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Société

Violence conjugale, Québec lance un nouveau Plan d’action pour agir

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Capture d'écran du Plan d'action gouvernemental contre la violence conjugale au Québec

En 2015, les infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal représentent près du tiers de tous les crimes commis envers la personne au Québec et les femmes sont les victimes dans une proportion de 78 %. Dans près de 50 % des cas, les auteurs présumés sont les conjoints ou conjointes des victimes, tandis que 32,6 % sont les ex-conjoints ou ex-conjointes et 10,3 % sont les amis ou amies intimes.

La violence conjugale se caractérise par une série d’actes répétitifs, qui se produisent généralement selon une courbe ascendante. Elle comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique. Dans le but de renforcer le travail de prévention, d’information et de sensibilisation de la population; un nouveau Plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale 2018-2023 a été lancé vendredi 10 août.

Une société qui se veut égalitaire comme la nôtre ne peut tolérer la persistance de la violence conjugale. L’élimination de cette problématique sociétale majeure repose d’abord et avant tout sur des rapports d’égalité entre les sexes

– Hélène David, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Condition féminine.

Ce 4e plan d’action, depuis l’adoption de la Politique d’intervention en matière de violence conjugale en 1995, propose 56 nouveaux engagements visant à consolider et à bonifier l’action gouvernementale sur des enjeux jugés prioritaires ou émergents.

« Au fil des dernières décennies, nous avons accompli des progrès notables dans notre lutte pour contrer la violence conjugale. Cette violence qui se caractérise par une dynamique de contrôle et de domination doit continuer à faire l’objet d’interventions ciblées de la part du gouvernement », a déclaré Mme David à l’occasion du lancement du plan d’action gouvernemental qui, au dire de la ministre, « propose des solutions concrètes aux enjeux qui ont été soulevés dans les mémoires reçus et lors des diverses rencontres de consultation tenues auprès de nos partenaires des milieux publics, parapublics et communautaires ».

Les jeunes adultes de 18 à 29 ans affichent des taux de victimisation largement supérieurs à ceux des autres groupes d’âges.

Le Plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale prévoit notamment favoriser un traitement judiciaire prioritaire des dossiers en violence conjugale. Il rendra aussi disponible un soutien pour les organismes qui interviennent en violence conjugale, notamment les maisons d’hébergement, souhaitant adapter leurs services aux réalités de plus en plus complexes des personnes requérant leurs services, et ce, y compris en régions éloignées.

Nous serons collectivement mieux outillés pour soutenir les personnes victimes et pour lutter contre la violence conjugale au Québec, qui, rappelons-le, constitue un acte criminel qui doit d’être dénoncé

– Stéphanie Vallée, ministre de la Justice et procureure générale du Québec.

De son côté, Stéphanie Vallée, ministre de la Justice et procureure générale du Québec, soutient que la mobilisation des intervenants et des intervenantes du milieu judiciaire et communautaire, qui s’exprime à travers la série de mesures et d’actions structurantes insérées dans ce plan, favorisera une prise en charge plus efficiente des besoins des personnes victimes de violence conjugale dans le système judiciaire québécois.

Au total, plus de 600 M$ seront investis par la vingtaine de ministères et organismes gouvernementaux qui se sont engagés à agir contre la violence conjugale ces cinq prochaines années. De cette somme, 86 M$ seront consacrés à la mise en œuvre des 56 nouvelles actions et près de 520 M$ permettront la réalisation des actions récurrentes.

Éducation

Embellissement : 140 écoles au Québec deviendront plus belles pour la rentrée scolaire 2019-2020 – la liste…

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Des milliers d’élèves québécois du préscolaire et du primaire pourront profiter de cours d’école plus attrayantes dès la prochaine rentrée scolaire grâce à un investissement gouvernemental de 3 millions de dollars annoncé par le gouvernement du Québec. Au total, 140 établissements scolaires, répartis dans 49 Commissions scolaires, bénéficieront de la mesure d’embellissement.

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, en a fait l’annonce aujourd’hui, vendredi 17 mai, lors de son passage à l’école alternative des Quatre-Saisons de la Commission scolaire Marie-Victorin. Cet établissement recevra d’ailleurs un montant de 25 000 $ qui lui permettra d’aménager un terrain multisport synthétique ainsi qu’un mobilier urbain avec arbres et arbustes. « En rendant les milieux de vie encore plus dynamiques, nous développons leur envie de bouger et leur envie de fréquenter l’école, ce qui contribue à leur réussite », a-t-il souligné.

À lire : L’école l’Accueil de Scott : entre calvaire et hémorragie financière…

Cette aide financière est accordée dans le cadre de la mesure Embellissement des cours d’école pour l’année scolaire 2018‑2019 du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Profitant de l’occasion, Jean-François Roberge a rappelé que les écoles primaires devront offrir quotidiennement deux périodes de récréation d’au moins 20 minutes chacune, et ce, dès la prochaine rentrée scolaire. « Plus tôt cette année, nous avons annoncé que tous les élèves du préscolaire et du primaire bénéficieraient de deux périodes de 20 minutes obligatoires de récréation chaque jour, et ce, à compter de la rentrée 2019 », a insisté le ministre de l’Éducation.

L’importance d’avoir de belles écoles…

Grâce aux investissements réalisés pour l’embellissement des cours d’école, les élèves auront accès à des installations de qualité desquelles ils pourront profiter pleinement. « Depuis le jour 1 de notre gouvernement, nous insistons sur l’importance d’avoir de belles écoles, de beaux milieux pour nos élèves », a fait valoir M. Roberge.

Liste des écoles qui bénéficieront de la mesure Embellissement en 2019

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Affaires judiciaires

Mandats d’aide juridique : un premier Guide au Québec pour les avocats de pratique privée

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Le Jeune Barreau de Montréal (JBM), a lancé aujourd’hui vendredi 17 mai, le Guide d’organisation du travail et de facturation pour les avocats et avocates de pratique privée acceptant les mandats d’aide juridique : Guide des avocats vers l’aide juridique, ainsi qu’un Registre des experts pouvant agir devant les tribunaux et qui acceptent les mandats d’aide juridique.

Le Guide des avocats vers l’aide juridique aidera les avocats à travers le cheminement d’un dossier d’aide juridique, de l’inscription à titre d’avocats acceptant des mandats d’aide juridique, en passant par la vérification de l’admissibilité d’un client, jusqu’au processus de facturation.

Le Registre, contenant une centaine d’experts de divers domaines ayant déjà agi devant les tribunaux à l’occasion d’un mandat d’aide juridique, permettra aux avocats de trouver des ressources dans le cadre de leurs mandats.

Me Jonathan Pierre Étienne, président du JBM, indique que « les avocats des secteurs public et privé jouent tous un rôle fondamental dans l’offre de services juridiques et il importe d’assurer la pérennité de ces deux composantes de notre système. « C’est dans cette perspective que nous lançons le Guide des avocats vers l’aide juridique afin que plus d’avocats acceptent des mandats d’aide juridique », a-t-il indiqué.

Un Guide pour une plus grande accessibilité à la justice

Selon la ministre de la Justice du Québec, Me Sonia Lebel, « les avocats qui acceptent des mandats d’aide juridique contribuent à rendre la justice plus accessible pour les justiciables. En répondant davantage aux besoins des avocats de pratique privée, ceux-ci seront mieux outillés pour mener à bien leurs mandats. »

À lire : Lueur d’espoir avec AQAADI pour les 18 000 dossiers d’immigration annulés ?

Le président de la Commission des services juridiques (CSJ), Me Yvan Niquette, souligne que « ce Guide est une belle initiative du JBM favorisant une plus grande accessibilité à la justice. Il deviendra un outil indispensable pour tout avocat de la pratique privée qui accepte ou qui songe à accepter des mandats d’aide juridique ».

Depuis plusieurs années, de nombreux besoins quant à la procédure à suivre sont rapportés par les avocats en pratique privée acceptant des mandats d’aide juridique. En 2016, le JBM recommandait notamment la création d’un manuel de facturation à l’intention des avocats de la pratique privée afin de faciliter le processus.

Source : CSJ

À lire : Nouveaux services d’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles au Québec

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Société

Pièges à éviter quand on magasine un service internet

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À l’approche de la période de déménagements plusieurs personnes profitent de l’occasion pour changer de service internet et profiter des nouvelles offres. Or parfois les promotions qui ont l’air intéressantes cachent de mauvaises surprises, alerte le Bureau de la concurrence.

Suite à des plaintes reçues de consommateurs qui ont été mal informés par les vendeurs de services internet, le Bureau de la concurrence a lancé ce vendredi, 17 mai, une alerte consommateurs. Celle-ci porte sur les offres promotionnelles qui font croire aux acheteurs que le prix promotionnel spécial est un prix garanti « pour toujours ».

Les vendeurs ne mentionnent pas que c’est que le rabais mensuel qui est « garanti », et non le prix final. De fait, les consommateurs peuvent se trouver après la signature du contrat avec des augmentations du prix mensuel non prévues.

Voici les conseils du Bureau de la concurrence pour éviter cette situation :

  1. Demandez si le prix promotionnel s’applique uniquement aux nouveaux clients. Demandez quel sera le prix habituel après la promotion.
  2. Connaissez les modalités principales de votre entente. Lisez les petits caractères sur les publicités en ligne ou sur les dépliants. Les entreprises y précisent souvent que le prix des services peut augmenter pendant la période d’engagement du client.
  3. Lisez votre entente de service attentivement. Demandez toujours une copie des modalités de service et lisez-les attentivement. Obtenez vos soumissions par écrit. Vérifiez si on vous facturera des frais si vous mettez fin à votre abonnement avant la date prévue.
  4. Souvenez-vous que vous avez peut-être droit à un délai de réflexion. Lorsque vous signez un contrat pour obtenir un produit ou un service auprès d’un vendeur qui cogne à votre porte, vous pourriez avoir droit à un certain nombre de jours pour annuler l’entente sans donner de raison et sans pénalité. Le nombre de jours varie.
  5. Gardez tous les documents. Certaines publicités visent une région ou une période spécifique, donc les autorités n’ont peut-être pas accès à la publicité en question. Lorsque c’est possible, gardez une copie des publicités numériques ou imprimées, des courriels échangés avec un représentant de vente d’un fournisseur de services de télécommunications et des documents relatifs aux indications données de vive voix au moment de signer le contrat; envoyez-les lorsque vous formulez une plainte.

Source : Bureau de la concurrence

Lire aussi : Les Québécois, ces consommateurs bien avisés

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