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Politique

Valérie Plante ou la victoire du marketing politique

Hanen Hattab

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Projet Montréal s’est attelé d’une stratégie médiatique sans précédent pour gagner les élections municipales. Depuis la sortie de la première affiche de la mairesse en herbe, deux grandes opérations ont été menées pour toucher le public. En voici un résumé :

Projet Montréal est le parti qui a fait le plus de bruits pour sa candidate. Les trois autres prétendants à la mairie de la métropole, M. Coderre, M. Jean Fortier, qui représentait Coalition Montréal, et le candidat indépendant M. Gilbert Thibodeau ont livré une campagne plutôt « classique ».
Quelle a été la stratégie déployée par Projet Montréal ? En plus de dégriser l’image du maire sortant à coup de slogans explicites, beaucoup d’effort a été déployé dans la promotion visuelle des points essentiels du programme.

On le sait, pendant une campagne électorale, le portrait du chef du parti est esquissé pour décrire la personne à qui on va confier la ville ou le pays. La stratégie médiatique du parti semble avoir tiré parti justement du profil de la candidate, du moins c’est ce que laissait supposer son affiche électorale qui avait créé une controverse médiatique au mois d’août.

La figure de la candidate a servi notamment à illustrer les visuels de la campagne en mettant l’accent sur ce que la parité peut apporter à l’image de Montréal. Tout le monde est gagnant, la candidate avait proposé une belle solution pour le branding de la métropole, la féminité comme image de marque.

Un premier grand travail sur le portrait de la mairesse

1. L’affiche, le premier buzz

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Rappelons les tenants et les aboutissants de la première affiche électorale de Mme Plante. Sur un fond blanc, bras croisés pour se donner une posture confiante, la candidate lance un regard rassurant et souriant. Le texte occupe à gauche une zone plus grande que le portrait, avec un slogan qui a fait couler beaucoup d’encre « L’homme de la situation ».
Mme Plante a précisé que son but est de déconstruire cette expression virile. Du coup la pancarte présente des poncifs visuels et verbaux de la candidate qui veut prouver sa détermination tout en faisant un clin d’œil à son autre fer de lance, la parité dans la sphère politique. Le message poignant, bien qu’il porte à confusion, est souligné par le code gestuel.

2. L’accessoire

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Dans un portrait américain utilisé dans le site web de Projet Montréal, Mme Plante affiche le même look urbain décontracté et pose les mains sur une borne de travaux publics. Avec une expression plus ferme, elle semble vouloir rassurer les électeurs qu’elle est une vraie femme de terrain qui tiendra ses promesses sur son projet phare « Pour débloquer Montréal ».

3. Valérie la combattante

Avec la vidéo partagée le 10 août, illustrant la candidate participant avec des membres de son équipe au Triathlon international de Montréal, Mme Plante donne le ton de la course à la mairie.

4. Valérie l’actrice

La candidate s’affiche aussi dans une vidéo qui fait la promotion de son projet de brigade des chantiers. Elle y joue le rôle d’une citoyenne importunée par les travaux publics.

Une présence accrue dans l’espace public et une approche multiplateforme virale

À l’instar de la campagne électorale fédérale de 2015 dans laquelle les partis ont fait leur première entrée dans le marketing politique des médias sociaux, l’équipe de Mme Plante diffuse des bannières, des photos et des vidéos pour présenter le travail sur terrain de la candidate dans tous les réseaux sociaux. Face aux caméras des médias, Mme Plante a su aussi véhiculer l’image de la nouvelle génération de politiciens jeune et cool.

Les activités du parti et ses participations aux événements culturels et sportifs sont également massivement partagés par ses acolytes. Quelques semaines avant le vote, les Montréalais ont vu les photos de profil de leurs amis encadrés par “J’appuie Valérie”.

Ce type de stratégie est notamment utilisée pour analyser le buzz et la sentimentalité du grand public connecté. Si le web est en mesure d’estimer la popularité des candidats, il ne vous reste qu’à comparer le nombre de “j’aime” et “les tweets” des deux candidats pendant la campagne pour voir à quel point la prédiction a bien fonctionné.

 

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Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Affaires “enfants séparés des parents”, les USA quittent le Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Redaction Avant Premiere

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Depuis mars dernier, le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, menaçait de mettre un terme à la participation des États-Unis au Conseil des droits de l’homme des Nations unies si celui-ci ne procédait pas à des « réformes considérables ». Désormais, c’est chose faite!

Dans la foulée des critiques vis-à-vis de l’administration Trump sur sa nouvelle politique de « tolérance zéro » visant à séparer les enfants de leurs parents migrants depuis la frontière mexicaine, les États-Unis ont annoncé, mardi 19 juin, leur retrait du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. 

Pour rappel, entre le 19 avril et le 31 mai, environ 2000 mineurs ont été séparés de 1940 adultes interpellés et détenus par la police des frontières dans l’attente de poursuites. Ces chiffres ont été révélés le vendredi 15 juin par l’administration Trump, qui revendique cette pratique au nom de la « tolérance zéro » contre l’immigration illégale.

Une politique jugée « inhumaine » par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Elle a même été dénoncée par la première dame américaine. Melania Trump a dit qu’elle « détestait » voir des enfants séparés de leurs parents sans papiers. Dimanche, elle avait souhaité un « accord bipartisan » au Congrès pour réformer les lois en matière d’immigration. Mais son mari, Donald Trump, n’entend pas quitter sa position. Car, « entrer illégalement aux États-Unis est un délit » et « avoir des enfants » n’est pas une forme de protection pour ces demandeurs d’asile selon le président américain.

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Interview avec M. Khémaies Jhinaoui, Ministre Tunisien des Affaires Étrangères

Redaction Avant Premiere

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Le Ministre Tunisien des Affaires Etrangères, M. Khémaies Jhinaoui a accordé, le dimanche 17 juin 2018, au Journal Électronique  « Avant-Première MTL » , une interview lors de son passage à  Montréal.

Les propos ont été recueillis par Mme Hanen Hattab.

Hanen Hattab (HH) : M. le Ministre, vos rencontres avec les membres du Gouvernements Fédéral Canadien auront lieu les 18 et 19 juin 2018, quels sont les sujets qui seront abordés pendant les séances de travail programmées ?

M. Khémaies Jhinaoui (KJ) : On va parler de plusieurs sujets d’intérêts communs entre la Tunisie et le Canada dont notamment les voies et moyens de renforcer encore davantage la coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et l’incitation du monde des affaires canadien à investir en Tunisie. On discutera, entres autres, de l’égalité du genre et de l’expérience tunisienne en la matière. Il y a plusieurs domaines  dans lesquels le Canada a réussi et je tiens personnellement à en faire profiter la Tunisie.  

HH : Vous avez aujourd’hui adressé un message à la communauté tunisienne résidant au Canada afin de l’encourager à la création de partenariats économiques avec le Canada. Quels sont les dispositifs que le Gouvernement Tunisien offre pour les faciliter ?

KJ : Le Canada est un pays prospère, qui se développe, qui offre plusieurs possibilités et la communauté tunisienne qui y réside connaît mieux que quiconque ses opportunités économiques. Il faut bien les saisir et en faire bénéficier la Tunisie. Donc je pense qu’il y a énormément de possibilités de partenariats, chacun dans son milieu, chacun dans son secteur. Il appartient à ces jeunes qui sont ambitieux, qui ont bien réussi dans leurs études et qui veulent avoir une vie professionnelle florissante de trouver des idées et d’identifier les bons partenaires canadiens. Du côté tunisien, il y a une panoplie de mécanismes et programmes gouvernementaux dont ceux déployés par les banques tunisiennes et l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur «FIPA-Tunisia».

HH : En novembre 2016, à l’occasion de la « Conférence Tunisia 2020 », coprésidée par la Tunisie, le Canada, la France, le Qatar, la Banque Européenne d’Investissement et la Banque Mondiale, le Canada avait promis des investissements économiques qui s’élèvent à 24 millions d’euros. Pouvez-vous nous parler des étapes accomplies aujourd’hui et nous dire si les perspectives de « Tunisia 2020 » font parties des sujets qui seront évoquées au cours de votre visite ?

KJ : Le Canada a été très actif dans la promotion de cet événement. Mme. Marie-Claude Bibeau, la Ministre Canadienne du Développement International et de la Francophonie était présente à la « Conférence Tunisia 2020 », je l’ai rencontrée aussi à New York en septembre 2017 et je vais la revoir demain pour voir comment nous pouvons ensemble en assurer le suivi. Il y a eu plusieurs annonces, certaines d’entres elles ont été réalisées et il y en a d’autres qui sont en cours d’exécution et qu’on va suivre avec les autres membres du Gouvernement Canadien.

HH : Est-il est envisageable, M. le Ministre,  d’avoir prochainement un attaché culturel à Montréal ?

Au niveau d’Ottawa, on a un diplomate qui s’occupe des affaires culturelles. En ce qui concerne le Consulat de Tunisie à Montréal, l’affectation d’un diplomate qui s’occupera exclusivement des affaires culturelles est à l’étude.

 

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Politique

Khemaies Jhinaoui, le ministre des affaires étrangères rencontre les Tunisiens à Montréal

Hanen Hattab

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Crédit photo Mohamed Nabouli

À peine débarqué à Montréal, le ministre tunisien des affaires étrangères, l’honorable Khemaies Jhinaoui a passé une après-midi avec la communauté tunisienne.

Le ministre tunisien des affaires étrangères, l’honorable Khemaies Jhinaoui a rencontré la communauté tunisienne au centre socio-culturel Dar Ettounssi, le 17 juin 2018, en marge de sa visite officielle au Canada.

Il s’agit de la première visite officielle d’un ministre des affaires étrangères tunisien après la révolution. M. Jhinaoui a été convié par la ministre des Affaires étrangères du Canada, l’honorable Chrystia Freeland. Des séances de travail réunissant le ministre et des membres du gouvernement fédéral et provincial se tiendront les 18 et 19 juin.

Dans l’allocution prononcée à Dar Ettounssi, M. Jhinaoui s’est réjoui d’annoncer que cette rencontre participera à raviver les relations canado-tunisiennes qui datent depuis 1957.

” En mai 2016, le ministre des affaires étrangères précédant M. Stéphane Dion nous a rendu visite afin d’exprimer son appui à la transition démocratique. Nous avons senti dès lors que l’actuel gouvernement canadien s’intéresse à ce qui se passe en Tunisie et à la situation particulière par laquelle passe notre pays.” le ministre tunisien des affaires étrangères, l’honorable Khemaies Jhinaoui.

M. Jhinaoui a fait part des enjeux cruciaux de l’intensification des échanges bilatéraux économiques et universitaires. Sa rencontre avec les ministres et les présidents du parlement du Canada et du parlement québécois œuvrera dans ce sens.

Selon le ministre tunisien, le Canada regorge de modèles sociaux, industriels, culturels, etc., exemplaires qui incitent la Tunisie à lui emboîter le pas. Il a en outre profité de l’occasion pour encourager les Tunisiens à créer des opportunités de coopérations avec les Canadiens dans l’économie, la recherche scientifique et technologique.

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Optimisation des services offerts aux Tunisiens à l’étranger et du nouveau dans le corps consulaire

Le ministère des affaires étrangères tunisien entame prochainement son virage numérique à l’extérieur de la Tunisie. À partir de la conférence des ambassadeurs et des consuls à la fin du mois de juillet 2018, l’outil du rendez-vous à distance sera instauré afin d’optimiser les services et les prestations sociales offerts aux Tunisiens à l’étranger.

Le ministre a annoncé aussi plusieurs réformes qui seront effectuées prochainement pour se rapprocher davantage des citoyens au Canada. M. Jhinaoui a confié que des discussions sont en cours afin de convertir l’actuel consulat de la Tunisie à Montréal en consulat général.

Le nombre des Tunisiens au Canada qui s’élève à environ 32 000 impulse selon la Consule de la République Tunisienne au Canada basée à Montréal Mme Lamia Kedadi Siala, la création d’un espace administratif plus adapté qui optimisera l’accueil des citoyens et facilitera l’exercice des fonctions consulaires.

Un projet d’établissement de fonctionnaires consulaires honoraires dans les régions canadiennes a été aussi dévoilé lors de ce rendez-vous. Pour ce faire, l’ambassadeur de la République Tunisienne au Canada M. Mohamed Imed Torjmane rencontrera les parlementaires canadiens qui pourront recommander les personnes capables de remplir la fonction de consul honoraire.

Les citoyens présents ont pris le temps de partager leurs idées et leurs recommandations avec le ministre avant qu’il se réunisse avec les représentants des différentes représentations des organismes gouvernementaux au Canada.

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