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Urgence climatique : la pression monte de plus en plus sur le gouvernement Legault

Baba-Idriss FOFANA

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À la veille de la COP 24 et dans la foulée de la signature du PACTE. pour la transition écologique, qui a enregistré plus de 100 000 signatures en un temps record, une grande marche a lieu samedi 10 novembre dans les rues de Montréal, pour « exiger du gouvernement Legault des mesures immédiates et nécessaires » visant à répondre à l’urgence climatique au Québec.

« 30 000 participant.e.s et intéressé.e.s sur Facebook, partout à travers le Québec! Combien sillonneront les rues demain? », a posté vendredi sur les réseaux sociaux La Planète s’invite au Parlement, un groupe de citoyens bénévoles [indépendant, non partisan] derrière la marche prévue samedi, qui partira de la place des Festivals (métro Place-des-Arts) pour arriver au parc du Mont-Royal (Gazebo Mordecai-Richler). « Nous devons envoyer un message fort au nouveau gouvernement : nous exigeons qu’il prenne immédiatement les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence climatique », dit le collectif La Planète s’invite au Parlement.

« Un nouveau rapport du GIEC, un groupe composé des plus grands scientifiques spécialistes du climat, nous informe que le monde entier doit éliminer les GES d’ici 2050 sous peine de voir s’accélérer les phénomènes environnementaux extrêmes. Que font nos gouvernements? » – La Planète s’invite au Parlement

Dénonçant les canicules qui ont causé la mort de 90 personnes cet été, les tempêtes, les inondations, les incendies et les sécheresses qui se sont multipliés dans la province, le collectif met en garde : « le dérèglement climatique et le déclin de la biodiversité sont bel et bien commencés ». La Planète s’invite au Parlement profite de l’occasion de cette marche pour faire trois importantes doléances à tous les paliers du gouvernement :

La Planète s’invite au Parlement réclame… trois choses

  • 1 – Reconnaître que l’urgence climatique et la protection de la biodiversité sont les plus grands défis de notre époque et sensibiliser l’ensemble de la population à ce sujet.
  • 2 – Développer un plan climatique qui respecte les cibles exigées par le GIEC, c’est-à-dire réduire les émissions de GES d’au moins 45% d’ici 2030 (par rapport au niveau de 2010) et les éliminer complètement d’ici 2050. Présenter à la population un rapport annuel détaillé sur l’atteinte de ces cibles.
  • 3 – Interdire tout nouveau projet d’exploration ou d’exploitation des hydrocarbures, et mettre un terme à toutes les subventions directes ou indirectes aux combustibles fossiles.

Il faut souligner que ce rassemblement intervient alors que le premier ministre du Québec François a décliné sa participation à la COP 24, ce grand rendez-vous planétaire sur le climat, qui aura lieu à Katowice en Pologne du 3 au 14 décembre 2018. Un refus critiqué par les écologistes, et l’opposition québécoise qui s’est d’ailleurs invité à la marche du samedi.

À lire aussi : Le climat : le dernier des soucis de François Legault ?

Pour Québec solidaire, quand le premier ministre Legault « affirme que la COP 24 est un sommet trop technique », cela « démontre la non-maîtrise de l’enjeu des changements climatiques par le nouveau gouvernement ». « Il est pourtant essentiel que le Québec comprenne et s’implique activement dans ces discussions dites techniques, puisqu’il sera ensuite de notre responsabilité de les appliquer chez nous dans nos décisions collectives », a fait valoir la députée de Mercier, Ruba Ghazal, qui représentera Québec solidaire à l’événement à titre de responsable de la transition économique et écologique.

L’opposition embouche la trompette… climatique

Selon l’élue solidaire, il est essentiel que le Québec soit bien représenté à des événements internationaux de cette envergure. « Québec solidaire prend très au sérieux les enjeux de réchauffement climatique, et ce, malgré la décevante absence de leadership du premier ministre François Legault à cet égard », a expliqué Mme Ghazal.

Embouchant la même trompette, le Parti libéral du Québec, qui a décidé de prendre le « virage vert » après sa défaite du 1er octobre dernier, ne manque pas d’occasion pour porter des coups au nouveau parti au pouvoir.

Si le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand, annonce sa participation à la grande marche avec plusieurs de ses collègues aux côtés des « jeunes », il avait plutôt reconnu que « les libéraux ont trop tardé à parler d’environnement lors de la dernière campagne électorale ». Toutefois, M. Arcand a été déçu d’apprendre que M. Legault n’ira pas à la COP 24 alors qu’il [M. Arcand] avait souhaité que le premier ministre prenne la tête d’une délégation québécoise à ce « rendez-vous planétaire incontournable » pour la Belle Province.  

Le PACTE va-t-il changer la donne au Québec ?

Le chef caquiste n’entend pas prendre part à la COP 24, mais François Legault s’est quand même empressé à recevoir le metteur en scène Dominic Champagne, l’un des emblématiques porte-parole du « PACTE POUR LA TRANSITION ». Cette initiative lancée par le Secrétaire général des Nations unies il y a deux ans, que M. Champagne a repris pour le Québec, en lançant un grand mouvement le mercredi dernier. « L’urgence de la situation exige une mobilisation sans précédent et de vigoureuses actions collectives pour protéger le monde dans lequel nous vivons, l’eau, l’air, les sols qui nous nourrissent, nous et nos enfants », peut-on lire dans la pétition LePacte.ca, qui a dépassé la barre de 125 000 signatures [au moment de mettre sous presse] ce vendredi 9 novembre.

A cette allure où monte la pression climatique, François Legault risque de hisser l’environnement au sommet des priorités du gouvernement à qui le premier ministre québécois avait clairement assigné le 18 octobre dernier, jour de sa prestation de serment, trois priorités : Économie, Éducation et Santé.

 

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Registre des armes à feu : face à la pression, des élues québécoises brisent le silence

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Alors que les propriétaires de carabines et de fusils de chasse non restreints au registre des armes à feu ont jusqu’au 29 janvier 2019 pour l’immatriculation, seulement un peu plus de 305 000 carabines auraient été enregistrées sur 1,6 million en circulation au Québec.

À quelques jours de la date butoir d’inscription des propriétaires de carabines et de fusils de chasse non restreints au registre des armes à feu, la députée de l’Acadie, Christine St-Pierre, a invité le gouvernement dirigé par François Legault à sensibiliser davantage les propriétaires à l’importance d’enregistrer leurs armes. « J’ai une profonde pensée pour toutes les familles des victimes de drames impliquant des armes à feu. Trop peu de propriétaires ont actuellement enregistré leurs armes au registre », a déclaré mardi 15 janvier, Mme St-Pierre, porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique.

Legault et Guilbault doivent faire abstraction des pressions…

Selon la députée libérale, le premier ministre François Legault, et la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, doivent dès maintenant faire abstraction des pressions et mettre sur pied une grande campagne de sensibilisation pour informer les propriétaires de la raison d’être de ce registre.

Une amende de 500 à 5000 dollars est prévue pour les récalcitrants et peut même être doublée en cas de récidive.

Lancé le 29 janvier 2018, suite à l’entrée en vigueur d’une nouvelle législation au Québec, le registre des armes à feu suscite moins d’engouement mais plutôt de la grogne chez beaucoup de propriétaires de carabines et de fusils de chasse. Au récent Salon de l’arme et du Militaria de Longueuil, certains n’ont pas manqué de dire vertement leur opposition à l’immatriculation de leurs armes.

Mme Lessard-Therrien invite les Québécois à suivre son exemple

Mais, la députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien ne s’inscrit pas dans le sens du boycott prôné par le lobby pro-armes. L’élue incite plutôt les citoyens à inscrire leurs armes au Registre québécois des armes à feu.


Après avoir fait enregistrer, elle-même, ses deux carabines, Mme Lessard-Therrien a fait un live Facebook, lundi 14 janvier, pour « inviter ses collègues députés à donner l’exemple. « Enregistrer les armes à feu, c’est normal et rapide (15 minutes!). Après tout, on fait bien immatriculer nos voitures, pourquoi pas les armes? Comme je possède une arme pour la chasse, j’ai procédé à l’enregistrement sur le site du gouvernement: https://siaf.gouv.qc.ca/. (..) J’invite les collègues députés qui vont à la chasse ou qui pratiquent le tir sportif à donner l’exemple en invitant les citoyens et citoyennes à faire enregistrer leurs armes », a encouragé Émilise Lessard-Therrien.

Selon le dernier rapport de PolySeSouvient, le collectif des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes, 78% des Québécois ont dit oui à l’application intégrale de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu. Cette loi oblige toute personne établie dans la province à immatriculer ses armes à feu dans un délai de 45 jours.

À lire aussi : La Loi sur l’immatriculation des armes à feu, la majorité des Québécois sont pour

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GPM : nouvel outil en ligne pour les permis spéciaux de circulation de classe 1 à 7

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Le ministère québécois des Transports a mis en ligne un nouvel outil en vue de faciliter la demande et l’émission de permis spéciaux de circulation de classe 1 à 7 et de train routier.

Le système de gestion des permis spéciaux (GPM) est un outil entièrement transactionnel qui simplifiera le travail des demandeurs et qui permettra une gestion plus efficace des demandes. Il offrira la possibilité d’adresser une demande de permis 365 jours par année, 24 heures par jour. C’est également par le biais de ce nouvel outil que le ministère procédera à l’émission des permis spéciaux de circulation.

À compter du 11 février 2019, toutes les demandes devront être faites en ligne sur le site web du ministère.

L’accès au système GPM sera rendu disponible sur le site web du ministère, à compter du 11 février prochain. Par conséquent, les centres de services et les mandataires de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) n’offriront plus ce service.

Permis spéciaux

Le ministère limite les charges et les dimensions pour les véhicules et ensembles de véhicules routiers dans le but de protéger les infrastructures et d’assurer la sécurité des autres usagers de la route.

Le Code de la sécurité routière permet aux véhicules routiers respectant les charges et les dimensions permises en vertu du Règlement sur les normes de charges et de dimensions applicables aux véhicules routiers et aux ensembles de véhicules routiers de circuler sur l’ensemble du réseau routier québécois.

À lire aussi : Sécurité des piétons au Québec, les dommages sont incomparables

Lorsqu’un véhicule routier ou un ensemble de véhicules routiers ne peut se conformer aux règles établies par le Règlement, il peut être possible d’obtenir un permis spécial de circulation.

Train routier de plus de 25 mètres

Selon les normes de dimensions applicables au Québec, la longueur maximale prescrite est de 25 mètres pour un train routier. Un train routier dont la longueur excède 25 mètres peut toutefois être autorisé à circuler selon les conditions prévues au Règlement sur le permis spécial de circulation d’un train routier.

Pour plus de détails >>> Transports Québec

À lire aussi : Alcool ou drogue au volant, les « fêtards » dans le viseur de la police et la SAAQ

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Consultations prébudgétaires 2019-2020 – les Québécois invités à s’exprimer sur les orientations du gouvernement

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Les consultations prébudgétaires 2019-2020, qui se dérouleront en deux volets principaux, ont été lancées par le ministre québécois des Finances. Le premier volet, en ligne, permettra aux citoyens de s’exprimer sur les orientations budgétaires du gouvernement.

Les consultations prébudgétaires en ligne seront accessibles du 14 janvier au 15 février prochain. La population est invitée à répondre à un bref questionnaire touchant de grands enjeux liés à la préparation du budget et pourra même soumettre ses idées au ministre des Finances, Eric Girard. Celui-ci tiendra ses traditionnelles consultations privées au cours desquelles il rencontrera des représentants de différentes organisations provenant de plusieurs sphères de la société québécoise.

« Un Québec moderne et plus riche, qui se donne les moyens de s’occuper de tous »

Pour M. Girard, la préparation d’un premier budget est une étape importante pour un gouvernement, qui doit aborder ces consultations dans un esprit d’ouverture. « Nous voulons donner aux citoyennes et aux citoyens un Québec qui leur ressemble, dans lequel ils pourront s’épanouir pleinement. Un Québec moderne et plus riche, qui se donne les moyens de s’occuper de tous », fait valoir le ministre des Finances.

Cinq thèmes soumis aux Consultations prébudgétaires

Les citoyens et les organisations sont donc invités à participer en grand nombre à ces consultations afin d’alimenter le gouvernement sur les grands thèmes suivants :

  • Comment accroître le potentiel économique du Québec en favorisant la productivité et l’offre de travail?
  • Comment assurer un financement stable et prévisible des missions de l’État?
  • Comment favoriser le développement des entreprises et la création d’emplois bien rémunérés?
  • Comment réduire le fardeau fiscal des particuliers et des familles?
  • Comment favoriser l’équité intergénérationnelle sur les plans économique et environnemental?

Pour la première fois cette année, la liste des personnes et des organisations rencontrées ainsi que les mémoires soumis seront disponibles dans la page des consultations du site Internet du ministère des Finances.

À lire aussi : Budget 2019 : Montréal fait une part belle à la nature et à la mobilité durable

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