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Santé

Une nouvelle application pour aider les personnes atteintes de démence

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L’application DataDay, a été lancée, ce mardi, 16 octobre, lors de la conférence annuelle d’AGE‑WELL à Vancouver. Elle promet d’aider les personnes atteintes de différents types de démence, d’Alzheimer et d’aphasie progressive primaire, à se prendre en charge.

Le nombre des Canadiens atteints de maladies neurodégénératives, comme la démence et l’Alzheimer, est estimé à 747 000 en 2012. Les personnes âgées de 45 è 64 ans atteintes de démences et vivant dans des ménages privés sont au nombre de 13200.

DataDay, inspiré de l’expression « day-to-day »

L’oubli, le manque d’attention, et d’autres troubles cognitifs rendent le quotidien de ces personnes difficile à gérer. De plus l’absence de traitement en vue d’une guérison rend la prise en charge du patient plus longue.

L’application DataDay est un outil d’accompagnement. Elle a été conçue par Arlene Astell, une chercheuse en matière de démence. Mme Astell détient une chaire de recherche sur le mieux-être en matière de démence au Centre des sciences de la santé mentale Ontario Shores à Whitby (Ontario).

La démence, au quotidien

L’application a pour but de participer à rendre les personnes atteintes de démence plus autonomes. Elle fonctionne sur les cellulaires et les tablettes Apple et Android. De plus, étant connectée à un portail, l’outil permet au personnel soignant de faire le suivi de l’état de santé.

Pour ce faire, DataDay aide les utilisateurs à effectuer les tâches quotidiennes et à prendre en charge leur maladie. Par exemple, elle leur rappelle d’aller à leurs rendez-vous, de prendre leurs repas, leurs médicaments, etc. En outre, elle comporte une fonction qui permet de faire le suivi des activités cognitives physiques et émotionnelles.

L’outil est destiné aux personnes atteintes de démence précoce ou d’un trouble cognitif léger. Le personnel soignant peut ainsi récolter les données en temps réel dès l’apparition des symptômes.

« Le but est que les personnes commencent à utiliser l’application DataDay le plus rapidement possible. Nous espérons que lorsque l’application fera partie de leur routine quotidienne, elles continueront de l’utiliser à mesure que leur démence progresse. » Mme Astell.

Mme Astell a consacré neuf ans au développement de l’application. La version bêta de l’outil est testée à Durham en Ontario.

« L’interaction avec l’application et le type de renseignements recueillis sont sensibles aux besoins des utilisateurs. Ceux-ci ont contribué à sa configuration, » explique Mme Astell.

Quant à la langue, l’application est présentement disponible en anglais. Une version française sera prochainement créée.

Lire aussi : Santé et Intelligence artificielle, une collaboration entre TÉLUQ Montréal et Tunis

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Monde du travail

Movember, des Canadiens craignent de discuter de santé mentale au travail pour ne pas mettre leur emploi en danger

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Selon une nouvelle étude de Movember, un Canadien sur quatre (28 pour cent) craint que son emploi ne soit menacé s’il discute de sa santé mentale au travail.

Les chiffres publiés par Movember avant la Journée mondiale de prévention du suicide qui se trouve être demain (10 septembre) ont révélé qu’en dépit d’une sensibilisation croissante à la crise de la santé mentale masculine, un tiers des hommes ont déclaré qu’ils seraient réticents à parler de leurs problèmes si cela avait un impact négatif sur leur carrière.

L’étude, menée par Ipsos MORI, portait sur 1 000 Canadiens âgés de 18 à 75 ans. Elle a révélé que 42 pour cent des hommes seraient inquiets de voir leurs collègues faire des commentaires négatifs à leur insu s’ils discutaient de problèmes de santé mentale au travail.

En outre, 33 % des hommes pensent que s’ils mentionnaient avoir de la difficulté à surmonter un problème, cela pourrait les empêcher d’obtenir une promotion au travail.

La majorité des Canadiens sont au courant de la disponibilité de congés liés à la santé mentale dans leur milieu de travail, un peu plus de la moitié (54 %) des hommes ayant un emploi ont dit qu’ils pourraient s’absenter du travail s’ils avaient des problèmes de santé mentale ou autres problèmes personnels. Cependant, cette étude montre que la stigmatisation entourant la santé mentale empêche toujours les hommes de parler de leurs problèmes et de demander de l’aide quand ils en ont besoin.

Beaucoup d’hommes craignent!

« Bien que nous ayons fait de grands progrès en commençant à parler ouvertement de ce que nous ressentons, beaucoup d’hommes craignent qu’un problème de santé mentale personnel ne soit révélé, surtout en milieu de travail », dit Brendan Maher, directeur mondial de la santé mentale et de la prévention du suicide de Movember, habitant en Australie.

« Nous devons trouver des moyens efficaces de lutter contre cette stigmatisation afin que les hommes ne soient pas découragés d’obtenir l’aide dont ils ont besoin. Au travail, cela peut commencer par des dirigeants qui encouragent les conversations sur les choses difficiles et rappellent au personnel que personne ne sera pas rabaissé et que chacun sera soutenu s’il a des difficultés. »

Movember s’engage à s’attaquer à la crise de la santé mentale

Movember s’engage à s’attaquer à la crise de la santé mentale des hommes en investissant dans des programmes de santé mentale et en encourageant les hommes à parler ouvertement de leurs problèmes.

Trois morts sur quatre du suicide sont des hommes et demeurent la principale cause de décès chez les hommes de moins de 44 ans. Les facteurs de risque qui augmentent la vulnérabilité d’un homme à une mauvaise santé mentale et au suicide comprennent une rupture conjugale, un stress aigu, une humeur dépressive persistante et un isolement social.

Pour coïncider avec la Journée mondiale de prévention du suicide, la campagne Man of More Words de Movember vise à encourager les hommes à s’ouvrir quand ils traversent une période difficile. Par le biais d’une série de vidéos et de messages sur les médias sociaux, l’organisme de bienfaisance partage l’histoire d’hommes qui ont bénéficié d’avoir parlé.

L’étude de Movember montre également que plus des trois quarts des Canadiens interrogés (80 pour cent) croient que parler ouvertement est un moyen efficace de s’attaquer aux problèmes.

Brendan Maher ajoute : « Nous demandons à tous d’être un « homme de plus de mots ». Nous savons qu’il peut parfois être difficile d’avoir de telles conversations, mais il est essentiel que les gens s’adressent à quelqu’un lorsqu’ils traversent une période difficile. Cela pourrait aussi signifier tendre la main à un ami qui, à votre avis, traverse une période difficile – et prendre le temps de s’arrêter et de l’écouter vraiment. »

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À lire : Québec : le travail et les études causent des problèmes de santé mentale

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Actualités

FIQ : bataille juridique pour éradiquer le temps supplémentaire obligatoire au Québec

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La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec —  FIQ plaide aujourd’hui, lundi 9 septembre, pour que le Tribunal administratif du travail (TAT) révise la décision qu’il avait rendue le 25 avril dernier en ce qui à trait au temps supplémentaire obligatoire (TSO). 

Dans cette décision, le TAT avait refusé d’exercer sa compétence à l’égard des établissements qui ont recours au TSO comme mode de gestion. La FIQ avait aussitôt manifesté sa volonté de contester et avait déposé une demande de révision administrative le 27 mai.

Le TSO perdure malgré les promesses

Malgré les multiples représentations de la FIQ auprès du gouvernement, le recours systématique au TSO est encore d’actualité. Les membres de la FIQ sont extrêmement en colère et veulent que le tribunal tranche pour responsabiliser les établissements de santé à cet égard.

« Les professionnelles en soins ont lancé un cri d’alarme le 8 avril dernier. Nous ne cessons de le répéter, le TSO a des conséquences désastreuses sur les professionnelles en soins et sur la qualité et la sécurité des soins. Quand est-ce que le Tribunal va intervenir auprès des employeurs pour garantir des services de qualité à la population comme il le fait auprès des syndicats ? Cette situation est carrément injuste et nos membres ne se sentent pas respectées ! », déclare Nancy Bédard, présidente de la FIQ.

La règle du deux poids, deux mesures dénoncée par la FIQ

Rappelons que le 5 avril 2019 une juge du TAT avait enfin reconnu que le TSO devait être utilisé lors de situations urgentes et exceptionnelles. Dans sa décision, le TAT avait indiqué clairement l’engagement du CPNSSS de prendre les moyens pour éviter de faire appel au TSO le 8 avril, lors de la journée sans TSO des professionnelles en soins.

« Comment se fait-il que les employeurs aient collaboré cette journée-là et que désormais ils ne soient plus capables de mettre en place des mécanismes pour éviter le recours au TSO ? Devant l’absence de volonté, le recours au TAT est incontournable. Nous allons poursuivre cette bataille juridique dans l’intérêt de tous, de la population et des professionnelles en soins. », ajoute Nancy Bédard.

Pour rappel, la Fédération représente 76 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, soit la grande majorité des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques œuvrant dans les établissements de santé et de services sociaux québécois.

Source : Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec

À lire : Des infirmières excédées des heures supplémentaires, Québec appelle les retraités à la rescousse

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Santé

TSAF : le Canada sensibilise davantage contre le trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale, un grave problème de santé

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Le gouvernement du Canada reconnaît que le trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) est un grave problème de santé publique et se dit résolu à aider les Canadiens à lutter contre ce trouble et à le prévenir.

Ainsi, le ministère de la Santé, a annoncé jeudi qu’une somme de près de 1 million de dollars sur quatre ans sera versée à l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) pour son projet intitulé TSAF : en parler pour mieux agir

Dans le but de lutter contre la stigmatisation associée au TSAF partout au Québec, l’ASPQ élaborera et mettra en œuvre une campagne bilingue de sensibilisation pour diffuser des messages sur la prévention du TSAF et les risques que comporte la consommation d’alcool pendant la grossesse. 

Afin d’orienter la campagne, l’ASPQ aura recours à des analyses documentaires et à des sondages auprès de la population qui permettront de déterminer à quel point les Québécois connaissent et comprennent le TSAF et les préjugés connexes, ainsi que les pressions sociales qui y sont associées, la consommation d’alcool chez les femmes et les stratégies de marketing ciblant les femmes employées par l’industrie de l’alcool.

TSAF : en parler pour mieux agir

Ce projet est financé par le Fonds national d’aide aux projets stratégiques sur le TSAF du gouvernement du Canada, qui alloue 1,5 million de dollars par année à des organismes qui se consacrent à l’approfondissement des connaissances au sujet du TSAF, ainsi qu’à la mise au point de données probantes, d’outils et de ressources qui traitent de ce trouble au Canada.

Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, a indiqué qu’il est important de sensibiliser la population au TSAF pour aider à prévenir et à réduire la stigmatisation qui y est associée. 

Le projet de l’Association pour la santé publique du Québec constitue un élément clé pour lutter contre le TSAF et accroître la sensibilisation des Québécois aux risques associés à la consommation d’alcool pendant la grossesse. C’est en appuyant des projets comme celui-ci que nous ferons mieux connaître ce trouble, ce qui contribuera à réduire sa prévalence au Canada. »

– Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé

Pour rappel, aucune quantité d’alcool n’est sans risque pendant la grossesse. Selon les Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada, le choix le plus sûr pour les femmes enceintes et celles qui envisagent une grossesse consiste à ne pas consommer d’alcool du tout.

La prévalence exacte du TSAF au Canada est inconnue, mais selon une étude menée par le Centre de toxicomanie et de santé mentale auprès d’élèves du primaire (âgés de 7 à 9 ans) dans la région du Grand Toronto, la prévalence serait de 2 à 3 %.

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