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USA-Canada : la guerre Bombardier et Boeing n’aura pas lieu…

Baba-Idriss FOFANA

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| Photo: Aliexpress-Google |

Une crise secoue, depuis quelques semaines, deux avionneurs Nord-américains, au point où le gouvernement fédéral canadien est intervenu en menaçant Boeing.

Il s’agit de l’américain Boeing et du canadien Bombardier, basé au Québec. Le premier a intenté un recours contre le second, récemment, l’accusant de s’être « embarquée dans une campagne agressive pour vendre ses avions C Series, sur le marché américain, à des prix absurdement bas ». Cette action avait soulevé le courroux des autorités fédérales canadienne, au point que Ottawa avait menacé de retirer un contrat à Boeing. Aux dernières nouvelles, le gouvernement fédéral aurait changé de stratégie dans le dossier du litige qui oppose Bombardier à Boeing. Puisqu’après avoir menacé de lui retirer un contrat, Ottawa qualifie maintenant Boeing de « principal partenaire » ; et lui demande, du coup, d’abandonner son recours contre l’avionneur québécois.

Mais le gouvernement Trudeau continue de faire valoir que cette plainte est « sans fondement ». D’ailleurs, le ministre de la Défense canadienne, Harjit Sajjan, s’est dit « déçu des mesures prises par un de nos principaux partenaires », Boeing, qui, devant les autorités américaines, accuse Bombardier de « dumping », c’est-à-dire de vente de ses avions C Series à un prix inférieur au coût de production. « Nous sommes en net désaccord avec la décision du département du Commerce des États-Unis d’amorcer un recours commercial suite à la plainte de Boeing », a rappelé M. Sajjan, lors d’un discours au salon de l’industrie de la défense et de la sécurité CANSEC, qui bat son plein actuellement dans la capitale fédérale. Le Numéro 1 de la Défense du Canada a déploré que « ce comportement n’est pas digne d’un partenaire de confiance », et d’appuyer en ces termes : « nous demanderons à Boeing de retirer sa plainte ».

Il faut souligner que le Canada « réexamine » actuellement les projets d’achat impliquant Boeing, a-t-il aussi réitéré. Même s’il se fait plus diplomate, il n’écarte pas que l’entreprise perde des contrats en raison de ce recours commercial. Ottawa joint ainsi sa voix à celles du gouvernement du Québec et de la Caisse de dépôt et placement, qui ont tous deux estimé au cours des dernières semaines que les allégations de Boeing sont non fondées. La Commission du commerce international (ITC) des États-Unis doit rendre une première décision dans ce dossier, le 12 juin.

Pour rappel, le 21 mai dernier, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a déclaré qu’« il y aura des conséquences » pour Boeing, relativement à la plainte de cette dernière au sujet de pratiques présumément déloyales de Bombardier. À l’émission « The West Block » du réseau Global, la ministre Freeland a fait remarquer que les accusations de Boeing constituent « très clairement un geste protectionniste pour garder la C Series hors du marché américain ». Ces déclarations de la ministre ont été jugé comme étant parmi ses plus fortes depuis que le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a annoncé la mise en place d’enquêtes sur les droits antidumping et les droits compensateurs relativement aux importations aux États-Unis d’aéronefs de 100 à 150 sièges de Bombardier.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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