoin du milieu tout en poursuivant sa volonté d’électrifier l’économie. En effet, le programme Transportez vert permettra aux propriétaires de parcs de véhicules routiers de bénéficier de solutions concrètes et de faire progresser la transition énergétique dans le secteur des transports », a annoncé Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

L’aide financière offert par le programme Transportez vert…

Les gestionnaires de parcs de véhicules pourront par exemple recevoir jusqu’à 100 000 $ pour de l’accompagnement en gestion de l’énergie, jusqu’à 200 000 $ pour l’acquisition de certaines technologies et jusqu’à 30 000 $ pour de la formation en écoconduite pour leurs conducteurs. De la même façon, une entreprise pourrait recevoir de l’aide pour la conversion énergétique d’un de ses véhicules, tels qu’une camionnette ou un autobus scolaire. 

« Pour nous, il est important non seulement de mettre en place des mesures incitatives financières, mais également de soutenir ce mouvement. Au Québec, nous avons la chance de pouvoir compter sur une expertise reconnue en matière d’efficacité énergétique. »

– Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles

Pour sa part, la PDG de Transition énergétique Québec soutient que le programme Transportez vert améliore l’offre de service pour la clientèle d’affaires en matière de transport, qui représente un secteur où le potentiel de gains en réduction des émissions de GES et en amélioration de l’efficacité énergétique est considérable. « Nous nous sommes inspirés des meilleures pratiques dans le monde pour faire en sorte que la transition énergétique de ce secteur lui soit des plus profitables », a rassuré Johanne Gélinas.

À lire : Roulez vert : Québec fait un pas de plus pour le déploiement des véhicules électriques

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Environnement

Accumulation de déchets plastiques : des solutions innovatrices canadiennes pour stopper le mal

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En appui à ses engagements en matière de changements climatiques, le gouvernement du Canada s’allie à de petites entreprises pour réduire la pollution et contribuer à créer un environnement plus vert et plus viable débarrassé des déchets plastiques.

Réduire la pollution plastique est un impératif international auquel les Canadiens et le monde entier attachent de l’importance. Le ministre des Ressources naturelles du Canada, Amarjeet Sohi, a annoncé aujourd’hui l’octroi de 300 000 $ pour la première phase du Défi des bioplastiques qui doit aider de petites entreprises à réduire la pollution en transformant des résidus forestiers en matières plastiques durables pour usage domestique.

Le Défi des bioplastiques pour réduire la pollution de déchets plastiques

La somme sera répartie également entre deux promoteurs de projets qui promettent de réduire la pollution en améliorant la compostabilité des bioplastiques, nommément :

  • Bosk bioproduits Inc., une société de Québec qui met au point un bioplastique à excellente compostabilité et à bon rapport efficacité-coût à partir de boues de papeterie et de résidus de fibre ligneuse compatibles avec les équipements actuels des fabricants de plastiques;
  • GCUP Technology Corp., une société de Vancouver qui, à partir de bioplastique et de fibre ligneuse, développe une capsule à café à usage unique compostable faite entièrement de matières végétales.

Ressources naturelles Canada a collaboré avec Agriculture et Agroalimentaire Canada pour lancer ce défi dans le cadre du Défi des plastiques domestiques du programme fédéral Solutions innovatrices Canada (SIC). S’ils accèdent à la deuxième phase du défi, les promoteurs pourraient recevoir jusqu’à 1 million de dollars pour concevoir un prototype fonctionnel de leur innovation.

À lire : Le Canada interdit les plastiques à usage unique néfastes et met en garde les entreprises

SIC est un programme de 100 millions de dollars destiné à aider les entrepreneurs et les petites entreprises à trouver des solutions novatrices viables à des défis environnementaux complexes. Le gouvernement du Canada pourrait ensuite être le premier client de ces petites entreprises, ce qui les aiderait à commercialiser leur innovation, à prendre de l’expansion et à créer de bons emplois pour les Canadiens.

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