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Un « doc » pour déstabiliser Hillary et le FBI

Baba-Idriss FOFANA

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La peur a-t-elle changé de camp à Washington ? Acculé par le camp Hillary et le FBI dans l’affaire « ingérence russe » lors de la présidentielle américaine 2016, Donald Trump semble prendre sa revanche sur ses adversaires depuis la fin janvier 2018. Mais comment ?

Le président milliardaire ne serait pas passé par quatre chemins pour donner du fil à retordre à ceux qui manœuvrent pour sa destitution, le fameux « impeachment ». Même si la résolution proposée par le démocrate du Texas Al Green a été rejetée en décembre dernier, « l’aptitude » de Donald Trump à exercer la fonction de président des États-Unis continue d’être mis en cause par ses détracteurs. Mais aussi, les propos de ‘’l’homme le plus puissant du monde’’ tendant à inciter à la haine, ont encouragé l’ouverture d’enquêtes au niveau de certaines commissions et par le procureur spécial sur la Russie, Robert Mueller. Sauf que ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

Seulement voilà ! Donald Trump a donné son feu vert, vendredi 2 février, à la publication d’un « mémo » accusant la police fédérale (le FBI) et le département de la Justice de malversations. Et ce n’est pas tout ! le « doc », qui considéré comme « explosif ». Fait état de ce que le processus ayant conduit le FBI et le département de la Justice à obtenir. D’une cour spéciale, un mandat d’écoutes téléphoniques visant un ancien conseiller de Trump, Carter Page, a été politisé en faveur des Démocrates.

Trump dénonce un processus politisé

De quoi à réjouir celui qui est sous le feu des projecteurs. Dans les messages de Trump sur Twitter, aux premières heures, on pouvait lire le « bonheur » de quelqu’un qui venait de gagner une bataille : « Les dirigeants et enquêteurs du FBI et du département de la Justice ont politisé le processus sacré d’enquêtes en faveur des démocrates et contre les républicains – quelque chose qui aurait été impensable, il y a encore peu de temps ».

Toujours selon le mémo, cette cour n’aurait pas été informée qu’une partie des informations provenait d’un « dossier » établi par un ancien espion britannique, en la personne de Christopher Steele. Alors que celui-ci travaillait pour le compte d’un cabinet d’enquêtes privées de Washington. De plus, si l’on s’en tient au document rendu public, les recherches de M. Steele en Russie auraient été payées en partie par le Comité national démocrate et la campagne de Hillary à hauteur de 160.000 dollars. Et pour le locataire de la Maison Blanche, tout cela est une « honte » pour les Américains. « Ce qui se passe dans notre pays est une honte […] Beaucoup de gens devraient avoir honte », aurait lâché M. Trump devant des journalistes.

De là, faut-il croire que l’époux de Melania Trump est en train de faire basculer tout ce qui était en train d’être établi contre lui ? Pas si sûr ! Dans la mesure, le fameux « mémo » ou le ‘’dossier béton’’ est gravement controversé puisqu’il a été rédigé par du personnel politique travaillant pour la commission du renseignement de la Chambre des représentants, qui est dirigée par le républicain Devin Nunes.

Qu’à cela ne tienne !

Toujours est-il que le « doc » perturbe le sommeil du camp Hillary qui n’a pas attendu longtemps à produire un « contre-mémo » pour expliquer semble-t-il les « incongruités » du mémo dit « républicain » et jeter le discrédit sur le rédacteur. Tout comme le FBI qui a presque perdu sa quiétude, s’était prononcé contre la publication dudit mémo avant l’autorisation, car susceptible d’entretenir de « graves inquiétudes » et même pour des informations « inexactes » et d’autres qui devraient « demeurer confidentielles ».

En attendant que le FBI, le département de la justice et le camp démocrate – qui se débattent – renversent la vapeur. Donald Trump aura réussi un gros coup. Celui de se faire « innocenter » depuis la déclassification de ce mémo, arguant qu’il n’y a eu ni « collusion » ni « obstruction ». Obstruction : un mot qui, selon lui, peut être « désormais utilisé parce qu’après avoir cherché sans fin pendant un an et n’avoir rien trouvé, la collusion est morte ». Vraiment morte ? Et pendant combien de temps Hillary Clinton pourrait continuer à vivre cette mort ? Seul le temps nous le dira.

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Registre des armes à feu : face à la pression, des élues québécoises brisent le silence

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Alors que les propriétaires de carabines et de fusils de chasse non restreints au registre des armes à feu ont jusqu’au 29 janvier 2019 pour l’immatriculation, seulement un peu plus de 305 000 carabines auraient été enregistrées sur 1,6 million en circulation au Québec.

À quelques jours de la date butoir d’inscription des propriétaires de carabines et de fusils de chasse non restreints au registre des armes à feu, la députée de l’Acadie, Christine St-Pierre, a invité le gouvernement dirigé par François Legault à sensibiliser davantage les propriétaires à l’importance d’enregistrer leurs armes. « J’ai une profonde pensée pour toutes les familles des victimes de drames impliquant des armes à feu. Trop peu de propriétaires ont actuellement enregistré leurs armes au registre », a déclaré mardi 15 janvier, Mme St-Pierre, porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique.

Legault et Guilbault doivent faire abstraction des pressions…

Selon la députée libérale, le premier ministre François Legault, et la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, doivent dès maintenant faire abstraction des pressions et mettre sur pied une grande campagne de sensibilisation pour informer les propriétaires de la raison d’être de ce registre.

Une amende de 500 à 5000 dollars est prévue pour les récalcitrants et peut même être doublée en cas de récidive.

Lancé le 29 janvier 2018, suite à l’entrée en vigueur d’une nouvelle législation au Québec, le registre des armes à feu suscite moins d’engouement mais plutôt de la grogne chez beaucoup de propriétaires de carabines et de fusils de chasse. Au récent Salon de l’arme et du Militaria de Longueuil, certains n’ont pas manqué de dire vertement leur opposition à l’immatriculation de leurs armes.

Mme Lessard-Therrien invite les Québécois à suivre son exemple

Mais, la députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien ne s’inscrit pas dans le sens du boycott prôné par le lobby pro-armes. L’élue incite plutôt les citoyens à inscrire leurs armes au Registre québécois des armes à feu.


Après avoir fait enregistrer, elle-même, ses deux carabines, Mme Lessard-Therrien a fait un live Facebook, lundi 14 janvier, pour « inviter ses collègues députés à donner l’exemple. « Enregistrer les armes à feu, c’est normal et rapide (15 minutes!). Après tout, on fait bien immatriculer nos voitures, pourquoi pas les armes? Comme je possède une arme pour la chasse, j’ai procédé à l’enregistrement sur le site du gouvernement: https://siaf.gouv.qc.ca/. (..) J’invite les collègues députés qui vont à la chasse ou qui pratiquent le tir sportif à donner l’exemple en invitant les citoyens et citoyennes à faire enregistrer leurs armes », a encouragé Émilise Lessard-Therrien.

Selon le dernier rapport de PolySeSouvient, le collectif des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes, 78% des Québécois ont dit oui à l’application intégrale de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu. Cette loi oblige toute personne établie dans la province à immatriculer ses armes à feu dans un délai de 45 jours.

À lire aussi : La Loi sur l’immatriculation des armes à feu, la majorité des Québécois sont pour

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GPM : nouvel outil en ligne pour les permis spéciaux de circulation de classe 1 à 7

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Le ministère québécois des Transports a mis en ligne un nouvel outil en vue de faciliter la demande et l’émission de permis spéciaux de circulation de classe 1 à 7 et de train routier.

Le système de gestion des permis spéciaux (GPM) est un outil entièrement transactionnel qui simplifiera le travail des demandeurs et qui permettra une gestion plus efficace des demandes. Il offrira la possibilité d’adresser une demande de permis 365 jours par année, 24 heures par jour. C’est également par le biais de ce nouvel outil que le ministère procédera à l’émission des permis spéciaux de circulation.

À compter du 11 février 2019, toutes les demandes devront être faites en ligne sur le site web du ministère.

L’accès au système GPM sera rendu disponible sur le site web du ministère, à compter du 11 février prochain. Par conséquent, les centres de services et les mandataires de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) n’offriront plus ce service.

Permis spéciaux

Le ministère limite les charges et les dimensions pour les véhicules et ensembles de véhicules routiers dans le but de protéger les infrastructures et d’assurer la sécurité des autres usagers de la route.

Le Code de la sécurité routière permet aux véhicules routiers respectant les charges et les dimensions permises en vertu du Règlement sur les normes de charges et de dimensions applicables aux véhicules routiers et aux ensembles de véhicules routiers de circuler sur l’ensemble du réseau routier québécois.

À lire aussi : Sécurité des piétons au Québec, les dommages sont incomparables

Lorsqu’un véhicule routier ou un ensemble de véhicules routiers ne peut se conformer aux règles établies par le Règlement, il peut être possible d’obtenir un permis spécial de circulation.

Train routier de plus de 25 mètres

Selon les normes de dimensions applicables au Québec, la longueur maximale prescrite est de 25 mètres pour un train routier. Un train routier dont la longueur excède 25 mètres peut toutefois être autorisé à circuler selon les conditions prévues au Règlement sur le permis spécial de circulation d’un train routier.

Pour plus de détails >>> Transports Québec

À lire aussi : Alcool ou drogue au volant, les « fêtards » dans le viseur de la police et la SAAQ

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Consultations prébudgétaires 2019-2020 – les Québécois invités à s’exprimer sur les orientations du gouvernement

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Les consultations prébudgétaires 2019-2020, qui se dérouleront en deux volets principaux, ont été lancées par le ministre québécois des Finances. Le premier volet, en ligne, permettra aux citoyens de s’exprimer sur les orientations budgétaires du gouvernement.

Les consultations prébudgétaires en ligne seront accessibles du 14 janvier au 15 février prochain. La population est invitée à répondre à un bref questionnaire touchant de grands enjeux liés à la préparation du budget et pourra même soumettre ses idées au ministre des Finances, Eric Girard. Celui-ci tiendra ses traditionnelles consultations privées au cours desquelles il rencontrera des représentants de différentes organisations provenant de plusieurs sphères de la société québécoise.

« Un Québec moderne et plus riche, qui se donne les moyens de s’occuper de tous »

Pour M. Girard, la préparation d’un premier budget est une étape importante pour un gouvernement, qui doit aborder ces consultations dans un esprit d’ouverture. « Nous voulons donner aux citoyennes et aux citoyens un Québec qui leur ressemble, dans lequel ils pourront s’épanouir pleinement. Un Québec moderne et plus riche, qui se donne les moyens de s’occuper de tous », fait valoir le ministre des Finances.

Cinq thèmes soumis aux Consultations prébudgétaires

Les citoyens et les organisations sont donc invités à participer en grand nombre à ces consultations afin d’alimenter le gouvernement sur les grands thèmes suivants :

  • Comment accroître le potentiel économique du Québec en favorisant la productivité et l’offre de travail?
  • Comment assurer un financement stable et prévisible des missions de l’État?
  • Comment favoriser le développement des entreprises et la création d’emplois bien rémunérés?
  • Comment réduire le fardeau fiscal des particuliers et des familles?
  • Comment favoriser l’équité intergénérationnelle sur les plans économique et environnemental?

Pour la première fois cette année, la liste des personnes et des organisations rencontrées ainsi que les mémoires soumis seront disponibles dans la page des consultations du site Internet du ministère des Finances.

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