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Tchatche avec Nathalie avant les beuveries de fin d’année

Hanen Hattab

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ÉducAlcool a outillé sa page Facebook avec une technologie qui aide les internautes à passer des soirées amusantes et sécures.

ÉducAlcool est une association à but non lucratif qui œuvre depuis 1989 dans la prévention, l’éducation et l’information des québécois sur la consommation d’alcool. En plus de ses programmes variés ciblant plusieurs acteurs et organisations de la société, elle lance aujourd’hui, 11 décembre, un outil divertissant pour aider à se préparer et passer des soirées bien arrosées, mais pas forcément hyperalcoolisées.  

Il s’agit d’un chatBot ou comme le présente l’organisme une intelligence artificielle qui s’appelle Nathalie et qui attend les facebookeur (euses) sur Messenger pour répondre à leurs questions à tous moments. Je me suis connectée à mon compte personnel pour essayer Nathalie.  

La photo d’une charmante jeune femme, accessoirisée aux couleurs de noël m’a accueilli. Voici comment elle m’a abordée :          « Salut ! Contente que tu sois là. Moi c’est Nathalie, la conseillère d’Éduc’alcool. Sache qu’à tout moment, tu peux revenir au menu principal, trouver un taxi ou parler à un humain en appuyant sur le bouton approprié dans le menu permanent. ». « Que cherches-tu aujourd’hui ? », a t-elle tout de suite rajouté.

Ce premier contact est suivi instantanément d’un menu proposant des sujets de conversation. En gros, le chat avec Nathalie se déroule bien, lorsqu’on choisi au fur à mesure les sections et sous-sections qu’elle envoie. Les contenus de ces liens proposent des conseils, des articles informatifs sur les méfaits de l’alcool détaillés selon le type de consommation et l’accompagnement, des astuces pour réussir sa soirée et pour répondre aux personnes qui incitent à la beuverie. Elle invite aussi à consulter la rubrique Mococktails qui comporte une panoplie de cocktails festifs sans alcool .

Je lui ai posé une question afin qu’elle me propose des conseils sur la consommation de drogue et d’alcool. Nathalie n’a pas su répondre en me suggérant de contacter un humain. Ce dernier m’a répondu dans la même boîte de dialogue me disant que le ChatBot offre seulement un menu et qu’il ne traite pas les questions spécifiques. Cette personne m’a répondu quelques minutes après : « Bonjour Hanen. Merci de votre question. Nathalie permet d’accéder à de l’information d’Éduc’alcool d’une façon différente. Nous tâcherons d’ajouter des fonctions plus avancées dans les prochaines itérations. Par souci de sécurité et de pertinence, nous devons nous assurer que les réponses ne soient pas basées sur une mauvaise interprétation du texte. À cet égard, les réponses de Nathalie sont parfois limitées. »

Nathalie ne possède pas encore une maturité linguistique lui permettant de converser efficacement avec les internautes. Toutefois, sa présence dans un cadre convivial et ses réponses instantanées peuvent contribuer à influencer plus d’un, les amener à prendre les bonnes décisions et à adopter des attitudes et des gestes préventifs pour eux ou leurs proches.  

Nous profitons nous aussi de cette occasion pour vous rappeler de festoyer comme des fins gourmets !

 

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Économie

Québec lance son application de recyclage intelligent et écologique

Redaction Avant Premiere

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La période de déménagement approche à grands pas. Les Montréalais connectés sur leurs cellulaires peuvent s’équiper, dès maintenant, d’un nouvel outil qui les aidera à gérer le recyclage et la logistique des ordures ménagères de façon écologique et responsable.

Pour initier et inciter les jeunes de 18-34 ans au recyclage, RECYC-QUÉBEC a mis en ligne, aujourd’hui 9 avril 2018, l’application gratuite : Ça va où ?

Cette nouvelle technologie québécoise a été lancée en présence d’Isabelle Melançon, ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

« En les appuyant ainsi, nous encourageons les Québécois à adopter de nouveaux comportements au quotidien dans la gestion de leurs matières résiduelles et redoublons d’efforts tout en faisant preuve de créativité », s’est réjouie d’annoncer Mme. Melançon.

Disponible sur App Store et Google Play, l’application vise à aider à trier les ordures efficacement. Le tri étant, comme le rappelle Sonia Gagné, présidente-directrice générale de RECYC-QUÉBEC, l’un « des principaux freins au recyclage ».

Cet outil numérique reconnaît 800 matières et produits de consommation. Après le tri, il permet de trouver où et comment s’en défaire. Les points de services de récupération les plus proches sont localisés grâce à une carte interactive et un outil de géolocalisation. Des informations sur les coordonnées et les horaires des écocentres, et des conseils sur la gestion et la valorisation des déchets ménagers sont aussi indiqués par l’application.

« Les données de l’application incluent celles des 1 300 municipalités et territoires du Québec. Elle répertorie près de 6 000 points de dépôt (dont 260 dépôts municipaux) »

56% des répondants, d’une étude sur la collecte sélective effectuée par RECYC-QUÉBEC, ont révélé qu’ils « choisissent de mettre des matières dans le bac de récupération quand ils ne sont pas certains si cet objet devrait ou non s’y retrouver. » L’application participera ainsi à faciliter le travail des écocentres.

Source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/

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HighTech

Trouver un partenaire génétiquement compatible, un site de rencontre canadien l’a fait

Hanen Hattab

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Un site de rencontre canadien propose un paramètre de recherche de partenaire pas comme les autres. Son argument est susceptible de séduire particulièrement les rationnels rigoureux.

Les personnes cherchant des partenaires sur la toile via une application ou un site s’attendent, en bien complétant Profil et Préférences, à ce que les outils de recherches leurs proposent les choix qui correspondent le mieux à leurs personnalités ou leurs attentes. Quiconque souhaitant avoir un coup de foudre ou un agréable petit frisson sait, en revanche, qu’il doit multiplier les « dates ».

Elle a les yeux verts et a lu deux fois « Six degrés de liberté » et pourtant l’alchimie n’a pas opéré. Certains ont beau avoir tous les critères pour former le couple idéal, mais on dirait que les putti ont manqué leur rencontre. C’est tout simplement l’effet de présence qui ne figure pas dans les cases à remplir. Le paramètre a été désormais intégré par le site de rencontre canadien.

Comment une technologie peut-elle prévoir le déclenchement du sentiment amoureux ?

Tim Sexton, docteur en génétique moléculaire, et l’économiste Judith Bosire, les fondateurs de DNA Romance, prétendent avoir la solution pour percer ce mystère de dame nature.

Le site de rencontre https://www.dnaromance.com promet d’augmenter ses chances de rencontrer la personne qui déclenchera la montée de dopamine et de sérotonine en indiquant dans son profil son identité génétique. Cela veut dire que quand deux personnes ont des ADN compatibles, l’outil de recherche propose un « match ». Ce dernier est signalé lorsque la compatibilité s’élève à 70% et plus.

Kirsten Flint, une auteure du média scientifique australien en ligne particle.scitech.org.au, rapporte dans un article que le service lui a coûté la modique somme de 9,88 CAD. Mais avant cela, il faut passer par une entreprise qui fait le séquençage de l’ADN requis. Ce dernier est relatif aux origines ancestrales.

Le site propose aux clients de faire leurs analyses ADN chez 23andMe (en Californie), Ancestry.com (Utah), FamilyTreeDNA (Houston), MyHeritage, Genes For Good (Michigan), Vitagene, GPS ORIGIN (Fairfield, USA), ou LivingDNA (Canada). Il faut donc prévoir un budget de 100$ minimum pour trouver le partenaire « biologique » idéal.

Dans la description de sa mission, le site de rencontre, basé à Vancouver, prétend être le pionnier dans l’étude du rôle joué par l’ADN dans l’attirance entre humains et les relations amoureuses.

Un bouton renvoie l’internaute aux études effectuées afin de démontrer les rapports entre l’identité biologique et les sentiments. Les articles scientifiques cités par DNA Romance sont regroupés selon deux grandes catégories, soit des études sur l’attraction chimique et les relations et d’autres sur les types de personnalités.

Le « match » d’identités biologiques, doit-on comprendre, promet le déclenchement du processus d’attraction chimique entre les personnes en question lors de la rencontre. Il fallait la trouver cette solution. L’attention est tellement absorbée par les cellulaires que les odeurs et les expressions du système hormonal passent inaperçus !

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Actualités

Le New York Times est-il en train de recréer le journalisme ?

Hanen Hattab

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À l’aube de l’introduction de la presse écrite au net, le New York Times était jalousé à cause des moyens financiers et tactiques qu’il déployait pour s’établir sur le nouvel espace de rencontre avec le public. En 2018, le quotidien s’embarque dans la Réalité Augmentée s’adressant ainsi à des lecteurs biberonnés aux jeux vidéo et aux technologies interactives. 2018 sera-t-elle une date mémorable dans l’histoire des technologies de l’information et celle du puissant américain ?

Hier, 21 mars 2018, le New York Times a publié à la une de son site web un article intitulé « Augmented Reality : David Bowie in Three Dimensions. Get incredibly close to the groundbreaking costumes of a legendary performer» Comme l’indique clairement le titre, l’article se présente comme étant un contenu médiatique illustré par des images qu’on peut visionner, en outre, à partir de la technologie de Réalité Augmentée (RA).

C’est la deuxième fois que le Times se lance dans le genre documentaire et la RA. En février dernier, le quotidien a proposé, à sa nouvelle communauté de lecteurs-spectateurs, un article sur Nathan Chen, Anna Gasser, J.R. Celski et Alex Rigsby, des athlètes qui participeront aux prochains Jeux olympiques à PyeongChang. Ce premier contenu peut être visualisé par les personnes ayant la dernière version du système d’exploitation iOS d’Apple. Il faut aussi avoir sur sa tablette ou son cellulaire, l’application du Times pour accéder évidemment à l’article.

Le contenu se consulte comme dans un article numérique « classique ». En revanche, en défilant le texte, au moment où on arrive au niveau des images dotées de la technologie AR, la caméra s’active pour visionner le visuel dans l’espace réel où se trouve le lecteur. On peut, dès lors, voir à l’écran l’objet en question dans notre champ de vision. On peut s’en approcher et tourner autour.

Une vidéo montrant l’expérience interactive de l’article «Augmented Reality: Four of the Best Olympians, as You’ve Never Seen Them» :

Une deuxième expérience, un nouveau public, un nouveau tournant numérique ?

Le nouvel article portant sur Bowie peut désormais être visionné par les terminaux intelligents munis d’Android. Google vient, en effet, de lancer sa première version de logiciel de RA, baptisé ARCore 1.0.

Le quotidien a publié en janvier 2017 un rapport intitulé « Journalism That Stands Apart » qui propose à la lumière des dernières statistiques sur la consommation du média une analyse de la situation actuelle et des stratégies pour attirer le lectorat.

Pour ce faire, le rapport propose d’orienter davantage le journalisme vers les nouveaux langages des technologies numériques. Il indique aussi que le métier doit lui-même se réinventer en intégrant des créateurs (artistes, designer vidéo, photographe, etc.) parmi les équipes de journalistes.

Peut-on ainsi en déduire que le géant a tout de suite emboîté le pas vers un nouveau tournant numérique axé sur l’Intelligence Artificielle ?

On a essayé cette lecture-spectature pour vous

L’article relate le génie multidisciplinaire de l’artiste et sa personnalité hors norme en expliquant, entre autres, comment il a su flouer les frontières du genre à travers ses costumes de scènes et son maquillage. L’auteure de l’article, Melena Ryzik, a souligné notamment la rigueur avec laquelle Bowie collabore avec les designers les plus connus pour réaliser ses tenues et dessiner les personnages joués lors de ses concerts et représentations mythiques. La technologie se propose de permettre aux lecteurs de scruter les moindres détails de l’objet principal de l’article à savoir les costumes de l’artiste. Avec un casque RA, l’expérience de la lecture devient immersive.

La réception du contenu est ainsi multisensorielle impliquant une participation kinesthésique au storytelling, puisqu’on doit se déplacer dans l’espace pour découvrir les costumes.

Avant Première a testé la technologie. Au niveau de l’utilisation de l’interface, il y a certainement des choses à améliorer. En activant la caméra du cellulaire pour accéder à l’image RA, on nous demande de viser une surface. Après le temps d’analyse requis, l’image n’apparaît pas là où on a pointé la caméra. De plus, il est difficile d’évaluer le rapport spatial dimensionnel avec l’objet et maîtriser la visualisation en se déplaçant. Mais, ce ne sont que des petits détails qui s’amélioreront, comme convenu, dans les prochaines versions des logiciels de RA.

En discutant à propos de ce nouveau mode de lecture et son rapport à la rédaction journalistique, mon collègue Baba Idriss Fofana a mis l’accent sur un volet très important de la narration. Il s’est interrogé sur le rôle du journaliste dans la description des faits qu’il doit rapporter et l’introduction du storytelling dans la construction du contenu. Éthiquement parlant, une grande part du travail consiste à rédiger un texte le plus fidèle que possible à la réalité. Quel seront les rôles narratifs de ce nouveau médium ?

Si un jour cette technologie permettait de projeter des scènes réelles filmées in vivo, quelle place aura le regard du lecteur et celui ou ceux des professionnels qui témoigneront des faits à travers ce type d’article multi-médiatique ?

« Je pense que cette nouvelle application de RA pourrait plus accrocher nos lecteurs dans le sens de lecture d’un article, surtout lorsqu’il s’agit d’un reportage où le journaliste doit pouvoir les faire voyager à travers des descriptions. De plus, « on pourra détecter aussi sa crédibilité et la véracité de ce qui est raconté ou dit », explique mon collègue. Toutefois, il rajoute que ce témoin visuel ne doit pas remplacer la présence effective du journaliste dans l’espace public.

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