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Environnement

Un Canada propre : 10 mesures audacieuses pour lutter contre les changements climatiques

Baba-Idriss FOFANA

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Une action énergique contre les changements climatiques devrait permettre d’injecter au moins 26 mille milliards de dollars supplémentaires dans l’économie mondiale d’ici 2030, et de créer 65 millions de nouveaux emplois. À travers son rapport « Un Canada propre : protéger l’environnement et faire croître notre économie », le Canada se dit prêt à saisir cette occasion et à en tirer le maximum au profit des familles, des collectivités et des entreprises.

Un Canada propre offre un aperçu de la façon dont les Canadiens devront ensemble bâtir un avenir plus propre, plus sain et plus abordable qu’ils seront fiers de léguer à leurs enfants, notamment grâce aux dix changements suivants :

La tarification de la pollution par le carbone partout au Canada afin que polluer ne soit plus gratuit

À compter de l’an prochain [2019], la pollution aura un coût, et ce, partout au Canada. D’un océan à l’autre, il y aura une tarification de la pollution par le carbone, qui est la cause de certains changements climatiques. La plupart des familles recevront un incitatif d’un montant supérieur à la somme payée. Par ailleurs, un supplément de 10 % est prévu pour les résidents des collectivités plus petites, rurales ou éloignées.

L’élimination progressive des centrales thermiques traditionnelles alimentées au charbon, et l’investissement dans les énergies renouvelables

La pollution causée par le charbon a de graves répercussions sur l’environnement, la santé et la population. Au Canada seulement, l’élimination de la production d’électricité à partir du charbon permettra de retrancher 12,8 millions de tonnes de pollution par le carbone d’ici 2030. Cette mesure aura des retombées positives à long terme sur les Canadiens en assainissant l’air que nous respirons, car selon les estimations, elle permettra de prévenir d’ici 2055 environ 260 décès prématurés, 40 000 crises d’asthme et 190 000 journées où la population éprouve des difficultés respiratoires.

• Le développement du transport en commun dans tout le pays

Le gouvernement du Canada aide les communautés à améliorer la mobilité de leurs résidents et à répondre à la demande croissante en matière de transport collectif à travers le financement de plus de 1000 projets de transports en commun dans les communautés à travers le pays. Le gouvernement compte également investir plus de 180 milliards de dollars sur 12 ans dans le transport en commun, les infrastructures vertes et sociales, les infrastructures de transport à l’appui du commerce ainsi que dans les collectivités rurales et nordiques du Canada.

• L’investissement dans l’amélioration de l’efficacité énergétique pour aider les familles et les entreprises à épargner de l’argent

Le Fonds du leadership pour une économie à faibles émissions de carbone du gouvernement du Canada fournit 1,4 milliard de dollars aux provinces et aux territoires qui ont adhéré au plan d’action sur la croissance propre et les changements climatiques du Canada, le Cadre pancanadien, afin qu’ils puissent concrétiser leurs engagements visant à lutter contre les changements climatiques, à stimuler la croissance économique, et à créer de bons emplois pour la classe moyenne.

• L’investissement dans des technologies canadiennes et des solutions propres

Technologies du développement durable Canada (TDDC) aide les entrepreneurs canadiens à mettre au point et à faire la démonstration de nouvelles technologies environnementales visant à résoudre les problèmes liés aux changements climatiques, à la qualité de l’air, et à la propreté de l’eau et des sols. Le gouvernement a investi, par l’entremise du budget de 2017, plus de 2,3 milliards de dollars pour favoriser l’essor et l’expansion des entreprises de technologies propres.

• L’amélioration des codes et des normes du bâtiment de façon à ce que les maisons et immeubles consomment moins d’énergie

Les maisons et autres bâtiments produisent environ 17 % des émissions de gaz à effet de serre du Canada. Déterminé à opérer la transition vers une économie sobre en carbone, le gouvernement du Canada travaille avec les provinces, les territoires et l’industrie pour produire des codes de l’énergie, échanger des données, faire de la recherche-développement et transformer les marchés dans le secteur du bâtiment.

• La mise au point de solutions plus propres pour remplacer le diesel dans les communautés éloignées

Au Canada, environ 200 collectivités et sites industriels éloignés dépendent du diesel pour l’électricité et le chauffage. Le gouvernement canadien s’emploie à réduire cette dépendance et à faciliter la transition vers les énergies renouvelables. Ainsi, 273 millions de dollars en financement direct sont prévus pour aider les collectivités éloignées à remplacer le diesel par des combustibles plus propres pour le chauffage et l’électricité.

• Le resserrement de certaines normes pour rendre les carburants moins polluants et diminuer les coûts pour faire rouler les voitures

La Stratégie canadienne des véhicules à Zéro-Émission sera bientôt rendue publique, afin d’avoir plus de véhicules propres sur les routes du pays. Depuis 2010, la réglementation pour voitures et camions apporte une plus grande efficacité. Des normes additionnelles sont en développement pour les véhicules hors route et les pneus permettant de réduire la consommation.

• Le doublement de la superficie de nature protégée

Le gouvernement du Canada s’est engagé à doubler la superficie de nature protégée sur terre et en mer, d’un océan à l’autre. Le Canada possède 20 % des réserves mondiales d’eau douce, 24 % des terres humides mondiales, 25 % de la superficie mondiale de forêt pluviale tempérée, 33 % des dernières forêts boréales de la planète et près d’un tiers de tous les puits de carbone terrestres. La somme de 500 millions de dollars a été investie dans le nouveau Fonds de la nature du Canada, afin de soutenir la protection et la conservation des écosystèmes, des paysages et de la biodiversité, y compris les espèces en péril. Les contributions versées par le Fonds de la nature du Canada devraient atteindre 1 milliard de dollars pour soutenir les mesures de conservation. Ces contributions aideront le Canada à atteindre son objectif de 2020 visant à protéger 17 % des terres et des eaux intérieures du Canada, à assurer la protection et le rétablissement des espèces en péril et à améliorer la biodiversité pour le bien de tous.

• L’élimination des déchets en plastique dans notre environnement

Le premier ministre Justin Trudeau a lancé en juin 2018 la Charte sur les plastiques dans les océans, de portée internationale, et a fait de la santé des océans et de la pollution plastique une priorité pour la présidence canadienne du G7 en 2018. Depuis ce Sommet, les ministres de l’environnement fédéral, provinciaux et territoriaux ont convenu de poursuivre leur travail afin d’élaborer une stratégie pancanadienne d’élimination des déchets de plastique. En 2014, chaque Canadien a jeté en moyenne 706 kg de déchets. L’objectif de réduction des déchets à l’échelle du Canada convenu par les ministres réduira ce chiffre de 30 % par personne d’ici 2030, et de 50 % d’ici 2040.

Les Canadiens produisent davantage d’énergie propre et renouvelable, qu’ils utilisent pour se déplacer, chauffer leurs maisons et alimenter leurs industries – ce qui procure des solutions facilitantes, efficaces et abordables à la population.

« Le monde entier est à la recherche de solutions, et chaque approche que nous mettons au point au Canada peut aider nos entreprises à rivaliser avec succès avec la concurrence, et à contribuer ainsi à la mise en place d’une économie plus robuste et plus viable », peut-on lire dans le rapport Un Canada propre, qui englobe le bilan de fin d’année sur les progrès réalisés partout au Canada présenté par la ministre la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna.

Voir rapport >>> Un canada propre

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Environnement

État d’urgence au Manitoba : les Premières Nations du Canada appellent au secours après une violente tempête de neige

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Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, et le Chef régional de l’APN pour le Manitoba, Kevin Hart, demandent à tous les gouvernements de veiller immédiatement à ce que les Premières Nations et leurs familles soient prises en charge au cours de l’état d’urgence provoqué par les chutes de neige au Manitoba.

« Comme plusieurs routes sont bloquées, des fils électriques sont tombés, et de nombreuses pannes de courant ont lieu partout au Manitoba, certaines familles sont à risque d’être exposés aux conditions météorologiques rigoureuses que connaît actuellement la province. Tous les gouvernements doivent se pencher dès maintenant sur les moyens de venir en aide aux Premières Nations dans leurs efforts pour prendre soin de leur peuple », a déclaré Perry Bellegarde, Chef national de l’APN. 

Selon lui, les familles qui vivent déjà plus ou moins en marge de la société ou qui éprouvent des difficultés sont encore plus poussées à l’extrême en situation d’urgence. « Il y a des gens qui ont besoin de soutien à court terme, et ces statistiques vont augmenter à mesure que l’état d’urgence se prolonge. Des mesures immédiates augmenteront les chances de prévenir les tragédies dans un proche avenir », a souligné M. Bellegarde.

Les statistiques vont augmenter à mesure que l’état d’urgence se prolonge…

Le Chef régional de l’APN pour le Manitoba, Kevin Hart, a affirmé qu’en raison d’infrastructures déficientes, les Premières Nations sont durement touchées par les lacunes observées dans les services lors des catastrophes naturelles.

« Des épisodes de froid combinés aux pannes de courant peuvent s’avérer mortels pour les aînés et les gens qui sont mal logés. Qu’elles se trouvent en milieu urbain ou rural, ou au sein d’une réserve, les familles des Premières Nations peuvent manquer de nourriture, éprouver des problèmes liés au transport et avoir de la difficulté à avoir accès à des soins de santé et des services de soutien », a-t-il laissé entendre.

« Chacun de nous doit chercher à savoir si ses voisins ont besoin d’aide »

De simples tâches de la vie quotidienne peuvent devenir très difficiles au cours d’un état d’urgence. « Chacun de nous doit chercher à savoir si ses voisins ont besoin d’aide, maintenant. Nous devons avoir l’œil sur les aînés et les familles ayant des enfants. Le gouvernement de la province et le gouvernement fédéral doivent agir avant que la situation ne se détériore », a poursuivi Kevin Hart. 

Une tempête hivernale qui survient aussi tôt peut avoir des effets dévastateurs sur les collectivités et les familles qui ont besoin de temps pour se préparer à la saison hivernale. Des fournitures doivent être acheminées aux collectivités, car celles-ci doivent assurément en avoir besoin. Lors d’une période de crise, l’absence d’infrastructures et de services d’urgence peut donner lieu à de nouvelles tragédies.

Six Premières Nations membres du Conseil tribal des réserves de la région des lacs ont déclaré l’état d’urgence en raison d’une tempête de neige. 

L’AFN exhorte les gouvernements du Manitoba et du Canada à agir rapidement pour veiller à offrir un soutien aux Premières Nations au cours de l’état d’urgence. Cela comprend non seulement les conséquences de la tempête de neige, mais aussi les possibilités d’inondations qui pourraient découler de nouvelles conditions météorologiques.

Les Premières Nations O-Chi-Chak-Ko-sipi et Dakota Tipi sont les dernières communautés à avoir décrété l’état d’urgence en raison de pannes de courant et de conditions météorologiques extrêmes. On s’attend à ce que les Premières Nations Sandy Bay et Skownan réclament des mesures d’urgence sous peu. 

Les Premières Nations situées dans les zones inondables, comme la réserve de Fisher River, doivent commencer à ériger des murs de sacs de sable afin de protéger leurs résidences et leurs infrastructures. D’autres Premières Nations ont communiqué avec Services aux Autochtones Canada pour obtenir de l’aide à la suite de la tempête et des pannes de courant.

L’APN est l’organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations du Canada. Suivez l’APN sur Twitter @AFN_Updates

Source : Assemblée des Premières Nations

À lire : Tempête de neige à Montréal, nos plus belles images

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Coopération climatique : Québec remporte un prestigieux prix des Nations Unies

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Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, et la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, ont appris vendredi que le Programme de coopération climatique internationale du Québec (PCCI) est l’un des quinze lauréats des Prix de l’action climatique mondiale décernés par l’Organisation des Nations Unies (ONU). Il s’agit d’une reconnaissance d’autant plus satisfaisante que l’ONU a reçu un nombre record de 670 candidatures cette année.

Les Prix de l’action climatique mondiale des Nations Unies récompensent des entreprises, des gouvernements et d’autres organisations dont les projets de lutte contre les changements climatiques se sont particulièrement démarqués à travers le monde. 

Le programme québécois est lauréat dans la catégorie « Financement pour des investissements respectueux du climat », qui reconnaît les innovations financières réussies visant l’adaptation et l’atténuation en matière de changements climatiques. 

Lancé en 2016, le PCCI a été créé pour contribuer aux efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’adaptation des pays francophones particulièrement vulnérables aux impacts des changements climatiques. Il permet à des entreprises, à des organismes de coopération internationale ainsi qu’à des instituts de recherche du Québec d’établir des partenariats innovants avec des acteurs locaux et de réaliser, dans ces pays, des projets de transfert technologique et de renforcement des capacités. 

Le Programme de coopération climatique internationale du Québec

À ce jour, le programme a permis la réalisation de 22 projets dans onze pays différents. Depuis sa mise sur pied, le PCCI a fait l’objet d’une grande attention sur diverses tribunes à l’international et contribué à l’excellente réputation que le Québec s’est forgée en matière de lutte contre les changements climatiques. 

Cette semaine, dans le cadre de la Climate Week de New York, le ministre Charette a d’ailleurs été invité à présenter les mesures de solidarité internationale du Québec, dont le PCCI est un élément central. 

Le ministre a mentionné que les deux appels à projets déjà réalisés ont eu des résultats très convaincants et que son gouvernement avait réservé quelque 12,1 millions de dollars de son budget 2019-2020 pour le lancement d’un troisième appel à projets d’ici la fin de l’année. 

À lire : Marche pour le climat : les transports collectifs gratuits vendredi dans la région métropolitaine de Montréal

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Marche pour le climat : les transports collectifs gratuits vendredi dans la région métropolitaine de Montréal

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À l’occasion de la Marche pour le climat, organisée le vendredi 27 septembre, le transport collectif sera gratuit dans plusieurs grandes ville du Québec.

L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) et les élus de la Communauté métropolitaine de Montréal membres de son conseil d’administration, soit la mairesse de Montréal Valérie Plante, la mairesse de Longueuil Sylvie Parent, la mairesse de Repentigny et représentante de la couronne nord Chantal Deschamps, ainsi que le maire de Laval Marc Demers et le représentant de la couronne sud et maire de Varennes Martin Damphousse, annoncent que les services de transport collectif de l’ensemble du territoire de la région métropolitaine de Montréal seront offerts gratuitement dans le cadre de la marche pour le climat. 

La manifestation aura lieu le vendredi 27 septembre à Montréal et plusieurs dizaines de milliers de personnes y sont attendues.

Comme les déplacements pourraient être plus difficiles vers le centre-ville et que la manifestation entraînera des fermetures de rues et des modifications aux tracés des services d’autobus, les usagers du transport collectif sont invités à bien planifier leurs déplacements ce vendredi et à consulter les informations pertinentes sur le site des organismes publics de transport en commun :

STM : stm.info/marche-climat

Exo : exo.quebec

RTL : rtl-longueuil.qc.ca

STL : stl.laval.qc.ca

Rappelons que l’Autorité régionale de transport métropolitain planifie, organise, finance et fait la promotion du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal. L’Autorité a notamment le mandat d’élaborer, sur son territoire qui comprend 83 municipalités, le Plan stratégique de développement du transport collectif et un cadre tarifaire intégré, ainsi que de financer les services de transport collectif et le transport adapté.

Source : Autorité régionale de transport métropolitain

À lire : Marche pour le climat à Montréal, la ville était noire de monde…

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