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Santé

La viande rouge augmente les risques de décès prématuré

Hanen Hattab

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Plus on mange les viandes rouges, plus on risque d’attraper des maladies graves.

Une recherche menée par Division of Cancer Epidemiology and Genetics et le National Cancer Institute, aux États-Unis, a apporté une nième preuve sur les méfaits des viandes rouges. L’étude a été publiée dans le journal The BMJ (the British Medical Journal), le 9 mai 2017.

Les chercheurs ont étudié plus de 536 000 hommes et femmes, âgés de 50 à 71 ans, en suivant leurs alimentations et leurs états de santé, pendant une moyenne de 16 ans. Et ce, en enregistrant l’apport des viandes rouges entière, transformée et non transformée (boeuf, agneau et porc) et celui des viandes blanches (volaille et poisson).

Comparativement au 1/5 des personnes qui mangeaient moins de viande rouge, le 1/5 de ceux qui en avaient le plus consommé avaient 26% de risque de décès provoqué par diverses maladies. La consommation élevée de viande rouge a augmenté le taux de mortalité des personnes atteintes du cancer, des maladies cardiaques, des maladies respiratoires, des accidents vasculaires cérébraux, du diabète, des infections, de la maladie d’Alzheimer, des maladies rénales et des maladies du foie.

La viande blanche, surtout celle non transformée, s’est révélée, par ailleurs, bonne pour la santé. Les chercheurs ont constaté que ceux qui mangeaient plus de viandes blanches ont vu, leurs risques de décéder de diverses maladies, réduire de 25 % par rapport à ceux qui en mangeaient moins.

« Il s’agit d’une étude d’observation », a précisé l’auteur principal, Arash Etemadi, épidémiologiste de l’Institut national du cancer « , au New York Times ; et nous ne pouvons pas déterminer si la viande rouge est réellement en rapport direct avec les observations enregistrées. Mais nous avons un suivi de 16 ans, et nous avons eu des chiffres qui permettent d’examiner différentes causes, ce qui nous permet de constater que cela se produit dans plusieurs cas.

Lien vers l’étude : http://www.bmj.com/content/357/bmj.j1957

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Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Santé

Une découverte québécoise accélèrera la détection des maladies

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Une équipe formée par des chercheurs de Polytechnique Montréal et de l’Université McGill a fait une avancée importante qui optimisera entre autres la recherche en biologie du cancer.

Thomas Gervais, professeur agrégé au Département de génie physique de Polytechnique Montréal.

Le Pr Thomas Gervais, du Département de génie physique de Polytechnique Montréal, ainsi que ses étudiants au doctorat Pierre-Alexandre Goyette (génie biomédical) et Étienne Boulais (génie physique) ont mis au point, avec la collaboration de l’équipe du Pr David Juncker, du Département de génie biomédical de l’Université McGill, un nouveau procédé microfluidique visant l’automatisation de la détection de protéines par des anticorps.

Le groupe de chercheurs a, par la même occasion, adapté une théorie mathématique récente permettant la modélisation du procédé.

Miniaturisation et optimisation des instruments d’analyses biologiques

Ces travaux, qui font l’objet d’une publication dans la prestigieuse revue Nature Communications, annoncent l’avènement prochain de nouveaux instruments portatifs pour accélérer le processus de criblage et l’analyse de molécules dans les laboratoires de biologie, dans le but notamment d’accélérer la recherche en biologie du cancer.

Qu’est-ce que la microfluidique?

Communément appelés « laboratoires sur puce », les systèmes microfluidiques permettent l’étude et l’analyse d’échantillons chimiques ou biologiques à très petite échelle. Ils remplacent désormais les très coûteux et volumineux instruments servant aux analyses biologiques traditionnelles.

Classée en 2001 parmi les « dix techniques émergentes qui vont changer le monde » par la Technology Review du MIT, la microfluidique est considérée comme une révolution pour la biologie et la chimie. Elle est comparée à ce que les microprocesseurs ont fait vivre au domaine de l’électronique et de l’informatique.

Un dispositif qui permet de « détecter différentes molécules dans un même échantillon »

Le dispositif, créé par l’équipe Montréalaise, se présente sous forme d’une petite sonde, fabriquée en résine par un procédé d’impression 3D, et reliée à un système de pompes et d’injecteurs.

Dispositif microfluidique fabriqué par impression 3D et images de motifs microscopiques de fluides créés à l’aide de solutions fluorescentes.

« L’expertise de l’équipe du Pr Juncker en détection de protéines par des anticorps immobilisés sur une surface a été précieuse pour gérer les aspects biologiques de ce projet », souligne M. Boulais, doctorant en génie biomédical.

Le dispositif autorise l’utilisation simultanée de plusieurs réactifs pour détecter différentes molécules dans un même échantillon, ce qui fait gagner un temps précieux aux biologistes.

« Les résultats obtenus avec des essais nous ont permis de valider l’exactitude des modèles développés par mon collègue Étienne », affirme M. Boulais.

Lire aussi : Cet élève québécois a créé une solution qui diminue l’attente aux hôpitaux

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Santé

Des chercheurs israéliens ont imprimé un cœur humain en 3D

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Les avancées de la bio-impression témoignent que la fabrication des organes humains n’est plus de l’ordre de la science-fiction.  

Des chercheurs de l’université de Tel-Aviv ont publié une étude dans la revue scientifique Advanced Science qui présente un procédé de fabrication de structures cellulaires entières avec leurs principaux vaisseaux, permettant de constituer un cœur.

La technologie de bio-impression a été présentée ce lundi, 15 avril, lors d’un point de presse à Tel-Aviv en Israel. L’étude indique que le prototype du cœur humain imprimé en 3D a été fabriqué à partir de cellules souches d’un patient.

L’équipe a affirmé qu’il s’agit d’une avancée scientifique majeure qui servira au traitement des maladies cardiovasculaires et la prévention du rejet des greffes cardiaques. Les chercheurs ont précisé que l’organe est biocompatible et qu’ils envisagent probablement d’effectuer des greffes sur des animaux.

La vidéo suivante montre le procédé d’impression du cœur de petite taille plongé dans un liquide.

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Actualités

Des infirmières excédées des heures supplémentaires, Québec appelle les retraités à la rescousse le 8 avril

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La Fédération interprofessionnelle de la Santé du Québec (FIQ), a lancé un appel aujourd’hui, mardi 2 avril, pour demander à ses professionnels notamment les infirmières de ne pas faire d’heures supplémentaires obligatoires le 8 avril prochain. Face à cette action syndicale, le ministère de la Santé et des services sociaux a décidé de faire appel aux retraités et retraitées du réseau.

Afin que l’action du 8 avril se “déroule bien”, Danielle McCann, ministre de la Santé, a invité tous les établissements de santé et de services sociaux à se préparer dès maintenant. « Je demande aux PDG des établissements de faire appel à toutes les ressources disponibles, même à ceux et à celles qui ont quitté le réseau, pour venir aider leurs collègues », a lancé Mme McCann.

« Je dis à nos  retraités et retraitées : revenez pour aider vos collègues! On a besoin de vous! »

– Danielle McCann, ministre de la Santé et des services sociaux

À lire :Montréal, plaque tournante de la profession infirmière en Occident ?

Si la ministre de la Santé et des services sociaux dit partager l’objectif des professionnels de la santé, elle soutient qu’elle travaille déjà à mettre fin au Temps supplémentaire obligatoire (TSO) au cours de son mandat. « C’est un engagement ferme », a-t-elle affirmé.

Les libéraux ont “déstabilisé” le réseau de la Santé…

Danielle McCann a annoncé l’ajout de 200 millions de dollars en 2019 afin d’embaucher du personnel soignant dans les CHSLD, les hôpitaux et d’autres établissements. « C’est un pas énorme dans la bonne direction. En travaillant ensemble, on va y arriver! J’ai rencontré la FIQ à de nombreuses reprises depuis que je suis en poste », a fait valoir la ministre de la Santé et des Services Sociaux.

La ministre McCann tient à rappeler que la santé et la sécurité des patients ne doivent en aucun cas être mises en péril par le geste symbolique de la FIQ. D’après elle, le recours au temps supplémentaire obligatoire (TSO) fait partie des obligations professionnelles des infirmières.

La ministre caquiste a accusé l’ancien gouvernement libéral dirigé par Philippe Couillard d’avoir “déstabilisé” le réseau de la Santé avec une réforme. « Notre gouvernement [celui de François Legault] travaille fort pour redonner de l’oxygène aux professionnels de la santé, pour réparer notre réseau. Nous avons besoin de l’effort de tout le monde pour soutenir notre personnel, incluant nos infirmiers et nos infirmières qui ont quitté le réseau au cours des dernières années. Qu’ils reviennent nous aider, aider leurs collègues, aider les Québécois! », a plaidé Danielle McCann.

À lire aussi : Infirmier, un métier toujours populaire au Québec

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