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Technologie de l'information

Un nouveau jeu ludopédagogique pour initier à la citoyenneté numérique

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Qui a déjà suivi un cours pour apprendre à utiliser correctement les courriels ou les médias sociaux ? On croit à tort que la génération Internet détient toutes les compétences pour maîtriser et employer ces moyens de communication, sous prétexte qu’elle évolue depuis sa naissance dans un monde où la technologie règne.

Le besoin avéré d’initier les jeunes à la sécurité des échanges en ligne a inspiré à l’équipe d’animation scientifique de Polytechnique Montréal. Il s’agit de Folie Technique, une nouvelle activité pédagogique destinée aux élèves de 3e et 4e secondaire : Mission Génios.

Lancée officiellement ce matin à l’école Louis-Riel, l’activité propose aux élèves un défi de colonisation spatiale d’une durée d’environ deux heures.

Une activité d’initiation scientifique avec quelque chose en plus

Plusieurs enjeux d’éthique et de sécurité sont liés aux comportements en ligne, ce qu’on appelle aussi la « citoyenneté ou civilité numérique ». Les élèves mal informés risquent de :

  • Diffuser trop d’informations relevant de leur vie privée,
  • Relayer de fausses informations dans les médias sociaux,
  • Accéder illicitement à des contenus, ou encore ouvrir, voire partager des courriels infectés.

« Pour exercer leur jugement sur leurs comportements en ligne, les jeunes ont besoin de certaines connaissances », observe Evelyne Lussier, conseillère aux futurs étudiants et coordonnatrice du projet Mission Génios. « Nous avons donc réfléchi à une façon pertinente de les leur apporter. » L’équipe de Folie Technique a cherché une façon d’intégrer la dimension de civilité numérique à sa mission d’initiation des jeunes aux sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM).

Pour ce faire, elle a consulté des conseillers technopédagogiques et des professeurs du secondaire. Et ce avant de travailler au développement d’un concept d’activité en collaboration avec la Boîte à Science, un organisme à but non lucratif d’animations scientifiques.

La conception du jeu vidéo et de l’architecture a été confiée à Blue Lizard Games. « Nous cherchions à développer une activité clé en main, pédagogique autant que ludique, pour initier les jeunes à divers aspects de la profession d’ingénieur en utilisant leur goût pour les technologies, tout en les sensibilisant à l’éthique et à la sécurité numériques », rapporte Evelyne Lussier.

Crédit photo Caroline Perron

Une approche ludopédagogique

De ce travail de réflexion en profondeur est née la Mission Génios, qui allie différents aspects : Un jeu vidéo multi-équipes, construction de maquette 3D et jeu de rôles. « Il s’agit d’une mission de colonisation spatiale où les participants, rassemblés en équipes, ont à construire des bâtiments. Chaque équipe se choisit un rôle : ingénieur civil, ingénieur informatique, ingénieur en aérospatiale, ou encore agronome, pilote ou spécialiste des télécommunications. Ces personnages s’affichent sur un réseau social fictif nommé Polyface », explique Mme Lussier.

« Au cours de leur mission, les participants sont victimes d’un saboteur, qui tente d’intercepter des plans et d’envoyer de fausses informations par courriel. Les joueurs doivent donc faire attention à leurs communications. Chaque fois qu’un joueur se fait piéger par le saboteur, son équipe perd des points. Le saboteur laissant des traces, des joueurs attentifs peuvent le démasquer. Le jeu se rapproche donc d’une partie de Clue, mais avec des aspects scientifiques bien présents : volume des prismes, statistiques et probabilités. »

Mené par les animateurs de Folie Technique avec l’aide de l’enseignant de la classe, l’atelier se termine par une réunion-bilan qui aide les jeunes à prendre conscience de la façon dont ils se comportent habituellement en ligne.

Pour e savoir plus ICI

Lire aussiVie privée et les médias sociaux : « Ce que tu publies, penses-y! »

Économie numérique

Charte canadienne du numérique : 10 principes pour rétablir la confiance avec les internautes

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Dans la foulée de l’adhésion du Canada à “l’Appel de Christchurch” pour lutter contre les contenus terroristes et extrémistes violents, le gouvernement a dévoilé mardi 21 mai la nouvelle « Charte canadienne du numérique » pour « la confiance dans un monde numérique », détaillée en dix principes.

Comme annoncé par le premier ministre Justin Trudeau la semaine dernière lors de son passage à VivaTech, rendez-vous mondial des startups et des leaders pour célébrer l’innovation en France, [où il a souligné l’importance de protéger les renseignements personnels et de lutter contre les discours haineux et la désinformation en ligne], le Canada a pris des « mesures concrètes » pour rétablir la confiance à l’égard de l’espace numérique.

Les bases d’une politique numérique « transparente et responsable »?

La nouvelle Charte canadienne du numérique vient jeter les bases d’une nouvelle « politique numérique transparente et responsable » qui mettra l’accent sur la lutte contre le contenu en ligne à caractère terroriste et lié à l’extrémisme violent. « Nous vivons dans un monde numérique qui évolue constamment et qui amène avec lui de nouvelles opportunités. Notre nouvelle Charte numérique aidera à préciser les engagements de notre gouvernement en matière de technologies numériques. Elle aura comme objectifs de rétablir la confiance et de tenir les fournisseurs de services en ligne responsables », avait déclaré le premier des Canadiens à Paris.

Les dix principes de la Charte

1. Accès universel :

Tous les Canadiens auront des chances égales de participer au monde numérique et disposeront des outils nécessaires pour ce faire, c’est-à-dire l’accès, la connectivité, la littératie et les compétences.

2. Sûreté et sécurité :

Les Canadiens pourront compter sur l’intégrité, l’authenticité et la sûreté des services, et devraient se sentir en sécurité en ligne.

3. Contrôle et consentement :

Les Canadiens pourront contrôler quelles données sont prélevées, qui les utilise et à quelles fins, et sauront que leur vie privée est protégée.

4. Transparence, portabilité et interopérabilité :

Les Canadiens pourront facilement gérer l’accès à leurs données personnelles et être en mesure de les transmettre sans se faire imposer un fardeau indu.

5. Gouvernement numérique ouvert et moderne :

Les Canadiens pourront avoir accès à des services numériques modernes de la part du gouvernement du Canada, qui sont sécuritaires et faciles à utiliser.

6. Règles du jeu équitables :

Le gouvernement du Canada garantira une concurrence équitable sur le marché en ligne pour favoriser la croissance des entreprises canadiennes et affirmer le leadership du Canada en matière d’innovation dans le domaine du numérique et des données, tout en protégeant les consommateurs canadiens des abus de marchés.

7. Données numériques pour le bien commun :

Le gouvernement du Canada veillera à ce que les données des Canadiens soient utilisées de façon éthique et à bon escient, pour créer une valeur ajoutée, promouvoir l’ouverture et améliorer la vie des gens, aussi bien au pays qu’ailleurs dans le monde.

8. Démocratie solide :

Le gouvernement du Canada défendra la liberté d’expression et assurera une protection contre les menaces en ligne et la désinformation visant à miner l’intégrité des élections et des institutions démocratiques.

9. Exempt de haine et d’extrémisme violent :

Les Canadiens peuvent s’attendre à ce que les plateformes numériques ne servent pas à diffuser des discours haineux ou du contenu criminel, ou à promouvoir l’extrémisme violent.

10. Application rigoureuse et réelle responsabilité :

Il y aura des sanctions claires et sévères pour toute violation des lois et règlements à l’appui de ces principes.

À lire : Appel de Christchurch : nouvelle guerre contre les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne

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Technologie de l'information

100 000 images du patrimoine canadien sont désormais disponibles en ligne

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Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a annoncé ce lundi, 13 mai, qu’elle permet désormais la libre utilisation de plus de 100 000 documents patrimoniaux du domaine public. Les images ont été numérisées et diffusées sur son portail BAnQ numérique, sans restriction aucune.

« Le temps est à la libre utilisation du plus grand nombre de ressources disponibles. BAnQ choisit d’agir concrètement en ce sens afin que ses usagers du Québec et du monde soient libérés de contraintes inutiles », a déclaré Jean-Louis Roy, président-directeur général de BAnQ.

La BAnQ numérique est une banque en ligne qui comporte plusieurs millions de documents numérisés par BAnQ. Le dernier ajout s’inscrit selon la BAnQ dans le contexte actuel où « de plus en plus d’institutions patrimoniales d’avant-garde décloisonnent leurs collections afin de les diffuser plus largement. »

Cette initiative facilite désormais le travail des chercheurs e les contributeurs qui créent du contenu diffusé sur les réseaux sociaux ou les plateformes de partage de connaissances comme Wikipédia.

Les internautes peuvent découvrir et utiliser librement des photographies ou des illustrations anciennes comme les suivantes :

Agnes Fitzgibbon, lithographie, tirée de Catherine Parr Traill, Canadian Wild Flowers, Montréal, John Lovell, 1869. Collections de BAnQ
Rue Sainte-Catherine, vers l’est, 5 octobre 1937. Collections de BAnQ
Lac des Écorces, Qué., carte postale, [Québec (province)], entre 1905 et 1915. Collections de BAnQ
Clarence Gagnon, illustration, dans Louis Hémon, Maria Chapdelaine, Paris, Éditions Mornay, 1933. Collections de BAnQ

Lire aussi : Une technologie québécoise gratuite permet d’accéder à plus de 75 000 films

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Technologie de l'information

Facebook bannit des séparatistes canadiens, découvrez lesquels

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La semaine dernière, Facebook a annoncé son intention de partir à la chasse des pages et des groupes qui publient des contenus nationalistes et séparatistes blanc, en plus des partages suprématistes déjà interdits. Ce lundi, 8 avril, les tabloïds ont relayé les noms des groupes et des personnalités publiques canadiennes désormais interdits par le réseau de Zuckerberg.

Selon BuzzFeed News, Facebook interdit désormais les groupes, les pages et les comptes Instagram associés à Faith Goldy, le Front nationaliste canadien, aux Soldats d’Odin, aux Loups d’Odin, à Kevin Goudreau et à Aryan Strikeforce. Rappelant que Faith Goldy est une ancienne candidate à la mairie de Toronto et ex-commentatrice pour Rebel Media.

Ces personnes et organisations ont partagé des propos nationalistes blancs qui, comme le souligne BuzzFeed, violent la politique de Facebook. Ils sont désormais considérés par le géant numérique comme étant des personnes et des organisations dangereuses puisqu’ils avaient incité à la haine ou à l’exclusion d’autres personnes en raison de leurs origines ou identités religieuses, etc.

Une association canadienne anti-haine appuie la démarche de Facebook

Evan Balgord, directeur général du Canadian Anti-Hate Network, a déclaré à BuzzFeed qu’ils ne représentaient que la partie visible de l’iceberg et que de nombreux autres groupes contrevenaient aux règles de Facebook.

L’organisme a aussi affirmé dans un tweet qu’il avait contacté Facebook afin de lui demander de bannir Goldy. « La nouvelle d’aujourd’hui prouve que le nouveau règlement sera significatif au Canada », a-t-il poursuit.

Bien entendu, cette mesure drastique fait suite à la nouvelle législation australienne selon laquelle les entreprises de médias sociaux sont responsables de tout contenu violent ou incitant. En outre, le Royaume-Uni veut adopter une approche similaire pour procéder à des interdictions radicales comme celles-ci.

Lire aussi : Facebook et Instagram pourchassent les séparatistes et suprématistes blancs

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