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Visiter son futur condo en réalité immersive inédite en Amérique

Hanen Hattab

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Crédit photo McGill Immobilier

Les clients de McGill Immobilier bénéficient désormais d’un service doté d’un nouveau type de parcours 3D immersif. Avec sa plateforme CANVAS, dévoilée le 8 mai 2018, l’entreprise entame un tournant important dans la dématérialisation des processus de vente.

Les milléniaux font le beau temps de l’immobilier canadien. Selon une étude nationale récente commandée par Genworth Canada, les 20-35 ans accèdent à la propriété plus que leur aînée, et 30% ont l’intention d’acquérir une maison dans les deux prochaines années.

Une avancée technologique, lancée aujourd’hui, révolutionne le magasinage de propriété. Elle interpelle particulièrement la génération biberonnée aux jeux vidéo et au service personnalisé.

Dans le domaine de l’immobilier résidentiel, c’est une première en Amérique née d’une collaboration entre deux entreprises montréalaises à savoir McGill Immobilier et l’agence Immersive Design Studios. La technologie fait ses preuves dans l’immobilier commercial aux États Unis. Le projet de One Vanderbilt Avenue, la plus grande tour actuellement en construction à New York, l’utilise pour renforcer sa stratégie marketing qui vise des locataires de locaux commerciaux. 

«Nous  sommes  extrêmement  fiers  d’être  les  premiers  en  Amérique  à  adopter  cette technologie,  Mumbai  étant  la  seule  autre  ville  du  monde  à  avoir  recours  à  ce  système révolutionnaire pour l’immobilier résidentiel. McGill Immobilier détient d’ailleurs l’exclusivité du système CANVAS au Québec pour ses clients promoteurs, ce qui lui permettra de  se démarquer  de  façon  notable  dans  le  marché  et  de  conserver  sa  position  de  leader », a déclaré Debby Doktorczyk, propriétaire de McGill Immobilier.

On a testé le système de réalité virtuelle CANVAS dans le bureau des ventes de Charlotte Condos Société, sis au1616 rue Basin. L’effet est saisissant.

CANVAS réinvente l’expérience client

Le spectateur peut se promener dans sa nouvelle maison et scruter le moindre détail aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du complexe résidentiel. Grâce à une projection sur un écran incurvé, dans une salle obscure, le courtier immobilier répond aux questions du futur acheteur en ayant en main un outil qui illustre à l’échelle réelle ses différents choix.

Vue d’une unité du projet Charlotte. Crédit photo McGill Immobilier

Les écrans de la plateforme mesurent de 5 à 13 mètres de longueur. La sensation d’immersion est augmentée par une trame audio qui restitue notamment l’ambiance des espaces en commun. Les images projetées prennent en considération les changements du paysage urbain en représentant l’entourage des lieux tel qu’il aura l’air une fois le projet terminé.

La représentation hyperréaliste est obtenue en combinant des images de synthèse et des photographies prises par des drones. Thomas Soetens, co-fondateur de l’agence de design, note qu’on peut faire la visite des lieux accompagné de personnages virtuels avec qui on peut interagir sur la surface projetée. Cette option optimise la perception spatiale. « On peut même changer les chaînes du câble sur son  téléviseur en temps réel », s’est-il réjouit de préciser.

Le complexe résidentiel Charlotte. Crédit photo McGill Immobilier

Avec la fonction de pilote automatique, la visite guidée dévoile les vues qu’on risque d’oublier. M. Soetens a indiqué aussi que la plateforme détient le record mondial du plus grand nombre de pixels pour un écran projetant un contenu 3D.

L’appréhension de l’espace par le spectateur est quasi-naturelle en terme de vitesse de défilement et de synchronisation des sons et des mouvements. En effet, la qualité du temps de configuration de l’environnement virtuel est adaptée à la proprioception engendrant une très bonne impression de déambulation et d’interaction.

Repenser le modèle d’affaire en fonction du service client et des nouvelles technologies

« Le dispositif est plus confortable et plus hygiénique que les casques d’immersion »,  souligne Mme Doktorczyk. Il permet, en plus, de garder le contact avec le client, ce qui favorise la communication. Elle a fait remarquer, en outre, qu’il remplace plusieurs dispositifs tels que les plans et les maquettes physiques.

L’expérience est interactive et ludique. Tablette en main, le client peut marier les matériaux, revêtements et accessoires et voir le résultat instantanément.

Il peut aussi recevoir les images des angles de vues qui visualisent ses choix. Ce service lui permet de prendre le temps de décider du modèle de condo et des finitions.

Mme Doktorczyk et Kora Van den Bulcke, présidente et cofondatrice d’Immersive Design Studios, ont déclaré qu’elles sont en train d’explorer les innombrables possibilités du système afin d’optimiser l’expérience client.

M. Soetens a rapporté que Lodha Group à Mumbai a utilisé la plateforme après la vente pour montrer à ses clients la concordance du bâti avec le modèle numérique. On comprend de facto que le secteur immobilier repense ses modèles d’affaires en fonction des possibilités technologiques de la réalité immersive.

 

 

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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HighTech

David Saint-Jacques a battu le record de temps passé dans l’espace par un Canadien

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La capsule Soyouz qui transportait l’astronaute David Saint-Jacques, 49 ans, a atterrit dans les steppes du Kazakhstan à 22 h 47 (HE) le 24 juin (8 h 47 le 25 juin, heure locale du Kazakhstan). Cet événement marque la fin de la plus longue mission spatiale pour un astronaute canadien, selon l’Agence spatiale canadienne (ASC).

L’astronaute américaine Anne McClain, le Canadien David Saint-Jacques et le Russe Oleg Kononenko sont revenus sur Terre ce mardi, 25 juin, après une mission qui a duré 204 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

David a détrôné ainsi son compatriote Robert Thirsk qui a passé 187 jours dans l’espace.

Le dernier tour de la Terre a déclenché une nostalgie à rebours chez David.

« La Colombie-Britannique et le Nunavik… La vue de ces paysages canadiens grandioses me manquera! », a tweeté l’astronaute québécois en contemplant pour la dernière fois le Canada à partir de l’ISS.

Un séjour riche en expériences

Durant ce séjour qui a débuté le 3 décembre 2018 et s’est achevé le 24 juin 2019, David a effectué des expériences scientifiques et des démonstrations technologiques pour le Canada et d’autres pays. Il a appuyé les activités de maintenance de la Station et les opérations essentielles, dont l’utilisation du Canadarm2 pour attraper un vaisseau-cargo, une première pour un astronaute de l’ASC.

L’astronaute québécois a aussi interagit avec ses compatriotes à l’occasion de plusieurs événements, en outre l’annonce officielle de la participation du Canada au nouveau chapitre de l’exploration de la Lune.

Lire aussi : David Saint-Jacques lance un livre pour enfants depuis l’espace

« Cette expérience formidable a changé pour toujours ma perspective sur notre planète, si belle et si fragile, et sur ce que l’humanité est capable d’accomplir quand tout le monde travaille ensemble. C’est un honneur pour moi d’avoir eu la possibilité de vivre cette aventure et de la faire partager avec les Canadiens et le monde entier », a déclaré David.

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Économie

Desjardins : les données personnelles de près de 3 millions de clients volées par un employé

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Le Mouvement Desjardins a été victime d’une fuite de données personnelles de 2,9 millions de membres personnels et corporatifs. Selon certaines informations, il y aurait un risque de vol d’identité des 40 % de clients touchés. Il s’agit notamment des noms, prénoms, dates de naissance, numéros d’assurance sociale, adresses, numéros de téléphone, courriels ainsi que d’autres renseignements portant sur les « habitudes transactionnelles ».

Le pirate à l’origine de la fuite serait un employé, un spécialiste des données, au Mouvement Desjardins. L’employé malveillant a été congédié et le stratagème qu’il aurait mis au point a été démantelé, a rassuré en conférence de presse ce jeudi, Guy Cormier, président et chef de la direction de Desjardins.

Une « situation très sérieuse », selon l’AMF!

Après en avoir été informée, l’Autorité des marchés financiers (AMF) dit s’être « rapidement enquise » des impacts potentiels de la situation et des mesures déployées par Desjardins afin d’y répondre efficacement. « L’Autorité a été rapidement avisée de l’incident tôt après sa découverte par Desjardins. L’Autorité est satisfaite des gestes posés jusqu’ici par Desjardins afin de protéger l’intérêt de ses membres et leurs actifs. Elle demeure confiante que les dirigeants de l’institution ont pris la situation en charge avec la rigueur, la transparence et la célérité que commande la situation, et que la collaboration offerte aux autorités policières est pleine et entière », a déclaré l’AMF dans un communiqué.

L’Autorité rappelle que le Mouvement Desjardins communiquera individuellement avec les membres affectés par la fuite et que des informations générales sur la situation sont disponibles sur le site Internet dédié au www.desjardins.com/renseignements-personnels.

Si l’AMF souligne qu’il s’agit d’une « situation très sérieuse », qu’elle suit de près. En raison de l’obligation légale de confidentialité à l’égard de ses travaux de surveillance prudentielle et des enquêtes policières toujours en cours, l’Autorité précise qu’elle n’émettra pas d’autres commentaires sur cette situation. « Cet incident majeur qui frappe aujourd’hui le Mouvement Desjardins met en perspective le risque omniprésent qui pèse désormais sur toutes les organisations en matière de risques liés à la sécurité de l’information », a-t-elle prévenu.

Les clients de Desjardins seront remboursés si…

Ainsi, l’Autorité insiste auprès des institutions financières qu’elle encadre sur l’importance que celles-ci évaluent adéquatement les risques associés à leurs technologies de l’information et qu’elles renforcent les mesures touchant la protection des renseignements personnels et la cybersécurité. « L’Autorité s’est donc assurée que Desjardins avait déployé immédiatement les mesures de renforcement additionnelles requises à la lumière de la faille découverte dans le cadre de cet incident », nous dit-on.

Le Mouvement Desjardins affirme que le nombre de fraudes répertoriées dans son réseau n’a pas augmenté depuis le vol. Il assure néanmoins qu’« advenant une perte financière liée à cette situation, les membres et les clients touchés seront remboursés ».

À lire : Fraude financière : Trois millions dollars ont été soutirés aux Québécois en 2018

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Politique provinciale

Transformation numérique gouvernementale : vers des services publics adaptés à la réalité d’aujourd’hui… au Québec

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Le ministre québécois délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire, a dévoilé aujourd’hui, lundi 3 juin, la Stratégie de transformation numérique gouvernementale 2019-2023. Celle-ci vise non seulement à offrir des services publics plus intuitifs et faciles d’utilisation pour la population du Québec, mais également à améliorer l’efficience de l’État.

Pour le public, la transformation numérique de l’État signifiera moins d’attente et d’incertitude, moins d’heures passées au téléphone, moins de paperasse et de démarches compliquées, et plus besoin de fournir à répétition les mêmes informations à chaque intervenant gouvernemental; tout cela en ligne, de manière sécuritaire.

« Il était grandement temps que le gouvernement du Québec se dote d’une stratégie complète, forte et porteuse en numérique, avec des indicateurs précis, mesurables et quantifiables; une stratégie qui vise enfin à mettre en place les outils nécessaires pour offrir à la population les bons services de manière adéquate. Je suis particulièrement fier de présenter le travail accompli, au cours des sept derniers mois, et ce qui constitue les prémices de l’administration publique de demain », a soutenu Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale.

6 ambitions qui comportent des cibles porteuses de changement…

La Stratégie présente six grandes ambitions qui comportent des cibles porteuses de changement et qui se déclinent en indicateurs visant à mesurer la progression de la transformation numérique de l’État. Elle est accompagnée de mesures clés assurant le déploiement d’assises nécessaires à l’amorce de cette importante transformation.

  • Ambition 1 : Les citoyens sont au centre de l’évolution des services, des programmes et des politiques
    • 75 % des nouveaux services numériques sont conçus en impliquant les citoyens
    • 75 % des services numériques évolueront grâce à l’évaluation en continu des citoyens
    • 75 % des consultations publiques proposent un moyen numérique pour y participer
  • Ambition 2 : Les citoyens communiquent leurs informations une seule fois à l’administration publique
    • 50 % des services ne redemandent pas au citoyen une information déjà connue
  • Ambition 3 : Les organisations publiques sont proactives dans leurs relations avec les citoyens
    • 60 % des échéances font l’objet de rappels numériques
  • Ambition 4 : Les employés sont au cœur de la transformation
    • 100 % des organisations déploient des mesures pour réaliser la transformation numérique
    • 60 % des employés bénéficient d’un milieu de travail et de façons de faire transformés
  • Ambition 5 : Les services publics sont numériques de bout en bout
    • 75 % des services numériques présentent un taux d’utilisation supérieur à 75 %
    • 75 % des processus administratifs sont sans papier
  • Ambition 6 : Les données sont valorisées et redonnées aux citoyens
    • 60 % des organisations diffusent la majorité de leurs données à haut potentiel de réutilisation

Il faut indiquer qu’une nouvelle entité au sein du Secrétariat du Conseil du trésor, le Centre québécois d’excellence numérique (CQEN), aura pour objectif d’offrir du soutien aux organisations publiques dans la mise en œuvre de leur plan de transformation numérique. Véritable accélérateur de la transformation numérique gouvernementale, ce centre deviendra le lien entre le gouvernement et l’écosystème numérique dans une perspective de partage d’expertise et de collaboration en continu.

À lire aussi :

Stratégie numérique : L’administration publique québécoise passe à la vitesse

Le Canada accueil un sommet international sur le gouvernement ouvert et interconnecté

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