Suivez-nous

Culture

Taxation des biens culturels étrangers 2.0 : Une bataille de gagnée mais la lutte se poursuit

Hanen Hattab

Publié

le

Photo libre de droits

En septembre 2017, une décision d’Ottawa a mis sens dessus dessous la communauté de la culture québécoise.

La création de Netflix Canada, annoncée par la ministre du Patrimoine, Mme Mélanie Joly, dans le cadre du lancement de Canada créatif (la vision du gouvernement du Canada pour l’avenir de nos industries créatives dans un monde numérique), n’avait pas été bien reçue par ceux qui craignent le pouvoir d’expansion des grandes industries. Et pour cause principale les faveurs fiscales dont jouira la multinationale.

Pour en savoir plus sur la polémique Netflix : Netflix Canada, l’identité québécoise en jeu

Aujourd’hui les voix qui se sont opposées à cor et à cri contre cette iniquité ont obtenu gain de cause

La Coalition pour la culture et les médias n’a pas cessé de rappeler que l’absence de taxation des industries culturelles étrangères causeraient des pertes.

Dans son communiqué du 16 janvier 2018, elle a indiqué que « la fiscaliste Marwah Rizqy a été en mesure d’évaluer cette perte à presque 40 millions de dollars par année, uniquement pour Netflix, et ce pour le seul gouvernement fédéral. » Selon la coalition la taxation pourrait bonifier le budget alloué aux productions culturelles québécoises.

Hier, 12 juin 2018, le projet de loi 150 a été adopté par l’Assemblée nationale du Québec. Celui-ci stipule qu’à partir du 1er janvier 2019, les industries de productions culturelles immatérielles et de services en ligne seront taxées sur les ventes effectuées au Québec.

La TVQ est applicable notamment sur les entreprises établies à l’extérieur du Canada.

« Souhaitons qu’Ottawa saisisse la balle au bond et franchisse cette première étape pour qu’éventuellement tous les gouvernements du pays puissent percevoir les taxes sur l’ensemble des biens vendus par le biais du commerce électronique » Porte-parole de la coalition.

La coalition ne compte pas s’arrêter sur cette bataille gagnée. La prochaine étape serait de bénéficier « d’une partie des sommes qui seront récoltées » par la taxation, dès son entrée en vigueur.

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

Culture

Graff Charact, une exposition qui souligne le rôle socio-urbain du graffiti

Avatar

Publié

le

Graff Charact se tient du 24 mai au 30 juin à l’espace culturel l’Entrepôt au 2901, boulevard Saint-Joseph, à Lachine.

Graff Charact est le titre de l’exposition annuelle Plus que des barbeaux, organisée dans le cadre du programme Graffiti de l’arrondissement de Lachine.

L’événement présente le travail de quinze artistes graffiteurs et accueille notamment des projets réalisés par des élèves des écoles secondaires Dalbé-Viau et Lakeside Academy lors des ateliers de l’équipe de Graffiti ainsi que les illustrations des élèves du primaire ayant gagné le concours Fais ta marque à la bonne place.

« Souvent cité comme un modèle reconnu par la communauté des graffiteurs, le programme Graffiti de Lachine offre notamment un espace de collaboration et d’apprentissage pour les jeunes qui débutent dans le milieu de l’art urbain », a souligné Maja Vodanovic, mairesse de l’arrondissement de Lachine.

Mise en valeur des artistes locaux à travers un thème ancré dans l’histoire du graffiti

Souvent associé au vandalisme urbain, le graffiti offre pourtant selon les enjeux du programme culturel de l’arrondissement un moyen d’expression aux talents locaux. L’exposition sera ainsi une occasion de découvrir une des facettes de cet art de la rue.

Le titre de l’exposition révèle le genre dans lequel s’inscrivent les sujets explorés par les artistes. En effet, graff charact est une « abréviation du terme anglophone graffiti-character qui désigne les personnages ou autres types de figuration qui accompagnait le lettrage dans les fresques de graffiti des années 90 », explique le communiqué de l’exposition.

Le vernissage aura lieu le vendredi 24 mai dès 17 h. L’entrée est libre. Les heures d’ouverture de la salle d’exposition sont les vendredis, de 18 h à 21 h, et les samedis et dimanches, de 12 h à 17 h.

Lire aussi : La réalité virtuelle québécoise au Festival de Cannes 2019

Lire la suite

Cinéma

La réalité virtuelle québécoise au Festival de Cannes 2019

Avatar

Publié

le

À Cannes le cinéma bat son plein au cours de cette première semaine du festival. Après la montée des marches qui a eu lieu hier, 14 mai, les amateurs du 7ème art se tournent vers la compétition et les nouvelles tendances créatives du secteur.

Comme déjà annoncé depuis le mois d’avril, le Québec participe à la compétition de la 72e édition du Festival de Cannes avec les films Matthias et Maxime de Xavier Dolan ainsi que La femme de mon frère de Monia Chokri, dans le volet « Un certain regard ». Et ils ne seront pas les seuls talents de la province que le public découvrira durant l’événement.

Alors que les technologies numériques ne cessent de changer le visage du cinéma, pour une quatrième année la réalité virtuelle à la sauce québécoise se dévoile dans le festival.

Ces films sont présentés par le centre Phi en collaboration avec la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) :

Space Explorers: Taking Flight

Space Explorers: Taking Flight est le deuxième volet de la série produite par Felix & Paul Studios en collaboration avec la NASA. Narré une fois de plus par l’actrice oscarisée Brie Larson, ce second épisode explore la collaboration entre les astronautes de diverses nations appelés à joindre la Station spatiale internationale. Casques VR sur la tête et vissés à leurs bancs, les spectateurs cannois pourront assister à plusieurs décollages de fusée, captés à quelques mètres de distance grâce à des caméras brevetées qui fondent dans les flammes sans sacrifier leurs données numérisées. Notons que Space Explorers vient de mériter le prix de Meilleure série vidéo aux Webby 2019.

Traveling While Black

Traveling While Black est une réalisation VR de Roger Ross Williams et Ayesha Nadarajah qui nous fait (re)vivre par des témoignages la longue histoire de la ségrégation raciale et du Mouvement des droits civiques aux États-Unis. Sur les banquettes du Ben’s Chili Bowl, nous faisons connaissance entre autres avec Therrel Smith et Virginia Ali qui ont trouvé ici un rare havre de pays, dans cette Amérique où faire le plein dans une station-service, manger dans un restaurant ou passer la nuit dans un hôtel n’était pas sans danger… L’urgence du dialogue autour de ces enjeux se fait d’actualité tout au long de cette œuvre immersive poignante.

Gymnasia

Dans un gymnase délabré, divers souvenirs d’enfance refont surface alors que des marionnettes entraînent les spectateurs dans un rêve éveillé. Par le biais de la réalité virtuelle et de l’animation en volume, Gymnasia nous fait plonger dans un rêve où nous attendent les fantômes d’une enfance perdue: les échos d’une partie de baseball, une chorale en plein récital, une salle de classe remplie d’enfants… Nostalgie ou terreur? À chacun son vécu. Réalisée par Chris Lavis et Maciek Szczerbowski, Gymnasia est une création de Clyde Henry Productions en collaboration avec Felix & Paul Studios et l’Office national du film du Canada.

Lire aussi : Nouvelles dates pour les Rendez-vous Québec Cinéma

Lire la suite

Culture

L’exposition >HUM(AI)N au Centre Phi

Avatar

Publié

le

Phi a annoncé ce lundi, 13 mai, sa grande exposition estivale « L’Humain à 360° » qui se tiendra du 28 mai au 15 septembre. L’événement propose un dialogue intimiste entre corps et machine, à travers neuf œuvres, dont sept sont présentées en primeur mondiale ou canadienne.

« L’Humain à 360° » est une méditation en neuf temps sur une réalité imminente où les machines ne seront plus distinctes, mais partie intégrante de l’être humain.

Humain ou demi-dieux?

Avec l’essor de la réalité virtuelle, de l’intelligence artificielle, des biotechnologies et leurs effets sur l’évolution de l’être humain, nous sommes plus près que jamais de devenir des demi-dieux, maîtres de notre destinée. La question se pose alors: que signifie aujourd’hui être humain ou plus qu’humain?

Public ou artistes post-humains

Réalité virtuelle, avatar interactif, intelligence artificielle en apprentissage continu: la nouvelle exposition du Centre Phi veut propulser le public dans l’expérience culturelle de demain où l’humain est indissociable de l’œuvre, non pas en tant que héros aux commandes, mais plutôt comme véritable catalyseur.

Activées par les mouvements du corps, interpellant le cœur ou l’esprit du spectateur, les œuvres présentées estompent la frontière humain-machine et stimulent nos facultés de plus en plus améliorées, modifiées et façonnées par la technologie.

Même la scénographie, comprenant un gigantesque « cœur » installé au centre névralgique de l’exposition, dévoile sans honte ni pudeur la formidable machinerie qui permet ces prouesses novatrices.

Pour plus d’infos sur la programmation ICI

Lire aussi : Nouvelles dates pour les Rendez-vous Québec Cinéma

Lire la suite
Publicité

Nous suivre sur Facebook

en-avant