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Taxe scolaire : un taux unique et plus bas au Québec à quel prix ?

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Le nouveau gouvernement du Québec a déposé, jeudi, un projet de loi qui vise l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire applicable au Québec. Les caquistes soutiennent que cette taxe scolaire sera basée sur le taux le plus bas en 2018-2019.

Afin de mettre fin aux « iniquités entre les contribuables, qui ont été tolérées par les gouvernements précédents », le ministre des Finances, Eric Girard, a présenté à l’Assemblée nationale, le projet de loi no 3, Loi visant l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire. « Nous faisons (…) un premier pas pour corriger une injustice que nous dénonçons depuis un moment déjà, ce qui entraînera, à terme, une baisse de taxe scolaire pour presque tous les Québécois », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.

Une baisse graduelle du taux de taxe scolaire

Le gouvernement, dans son projet de loi, propose une baisse graduelle du taux de taxe scolaire, jusqu’à ce que le taux le plus bas actuellement observé s’applique à l’ensemble des contribuables du Québec. Le coût de cette réforme sera réparti dans le temps. Il entend allouer graduellement les sommes nécessaires à la baisse du taux de la taxe scolaire, et une subvention d’équilibre fiscal qui sera versée au réseau scolaire public pour combler la réduction de leur revenu de taxation scolaire et pour maintenir le financement des écoles du Québec.

« Avec le dépôt de ce projet de loi, nous assurons aux Québécois une baisse de leur fardeau fiscal, tout en préservant l’intégrité des budgets des écoles du Québec et des services qu’elles fournissent aux élèves. » – Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur

Au dire de M. Girard, ce projet de loi sur la taxation scolaire illustre clairement la volonté du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) de tenir les promesses faites à tous les Québécois et Québécoises et d’agir promptement pour remettre de l’argent dans leurs poches.

Pendant que le premier ministre François Legault avance que l’éducation est au centre des priorités de son gouvernement. L’opposition officielle estime que le projet de loi 3, Loi visant l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire, sera aux dépens des services aux élèves. 

« Un projet de loi aux dépens des services aux élèves »

« Mais avec ce projet de loi, le réseau de l’éducation serait privé de plus de 700 millions de dollars annuellement en services aux élèves », ont critiqué dans un communiqué conjoint, Carlos J. Leitão et Marwah Rizqy, respectivement porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances et d’enseignement supérieur.

« Le ministre des Finances, Éric Girard, dit vouloir réduire le fardeau fiscal des contribuables. En uniformisant la taxe scolaire, ce n’est pas le fardeau fiscal qu’il va réduire, c’est la qualité de l’éducation offerte à nos enfants. » – Carlos J. Leitão, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances

Au dire de l’ex-parti au pouvoir, le gouvernement de la CAQ doit garantir les budgets et le maintien des services pour nos écoles. Car pour eux, ce manque à gagner sera récurrent année après année, alors que « la mise à jour économique ne prévoit absolument rien pour compenser la perte de revenus du réseau de l’éducation ».

À lire aussi : Éducation – Pédagogie numérique, l’école 42 à Paris inspire le Québec

S’agissant de la promesse de création des maternelles à quatre ans pour tous, la CAQ prévoyait un investissement de 1,2 milliard pour l’année 2019-2020. Mais, les libéraux soutiennent que ce budget est inférieur aux investissements de plus de 1,5 milliard dans les infrastructures scolaires pour l’année en cours. « Le principal problème du milieu scolaire c’est un financement stable, des écoles saines et rénovées et des professionnels pour aider nos jeunes à réussir! », fait valoir de son côté, Marwah Rizqy.

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Éducation

164 jeunes de partout au Québec présentent leur objet de survie

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La première édition québécoise de l’odyssée de l’objet présentera des objets créatifs conçus par des élèves de partout du Québec.

L’Odyssée de l’Objet est un concours organisé en Belgique depuis 2002 par le Service public de Wallonie.

Le Ministère de l’Économie et de l’Innovation a confié au Réseau Technoscience la coordination de cette première édition en territoire québécois. Ce concours a pour objectif de stimuler chez les jeunes la créativité et l’esprit d’innovation.

L’édition québécoise diffère de l’édition belge en quelques points. Par exemple, les jeunes devront présenter un « pitch de vente » à un jury. 

Le Réseau Technoscience, en partenariat avec le Ministère de l’Économie et de l’Innovation, ont annoncé ce mercredi, 3 avril, le dévoilement des résultats de cette première édition québécoise. 

Pour l’occasion, 164 jeunes sont réunis au Taz Skatepark à Montréal pour présenter 28 objets réalisés sur le thème de la survie. 

Qu’est-ce que ça prend pour survivre?

Le défi a été lancé en octobre dans les écoles secondaires de la province : Imaginez et créez un objet de survie.

Les participants ont compté sur l’aide d’un designer industriel, membre de l’Association des designers industriels du Québec, pour les aider à concrétiser leurs idées. 

Les 28 équipes sont allées jusqu’au bout de l’aventure et sont prêtes à dévoiler leur objet au jury ce jeudi, 4 avril. L’aventurier et conférencier Frédéric Dion animera la cérémonie de remise de prix aux équipes lauréates, qui se tiendra le vendredi 5 avril dès 13 h.

La cérémonie sera également disponible en webdiffusion.

Où : Taz Skatepark, 8931 Rue Papineau, Montréal, QC H2M 0A5

Quand : 4 avril, 9 h à 15 h 30 et le 5 avril, 9 h 30 à 11 h 30 et cérémonie de remise de prix de 13 h à 15 h 30

Pour plus d’infos

Lire aussi : « Happy Face » remporte le Prix collégial du cinéma québécois 2019

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Éducation

Montréal : les élèves de 4 écoles primaires seront privés de dîners à 1 $ à la rentrée prochaine

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Quatre écoles primaires de la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve ne sont plus qualifiées pour la mesure alimentaire à la prochaine année scolaire. Les élèves des écoles, Saint-Nom-de-Jésus, Maisonneuve, Saint-Anselme et Notre-Dame-de-l’Assomption seront privés de dîners à 1$.

Estimant les “besoins encore réels en soutien alimentaire” pour les familles d’Hochelaga-Maisonneuve, des élus ont décidé de s’associer aux acteurs communautaires afin de défendre la cause des enfants défavorisés.

« L’indice de défavorisation doit être une façon d’évaluer à quelle hauteur on aide une école, mais il ne doit pas être utilisé comme un interrupteur : on aide ou on n’aide plus ! Ce n’est pas parce que des familles plus aisées s’ajoutent dans un quartier que les familles plus pauvres perdent leurs besoins. Les  moyennes de revenu familial montent, mais les familles en difficulté ne s’enrichissent pas », a critiqué Alexandre Leduc, député d’Hochelaga-Maisonneuve.

Mesures alimentaires, taxe scolaire… QS met en garde!

Le député issu de Québec solidaire a rappelé au ministre de l’Éducation Jean-François Roberge la promesse de la Coalition avenir Québec (CAQ) de compenser les écoles impactées par des baisses d’indices de défavorisation. Il a invité le ministre à assurer la survie du programme de mesures alimentaires là où il a été perdu en prévoyant les fonds nécessaires.

À lire : Québec s’attaque aux « écoles » dites illégales ou clandestines

Tout en rappelant que la mesure alimentaire est gérée par le Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal et non pas par le ministère. M. Leduc prévient que le projet de loi 3 de la CAQ visant à uniformiser la taxe scolaire sur le territoire risque de faire encore plus mal aux secteurs défavorisés. « Jean-François Roberge doit prendre ses responsabilités pour compenser l’ensemble des conséquences vécues par la baisse des indices de défavorisation », a martelé le député solidaire.

Le maire : « le gouvernement ne nous rend pas la tâche facile »!

Pierre Lessard-Blais, maire d’arrondissement de Mercier‒Hochelaga-Maisonneuve, reconnaît que son arrondissement se transforme, mais les besoins des citoyens et des citoyennes les plus vulnérables ne disparaissent pas. « Nous devons collectivement redoubler d’efforts pour qu’aucun enfant ne perde sa mesure alimentaire à l’école », dit-il.

Retirer des services à cause d’un changement d’indice de défavorisation entretient, selon lui, un sentiment négatif concernant les impacts de la mixité. « Avec des coupures de financement incessantes dans le quartier, le gouvernement ne nous rend pas la tâche facile en ce sens », a laissé entendre M. Blais.

À lire : Québec exige 2 récréations d’au moins 20 minutes par jour au primaire dès la rentrée 2019


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Enseignement à la maison : Québec s’attaque aux « écoles » dites illégales ou clandestines

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Dans le but de favoriser la réussite éducative et la diplomation de tous les enfants du Québec, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a présenté aujourd’hui, devant l’Assemblée nationale, des modifications au Règlement sur l’enseignement à la maison.

La première version du règlement, édictée en mai dernier, sous le gouvernement libéral, ne prévoyait pas l’obligation de dispenser à tous les enfants recevant l’enseignement à la maison des contenus relatifs, par exemple, à l’histoire et aux sciences. « Nous sommes par ailleurs convaincus que le modèle que nous proposons préviendra plus efficacement le recours aux « écoles » dites illégales ou clandestines », a indiqué Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

L’enseignement à la maison des contenus relatifs à l’histoire et aux sciences

Selon le ministre, le projet de règlement présenté aujourd’hui permettra de corriger cette situation. Il viendra notamment accroître le contenu minimal du projet d’apprentissage de l’enfant dispensé de l’obligation de fréquenter une école pour recevoir un enseignement à la maison et facilitera le suivi de ses apprentissages ainsi que son évaluation. « Tous les enfants du Québec ont droit aux mêmes chances de réussir, et ceux recevant l’enseignement à la maison ne doivent pas faire exception », a souligné M. Roberge.

1-Contenu minimal du projet d’apprentissage

Le projet d’apprentissage de l’enfant recevant un enseignement à la maison devra intégrer, minimalement, des contenus jugés déterminants pour la réussite éducative. Ainsi, l’application des programmes d’études ministériels dans les matières obligatoires du domaine des langues, de la mathématique, de la science et de la technologie ainsi que de l’univers social sera prescrite.

2-Évaluation de l’enfant

Des leviers d’évaluation de la progression de l’enfant seront ajoutés, dont la passation obligatoire des épreuves ministérielles. Les commissions scolaires seront tenues de permettre à l’enfant qui reçoit un enseignement à la maison d’être évalué à des fins de sanction des études.

3-Présence de l’enfant lors des rencontres de suivi

La présence de l’enfant lors des rencontres de suivi sera exigée de façon à permettre un meilleur suivi de l’enseignement et un dépistage plus efficace des difficultés.

4-Lutte contre le phénomène des écoles religieuses illégales

Les modifications apportées permettront d’éviter que des enfants déclarés en enseignement à la maison soient assujettis à des contenus d’apprentissage minimalistes et migrent vers des établissements offrant des services éducatifs en marge de tout contrôle de l’État.

À lire aussi :

Décrochage scolaire et vulnérabilité sociale au Québec        

L’égalité des chances pour tous les enfants au Québec

Pédagogie numérique, l’école 42 à Paris inspire le Québec   

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