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Violences sexuelles : lueur d’espoir sur les campus québécois

Baba-Idriss FOFANA

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Début novembre, un projet de loi (nº151) visant à prévenir et à contrer les violences à caractère sexuel, sur les campus universitaires et collégiaux du Québec, a été déposé par la ministre de l’Éducation supérieure et de la Condition féminine, Hélène David. Trois semaines après, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et ses affiliés de l’enseignement supérieur l’ont accueilli favorablement. Il en a été de même pour certains organismes de la place. Mais que dit concrètement ce projet de Loi ?

« Le projet de loi nº151 nous semble fidèle à la Stratégie d’intervention pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel en enseignement supérieur. La CSQ salue la pertinence de plusieurs articles, notamment les mesures de prévention et de sensibilisation, les activités de formation et les modalités applicables pour formuler une plainte », a fait valoir Louise Chabot, présidente de la CSQ, devant les membres de la Commission de la culture et de l’éducation, chargés d’étudier le projet de loi.

Dans son intervention, la présidente a salué l’obligation qui sera faite aux établissements d’enseignement supérieur de se doter d’une politique distincte ayant pour objectif de prévenir et de combattre les violences à caractère sexuel. Si le projet de loi en question prévoit la « création d’un guichet unique » où les victimes pourront s’adresser, quelles seront les politiques à mettre sur pied dans les campus universitaires et collégiaux du Québec ?

Quelle politique pour combattre ces violences sexuelles ?

Contacté par Avant-Première, Marlihan Lopez du Regroupement Québécois des Centres d’Aide et de Lutte Contre les Agressions à Caractère Sexuel (RQCALACS) explique que chaque Institution universitaire et collégiale doit se doter d’une politique de prévention et de lutte contre les violences à caractère sexuel avant le 1er septembre 2019. 

À l’en croire, ces Institutions d’enseignement supérieurs devront offrir des formations destinées aux étudiants, aux professeurs, employés, et à toute leur communauté sur la prévention des agressions sexuelles. « Les établissements auront également à rendre compte au ministère de l’application de cette politique qui devra être distincte des règles déjà instaurées dans les établissements », précise-telle.

Aux dires de l’Agente de liaison, « ce projet de loi est une bonne base sur laquelle travailler ». Raison pour laquelle le RQCALACS s’attend à ce que « l’ensemble des groupes participants agissent de bonne foi afin d’améliorer les aspects concernant l’appui aux survivants et que ceux-ci soient incorporés à la loi ».  « Car, précise-t-elle, la violence sexuelle est une violence systémique ».  « C’est à travers la prévention qu’on va pouvoir faire changer les comportements et certaines attitudes qui banalisent cette violence », souligne Marlihan Lopez.

C’est dans cette optique que Mme Lopez s’est rendue en Commission parlementaire, tout comme la présidente du CSQ, pour non seulement faire des recommandations au projet de loi nº151, mais aussi démontrer l’expertise de certains organismes comme les CALACS dans la prévention des violences à caractère sexuel. « Déjà, nous avons un programme pilote à l’UQAM où une intervenante de l’organisme intervient auprès des victimes et des témoins. C’est un travail de référence que nous avons présenté également pour dire qu’il faut vraiment s’adresser à des organismes qui peuvent aussi répondre aux besoins des survivants de ces agressions », fait valoir l’Agente de liaison du RQCALACS dans une entrevue téléphonique avec Avant-Première.

12 jours d’action pour sensibiliser la population

L’organisme ne compte pas s’arrêter là. En attendant la fin des consultations qui devront aboutir à une éventuelle adoption de la Loi nº151, le RQCALACS et plusieurs groupes de femmes préparent activement les 12 jours d’action (du 25 novembre au 6 décembre) pour l’élimination des violences contre les femmes.

Coordonnée par la Fédération des Femmes du Québec, Marlihan Lopez croit savoir qu’au cours de ces journées les efforts de sensibilisation de la population seront concentrés sur les violences systémiques qui affectent les femmes.  Ce, en mettant en lumière les violences qui affectent les femmes issues d’une minorité dont « on ne parle pas assez souvent ». C’est-à-dire les femmes immigrantes, les femmes autochtones et les femmes en situation de handicap. « On espère que le gouvernement aura une oreille attentive », conclut Mme Lopez.

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Burkina Faso : le Canada « choqué » par la mort de Kirk Woodman

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Les autorités canadiennes ont appris avec « effroi », jeudi 17 janvier, la mort de Kirk Woodman. Le Canadien originaire d’Halifax qui avait été kidnappé par un groupe armé, mardi 15 janvier, a été retrouvé le corps criblé de balles au Burkina Faso, pays d’Afrique de l’Ouest.

Au nom du gouvernement, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a dit que le Canada est « consterné et profondément attristé » que Kirk Woodman, qui avait été enlevé le 15 janvier 2019, ait été tué au Burkina Faso. « Nous offrons nos sincères condoléances à la famille de M. Woodman en cette période extrêmement difficile », a déclaré jeudi 17 janvier Mme Freeland.

Une « période extrêmement difficile »

Selon le ministère burkinabé de la Sécurité, le corps de Kirk Woodman a été retrouvé mercredi 16 janvier, criblé de balles, dans la province d’Oudalan, non loin de la frontière entre le Burkina-Faso et le Niger. Il a ensuite été conduit à Gorom-Gorom avant d’être acheminé à la morgue de l’hôpital de Dori.

« Nous adressons nos sincères condoléances à la famille et aux proches de M. Woodman. C’est une période éprouvante et extrêmement douloureuse pour eux et ils bénéficient du soutien inconditionnel du Canada. Alors qu’ils pleurent cette tragédie, nous demandons que leur vie privée soit respectée. »

– Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères

En attendant, le Canada a condamné les responsables de ce crime odieux. « Nous travaillons avec le gouvernement du Burkina Faso et d’autres partenaires internationaux afin de rechercher les responsables et les traduire en justice », a indiqué la ministre canadienne des Affaires étrangères, tout en soulignant que « la priorité du gouvernement [canadien] est la sécurité et la protection des Canadiens ».

Kirk Woodman a passé 20 ans de sa vie en Afrique de l’Ouest

Pour rappel, Kirk Woodman était un employé de la société minière canadienne Progress Minerals. « M. Woodman était un géologue hautement respecté, dont la carrière s’est étendue sur 30 ans, dont 20 ans en Afrique de l’Ouest », a commenté le patron de Progress Minerals, Adam Spencer, dans un communiqué.

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Commission scolaire English-Montréal, « que la lumière soit faite » sur les allégations

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La Commission scolaire English-Montréal (CSEM) fait l’objet d’une « grosse » enquête ministérielle sur plusieurs allégations portant notamment sur la gestion des ressources matérielles et humaines ainsi que le climat organisationnel à la CSEM.

C’est la plus importante commission scolaire anglophone du Québec. La CSEM, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, compte 77 écoles et centres de formation pour 44 000 élèves. Afin de dresser un portrait objectif et complet des nombreuses allégations portées à la connaissance du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur concernant la gouvernance et la gestion des ressources à la Commission scolaire English-Montréal au cours des dernières années, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, s’est « rapidement » saisi du dossier.

Des « allégations préoccupantes » selon le ministre Roberge

Dans une lettre en date du 15 janvier 2019 et adressée à la Sous-ministre de l’Éducation, le ministre Jean-François Roberge a autorisé l’équipe des enquêtes ministérielles et réseaux du Ministère à mener une enquête à la CSEM sur les situations rapportées. Celles-ci touchent notamment la gestion des ressources matérielles et des ressources humaines ainsi que le climat organisationnel. « Les allégations portées à l’attention du ministère dans les dernières années à propos de la gouvernance et de la gestion des ressources dans ce dossier sont préoccupantes », s’est inquiété M. Roberge.

Cette enquête administrative, déclenchée en vertu des articles 478.3 et 478.4 de la Loi sur l’instruction publique, a pour objectif de dresser un portrait de la situation et de déterminer les actions à prendre, le cas échéant.

Contrairement au gouvernement précédent, le nouveau ministre de l’Éducation dit vouloir agir sans attendre pour nous assurer que les institutions publiques québécoises soient gouvernées et administrées de façon saine et selon les règles d’éthique. « Nous nous devons d’agir rapidement dans l’intérêt de la CSEM et, par conséquent, des élèves, de leurs parents et des membres du personnel », fait valoir Jean-François Roberge, tout en tenant à « maintenir les liens de confiance » qui existent entre la CSEM et la communauté.

Fin des enquêtes au plus tard le 10 septembre 2019

Même si un travail remarquable se fait auprès des élèves de la Commission scolaire English-Montréal, souligne le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, « il serait dommage qu’il soit entaché par des actes qui ne sont pas acceptables sur le plan de l’éthique ».

À en croire la lettre du ministre, les travaux d’enquête doivent prendre fin au plus tard le 10 septembre 2019 et avoir fait l’objet d’un rapport complet à cette date. « De plus, je demande à obtenir un rapport préliminaire des travaux accomplis au plus tard le 3 juin 2019. Par ailleurs, je demande à ce que l’on porte à mon attention immédiate tout constat qui pourrait exiger, dans les circonstances, qu’une mesure soit prise avant la fin des travaux », s’est voulu on ne peut plus clair le ministre Roberge dans sa lettre.

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« L’appel à lâcher prise », la nouvelle vitrine du tourisme québécois

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Le Québec est riche de destinations culturelles et naturelles que le spectateur découvrira très prochainement à travers une nouvelle série dont la bande sonore sera sublimée par la voix de Charlotte Cardin.

La nouvelle série nommée « L’appel à lâcher prise » mettra en valeur le Québec comme destination touristique. Il s’agit du nouveau projet promotionnel de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec.

La série présente 8 épisodes de 3 à 5 minutes qui mettent en vedette 2 duos de voyageurs au Québec. Les 4 premiers épisodes présentent les échappées des deux globetrotters français Alex Vizéo et Steven Herteleer. Sandra Rodriguez et sa fille Paola Franqui racontent leurs aventures au Québec dans les quatre épisodes qui suivent. À l’automne prochain, l’acteur et blogueur mexicain, Alan Estrada fera découvrir ce que recèle la province pour les voyageurs de l’hiver.

En plus de faire connaître les acteurs de l’industrie, appelés par l’alliance les originaux, le but de cette campagne est de promouvoir le Québec comme destination de bien-être et de découvertes émotives. D’où le titre de la série.

« Le Québec n’est pas une simple destination : c’est une invitation à lâcher prise et à se reconnecter à ce qui compte vraiment », dépeint Martin Soucy, président de l’alliance.

Présenté par la plateforme Québec Original, le premier épisode sortira ce vendredi, 18 janvier. Tous les épisodes seront en ligne sur la chaîne YouTube de Québec Original, dès le 6 mars prochain.

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