Suivez-nous

Santé

La viande rouge augmente les risques de décès prématuré

Hanen Hattab

Publié

le

Crédit photo Pixabay

Plus on mange les viandes rouges, plus on risque d’attraper des maladies graves.

Une recherche menée par Division of Cancer Epidemiology and Genetics et le National Cancer Institute, aux États-Unis, a apporté une nième preuve sur les méfaits des viandes rouges. L’étude a été publiée dans le journal The BMJ (the British Medical Journal), le 9 mai 2017.

Les chercheurs ont étudié plus de 536 000 hommes et femmes, âgés de 50 à 71 ans, en suivant leurs alimentations et leurs états de santé, pendant une moyenne de 16 ans. Et ce, en enregistrant l’apport des viandes rouges entière, transformée et non transformée (boeuf, agneau et porc) et celui des viandes blanches (volaille et poisson).

Comparativement au 1/5 des personnes qui mangeaient moins de viande rouge, le 1/5 de ceux qui en avaient le plus consommé avaient 26% de risque de décès provoqué par diverses maladies. La consommation élevée de viande rouge a augmenté le taux de mortalité des personnes atteintes du cancer, des maladies cardiaques, des maladies respiratoires, des accidents vasculaires cérébraux, du diabète, des infections, de la maladie d’Alzheimer, des maladies rénales et des maladies du foie.

La viande blanche, surtout celle non transformée, s’est révélée, par ailleurs, bonne pour la santé. Les chercheurs ont constaté que ceux qui mangeaient plus de viandes blanches ont vu, leurs risques de décéder de diverses maladies, réduire de 25 % par rapport à ceux qui en mangeaient moins.

« Il s’agit d’une étude d’observation », a précisé l’auteur principal, Arash Etemadi, épidémiologiste de l’Institut national du cancer « , au New York Times ; et nous ne pouvons pas déterminer si la viande rouge est réellement en rapport direct avec les observations enregistrées. Mais nous avons un suivi de 16 ans, et nous avons eu des chiffres qui permettent d’examiner différentes causes, ce qui nous permet de constater que cela se produit dans plusieurs cas.

Lien vers l’étude : http://www.bmj.com/content/357/bmj.j1957

Crédit photo:
Crédit photo Pixabay

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Santé

Les rats envahissent Montréal

Publié

le

Oui, il paraît que Montréal est le nouveau New York. Et ce n’est pas parce que son lifestyle est devenu plus effervescent. Au downtown, quand tu croises un chantier, il y a de fortes chances de tomber sur des rats. Vu l’incroyable augmentation des travaux partout, faut-il en conclure qu’on est déjà envahi !  

Les services de la Ville ont remarqué l’augmentation des appels liés à la présence de rats. Rappelons qu’il s’agit du bureau que les Montréalais peuvent appeler pour s’informer ou déposer une plainte concernant un service de l’administration municipale.

Joignable par téléphone au 311, le service reçoit depuis trois ans plus d’appels de la part de citoyens touchés par la prolifération des rats. À la fin de juillet 2018, le service a reçu 558 appels. Le nombre des appels aurait en effet atteint une moyenne annuelle de 888 appels.

À savoir aussi : Selon un article du Huffpost, en 2017, les experts en extermination ont estimé la présence d’une population de 4 millions de rats.

Ensemble Montréal s’attaque aux causes de multiplication des rats

À New York, la métropole la plus touchée par ce fléau, le problème de l’invasion des rats est lié principalement à l’hygiène.

Ensemble Montréal, a déclaré ce mercredi, 10 octobre que dans la métropole, ce sont les chantiers qui causent leur prolifération. Le parti met l’accent sur le phénomène après avoir consulté des experts. L’intention d’Ensemble Montréal est de proposer un plan de lutte contre les rats. Cette motion sera déposée la semaine prochaine lors du prochain conseil municipal.

À ce sujet, le parti fait remarquer que la Ville ne déploie pas une stratégie efficace de lutte contre les rats. Lionel Perez, chef d’Ensemble Montréal rapporte que la Ville procède « de manière ponctuelle ». Et ce « en répondant tant bien que mal aux plaintes de citoyens adressées au service 311 », a-t-il précisé.

Les mesures proposées par Ensemble Montréal pour résoudre ce problème sont les suivantes :

  • la mise en place, lors de travaux impliquant l’ouverture du système d’égouts, d’une procédure de dératisation systématique pendant la durée des travaux;
  • la révision du système de gestion des déchets domestiques et commerciaux (heures de collectes, conteneurs, etc.) afin de réduire la présence des rats et d’améliorer la propreté dans les lieux publics;
  • un programme de remplacement progressif des poubelles ouvertes dans les lieux publics par des poubelles fermées.

Source : Ville de Montréal – Opposition officielle à l’Hôtel de Ville de Montréal

Lire aussi : Logements insalubres, Montréal au pied du mûr

Lire la suite

Santé

Cannabis comestible, l’industrie du Québec se prépare

Publié

le

Biscuits, chocolats et bière brassée avec de la marijuana ne tarderont pas à se trouver sur les rayons des magasins. La province s’organise pour instaurer l’écosystème des produits dérivés à base de cannabis en s’inspirant des voisins.

Alors que la loi C-45 sera adoptée cet octobre, les aliments à base de cannabis seront légalisés après un an. Ainsi, cette période permettra aux entreprises québécoises de se préparer au nouveau marché.

Un écosystème en marche

Des acteurs de l’industrie alimentaire du Québec se réuniront prochainement pour s’y mettre. Le 31 octobre prochain se tiendra un événement sur l’encadrement, la réglementation, la R&D dans ce nouveau secteur.

C’est un rendez-vous organisé par le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ). Les participants auront notamment l’occasion de découvrir les dernières tendances en la matière.

« L’approche concertée est dorénavant plus que nécessaire afin de se préparer à l’ouverture du marché aux produits comestibles avec du cannabis. » Sylvie Cloutier, présidente-directrice générale du CTAQ.

Produits dérivés à base de cannabis : S’inspirer des voisins

L’événement titré « Go / No Go : Écosystème du cannabis comestible » tirera profit de l’expérience américaine. L’état du Colorado a particulièrement une longueur d’avance dans la production de ces produits.

Parmi les conférenciers américains qui seront présents à l’événement :

  • Mme Peggy Moore, présidente du conseil d’administration de la Cannabis Business Alliance du Colorado. Elle est aussi propriétaire de Love’s Oven, une entreprise de transformation de produits comestibles médicaux.
  • Mme Keri-Jon Wilson fondatrice de Pot&Pan Artisan Edibles à Portland, Maine. L’entreprise fabrique des produits comestibles au cannabis sur mesure pour une clientèle vulnérable.

Les participants profiteront notamment des présentations qui expliciteront le cadre de la réglementation au Québec.

Pour en savoir plus sur : Go / No go : Écosystème du cannabis comestible

Lire aussi : Cannabis : la SQDC confirme l’ouverture de 14 succursales au Québec, dont trois à Montréal

Lire la suite

Santé

Conditions hygiéniques alarmantes aux CHSLD

Publié

le

C’est le moins qu’on puisse dire en effet ! Les chiffres publiés aujourd’hui par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) en disent long sur les conditions hygiéniques des malades aux CHSLD.

L’alarme de la FTQ a été sonnée lundi, 10 septembre, devant l’Assemblée nationale.

Pour dépeindre la réalité des travailleurs de la santé, la fédération a révélé des chiffres révoltants sur la productivité du personnel.

Les personnes préposées aux bénéficiaires sont très submergées par le travail. La situation a des effets négatifs sur leurs qualités de vie et sur celles des patients.

« Non seulement la pénurie de personnel est plus grave que jamais, mais le taux d’absentéisme pour cause de maladie ou de blessure ne cesse de croître depuis la mise en place de la réforme Barrette », indique Sylvie Nelson, la présidente du SQEES-FTQ.

Les malades, les autres victimes de la réforme Barette

Une procédure déployée par le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES), a révélé que le personnel ne parvient pas à finir toutes ses tâches.

La liste des tâches non accomplies est la suivante :

  •     543 bains
  •     542 toilettes partielles (lavage à la débarbouillette)
  •     725 lits non faits ou literies non changées
  •     657 repositionnements de bénéficiaires
  •     937 nettoyages de surfaces (tables, fauteuils roulants, etc.)
  •     761 tournées de changement de culottes d’incontinence
  •     824 promenades de résidents et résidentes
  •     503 rasages de barbe
  •     463 coupes d’ongles

« Les causes principales des tâches non faites par les personnes préposées sont le sous-effectif et le non-remplacement des absences (423 fois), ainsi que l’appel au personnel d’agence (78 fois) qui a comme conséquence de ralentir la cadence de travail. » La FTQ.

Mme Nelson a affirmé que ce n’est « qu’un mince échantillon de ce qui se passe dans nos établissements de santé ». « Le Conseil pour la protection des malades a bien raison d’aller de l’avant avec sa demande de recours collectif », a- t-elle réagi.

Pour remédier à cette situation, la FTQ propose plusieurs solutions, en outre l’élimination progressive du personnel d’agence. Sa compagne Humanisons nos tâches vise notamment le personnel travaillant dans d’autres départements.

Source : FTQ

Lire la suite

en-avant