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Économie

Vente de cannabis : le Québec se frotte les mains déjà

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Sauf pour les illégaux, la vente et la consommation du cannabis n’est plus dans l’ombre. Depuis le mercredi 17 octobre, le Canada a rendu légal la drogue sur toute l’étendue de ses territoires et provinces. Cette promesse de Justin Trudeau ne fait pas que des heureux au sein de la population. Au Québec, des commerçants se frottent les mains.

À la faveur de l’ouverture officielle de ses 12 premiers magasins et du lancement du site Web transactionnelSQDC.ca, la Société Québécoise du Cannabis (SQDC) dresse un bilan positif du premier jour d’activité cela s’est bien passé.

Réseau de vente de cannabis en magasins pris d’assaut

Le développement des 12 premiers magasins a été achevé à temps et les magasins ont tous ouvert comme prévu à 10 heures hier matin. La Société prévoyait un trafic important en magasin pour cette importante ouverture et la dotation en personnel a été planifiée en conséquence. Une moyenne de 10 conseillers étaient présents dans chaque magasin pour répondre à la demande importante des clients et deux agents de sécurité étaient sur place pour superviser avec diligence la gestion des files d’attente. Aucun incident majeur n’a été signalé, malgré le grand nombre de personnes créant des files d’attente pouvant aller jusqu’à 4 heures dans certains cas.

Le site Web de la SQDC explose à 450 000 visites

Le site Web transactionnel SQDC.ca était opérationnel à 7 h 30 le mercredi matin , un peu plus de deux heures avant l’ouverture des magasins. Il a été capable de supporter le volume de visites et de transactions, malgré un trafic supérieur aux prévisions. Le site a reçu plus de 450 000 visites en 15 heures (jusqu’à minuit), plus de 7 millions de pages lues et les clients ont pu passer leurs commandes tout au long de la journée. Étant donné le nombre important de commandes dès le début et les risques de grèves tournantes de Postes Canada, une livraison normalement prévue dans un délai de 2 à 5 jours peut, dans un premier temps, être retardée de 5 jours ou plus.

Plus de 42 000 transactions en magasin et en ligne

La SQDC a enregistré plus de 12 500 transactions en magasin et 30 000 commandes en ligne. Ce volume de commandes dépasse de loin les attentes initiales de la SQDC, mais démontre également la fiabilité des systèmes de la Société. Il est à noter qu’il était difficile d’anticiper avec précision le volume des ventes, étant donné le manque de données pour un marché encore illégal il ya 48 heures.

Gestion des stocks et défis d’approvisionnement

Certains produits sont indisponibles sur le site. Compte tenu de l’enthousiasme suscité par la légalisation du cannabis et de la rareté des produits partout au Canada, la SQDC s’attend à d’importants défis d’approvisionnement en magasin à court terme. Pour les achats en ligne plus spécifiquement, nous pouvons nous attendre à davantage de pénuries de produits, en particulier pour les huiles, les gélules, les atomiseurs et les joints pré-laminés. Les prochains jours permettront à la SQDC d’évaluer l’évolution de ses stocks et de gérer l’offre de produits en conséquence.

Source : SQDC

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Actualités

Industrie touristique : faire du Québec « un incontournable » à l’échelle internationale 2020-2025

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Une vue du Château Frontenac, haut lieu touristique, est un célèbre hôtel de Québec situé dans le Vieux-Québec surplombant le fleuve Saint-Laurent.

Tourisme Québec a fait un bilan favorable de sa rencontre à Trois-Rivières, lundi, avec les quelque 80 représentants d’entreprise qui étaient rassemblés au Musée Pop afin de participer à des ateliers de réflexion et de faire part de leurs idées pour stimuler la croissance de l’industrie touristique québécoise. Cette activité marquait le sixième arrêt de la tournée de consultation de l’industrie touristique entamée par la ministre en février 2019.

À cette occasion, la ministre du Tourisme Caroline Proulx a rencontré des élus locaux et régionaux ainsi que des dirigeants des principales associations touristiques. « Ensemble, nous souhaitons poursuivre notre ascension et faire du Québec une destination de choix pour les visiteurs de toutes provenances, en plus d’accroître la venue de touristes internationaux », fait-elle valoir.

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Ces rencontres auraient permis d’aborder avec eux les enjeux auxquels fait face leur région et d’échanger sur leur vision et leurs ambitions visant à faire du tourisme au Québec « un incontournable » à l’échelle internationale.

Comment demeurer des leaders dans l’industrie touristique?

Selon Mme Proulx, les entreprises touristiques de la Mauricie ont fait ressortir des points extrêmement intéressants au cours de la consultation. Leurs propositions, souligne-t-elle, concourront sans aucun doute à renforcer l’offre de cette région reconnue pour le tourisme de nature et d’aventure. « Je suis convaincue qu’au terme de cette tournée, nous aurons déjà une vue d’ensemble des avenues à explorer pour appuyer nos entreprises et faire en sorte qu’elles demeurent des leaders dans leur domaine », a déclaré la ministre québécoise du Tourisme.

À lire aussi : 12 millions de visiteurs au Canada en trois mois, deux provinces se démarquent…

Rappelons que cette tournée, qui comprend 18 arrêts à travers le Québec, constitue la première étape d’une importante démarche de consultation dont l’objectif est d’alimenter les travaux d’élaboration de la stratégie de croissance économique de l’industrie touristique 2020-2025, qui sera dévoilée lors des Assises du Tourisme 2020.

La démarche de consultation comprend les phases suivantes :

  • Tournée des régions.
  • Présentation des constats de la tournée des régions et validation des orientations envisagées auprès de l’industrie touristique, lors des Assises du Tourisme 2019.
  • Appel de mémoires, d’avis et de commentaires.
  • Rencontres de groupes de travail mixtes (représentants du ministère du Tourisme, de l’industrie, de ministères et d’organismes partenaires, etc.).
  • Consultations ciblées.
  • Dates des prochaines consultations régionales :
DateRégion touristiqueVille
22 marsQuébecQuébec
28 marsSaguenay-Lac-Saint-JeanAlma
29 marsManicouagan et DuplessisSept-Îles
1er avrilCharlevoixBaie-Saint-Paul
5 avrilChaudière-AppalachesLévis
8 avrilBas-Saint-Laurent et GaspésieMatane
9 avrilÎles-de-la-MadeleineCap-aux-Meules
15 avrilMontréalMontréal
16 avrilCantons-de-l’EstSherbrooke
24 avrilMontérégieSaint-Jean-sur-Richelieu
25 avrilLaurentidesMont-Tremblant
26 avrilOutaouaisGatineau
  • Les entreprises qui souhaitent participer à l’activité de consultation se déroulant dans leur région peuvent signifier leur intérêt en remplissant le formulaire prévu dans le site Web du ministère du Tourisme.

À voir : Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020

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Culture

Semaine du français au travail : la FTQ en action pour la francisation des entreprises au Québec

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Photo FTQ

Dans le cadre de la Semaine du français au travail, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), en collaboration avec le Secrétariat à la promotion et à la valorisation de la langue française du ministère de la Culture et des Communications, présente cette année une exposition qui retrace les 50 ans d’actions de la FTQ en matière de francisation.

« La FTQ est fière du chemin parcouru, bien que, encore aujourd’hui, le français reste menacé par l’envahissement de l’anglais dans le monde du travail et dans notre quotidien. Plus que jamais, il faut se retrousser les manches et prendre des actions pour imposer le français dans nos milieux », déclare le président de la centrale syndicale FTQ, Daniel Boyer.

« Le français reste menacé par l’envahissement de l’anglais »

La francisation des entreprises n’étant pas une « tâche facile », pour y répondre, la FTQ annonçait dans les années 1980 la création de son service permanent de la francisation qui coordonne les actions de la FTQ en matière de francisation. Il s’agissait entre autres, de rencontre annuelle de francisation, du bulletin Travailler en français, d’une campagne d’affichage et de sensibilisation dans les milieux de travail ou soutien aux comités de francisation.

À lire aussi : La Société St-Jean Baptiste, pour un Québec libre et francophone

C’est en novembre 1969, lors du 11e Congrès de la FTQ, que les délégués ont ratifié la première politique linguistique de la FTQ affirmant que « le français doit devenir la langue de travail normale et courante à tous les paliers de l’activité économique au Québec », indique un communiqué de la centrale syndicale.

« Revendiquer le respect de notre langue qu’est le français »

Selon la plus grande centrale syndicale au Québec (FTQ), qui représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses, les défis que représente la francisation dans les milieux de travail et dans la société en général sont immenses. « Plus que jamais, il faut serrer les rangs et ne pas hésiter à revendiquer le respect de notre langue qu’est le français », a souhaité M. Boyer, martelant que la mondialisation exerce une « immense pression » sur « nos sociétés et nos organisations ». « C’est pourquoi, encourage le président de la FTQ, il ne faut pas hésiter à revendiquer le respect de notre langue commune ».

À lire aussi : Francisation : l’OQLF lance les Mérites du français 2019

C’est le lieu d’indiquer que cette exposition sur la francisation qui se tiendra dans le hall du Fonds de solidarité de la FTQ, situé au 545, boulevard Crémazie Est à Montréal, intervient deux jours avant la Journée internationale de la Francophonie, célébrée le 20 mars chaque année.

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Économie

Le Québec peine à redresser sa productivité

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Le Centre sur la productivité et la prospérité (CPP) de HEC Montréal a publié, ce lundi 18 mars, une étude, le fruit de 10 ans de travail, sur la croissance économique au Québec. À la lumière du bilan peu satisfaisant de la province, les chercheurs proposent des recommandations pour remonter la pente en matière de productivité.

L’étude a été réalisée afin de « sensibiliser les décideurs au défi de la productivité et à son impact sur la prospérité économique du Québec », expose Robert Gagné, directeur du CPP.

Cette dixième édition du Bilan Productivité et prospérité au Québec révèle que le rendement économique de la province demeure aussi préoccupant. Portant sur les dix dernière années, l’étude fait le constat alarmant que la productivité et la prospérité ont été particulièrement lentes durant 30 ans.

En se chiffrant à 0,1% durant les quatre dernières années, le taux de croissance annuelle moyenne de la productivité au travail illustre la situation actuelle.

Cette stagnation de la productivité a des effets sur le niveau de vie du Québécois. En effet, le revenu disponible moyen par habitant demeure parmi les plus bas à l’échelle du pays. En 2017, il s’est chiffré à 28 455 $ .

À ce propos Jonathan Deslauriers, directeur adjoint au CPP rajoute que « faute d’une prospérité économique adéquate, la majorité des ménages dispose de moins d’argent pour consommer et épargner. »

Les solutions proposées par l’étude

Le bilan se conclu par la proposition de trois champs d’action qui visent à accroître la productivité au Québec, soit : Investir en éducation, stimuler l’investissement privé et favoriser l’innovation.

Il a été important de comparer les investissements du Québec en matière de recherche et développement par rapport aux autres pays occidentaux. « En 2016, la province a consacré 2 171 $ par emploi à la R-D, un effort nettement moins substantiel que celui déployé par des pays tels que la Finlande, la Suède ou le Danemark, qui dépensent jusqu’à 90 % de plus que le Québec en R-D. »

Lire aussi : Au Québec, l’emploi a augmenté de 14 900 et de 36 900 en Ontario

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