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Top 5 des dirigeants politiques blâmés à l’année 2017

Baba-Idriss FOFANA

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L’année 2017 aura été riche, au propre comme au figuré, en actualités et en bourdes. Nous avons décidé de faire notre rétrospective sur quelques actions ou propos de Chefs d’États ou Chefs de Gouvernements qui ont fait parler d’eux. Et qui, finalement, ont été critiqués ou sont l’objet de colère dans leur pays, par leur peuple et ailleurs dans le monde.

À tout seigneur tout honneur. On ne pouvait commencer ce classement que par le numéro 1 mondial de la superpuissance. Vous l’avez bien deviné…

1-Donald Trump. C’est l’un des dirigeants occidentaux qui a marqué l’actualité du commencement de l’année en janvier (avec son installation officielle à la Maison Blanche) à la fin de l’année, alors que tous les sondages lui donnaient perdant. D’abord, le milliardaire a fait le buzz annonçant, le jeudi 1er juin, une sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Cela a provoqué une onde de choc mondiale pour les 194 autres pays signataires de ce texte historique.

Ensuite, la deuxième grosse et mauvaise nouvelle a été l’annonce du jeudi 10 octobre sur le retrait des États-Unis de l’UNESCO, l’institution onusienne chargée de la sauvegarde du patrimoine mondial, l’accusant d’être « anti-israélienne ». Puis, la cerise sur le gâteau : c’est la ‘’décision critique’’ du mercredi 6 décembre de Donald Trump sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Tombée comme un couperet, cette nouvelle que les prédécesseurs de Trump n’ont jamais eu le ‘’courage’’ d’annoncer continue de faire des vagues dans le monde à travers des marches pacifiques ou violentes et notamment au Proche-Orient où des observateurs de la scène diplomatique craignent une ‘’nouvelle Intifada’’. Que ce soit l’ONU, la France, la Russie et plusieurs pays membre du Conseil de sécurité des Nations Unis ont dénoncé cette énième position des USA dans le conflit israélo-palestinien.

Le second dirigeant sur notre liste, se trouve en Europe. Il est l’un des plus jeunes dirigeants en ce moment dans le monde…

2-Emmanuel Macron. C’est lui désormais le numéro 1 Français, qui a fêté ses 40 ans les samedi 16 et dimanche 17 décembre sur fond de polémique. Après son élection en mai 2017, le président français a multiplié les tournées et les rencontres dans le monde. Alors qu’il participait à son premier sommet du G20 à Hambourg, Macron a estimé que « l’un des défis » de l’Afrique était « civilisationnel ».

Allant jusqu’à dire que : « Quand des pays ont encore aujourd’hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien ». Il n’en fallut pas plus pour assister à une volée de bois vert en sa direction. Des propos, qui n’ont pas été du goût de plusieurs personnalités politiques et de la société civile africaine, ont même été jugés au            « maladroit, au pire, raciste » par un grand média comme le site ‘’Vox’’. Mais, ce n’est pas tout !

La première visite du président Macron au Burkina, fin novembre, s’est achevée par la conférence de presse mouvementée de l’université de Ouagadougou. Où il a été reproché au « jeune président » de la France d’avoir humilié son « aîné président » Kaboré du Burkina Faso dans un amphithéâtre bondé d’étudiants.

La 3è personnalité et non des moindres est du Royaume-Uni. C’est une dame de fer, ou « femme capable » qui s’impose malgré tout. Mais…

3-Theresa May. C’est l’une des premiers dirigeants étrangers à être reçue par Donald Trump à la Maison Blanche, quelques jours après sa prestation de serment, le 20 janvier. Femme d’État britannique, Mme May est le chef du Parti conservateur et la Première ministre du Royaume-Uni depuis 2016, succédant ainsi à David Cameron.

Mais la numéro 1 Britannique a dû faire face à une grosse humiliation en juin 2017. Alors qu’elle avait convoqué les élections législatives anticipées pensant obtenir une majorité (pour les Conservateurs) pour négocier la sortie de son pays de l’Union européenne, cela s’est ‘’malheureusement’’ soldé par la perte de la majorité absolue au Parlement britannique.

« Cette défaite est une humiliante perte d’autorité pour le gouvernement », avait martelé Jeremy Corbyn, patron du parti travailliste. Sachant être victime d’une rébellion dans son propre camp, la première ministre britannique Theresa May était prête à démissionner. Et pour finir, c’est Donald Trump qui a décidé de s’en prendre à Theresa May, qui avait critiqué ses retweets de vidéos anti-musulmanes.

Dans un tweet datant du 30 novembre, le président américain écrit : « @theresa_may, ne te focalise pas sur moi, focalise-toi sur le terrorisme islamique radical destructeur à l’intérieur du Royaume-Uni. Tout va bien pour nous ! ». Pour rappel, le Royaume-Unis a fait face à au moins six attentats terroriste en 2017.

La 4è personnalité dirigeante est le seul chef d’État au monde qui va en visite officielle à l’étranger, accompagné de ses trois femmes.

4-Jacob Zuma. Le président Sud-Africain, est un des ‘’puissants’’ chefs d’Etats africains les plus controversés en 2017. Empêtré dans une série de scandales politico-financiers, il a été tenu comme responsable, par l’opposition, de la récession économique que subit son pays. Il serait menacé par la réouverture de plus de 780 charges de fraude et corruption dans une vieille affaire de contrat d’armement.

Et il ferait également face à de nouvelles accusations de collusion avec une richissime famille d’hommes d’affaires, les “Gupta”. La semaine du 11 décembre, la justice lui a d’ailleurs donné 30 jours pour mettre en place une commission d’enquête sur ces nouvelles accusations.

L’opposition avait déposé une motion, espérant rallier des députés du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), où les critiques contre Jacob Zuma ne cessent de croître, pour recueillir la majorité et faire tomber le chef de l’État et son gouvernement le mardi 8 août 2017 ; même si Jacob Zuma a « survécu » à cette motion de censure à son encontre.

Avec la victoire de l’actuel vice-président, Cyril Ramaphosa (très critique vis-à-vis du chef de l’État) à la tête de l’ANC le 18 décembre, les observateurs s’interrogent si Zuma va-t-il rester président du pays jusqu’à la fin de son mandat ? Rien n’est encore sûr et certain.

Enfin, le 5è dirigeant, et non des moindres, est l’une des personnalités politiques considérée comme « une star » en Amérique du nord et ailleurs…

5-Justin Trudeau. Puisque c’est de lui qu’il s’agit, on pourrait aussi parler de l’effet « Trudeaumania », lorsque que le premier ministre canadien fait la couverture de magazine de renom.

Justin Trudeau a été traité en rock star sur la couverture du Rolling Stone, qui lui avait consacré sa page d’ouverture dans son numéro du mois de juillet, avec un article qui porte le titre « Justin Trudeau, l’étoile du Nord ».

Une étoile qui, on pourrait le dire, a fini par se faire blâmer le 20 décembre 2017. Le numéro 1 Canadien serait donc contrevenu à quatre articles de la Loi sur les conflits d’intérêts en se rendant dans l’île privée de l’Aga Khan située aux Bahamas (à bord de l’hélicoptère personnel du riche philanthrope), du 26 décembre 2016 au 4 janvier 2017, pour ses vacances des Fêtes, selon la commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique.

Ce voyage aura fait couler beaucoup d’encre et de salive à l’issue d’une enquête de plusieurs mois. En novembre déjà, Justin Trudeau avait reçu de vive critique pour avoir « refusé de blâmer » son ami Stephen Bronfman, lié aux ‘’Paradise Papers’’.

Comme vous le constatez, le bilan 2017 est quasi-salé pour ces dirigeants. Vont-ils faire mieux ou pire en 2018 ? Wait and see…

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Élections canadiennes 2019 : Facebook prépare des outils sur l’authenticité et la transparence…

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Voulant agir pour garantir l’intégrité du processus électoral, Facebook Canada a dévoilé ce lundi 18 mars des détails concernant ses outils liés à la « transparence des publicités » dont le lancement au Canada est prévu en juin prochain, avant les élections canadiennes d’octobre 2019.

Il y a un an le tout puissant réseau social d’au moins deux milliards d’utilisateurs, Facebook, était la cible de toutes les critiques. Le New York Times et The Observer révélait que Cambridge Analytica, entreprise britannique spécialisée dans le profilage psychographique, avait obtenu des données d’utilisateurs de Facebook, sans autorisation, pour bâtir un programme informatique permettant de prédire et d’influencer le choix des électeurs américains. Et même lors de la présidentielle de 2016 où Hillary Clinton a perdu face à Donald Trump.

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Depuis, l’inquiétude a gagné plusieurs partis politiques et hommes politiques du monde. Tout comme au Canada, certains craignent « l’intrusion » de Facebook dans le processus électoral à l’effet de manipuler les masses en faveur ou en défaveur d’un camp. Sachant que sur une population canadienne de 36 millions, « plus de 24 millions de personnes utilisent Facebook ».

Facebook s’engage à « promouvoir » la démocratie canadienne

Face à toutes ces craintes et critiques, le réseau social créé par Mark Elliot Zuckerberg veut se conformer aux exigences du projet de loi C-76, la Loi canadienne sur la modernisation des élections. Facebook veut donc lancer « la Bibliothèque des publicités » au Canada pour faire en sorte que « l’authenticité et la transparence » soient au cœur même de la publicité payée sur Facebook. Se faisant, l’entreprise demandera aux annonceurs de confirmer leur identité avant de mettre en ligne des publicités à caractère politique, reliées aux élections et reliées à un enjeu électoral, incluant les publicités qui réfèrent à un candidat.

« Nous prenons très au sérieux la protection de l’intégrité des élections sur Facebook, et nous nous engageons à promouvoir la démocratie canadienne. C’est pourquoi nous consacrons autant d’heures, d’énergie et de ressources à ces questions. »

– Kevin Chan, directeur des politiques publiques à Facebook Canada

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Ainsi, pour élaborer sa politique sur les publicités qui touchent des enjeux de société au Canada, Facebook dit travailler en collaboration avec un groupe consultatif formé d’importants acteurs canadiens issus de divers horizons politiques. « Conscients de l’importance du projet de loi C-76 et des enjeux potentiels, nous déployons de grands efforts pour offrir à la population canadienne des outils qui permettent d’assurer la transparence des publicités politiques. Nous mettons sur pied cette bibliothèque et d’autres processus avec une perspective canadienne, tout en appliquant les enseignements tirés d’efforts similaires déployés ailleurs dans le monde », a expliqué dans un communiqué de presse Kevin Chan, directeur des politiques publiques à Facebook Canada.

C’est quoi la Bibliothèque des publicités ?

Déjà en en 2012, avant de devenir premier ministre en 2015, Justin Trudeau et le DG de Facebook Canada discutaient du rôle des médias sociaux et d’Internet dans la participation des électeurs et la transformation du paysage politique canadien.

La Bibliothèque des publicités regroupera les publicités de nature politique qui s’adressent aux Canadiens. Ces publicités archivées pourront être consultées pendant sept ans, dans le monde entier, par toute personne qui possède ou non un compte Facebook. La structure exacte du système d’archives est toujours en développement, mais essentiellement : 

  • Les Canadiens discerneront ces publicités dans le Fil d’Actualité, car elles porteront la mention « payée par ».
  • Lorsque l’internaute cliquera sur la mention « payée par », il sera dirigé vers la Bibliothèque des publicités.
  • La Bibliothèque comprendra de l’information sur la performance des publicités, comme l’argent investi dans une pub et le nombre de personnes l’ayant vue, ainsi que leur âge, sexe et lieu de résidence.

Facebook souligne également que sa Bibliothèque de publicités regroupera non seulement les publicités électorales, mais également les « publicités touchant des enjeux de société » — c’est-à-dire des publicités qui n’appuient pas explicitement un candidat ou un parti politique, mais qui mettent de l’avant des questions hautement politisées.

L’autorisation des annonceurs avant les élections canadiennes

Au dire du réseau social, les annonceurs qui souhaitent diffuser au Canada des publicités qui font allusion à des personnalités politiques, à des partis politiques, à des élections ou des questions d’importance nationale devront d’abord passer par un processus d’autorisation des publicités et respecter les lois applicables.

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Même si la grande majorité des publicités sur Facebook sont diffusées par des organismes légitimes, apprend-on, Facebook dit vouloir travailler à la « détection systématique » des publicités à caractère politique qui s’adressent à des Canadiens et vérifiera si l’annonceur a complété le processus d’autorisation. Les publicités provenant d’annonceurs n’ayant pas été autorisés seront rejetées.

Compagnie américaine créée en 2004, Facebook a pour mission de donner aux gens la capacité de « construire une communauté et de rapprocher les gens ». Mais force est de constater que ce réseau social, qui a racheté Instagram en 2012, ainsi que WhatsApp et Oculus VR en 2014 est de plus en plus utilisé à des fins de manipulation par certaines personnes ou organisations.

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Nouvelle-Zélande : Le gouvernement va durcir la législation sur les armes

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Après l’attentat terroriste commis par le suprémaciste blanc dans deux mosquées, le gouvernement de la Nouvelle-Zélande a annoncé ce lundi un durcissement de sa législation sur les armes.

La décision prise par le gouvernement pour durcir ses lois sur les armes a été soutenue notamment par le parti New Zealand First, qui s’opposait auparavant à ce type de mesures.

Brenton Tarrant, le terroriste qui a tué 50 personnes dans les deux mosquées de la ville de Christchurch, a limogé son avocat et a déclaré qu’il se défendra seul devant la justice, ont relayé plusieurs médias.

Lire aussi : Nouvelle-Zélande, les dessous des opérations de suppression des vidéos de la fusillade sur YouTube et Facebook

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États-Unis : des dizaines de milliers de chiens sont tués dans les laboratoires

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L’organisation de défense des animaux, The Humane Society of the United States, a publié récemment un rapport sur l’utilisation des chiens dans les expériences scientifiques. Ses enquêtes ont dévoilé que les animaux étaient forcés à ingurgiter des produits toxiques et mortels…

L’enquête de la Humane Society a duré un peu plus de trois mois et a permis de découvrir que des dizaines de milliers de chiens étaient tués chaque année dans des expériences de tests de produits.

En plus de sensibiliser les gens à ce problème, l’organisme espère mettre fin aux tests et trouver des abris pour les animaux survivants.

Le rapport de l’organisation a mis au jour sa liste des laboratoires étasuniens qui utilisent les chiens pour tester les niveaux de toxicité de médicaments, d’implants dentaires et de pesticides.

Les opérations d’infiltration, menées par l’organisation, ont enregistré près de deux douzaines d’expériences faites principalement sur des chiens.

À la fin de certaines de ces études, tous les chiens ont été tués, tandis que dans d’autres, les animaux ont souffert tout au long des essais.

Dow AgroSciences teste ses pesticides sur les Beagles

L’une des enquêtes documentées a révélé que Dow AgroSciences a commandé une étude qui implique des tests sur 36 chiens de la race Beagle.

L’entreprise avait ordonné aux chercheurs de forcer ces animaux à avaler des comprimés de fongicide. L’étude doit se terminer juillet prochain et tous les Beagles qui ont survécu vont être tués.

En outre, l’organisation a précisé que les laboratoires utilisent les Beagles parce qu’ils sont dociles et facile à manipuler.

En plus de Dow AgroSciences, les enquêtes ont démasqué les agissements des entreprises Paredox Therapeutics et Above and Beyond NB LLC.

Selon la Humane Society, le gouvernement a cessé d’exiger que des produits destinés à la consommation humaine soient testés sur les animaux. Or ces expériences sont encore très répandues, a t-elle dénoncé.

« Les découvertes troublantes de cet établissement ne sont malheureusement pas uniques. Des expériences sont menées dans des centaines de laboratoires chaque année dans tout le pays, et plus de 60 000 chiens en souffrent », a déclaré Kitty Block, présidente de la Human Society of United States.

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