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Tests Volkswagen, du dioxyde d’azote à des humains et singes

Baba-Idriss FOFANA

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Photo: @FARaVelo/Twitter

Le nom du constructeur automobile allemand rime-t-il désormais avec scandale, macabre ? En tout cas, Volkswagen vient une fois de plus faire parler de lui, de la plus mauvaise manière, en effectuant des essais sur les effets des émissions de gaz d’échappement à travers l’inhalation du dioxyde d’azote à des êtres humains et des singes.

Ces pratiques « immorales et répugnantes » – selon les propres termes du président du directoire de Volkswagen, Matthias Müller -, ont été révélées par le quotidien new-yorkais, le New York Times, le vendredi 26 janvier 2018. « Les méthodes utilisées par l’EUGT aux États-Unis étaient mauvaises, elles étaient immorales et répugnantes », a déclaré M. Müller, tout en regrettant que « Volkswagen ait été impliqué dans cette affaire en tant que l’un des parrains de l’EUGT ». Chose qui a abouti à la suspension du directeur des relations publiques, en relation avec l’affaire.

Des essais macabres !

En fait, l’EUGT est le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans le secteur du transport qui aurait été mandaté par les constructeurs automobiles allemands dont Volkswagen, BMW et Daimler pour effectuer les essais. Sauf que lors de ces tests, des singes de laboratoire étaient forcés à inhaler des émanations de diesel provenant d’une voiture Volkswagen. Si l’on en croit aux propos rapportés par le quotidien britannique, The Times, le but de l’EUGT était de défendre l’utilisation du diesel après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) eut désigné le carburant comme cancérigène.

Matthias Müller ne regrette pas seulement l’implication de Volkswagen dans ce scandale. Pour lui, la compagnie va devoir « vivre avec des revers et les affronter ». Mais, il ne croyait pas si bien le dire. Des fanatiques canadiens de la marque allemande n’ont pas manqué de crier leur indignation. « Ces tests sont vraiment une honte pour une marque qui m’a marqué depuis ma jeunesse, étant parmi les meilleurs marques de voiture que j’ai connue. Je suis vraiment dégoûtée d’entendre qu’une grande entreprise ait pu faire des tests pareils, sans éthique, sur des humains et des singes », a vertement critiqué Laura Côté.

Droit des hommes, droits des animaux…

Cette quinquagénaire, vivant à Montréal, a décidé de mettre une grosse croix sur la marque. D’ailleurs, Mme Côté ne fait pas que « blâmer » Volkswagen. Elle encourage les consommateurs à dénoncer ces « manœuvres » d’un certain âge. « Qui sait ? Peut-être il y a d’autres entreprises qui font les mêmes tests ou des tests similaires ailleurs dans d’autres pays », s’est-elle interrogée. « Les consommateurs, poursuit-elle, doivent être vigilants et les organisations de défense des droits de l’homme et des animaux ne devraient pas laisser passer ce énième scandale sous silence ».

Pour sa part, One Voice‏, organisme français qui « défend les droits de tous les animaux » estime que les excuses du constructeur allemand ne suffiront pas à mettre fin à ce qu’on pourrait qualifier de ‘’dérapage’’. One Voice s’est résolu à écrire aux constructeurs en mettant en ligne une pétition afin que ceux-ci “s’engagent à ne plus avoir recours à l’expérimentation animale”.

C’est le lieu de rappeler qu’un juge de la Cour supérieure a autorisé, mercredi 24 janvier, un recours collectif contre Volkswagen et Audi pour l’ensemble des Québécois ayant résidé au Québec du 1er janvier 2009 au 21 septembre 2015. Une année où un scandale avait fait la lumière sur le fait que les deux constructeurs automobiles avaient équipé certains de leurs véhicules d’un dispositif permettant de fausser les résultats des tests d’émissions polluantes.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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